22 mars 2011

L'honneur perdu de Jean-François Copé


Pendant le dépouillement dans la salle Pierre Mendès France
Jean-François Copé est aveuglé par son aversion à l’égard de la gauche. En préconisant le ni front national ni PS lors du second tour des élections cantonales, il fait fausse route. Son embardée est telle que nombre de ministres (avec le premier d’entre eux, François Fillon) comme Valérie Pécresse ou Nathalie Kociusko-Morizet, déclarent que dimanche prochain, ils ou elles voteront pour le PS face au front national. Si Copé va dans le mur de l’infamie, il ira tout seul !
Il y a donc plusieurs écoles au sein de la droite. Celle des centristes avec Borloo et Bayrou et nombre d’ UMP responsables et celle des Sarkozy-Guéant, pourtant à la base de la montée du front national. Quand, mois après mois, on lance débat sur débat avec l’identité nationale, les roms, l’Islam, les flux migratoires, «Les Français qui ne sentent plus chez eux», quand, mois après mois, on nourrit les fantasmes d’une population fragilisée par la crise économique alors que le pouvoir se montre incapable de modifier la vie des plus précaires, il court le risque de favoriser l’extrême protestation. Et donc l’extrême droite. Au fond, peut-être est-ce qu’il cherche ?
Aujourd’hui, Cette droite fascisante s’incarne dans la personnalité d’une femme qui ne parle plus des détails de l’histoire de la seconde guerre mondiale mais raconte des histoires à dormir debout. Les candidats Front national des cantonales ont tous un point commun : ce sont des inconnus. Au point que sur leurs affiches, c’est le visage de Marine Le Pen qui s’inscrit. Aucune proposition cohérente. Aucun programme applicable. Le front national c’est le désert des gobeurs, des naïfs, des dupes. Il vend du vent.
Heureusement, le PS a clairement annoncé la couleur. Partout où un candidat républicain sera opposé à un FN, il faudra que la gauche vote pour ce candidat républicain, fût-il de l’UMP ou du centre ! Qu’apporterait en effet le front national dans l’enceinte du conseil général de l’Eure ? Ce qu’il apporte au conseil régional : rien ! Ce qu’il a apporté dans les villes qu’il a dirigées : du déficit, des prébendes, du malheur !
A Louviers, Olivier Aubert, candidat UMP-NC, s’est clairement déclaré à titre personnel, en faveur de Leslie Cléret. S’il est vrai qu’aucun parti n’est propriétaire des voix de ses électeurs tous les partis ont le devoir de montrer la voie du courage car il est le prix de l’honneur.


1 commentaire:

Anonyme a dit…

Le fait que les candidats du Front National soient d'illustres inconnus dans un contexte d'élections purement locales, c'est encore plus grave.

Songer, par exemple, qu'une dame que personne n'avait jamais vu bat à plate couture le chouchou du ci-devant maire de Louviers et envoie ad patres le candidat de la majorité présidentielle !

C'est, selon moi, chargé de sens sur le "ras le bol" des Français.

Le Front National, dont le programme est un hallucinant tissu d'inepties, mobilise tout son électorat, tandis que les "autres politiques", les vrais de vrais, dégoûtent complètement les électeurs !

C'est là le vrai problème.

Et qu'on ne vienne pas dire que ces élections sont sans enjeu.

L'enjeu c'était de savoir si un Front National uni, présent partout et donnant des réponses (même absurdes) aux légitimes questions des gens allait réussir à mobiliser un électorat.
La réponse est clairement oui.

La vraie responsabilité politique, c'est de se demander pourquoi tant de gens sont plongés dans un tel désespoir que celui qui les pousse vers "le diable".

Et là, silence radio...

Au PS, on se réjouit de la victoire de Leslie Cléret.

Sur télé Martin, on se félicite de constater que Jacky Bidault obtient le meilleur résultat des battus du PRG !

Mon Dieu, que cela fait rêver tout cela.

PR