6 décembre 2019

Les élections municipales à Louviers : le feuilleton qui s'ouvre prendra fin le 20 mars 2020. Cinq ou six listes en présence ?


Toute période électorale suscite son lot de bilans, de promesses, de projets. Comme Louviers est la ville que je préfère (non par chauvinisme mais par la qualité de vie que j’y ai construite) je m’attacherai, dans les semaines et les mois qui viennent à commenter — c’est le privilège des retraités du militantisme actif — la vie politique locale.

Louviers, ne l’oublions pas, a été la ville de Pierre Mendès France, d’une part, et d’Ernest Martin et Henri Fromentin, d’autre part. Chacun, à sa manière, a marqué notre ville d’une empreinte indélébile l’un en faisant du jardin de la maison des Monts la dernière pièce du puzzle de sa vie (1) et les deux autres en mettant en place des services publics fondés sur les besoins des classes populaires bien avant que les gilets jaunes ne réclament dignité et reconnaissance. Chacun se souvient des ateliers d’expression libre, de la culture pour tous et des transports accessibles par tous sans oublier les services de la famille avec ses modes de garde d’enfants révolutionnaires pour l’époque. Ces exemples n’ont évidemment rien d’exhaustif.

En 2014, Franck Martin, maire sortant, après s’être inspiré de l’action de son père lors de son premier mandat, a été battu à la fois pour des raisons de politique nationale (une vague anti gauche et anti socialiste) et de stratégie locale, Anne Terlez et Jacky Bidault apportant à François-Xavier Priollaud, leur position centrale sur l’échiquier politique local. Je passe sur certaines erreurs mais qui n’en fait pas ? Louviers, malgré son passé ouvrier, n’est pas (plus ?) une ville de gauche à l’image de la France d’ailleurs. Pour que la gauche y triomphe ou marque des points, il a fallu des personnalités exceptionnelles (PMF, Ernest Martin…) ou de graves erreurs des gestionnaires de droite (les impôts augmentés sensiblement pour Rémy Montagne en 1971 ou les Témoins de Jéhovah pour Odile Proust en 1995). Les municipales de 2020 se présentent plus ouvertes. C’est si vrai qu’on devrait compter cinq, voire six, listes en lice le 15 mars : la liste du maire sortant, une liste RN, trois listes de gauche et, peut-être une liste LREM…

Le paysage local
Quel est donc le paysage local à plus de trois mois du premier tour des élections municipales ? FX Priollaud se représente à la tête d’une liste bigarrée de continuité composée de centristes, de militants de droite (LR), et d’électrons libres sensibles « aux gestes » de la municipalité sortante. Dans un quatre pages de démarrage de campagne, habillé de vert (la couleur des écolos) le maire mêle habilement les réalisations municipales et celles de la communauté d’agglomération, les Lovériens n’étant pas forcément informés des nuances de compétences et de résultats. La patinoire, c’est l’agglo ! La halle c’est la ville ! La place Thorel et le Parvis de l’église, c’est l’agglo ! La salle des associations et la piste Carrington c’est la ville ! Même si des subventions croisées permettent de jouer sur les mots. Franck Martin avait lui aussi essayé de vendre le centre sportif CASEO comme essentiellement lovérien. Les écharpes jaunes n’avaient rien changé à l’humeur maussade des habitants.
Anne Terlez et F.X. Priollaud.

En lisant ce quatre pages avec attention, j’ai noté que le « cœur de Louviers s’était enfin remis à battre. » Il a donc fallu que ce cœur se fût arrêté et que la ville ait connu un collapsus inquiétant ! L’image est, certes, belle puisque les amis de FXP ont Louviers « au cœur ». Fort heureusement, ils ne sont pas les seuls et j’en connais (j’en suis) qui aiment Louviers depuis plus longtemps qu’eux et au moins aussi sincèrement. Je reconnais que les campagnes électorales impliquent de faire simple (pas simpliste) et direct. FXP aurait ainsi pu se dispenser de traiter ses adversaires de « candidats du déni et du mépris. » Etre candidat n’implique pas non plus qu’on soit forcément démagogue…ou qu’on fasse des promesses faciles. Le sérieux est plus répandu qu’on le croit.
En tant que maire sortant, FX Priollaud ne devrait pas ouvrir les hostilités. Personne, à ma connaissance, ne remet en cause sa légitimité ou sa tentative d’être réélu. Les oppositions ont quand même bien le droit de se présenter et de vanter leurs différences avec la liste de la majorité sortante, non ? Il reste que, sur le papier, et après un premier mandat sans erreurs grossières, M. Priollaud a aujourd’hui un certain avantage. Qu’en sera-t-il après trois mois de campagne ?

En face les troupes s’organisent.
Bruno Questel, député En Marche, a déclaré ne pas soutenir la liste Priollaud qui compte, pourtant, dans ses rangs des adjoints adhérents récents de LREM. La raison ? Je le répète : la présence auprès du maire sortant d’élus républicains hostiles au gouvernement tels que M. Jubert ou Mme Perchet alors que le MODEM de Mme Terlez soutient Emmanuel Macron. Pour autant y aura-t-il une liste LREM présente le 15 mars ? Des bruits circulent sur cette tentative. Trouver 33 noms (avec la parité) est un exercice difficile surtout quand le gouvernement doit faire face au mouvement social que l’on connaît et qui rassemble deux tiers des Français.
Diego Ortega avec Fabrice Le Moal.

Diego Ortega sans s’inscrire publiquement dans les pas de Franck Martin ne peut pas renier son passé de fonctionnaire territorial proche de l’ancien maire. Il a autour de lui d’anciens adjoints ou élus aux côtés de Martin 2. Mais il a su élargir son équipe et gommer les défauts de l’ancienne trop marquée par la personnalité du leader déchu. Diego Ortega est un homme de dialogue. Il a tenté de réunir dès le premier tour les opposants de gauche sur une liste d’union. Mission impossible eu égard à l’ostracisme des uns (M. Hacen Mohamedi) l’affirmation d’une identité nécessaire (Philippe Brun) sans omettre le rôle du NPA qui se pose en vigie attentive et donneuse de leçons sans intention de concourir faute de combattants et aussi d’influence. Affirmer cela n’est pas insultant pour une gauche extrême bien implantée à Louviers. Cette dernière doit faire face au vieillissement des troupes et à l’usure du message porté. En cas de second tour serré, les voix des sympathisants du NPA pourraient peser lourd. Quant à Diego Ortéga il a réussi à convaincre Fabrice Le Moal, docteur en médecine, de le rejoindre. Fabrice, médecin humanitaire et humaniste, sera un soutien de poids compte tenu de sa notoriété et de la défense des valeurs qui animaient Ernest Martin, lui aussi médecin des pauvres et des laissés pour compte.
Ingrid Levavasseur et Philippe Brun. ©JCH

Reste la liste sans doute la plus inattendue et la plus originale. Celle que conduisent Philippe Brun et Ingrid Levavasseur. Tous deux sont aussi différents qu’ils sont complémentaires. Philippe Brun (Sciences Po, ENA) est magistrat. Il est encore jeune mais fait preuve d’une culture locale étonnante eu égard à sa date d’entrée sur la scène municipale. Il semble avoir la tête bien faite et possède des qualités indispensables pour réussir dans la voie qu’il a choisie : la volonté, le courage, et aussi des convictions assises sur une histoire lovérienne peu avare en matière de démocratie participative et de défense des services publics. Ingrid Levavasseur est la personnalité charismatique de cette liste « Changer Louviers ». Elle a connu l’aventure des gilets jaunes, animée qu’elle était par des objectifs apparemment naïfs mais devenus des mots d’ordres courants dans les manifestations qui jalonnent les fins de semaine depuis un an. En s’éloignant des violents et des extrémistes, en publiant un livre de témoignage émouvant, elle a gagné en  crédit et pourrait toucher les indécis ou les abstentionnistes…
En rejoignant Philippe Brun, Ingrid Levavasseur fait preuve d’une lucidité intelligente et a appris sur les ronds-points et les péages qu’il faut fonctionner en équipe (avec les écolos de M. Fraisse, les insoumis…) collectivement, plutôt que de s’en remettre à un chef fût-il génial. Elle propose par ailleurs une action sans agressivité à l’égard de ceux et celles qui pensent différemment.
Je n’ai pas évoqué la liste de M. Hacen Mohamedi. Ses membres se font discrets. S’agit-il d’une stratégie ? Quoiqu’il en soit, pour gagner, une liste d’union à gauche devra se constituer avant ou après le 15 mars 2020. Le feuilleton ne fait que commencer. Nous aurons le temps d’en étudier les différents chapitres.
(1) Pierre Mendès France a souhaité que ses cendres soient répandues dans le jardin de sa propriété des Monts à Louviers. C’est dire l’attachement affectif qu’il éprouvait pour cette ville.
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2 décembre 2019

Les socialistes eurois appellent à la grève le 5 décembre prochain


On nous communique :
« En entretenant volontairement le flou sur une réforme qui semble conçue uniquement dans une logique comptable au détriment du niveau des pensions et de la solidarité collective, le président de la République et le gouvernement méprisent les craintes légitimes de nos concitoyens.

Jeudi 5 décembre, nous ré-affirmerons notre attachement à un système de retraite qui place en son cœur la solidarité par la répartition, qui prend pleinement en compte la pénibilité du travail, qui reconnaît les carrières longues et le droit à une retraite progressive, et qui assure à tous les retraités un revenu juste et décent.
Mais cette mobilisation est devenue plus qu’un rassemblement pour la défense des retraites. Chaque jour, nous mesurons la volonté d’un nombre croissant de citoyens de poser un acte de combat face aux inégalités qui déchirent le pacte social, face aux politiques du gouvernement qui précarisent les plus fragiles et renforcent les plus privilégiés au détriment des classes moyennes et populaires.

Réforme des retraites, de l’assurance-chômage, dégradation des services publics – l’état de l’hôpital public est l’exemple le plus criant – précarisation croissante du travail illustrée par la situation des travailleurs des plateformes numériques, ou encore colère croissante de la jeunesse face à ses conditions dégradées de vie, d’études, ou d’entrée dans la vie active. Voilà autant de raisons supplémentaires de se mobiliser le 5 décembre pour dire STOP à une politique néolibérale qui fait système et sape les fondements de notre pacte social par la destruction de l’État social, l’accroissement des inégalités dans les territoires, l’individualisation des mécanismes de solidarité et l’escamotage permanent du dialogue social.

Pour toutes ces raisons, la Fédération de l’Eure du parti socialiste appelle à rejoindre le cortège départemental ce jeudi 5 décembre à 13h30, devant la gare d'Evreux. 

Ensemble, défendons notre modèle social et les services publics qui sont nos biens communs ; ensemble, appelons au retour de réformes solidaires et de progrès social ; nous voulons une vie digne pour toutes et tous, un salaire juste, une action publique au service de l'émancipation et de la solidarité collective. »

Timour VEYRI, Premier secrétaire fédéral.

Rendez-vous chez Jeannette à Muids : La seine par Eric Catherine photographe


Le Café de La Poste, 5 rue Nationale à Muids propose le samedi 7 décembre à 18 heures son « 36e RENDEZ-VOUS CHEZ JEANNETTE ».
Il s’agira d’une Conférence-dédicace avec Eric Catherine, photographe, pour la parution de son livre « La Seine de Sequana aux portes de la mer » (264 p. 35€).
« Nous avons naguère accueilli le photographe Eric Catherine à l’occasion de ses collaborations aux ouvrages d’Yvette Petit-Decroix (Louis Renault et son domaine agricole en Normandie) et de François Caron (Un train dans chaque village). Après quatre années consacrées à suivre les méandres de la Seine depuis sa source bourguignonne jusqu’à l’estuaire où elle rejoint la Manche, Eric Catherine publie un livre magnifique illustré des 400 photographies qu’il a réalisées le long des méandres du fleuve, dont il décrit avec passion les paysages et l’architecture, en nous faisant revivre les métiers de la Seine, le transport fluvial, les loisirs et les sports nautiques, ainsi que l’environnement immortalisé par tant de grands écrivains…»
Entrée libre. Consommation au bar.

27 novembre 2019

Gaston Prunier : « peindre avec humanité » le 14 décembre avec la SED


Autoportrait de Gaston Prunier
La prochaine conférence de la Société d’Études Diverses aura lieu le samedi 14 décembre à 16 heures, dans la salle Pierre Mendès France, à l’Hôtel de Ville de Louviers. La SED accueillera Nicolas Éprendre, cinéaste, réalisateur de documentaires et Lovérien de naissance. Nous avons déjà eu à deux reprises le plaisir de l’inviter : il y a quelques années pour la présentation de son film sur le géographe Élisée Reclus, et plus récemment, en 2018, lors de la projection du documentaire consacré à Michel Bussi, auquel il a contribué comme chef-opérateur. Cette fois, il parlera d’un peintre normand, injustement méconnu, sur lequel il a longtemps travaillé : « Gaston Prunier (1883-1927) : peindre avec humanité ».

Né au Havre en 1883 et mort à Paris en 1927, Gaston Prunier a vécu de son art sa vie durant. Reconnu par ses pairs et les critiques comme un dessinateur et un aquarelliste de grand talent, il est pourtant aujourd’hui largement inconnu et quasi absent des musées nationaux. Paysagiste comme de nombreux peintres de son temps, son travail aurait pu continuer à se fondre dans l’abondante production de la Belle Époque. Mais si les œuvres de Gaston Prunier retiennent aujourd’hui notre intérêt, c’est pour son goût constant pour les scènes industrielles et urbaines. Des docks du port du Havre, où il est né, aux usines de Paris et de sa périphérie, Prunier, à la manière d’un documentariste, se fait le témoin des transformations qui secouent la capitale au début du XXe siècle. En s’appuyant sur ses recherches et l’abondante documentation visuelle présente dans le fonds Gaston Prunier, Nicolas Éprendre propose ue visite dans l’atelier et l’œuvre du peintre qui affirmait vouloir « réaliser un jour, plastiquement, ce que je peux avoir en moi d’humanité ».

14 novembre 2019

Raymond Poulidor était venu dans la région de Louviers. Mais à pied et en voiture.


Poupou. ©Jean-charles Houel
Les hasards du journalisme — c’est ce qui fait le bonheur de ce métier — conduisent à rencontrer des personnalités de tous genres, de tous sexes, de tous les horizons. Durant ma carrière à La Dépêche, j’ai ainsi eu le plaisir de partager un moment avec Raymond Poulidor qui vient de mourir à l’âge de 83 ans. Cette rencontre l’avait rien de sportif mais était tout de même liée au cyclisme puisqu’il représentait dans une grande surface locale une marque de cycles portant son nom et celui de quelques autres.
J’ai le souvenir d’un Raymond Poulidor assez distant, très conscient de son rôle d’homme sandwich utilisé pour sa formidable aura d’éternel second mais surtout d’éternel sportif capable de courir vite et loin jusqu’à 40 ans ! Poulidor c’est 17 tours de France dans le peloton et des dizaines de tours comme accompagnateur, consultant ou commercial. Se recycler, si j’ose dire, c’est dur, même pour un homme de la trempe de Poupou très apprécié par les Français pour sa simplicité et son naturel qu’il lui était impossible de chasser.

13 novembre 2019

Une tribune libre de Cyril Buffet dans La Croix : comment réconcilier les mémoires allemandes ?


Cyril Buffet, ancien assistant parlementaire de François Loncle et de Jack Lang, docteur en relations internationales et en histoire germanique, récemment invité par la Société d’études diverses de Louviers pour évoquer la chute du mur de Berlin a publié le 9 novembre dans le journal La Croix une tribune libre faisant le point sur la situation de l’Allemagne d’aujourd’hui. Cette tribune exprime le point de vue d’un homme libre, curieux observateur de l’Allemagne réunifiée, particulièrement bien documenté et informé pour exprimer sa « vision » d’un pays qu’il apprécie et où il a passé une grande partie de sa vie d’étudiant et où il séjourne régulièrement. J’ai sollicité de Cyril Buffet l’autorisation de publier sur ce blog cette tribune, ce qu’il accepté avec élégance. Je l’en remercie. 

Cyril Buffet. ©JCH
«Nous sommes un peuple» criaient à l’automne 1989 les manifestants est-allemands, aspirant à la fin de la division de l’Allemagne. Trente ans plus tard, la réunification est-elle réalisée? Au contraire des célébrations antérieures, le débat public ne tourne plus guère sur le Mur ou sur la RDA. Il se focalise sur l’évolution du pays depuis trois décennies, se demandant si le processus de «l’unité intérieure» est un succès ou un échec.
Les résultats électoraux depuis deux ans laissent croire à la persistance d’une forte distinction entre l’Est et l’Ouest de la République fédérale. Lors du dernier scrutin national, l’AfD a envoyé plus de 90 députés au Bundestag, devenant la troisième force politique du pays. Ce parti est surtout implanté dans les nouveaux Länder où il a remporté de gros succès lors des élections régionales de cet automne, puisqu’il a réuni de 23 à 27% des suffrages en Saxe, au Brandebourg et en Thuringe.


L’AfD s’est imposée comme un mouvement protestataire, xénophobe et nationaliste. Elle s’affiche surtout comme un parti identitaire est-allemand. Elle attire une population frustrée qui se sent abandonnée par l’État et les partis gouvernementaux mais aussi «colonisée» par l’Ouest.
«Des citoyens de seconde classe»
Ses électeurs ont l’impression de vivre dans des régions marginalisées que les jeunes quittent, où la natalité recule, dont la population vieillit. Ils estiment que de fortes inégalités territoriales subsistent entre l’Est et l’Ouest et que la réunification s’est soldée pour eux par un déclassement social: ils ne cessent de répéter que «les Allemands de l’Est sont des citoyens de seconde classe».
Mais ce n’est pas tant un «mur dans les têtes» qui sépare les Allemands qu’un fossé d’incompréhension mutuelle. À leurs compatriotes de l’Est qui se présentent en victimes, les Allemands de l’Ouest leur reprochent leur ingratitude, leur rappelant les 260 milliards d’euros transférés dans les nouveaux Länder au titre du Pacte de solidarité. Après la chute du Mur, la motivation principale des Allemands de l’Est était, selon l’historien Jürgen Reiche, de vouloir rapidement «vivre comme à l’Ouest». Dans cette optique, ils votèrent massivement pour l’Union chrétienne-démocrate (CDU) qui précipitait le mouvement unitaire.


La réunification s’est opérée sur une double illusion. Les Allemands de l’Ouest ont pensé que le processus ne leur coûterait rien et les Allemands de l’Est ont cru à la promesse d’Helmut Kohl de créer des «paysages florissants». Les premiers ont payé et les seconds ont souffert. Au contraire de la plupart des ménages ouest-allemands dont la vie a continué comme avant, l’existence de très nombreuses familles est-allemandes a été complètement bouleversée. À la suite des privatisations, le tissu industriel périclita, provoquant un chômage de masse qui frappa durement une population qui ne l’avait jamais connu.
Le retard économique a été rattrapé
Ce traumatisme a profondément marqué la psychologie des Allemands de l’Est, d’autant qu’ils eurent le sentiment d’être dépossédés de leur destin puisque s’opéra, dans les années 1990, «un transfert d’élites de l’Ouest vers l’Est». D’après le quotidien berlinois Der Tagesspiegel, seulement cinq des 196 directeurs des 30 plus grandes entreprises allemandes proviennent de l’Est et seulement 6% des juges de haut rang. Cette situation a nourri le mécontentement.



Pourtant, l’Est a largement rattrapé son retard économique. L’économiste Oliver Holtemöller évoque même «une performance sensationnelle». En matière d’infrastructures, les disparités sont désormais minimes entre les anciens et les nouveaux Länder qui disposent du même niveau d’équipements (garderies, écoles, routes, voies ferrées, établissements culturels…) et de salaires presque équivalents. Le chômage a reculé: alors que la moyenne nationale se situe à 4,8%, il atteint 5% en Thuringe. Dresde, Iéna, Leipzig et la région Teltow-Fläming se sont développés en nouveaux centres dynamiques.
Néanmoins, des différences perdurent. Hormis Berlin, l’Est manque de métropoles attractives comparables à Munich, Francfort ou Stuttgart. Les grandes entreprises innovantes y sont absentes et aucune des 30 plus importantes sociétés allemandes n’a son siège à l’Est. La productivité y reste inférieure, représentant 80% de celle de l’Ouest. Mais il y a 30 ans, elle n’était que de 30%!

Prendre en compte le vécu est-allemand
En fait, la ligne de séparation ne court plus tant entre l’Est et l’Ouest qu’entre régions décrochées et régions prospères, entre villes et campagnes. Les inégalités territoriales ne concernent pas seulement les nouveaux Länder, mais également la Sarre, la Ruhr et Brème où le chômage s’élève à 10%.
Depuis 1990, les pouvoirs publics se sont principalement souciés de solidarité économique; ils ne sont guère préoccupés de comprendre les profondes mutations socioculturelles survenues à l’Est. Une nouvelle approche est nécessaire pour renforcer la cohésion nationale. Il convient de prendre en considération le vécu est-allemand depuis la chute du Mur, de l’inscrire dans la conscience collective. C’est un enjeu essentiel.
Il en va même de la stabilité de la République fédérale. En effet, la population est-allemande se montre réservée à l’égard du système démocratique. Selon une récente étude de l’Institut Allensbach, seulement 42% des Allemands de l’Est considèrent la démocratie comme le meilleur régime politique, contre 77% à l’Ouest.
Le gouvernement fédéral semble avoir retenu la leçon puisqu’il a mis en place une commission chargée d’établir «des conditions de vie équivalentes», en luttant notamment contre la désertification de certaines régions. L’anniversaire de la chute du Mur a, en tout cas, mis en valeur la nécessité de partager les expériences vécues de part et d’autre de l’Elbe, de réconcilier les mémoires allemandes. C’est à cette condition que l’Allemagne sera finalement un pays, sinon uni, tout au moins unifié.

11 novembre 2019

L'exposition lovérienne consacrée à la reconstruction du cœur de ville doit préparer l'avenir


La rue du Maréchal Foch, exemplaire de la reconstruction. ©JCH
Je ne sais que penser de l’exposition inaugurée vendredi dernier au musée en grande pompe par les élus de Louviers et un nombre important de citoyens intéressés par le passé et l’avenir de leur ville. L’encenser, ce serait trop. La blâmer, ce serait ridicule eu égard aux efforts déployés sur le temps long et par respect pour les promoteurs. Contentons-nous de regarder le paysage urbain de la ville avec des yeux neufs et, qui sait, une curiosité toujours en alerte.

Cette exposition est consacrée au cœur de ville si cher à notre maire et il serait injuste de ne pas reconnaître, entre autres, les qualités esthétiques des photographies de Hugo Miserey qui nous restitue une ville contemporaine inspirée de la reconstruction, celle des années cinquante avec toute la nostalgie et la mémoire s’y rattachant.
Oui mais après ? Michel Natier, directeur du musée, a raison de noter que les plans des immeubles et maisons affichées sont peu lisibles pour un profane, que les photographies prises avec hauteur évoquent une ville contemporaine nécessitant travaux de restauration et de rénovation. Cette exposition était une gageure à réaliser. Il y a fallu toute la science de Patrice Gourbin, docteur en histoire de l’architecture et spécialiste de la reconstruction, pour lui donner un sens et une vie que les déambulations quotidiennes routinières ne font pas forcément apparaître. Et puis Louviers n’est pas la seule ville normande à avoir été bombardée et en partie détruite. Un appel à projets a même été lancé par la Région pour mettre en valeur le patrimoine architectural de la reconstruction. Mais Louviers n’est pas Le Havre. Notre ville n’a pas eu la chance de voir les frères Perret se pencher sur son sort. Les Rivier, Muller, et leurs comparses Beghin et Mollier, n’ont pas eu la renommée de leurs confrères…

Justement, la reconstruction ? Pourquoi maintenant ? L’imminence des municipales y est sans nul doute pour quelque chose. Intervenue dans les années cinquante, j’ai des souvenirs d’enfance sans doute un peu flous mais fidèles quant à ce centre commercial transféré sur les boulevards et la place du Champ de ville où les bouchers et les marchands de télé par exemple poursuivaient leur activité en attendant de retrouver toits et murs. Après le bombardement allemand de juin 1940, le centre historique de Louviers fut dévasté par des incendies. Le feu détruisit la plupart des maisons à pans de bois construites des décennies avant que la seconde guerre ne provoque des dommages considérables. Dès 1941, les élus en charge des affaires locales se sont interrogés sur la reconstruction du centre mais il fallut attendre les années cinquante et le versement des dommages de guerre pour permettre aux propriétaires lésés de retrouver logements et maisons bâtis sur des ruines. Une question vitale se posait aux élus et aux investisseurs : Quoi reconstruire, comment, selon quel plan urbanistique avec quelle architecture ? Sachant qu’à cette époque pointaient les première exigences en matière sanitaire (WC, cabinet de toilettes, ascenseur dans les étages) sans oublier que l’isolation des bâtiments n’était pas un souci prégnant puisque l’énergie (le charbon surtout) était disponible à gogo et à pas cher.
 
cartes postales souvenirs.
La collection de photographies de Robert Régnier (surnommé « monsieur Kodack ») correspondant local de La Dépêche (au Vaudreuil) apporte certaines réponses. En 2001 le musée a acquis cette collection (collée sur papier peint !) illustrant sur plusieurs années les phases de la reconstruction. On y voit des îlots au système constructif évolutif notamment après la visite d’Eugène Claudius-Petit, le ministre de la reconstruction, sollicité par Pierre Mendès France alors président du conseil général de l’Eure. Le ministre voulait qu’on aille plus vite et à moins cher pour accélérer le processus destiné à fournir un habitat « moderne » à des sinistrés aux fortunes diverses. Je note avec une pointe d’ironie que Me Machu, notaire, eut droit à une reconstruction de sa maison en pierre de taille et qu’il racheta des dommages de guerre lui permettant de devenir propriétaire d’immeubles situés rue de la Citadelle, place du Champ de ville, par exemple, illustrant les capacités financières d’un notable gardant pignon sur rue bien des années après la guerre qu’il passa d’ailleurs comme conseiller municipal nommé par Vichy. Il devint ensuite le notaire de la ville et M. Panier, son premier clerc, fut l’interlocuteur privilégié de nombreux maires désirant constituer un patrimoine foncier municipal.

Il est remarquable, d’autre part, que les décideurs de l’époque n’aient pas profité de la situation — un centre-ville détruit et rayé de la carte — pour refonder le plan de circulation du centre et qu’ils aient restitué la géographie d’ensemble à l’imitation du Louviers d’avant-guerre. Il est vrai que l’automobile ne jouait pas le rôle qu’elle joue aujourd’hui et que les garages des cours intérieures préfiguraient mollement les besoins qui sont dorénavant les nôtres. Les cours intérieures obsèdent les élus et les propriétaires…sans copropriété et donc sans interlocuteur responsable. La place de la halle est demeurée en place…sans halle. Jusqu’à très récemment puisque la municipalité Priollaud a entrepris de remettre un toit sur cette place de marché devenue parking…

Puisqu’on lit, ici et là dans l’exposition que l’œuvre de la reconstruction doit bénéficier d’une rénovation urbaine (car tout se délite avec le temps même les meilleurs ciments) les élus jugent utile d’associer la population aux choix futurs. On ne peut leur reprocher cette approche participative. Elle appartient à l’ADN de Louviers. Reste à connaître les modalités de cette participation : quelle information préalable ? Sous quelles formes (experts et citoyens mêlés) en groupes de travail, en commissions municipales ouvertes ? Pendant quel laps de temps ? D’autant que les élections municipales se profilent à l’horizon de mars 2020 et que les listes en lice n’auront pas toutes les mêmes préoccupations.

Comme il n’y a pas de hasard, l’opération « cœur de ville permet à François-Xavier Priollaud de créer le bruit de fond de sa liste « Louviers au cœur ». Qu’importe. L’essentiel est que les Lovériens prennent à bras le corps le destin d’un centre dont les aléas architecturaux, commerciaux, sont ceux de bien des centres des villes moyennes. Le réhabiliter sera une opération de longue haleine. Si toutes les administrations (ville, agglomération, département, région, Etat) s’y mettent, si les élus savent faire preuve d’imagination et de confiance en des hommes et femmes de l’art créatifs, le centre de Louviers pourrait, enfin, répondre aux attentes de ses habitants et de ceux qui y vivent.
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8 novembre 2019

Manifestation samedi 9 novembre à Louviers pour défendre le bien être animal dans les cirques


Une lionne en cage chez Pinder
On nous communique :
Le bien-être des animaux du cirque Seneca n'est pas respecté. Nous demandons au maire de faire appliquer les obligations légales
Depuis plusieurs jours, un cirque s'est installé sur la place du champ de ville à Louviers. Alertés par les associations de défense des animaux, des membres de « Changer Louviers » sont allés constater la situation sur place.

Nous avons, comme nous l'appréhendions, découvert des animaux sauvages et domestiques (autruches, kangourous, chameaux, poney, ânes, yacks...) placés dans des conditions de vie contraires à leurs besoins élémentaires. En effet, nous n'avons constaté aucune présence d'herbe, de paille, sable ou sciure sous les pattes de tous ces animaux contraints de dormir à même le goudron, en contradiction avec les obligations réglementaires de l'article 27 de l'arrêté du 18 mars 2011.

Nathalie Van Hoorne, militante écologiste membre de « Changer Louviers » décrit : "Un kangourou hagard, cherchant quoi faire sur ce béton au milieu d'autres animaux qu'il ne croiserait probablement jamais dans son milieu naturel, des vaches, des autruches, des chameaux couchés (rangés) sur des places de parking comme de vulgaires voitures. Je n'ose même pas penser au traitement qu'on doit leur infliger pour qu'ils exécutent les numéros que les enfants et leurs parents iront applaudir ces prochains jours..."
Philippe Brun, tête de liste de « Changer Louviers », et Alexis Fraisse, conseiller municipal écologiste, demandent au maire de Louviers de faire usage de son pouvoir de police générale pour obliger le cirque Seneca à respecter, au minimum, la réglementation en vigueur sur le bien-être des animaux dans les cirques.
Si rien n'est fait, nous alerterons également le préfet de l'Eure, compétent en matière de police des cirques, afin que toutes les mesures utiles soient prises pour que le respect de la réglementation en vigueur soit assuré.
       
Au-delà du simple aspect réglementaire, nous devons nous poser des questions morales sur le bien-être animal et l'exploitation des animaux dans les cirques. Nous donnons rendez-vous à tous les citoyens conscients sur la place du Champ de Ville le samedi 9 novembre à 10h30 pour protester contre cet esclavage animal qui n'a plus lieu d'être au XXIème siècle.

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Bruno Questel, le député de Louviers, ne soutiendra pas la liste de François-Xavier Priollaud


Bruno Questel à Louviers
Dans l’article que j’ai écrit hier sur ce blog, j’ai fait état du détachement de Bruno Questel, député La République en marche de Louviers, à l’égard des élections municipales de mars 2020 dans la ville principale de la circonscription qu’il représente. En fait de détachement c’est plus une opposition à la liste conduite par François-Xavier Priollaud pourtant membre du MODEM — lequel appartient à la majorité gouvernementale — qu'il faut évoquer.
Pourquoi cette opposition ? Pour la justifier Bruno Questel nous a déclaré s’appuyer sur trois constatations.
— Primo, si des élus sortants appartiennent à la République en Marche, Bruno Questel leur reproche de ne pas hisser leur drapeau assez haut afin que la liste soit clairement située dans la ligne Macron. Ces élus se reconnaîtront puisqu’il s’agit de Mme Hafida Houadah, conseillère départementale qui plus est, et Jacky Bidault, l’un des principaux acteurs de la municipalité actuelle. Mais comme le maire veut une liste sans étiquette, brandir un étendard n'est pas conforme à ses exigences.
— Secundo, le député ne peut, selon lui, soutenir une liste qui comprend des adversaires acharnés et militants contre la majorité parlementaire qui comprend LREM et le MODEM ! Ces élus, M. Jubert et Mme Marie-Dominique Perché, n’ont jamais caché leur préférence partisane (LR) et s’ils acceptent de figurer sur la liste Priollaud, c’est parce que celle-ci défend avant tout une politique locale. Du moins est-ce le discours habituel en pareil cas.
— Tertio, Bruno Questel dit avoir pris langue avec François-Xavier Priollaud il y a plusieurs semaines afin d’étudier ensemble la situation municipale lovérienne. Les deux élus devaient se revoir mais le maire sortant semble avoir décidé de déclarer de manière unilatérale ses intentions sans que le député soit associé, d’une façon ou d’une autre, à ces dernières.
Ainsi, si le contexte demeure ce qu’il est, Bruno Questel ne s’engagera pas dans la campagne à Louviers aux côtés du maire sortant ni dans la campagne locale sauf peut-être si une liste faisait une place vraiment identifiable à des candidats LREM actifs. Faut-il comprendre que des têtes de listes (autres que François-Xavier Priollaud) sauraient se montrer compréhensives envers les désirs du député ?

7 novembre 2019

Sans surprise, François-Xavier Priollaud annonce qu'il est candidat à sa succession à la tête de la mairie de Louviers


Ce n’est pas à proprement parler un événement. François-Xavier Priollaud, maire de Louviers, a annoncé ce matin dans la presse locale qu’il est candidat à sa succession et qu’il concourra donc lors des prochaines élections municipales de mars 2020. Cette annonce était, comme je l’ai déjà écrit sur ce blog, attendue et prévisible. Il est rare, en effet, qu’un maire ayant accompli un mandat refuse d’en tenter un second. Lors d’un premier mandat, on doit assumer l’héritage de votre prédécesseur (bon gré, mal gré) préparer des projets nouveaux afin d’imprimer sa marque sur la gestion, mettre au point un programme d’investissements nouveaux démontrant le rôle et l’importance de la ville de Louviers dans le concert donné par l’agglomération Seine-Eure dont le centre de gravité se déplace au rythme des adhésions nouvelles. Et elles ne manquent pas.
La patinoire ? Une réalisation de l'agglomération.©JCH
En fait, bien des projets attribués à la gestion « lovérienne » par facilité ou manque d’informations, sont surtout des projets de l’agglomération. Ce fut le cas de CASEO (la piscine) c’est le cas de la patinoire et c’est bien évidemment le cas des travaux d’aménagement du centre-ville dont l’exemple caractéristique est la place Thorel. Comme François-Xavier Priollaud a le titre de vice-président de la CASE et les attributions qui vont avec, il est évidemment associé de près à l’avenir de toute la région lovérienne qu’il s’agisse des parcs industriels ou des équipements structurants. Sa vice-présidence à la Région Normandie ne peut non plus lui nuire. Cela c’est pour l’aspect institutionnel et administratif, un aspect qu’on ne peut d’ailleurs pas réduire à sa seule personne eu égard à un entourage solide qui lui permet de couvrir bien des champs de l’action locale.

Qu’en est-il de l’aspect politique ? Membre du MODEM après avoir été adhérent de l’UDI, François-Xavier Priollaud a rejoint le parti de François Bayrou sur les conseils d’Anne Terlez, première adjointe et militante centriste depuis des lustres. Rappelons que tous les deux s’étaient présentés au premier tour des municipales de 2014 sur des listes différentes et que l’union des droites et du centre parvint ainsi à battre la liste du maire sortant, Franck Martin.
Stratégiquement renouveler l’accord d’union, c’est aussi aujourd’hui un moyen d’éviter une candidature du député en Marche de Louviers (Bruno Questel) dont on voit d’ailleurs mal l’intérêt qu’il aurait à mettre les mains dans le cambouis lovérien. Devra-t-il apporter un soutien public à la liste Priollaud ? Sans doute mais pas maintenant. Autour de lui, FXP rassemble donc des militants de La REM, du MODEM et aussi des Républicains puisque M. Jubert semble avoir décidé de demeurer élu à Louviers. D’autres candidats, sans carte ou étiquette, se retrouvent dans l’offre du maire actuel. Bizarre attelage que celui-là mais pas exceptionnel en France puisque de nombreuses communes seront dirigées par des équipes « et de droite et de gauche. »

Si la situation à droite est décantée — j’exclus l’extrême-droite du Rassemblement national dont on sait le mépris qu’il parvient quand même à dissimuler à l’égard des classes moyennes —  le paysage de la gauche paraît encore aujourd’hui mal établi. Trois listes ont vocation à concurrencer FXP. Diego Ortega et Philippe Brun, deux têtes de listes rendues publiques, semblent prêts à s’unir dès le premier tour. Chacun, certes, doit montrer ses muscles pour arriver à la table de négociations en position de force. Mais comme une 3e liste, inspirée par d’anciens socialistes, veut aussi gouverner Louviers, voilà une équation pas très simple à résoudre pour ceux et celles qui se disent de gauche. Au soir du premier tour, si la division continue de régner chacun comptera ses suffrages, élément stabilisateur s’il en est, dans la mesure où il établit un classement propre à rendre intelligents les plus obstinés.

Il est remarquable enfin que les têtes de listes principales aient décidé de rendre publiques leurs intentions avant le mois de décembre. Une campagne électorale est une course de fond, il ne faut pas partir trop tôt et encore moins trop tard. Les Lovériens vont devoir s’habituer aux nouveaux visages et sans doute assister à des joutes que la démocratie exige. Our faire son choix, il y faut du temps et de la réflexion. Gageons que les directeurs de campagne vont faire preuve d’imagination pour intéresser les citoyens à cette élection majeure. Une part importante de leur mode de vie (culture, éducation, urbanisme, emploi…) dépend du choix qu’ils feront en mars prochain. Cela, il faut l’avoir constamment en tête.