21 janvier 2020

Dans l'armoire aux souvenirs : le bureau de l'Union commerciale de Louviers en 1973

Alors même que le commerce de détail et de centre ville semble inverser la tendance qui faisait des super et hypermarchés la solution à tous nos problèmes de ravitaillement et d'avitaillement, je propose à mes lecteurs cette photographie prise en 1973 lors de l'assemblée générale de l'Union commerciale de Louviers. Sur cette photographie on reconnaît le président Jacques Marouby, pharmacien rue Pierre Mendès France (de l'Hôtel de ville à l'époque) ainsi que nombre de personnes décédées depuis ou ayant quitté la région.
Ainsi au premier rang de gauche à droite : MM. Dean, Marie, Marouby, Mme X, MM. Christian Bestin et Henri Fromentin.
Debout, de gauche à droite : MM. Souvrain, André Auvray, MM. Lesoive, Mozziconacci…et le dernier, M. Michel Cambour. Je suis preneur des trois noms qui me manquent, celui de la dame du premier rang et celui des personnes situées entre M. Pierre Mozziconacci et Michel Cambour.

PS : depuis la parution de ce billet un correspondant m'indique que le 3e en haut en partant de la droite est M. Ternois. La dame au premier rang aurait tenu le bar « le Rustic » rue du général de Gaulle.

FX Priollaud et Anne Terlez mettent en scène le grand show de présentation du programme 2020-2026


Public très nombreux pour écouter FX Priollaud et Anne Terlez. ©Jean-Charles Houel
On ne pourra pas reprocher au maire sortant de Louviers, François-Xavier Priollaud, de manquer d’ambition et de promesses. Une question se pose : ces dernières sont-elles tenables ? Si l’on en juge par le bilan de la majorité municipale sortante, le programme de 2014 a été respecté dans ses grandes lignes. Les impôts n’ont pas augmenté (et même baissé à la marge) la patinoire intercommunale a vu le jour tout comme la maison des associations, la halle couverte a été érigée et diverses places et rues ont changé de visage. 

Au reproche de favoriser le centre-ville, le maire a répondu par ses actions dans les quartiers qu’il s’agisse de démolitions d’immeubles vétustes, de travaux de voirie et d’assainissement tout comme l’attention apportée aux associations où les élus, de tout temps et de toutes tendances, trouvent des relais et des porte paroles. Si l’on excepte l’état de certaines écoles, de certaines rues et de certains bâtiments publics, la maison intergénérationnelle empêchée par des problèmes judiciaires toujours en souffrance, on peut dire que le contrat passé a été rempli. Finalement six ans c’est court et cela passe vite. Et les élus ont maintenant l’expérience suffisante pour crédibiliser leur projet et tenter d’en convaincre les Lovériens. Une remarque encore. Au cours de son intervention et sans nier le rôle de la communauté d’agglomération, le maire de Louviers, s’il a reconnu le rôle de ville-centre de Louviers dans la CASE, n’a pas mis en avant la participation pourtant essentielle de cette dernière dans la plupart des projets proposés. Pourquoi ?
 
A toi, à moi…©Jean-Charles Houel
Comme le maire de Louviers a décidé de privilégier ses mandats locaux et son poste d’administrateur de l’Assemblée nationale, le temps n’est plus où il caressait l’espoir de devenir parlementaire. Il passe donc 50 % de son temps à vaquer aux affaires collectives, à la mairie, à la CASE et à la Région. Un de ses colistiers affirme que FXP a « une idée par minute ». Sur six ans, cela fait beaucoup d’idées. On en a eu un avant-goût, hier soir, au Moulin, où 300 personnes (c’est beaucoup !) étaient présentes pour assister au spectacle scénarisé par le maire et son adjointe, Anne Terlez. Se donnant le mot au micro en fonction du power point descriptif du programme à venir, donnant la parole à quelques citoyens triés sur le volet vantant la qualité de vie dans notre ville « transformée » la liste Louviers au cœur a décliné l’ensemble des actions et projets qu’elle a inscrit au menu 2020-2026.

Tout ne dépendra pas que des finances de la ville. La CASE, le Département, l’Etat, les promoteurs publics et privés auront leur mot à dire sur certains dossiers tels que le boulevard Clémenceau revu et corrigé, l’hôtel 3 étoiles au Manoir de Bigards avec restaurant, la transformation de l’école Jules Ferry actuelle, l'assainissement collectif aux Monts ou encore la réalisation d'une salle des fêtes dans le Kolysée. (1) …
Certaines mesures seront plus faciles à concrétiser. Le stationnement en centre ville restera gratuit mais personne ne demande qu’il soit payant ! Le réaménagement des jardins de l’hôtel de ville, de la place de la porte de l’eau, des entrées de ville, la démolition de l’actuelle gendarmerie, tout comme le plan lumières ne posent pas de problèmes particuliers. Ils sont la poursuite des engagements…car pour le maire « tout forme une cohérence d’ensemble puisque tous les projets sont plus ou moins liés entre eux.
Plus lourd sera le dossier de la rénovation urbaine de la Londe, des Oiseaux et des Acacias mais plus intéressante aussi dans un quartier qui a besoin de végétalisation et de citoyenneté. Quant à la mairie, dont j’ai souvent déploré le mauvais état, le maire est conscient de la nécessité d’une restauration sérieuse dépassant le cadre des huisseries. L’ensemble des salles sera rénové ainsi que la façade sur la rue Mendès France.
Marc au micro, un Lovérien lambda ?JCH

En affichant le programme de l’ONU sur le développement durable, Anne Terlez a eu beau jeu de décliner les 17 articles permettant de relier les actions lovériennes à la charte internationale. L’eau, l’éducation, l’égalité entre les sexes, la vie aquatique, etc. aucune activité humaine n’échappe aux objectifs.
Je passe sur des mesures plus ponctuelles mais pas forcément moins intéressantes mais il appartiendra à chaque lovérien de lire avec attention les 26 pages du programme distribué en fin de séance à tous les spectateurs présents. Ce blog n’a pas vocation à être exhaustif. Il peut contribuer à alimenter la réflexion sachant que toutes les mesures proposées forment un cadre général, qu’il devra être financé et parfois faire l'objet d'arbitrages étatiques s’agissant de la création d’une circonscription interdépartementale de la sécurité publique entre Louviers-Val-de-Reuil et Rouen-Elbeuf…
Enfin, ayant en tête la célèbre phrase de François-Xavier Priollaud qui avait exigé « du rapide et pas cher » pour la halle je ne suis pas surpris de lire la phrase suivante : « « maintien du principe intangible appliqué depuis 2014 : « aucune dépense somptuaire, aucune dépense superflue. » »Tout dépend des investissements réalisés et de leur rendement social ou sociétal. Et aussi et surtout, du vote des Lovériens à qui il appartient de dire à l'équipe sortante dès le 15 mars : Stop ou encore.
(1) Une étude poussée doit déterminer la destination encore inconnue des eaux usées et des experts doivent dire si la structure actuelle du Kolysée peut faire l'affaire.

20 janvier 2020

Les municipales à Louviers : la situation à deux mois du premier tour de scrutin


Le dépouillement en 2008.
Quelle est la situation lovérienne à deux mois du premier tour des élections municipales ? A l’évidence, elle n’est pas claire. Si certaines listes poursuivent leur campagne menées depuis des semaines avec assiduité et persévérance, on trouve de nouvelles listes dont il n’est pas certain qu’elle iront jusqu’au bout c’est-à-dire jusqu’au 15 mars date du premier tour.

Rappelons que François-Xavier Priollaud, maire sortant, s’appuie sur la participation d’une équipe renouvelée (en partie) suite à des départs volontaires ou suscités. La task-force reste identique avec Anne Terlez (MODEM), Jacky Bidault (LREM), Daniel Jubert (LR) notamment, la composition politique alliant donc des Républicains (LR) des MODEM, des LREM, des sans partis dont d’anciens militants actifs auprès de Franck Martin. Le maire sortant a l’habileté de ne pas mélanger politique nationale et politique locale une manière d’éviter les conséquences du mouvement social en cours notamment sur le projet de loi concernant les retraites. Et puis, plus fondamentalement, François-Xavier Priollaud — c’est le reproche que lui fait Bruno Questel député LREM — n’a jamais vraiment mouillé le mot pour Macron, notamment lors des dernières élections européennes. Le maire sortant présente d’ailleurs ce soir au Moulin le programme de sa liste intitulée « Louviers au cœur » une sorte de rappel de la liste « j’aime Louviers » qu’avait conduite Odile Proust. L’amour et le cœur seraient-ils l’exclusivité du centre droit ?

Philippe Brun, jeune magistrat en disponibilité (depuis quelques temps) pour lui permettre de mieux se consacrer à la campagne électorale, a rassemblé une gauche diverse comprenant des écologistes, des adhérents du PCF, de la France insoumise mais a surtout fait appel à des personnalités dont Ingrid Levavasseur, ex-gilet jaune, connue pour la lucidité de ses analyses et le retentissement médiatique de son aventure. Si son livre ne s’est pas vendu autant qu’un prix Goncourt, il a le mérite de rendre compte dans le concret de la vie quotidienne d’une famille monoparentale pour laquelle joindre les deux bouts relève de l’exploit. De l’avis général, la campagne conduite par Philippe Brun et ses amis est assurément une des plus inventives mais le secret des urnes ne permet aucune espèce de pronostic à deux mois de l’échéance. Il n’en demeure pas moins que les sorties publiques de Philippe Brun et ses amis ne laissent personne indifférent tant dans le choix des lieux que dans celui des sujets liés à la vie quotidienne. A l’évidence, sa campagne est construite et progressive. Que nous réserve-t-elle d’ici le 15 mars ?

Je passe très rapidement sur les listes d’extrême droite, celle du RN de M. Timothée Houssin et celle de Mme Perrot, « Louviers d’abord » dont le titre avait été utilisé dans le passé et dans les années soixante-dix par des gaullistes qui doivent se retourner dans leurs tombes. Autant la liste Houssin récoltera les suffrages des fans de Marine Le Pen autant la liste de Mme Perrot me semble non assurée de figurer au premier tour.

A Gauche encore, Diego Ortega se présente à la tête d’une liste composée de personnes expérimentées. On y trouve d’anciens responsables des municipalités de Franck Martin qu’ils (ou elles) soient élu(e)s ou encore des fonctionnaires territoriaux maintenant dégagés de toute responsabilité professionnelle. Il s’agit évidemment d’une liste à prendre au sérieux dans la mesure où l’expérience de la gestion et la bonne connaissance des dossiers sont un avantage évident. De plus, la survivance des réseaux martinistes (Franck Martin a été maire pendant 19 ans) peuvent contribuer à placer cette liste dans de bonnes conditions pour discuter entre les deux tours avec la liste Brun mais à condition évidemment, de pas jalonner la route de l’union de chausse-trappes…ou de stratégie hasardeuse ou ambiguë.

Quelles pourraient être ces embuches ? Ce samedi, sur le marché, des membres de la République en Marche distribuaient un tract simplifié pour demander l’avis des Lovériens sur la…marche de leur ville. Il s’agit là d’une réponse au refus de François-Xavier Priollaud d’accepter sur sa liste quatre membres de LREM (dont deux adjoints et une vice-présidence de la CASE) celui-ci considérant que M. Bidault et Mme Ouadah, adjoints, sont déjà membres de la République en Marche. J’ai déjà écrit sur ce blog que l’adhésion de M. Bidault et Mme Ouadah, avait été un coup de maître tout comme le passage de M. Priollaud de l’UDI au MODEM. Hier opposantes ou indifférentes à Emmanuel Macron, ces personnalités se sont retrouvées parmi les supporters de la majorité présidentielle afin de préparer le terrain des municipales. Le moment de vérité et de clarté est donc arrivé. C’est d’ailleurs pourquoi M. Questel, député, a refusé de soutenir la liste Priollaud et c’est aussi pourquoi il regarde d’un œil complice la constitution d’une liste en Marche…dont on sait seulement qu’elle pourrait être emmenée par MM. Fessard et Rafah, ancien colistier de Franck Martin. A dire vrai, je ne crois pas (mais tout le monde peut se tromper) à la solidité de cette liste. Elle existe pour peser sur d’éventuelles négociations, LREM appliquant la stratégie du coucou consistant à occuper le nid qui vous accueille. Et puis, l’espace politique que convoiterait la liste LREM est bien occupée par l’équipe sortante. Si cette dernière continue de se montrer intraitable…

Reste la liste que conduit M. Hacen Mohamedi. J’ai du mal à apprécier ses chances bien qu’ayant des liens anciens et amicaux avec certains des membres de sa liste. J’ai partagé, de plus ou moins près, des combats communs avec Leila Seghir, actuelle élue au conseil municipal, et Christian Renoncourt, par exemple, ancien adjoint de Franck Martin puis tête de liste PS en 2008. J’ai la conviction que sur les trois listes de gauche, une est en trop ! Les électeurs diront si ces trois listes sont présentes le 15 mars, laquelle ils préfèrent et celle qu’ils rejettent. Ils diront s’ils souhaitent une fusion des listes contrairement à M. Mohamedi, hostile à tout changement entre le 15 et le 22. A l’évidence, la seule (petite) chance de battre l’équipe sortante, obligera la gauche à se rassembler sachant que le Front national entraînera pour le moins une triangulaire.


19 janvier 2020

Les vœux de la liste « Changer Louviers » : redonner vie à la participation citoyenne et favoriser l'union la plus large à gauche


Changer Louviers veut une union large et consensuelle à gauche. ©Jean-Charles Houel
Philippe Brun et ses amis de « Changer Louviers » n’arrêtent pas. Ils n’arrêtent pas de sonner aux portes des habitations lovériennes et d’engager la conversation pour tenter de convaincre. Ils n’arrêtent pas les distributions de tracts sur le marché où ils vont et viennent pour symboliser le mouvement. Ils n’arrêtent pas d’organiser réunions d’appartements, réunions publiques, discussions à bâtons rompus afin de faire connaître les grands axes de leur projet, énoncer les critiques de la gestion actuelle et présenter leurs candidats d’union puisque cette liste en devenir a réussi à rassembler des représentants de partis (EELV,PCF,LFI) alors même que 80 % des partants n’appartient à aucune organisation.
La cérémonie des vœux de Philippe Brun tenue dans la salle des colonnes, hier après-midi, a fait salle comble. En concurrent ouvert Diego Ortega était présent au milieu d’une foule bigarrée où — c’est un élément important — la joie et l’espoir dominent. De butte en blanc, Ingrid Levavasseur, l’une des figures de cette liste, introduit la courte séance des discours en insistant sur ce qu’on peut résumer comme étant « la difficulté de vivre » : précarité, chômage, maigres salaires, seuil de pauvreté, handicaps, femmes battues, monoparentalité…comment une municipalité digne de ce nom peut-elle agir au bénéfice des laissés pour compte ? Elle parle lieux d’accueil, soutiens de toutes sortes, dans un discours sans note visiblement appris (et retenu) dans le fracas du mouvement social qui n’en finit pas.
Les trois orateurs(trice).©JCH

Alexis Fraisse, conseiller municipal sortant, écologiste avant l’heure, a beau jeu de dénoncer les agressions contre l’environnement, la disparition avérée des espèces animales et végétales et les menaces qui pèsent contre l’espèce humaine. Le dérèglement climatique, le réchauffement de la planète, les catastrophes naturelles ou industrielles (Lubrizol) la mal bouffe, autant de sujets de plus en plus prégnants chez les citoyens. Que peut faire une municipalité puisque telle est la question du jour ? Mieux isoler les bâtiments publics, veiller à l’alimentation bio des cantines scolaires, créer des espaces cyclables et piétonniers, chasser la voiture des centres villes étroits…et aussi végétaliser les places et les rues, le contraire, affirme-t-il, de l’action municipale actuelle qui minéralise les places et suppriment les rues piétonnes.

Pour l’emballage final, Philippe Brun énumère les points forts de son programme en assurant le rôle irremplaçable du citoyen. Que penser du référendum qu’il propose pour tous projets de plus d’un million d’euros ? Comment ne pas être sensible à l’union qu’il propose aux maires progressistes au sein de l’agglomération dont les compétences sont si vastes et fondamentales pour le bien vivre ? Il s’engage à ne pas augmenter les impôts durant le mandat, à consacrer les ¾ des investissements aux bâtiments publics alors même que l’hôtel de ville est dans un piteux état (1) et que certaines écoles souffrent sérieusement d’un défaut d’entretien. « Prenez cette salle, précise-t-il en regardant autour de lui dans la salle des colonnes, c’est là que Pierre Mendès France a tenu ses premières réunions publiques. Depuis les années trente, rien n’a changé. » Autre proposition apparemment futile : il mettra fin à la cérémonie des vœux. Cela coûte 35 000 euros ! Il en sera terminé aussi avec les Lepers et les dictées de 300 mots. Place à une culture du spectacle vivant, dans les rues et dans les théâtres ! Et dans les quartiers populaires où le besoin d'ouverture au monde et d'appel aux sachants se fait chaque jour plus nécessaire.
 
Au delà des programmes et des projets, Philippe Brun a conscience des réalités. A ce jour, sept listes s’annoncent. Iront-elles toutes jusqu’au bout ? « Nous ne gagnerons pas cette élection municipale sans une union. Puisqu’elle ne se fait pas avant le 15 mars, elle devra se faire au lendemain du premier tour. Nous sommes ouverts et je prends l’engagement solennel — si nous ne sommes pas en tête de la gauche — de soutenir la liste de gauche qui le sera. » Très applaudi, Philippe Brun va plus loin. Il propose un débat public entre toutes les listes avant le premier tour de façon à ce que les citoyens puissent juger sur pièce de la qualité des propositions des uns et des autres. « Le débat ne me fait pas peur. J’y suis prêt. »
En inscrivant ses pas dans ceux de PMF, Ernest Martin et Henri Fromentin, du comité d’action de gauche par le fait, il réhabilite une action passée dont les effets peuplent encore quelques mémoires et qu’avec le temps on juge très positifs à l’aune du progrès social et de l’émancipation citoyenne. La galette partagée avait alors le goût de l’innovation, du courage politique et d’une forme d’espérance.

(1) Bizarrement, aucun maire ne s'est attelé à cette tâche apparemment impossible : donner à Louviers un hôtel de ville moderne, accueillant, pratique.

9 janvier 2020

Les vœux de Philippe Brun et de la liste « Changer Louviers » auront lieu le samedi 18 janvier

Des tractations sont encore en cours entre François-Xavier Priollaud, tête de liste de la majorité sortante et les représentants locaux de la La République en Marche. ces derniers souhaitent quatre places éligibles, un adjoint et un vice-président à la CASE. Autrement dit il s'agit d'une franche gourmandise. Mais, car il y a un mais, deux membres de LAREM sont déjà sur la liste. Il s'agit de M. Jacky Bidault et de Mme Hafida Ouadah, tous deux adjoints et cette dernière est même sonseillère départementale. Ils avaient anticipé de longue date la constitution de cette liste en devenir et avaient en quelque sorte préempté les places de LAREM ce qui n'a pas été forcément du goût des animateurs locaux du mouvement initié par Emmanuel Macron.
En attendant que les discussions débouchent sur une liste d'union de la droite, car finalement il s'agira de cela, Philippe Brun et ses amis de la liste Changer Louviers invitent tous les Lovériens à une cérémonie de vœux qui aura lieu le samedi 18 janvier à 16 heures dans la salle des colonnes des jardins de l'Hôtel de ville. La galette républicaine sera servie. La fève ne sera pas le portrait du roi Louis XVI.

8 janvier 2020

Donald Trump : la vérité ne guide pas ses pas !


M. Bosworth est un dirigeant important de Facebook. Dans une note interne diffusée au personnel de cette importante société de communication (trois milliards d’abonnés) le cadre ami de Marc Zuckerberg revient sur l’élection de Donald Trump lors de la dernière élection présidentielle américaine. Il affirme que son réseau a été en partie responsable de l’élection du républicain et rejette les accusations portées contre les fake news (fausses nouvelles) et le ciblage politique dont s’est rendu coupable Cambridge analytica, sise en Grande-Bretagne, manipulatrice majeure contre les Démocrates et Hillary Clinton.

M. Bosworth assure que Donald Trump (ou plutôt son équipe) a su utiliser les moyens modernes de communication et que sa campagne de «publicité» a été la meilleure. Alors que le réseau Twitter a dorénavant décidé (pour éviter les mensonges ou l’intoxication) de refuser toute campagne politique, Facebook poursuivra la publication de toute information destinée aux citoyens sans se soucier de la véracité des propos tenus ou de la qualité des personnalité des émetteurs. On sait tous que des trolls (machines à répétition) sont capables d’inonder de fausses nouvelles les réseaux à dates convenues et répétitives. Marc Zuckerberg, interrogé par des élus de la Chambre des représentants des Etats-Unis a bien été incapable de justifier cette conduite qu’il appelle démocratique alors qu’elle n’est rien d’autre qu’une opération de manipulation.

Donald Trump excelle dans l’art de la poudre aux yeux et du mensonge. Un journal américain a recensé plus de 15 000 contre-vérités, fausses informations, depuis qu’il a été élu en 2016. Cette pratique, constante et répétitive, ne fait pas bouger les lignes d’un iota. La base de son électorat sait évidemment qu’il ment comme il respire mais cette attitude immorale ne nuit aucunement à sa popularité. On connaît bien cela aussi en France. Les hommes politiques corrompus, escrocs, voyous, jugés et condamnés, n’hésitent pas à se faire blanchir par le suffrage universel transformé en usine à réhabilitation. Et on trouve des citoyens, à Levallois-Perret, par exemple, pour continuer de donner leur confiance à M. et Mme Balkany…comprenne qui pourra.

C’est bien pourquoi la campagne électorale américaine s’ouvre sous des auspices dangereux. Qui va pouvoir contrer les arguments fallacieux de Trump ? Qui, chez les démocrates, va se montrer à la hauteur pour mener une campagne forte, constante, appliquée à, non seulement démolir le mur immoral de Trump, mais aussi une campagne apte à convaincre les indécis et les indépendants actuellement dans l’expectative et qui ne se contentent pas de la hausse des actions à Wall Street.

En attendant, les pratiquants des réseaux doivent se montrer intransigeants avec les faits réels (et pas alternatifs) et ont l’obligation de recouper et de vérifier tous les textes, phrases, « évidences » diffusés par les politiques.C'est à ce prix que la démocratie pourra continuer à être « le pire des régimes sans qu'il y en ait de meilleurs. »

7 janvier 2020

Dans l'armoire aux souvenirs : une manifestation lycéenne anti-raciste de 1980




En 1980, les lycéens et lycéennes des Fontenelles sont dans la rue. Ils battent le pavé pour lutter contre le racisme et la xénophobie. Filles et garçons se tiennent la main pour défendre ce magnifique slogan : « Nous sommes tous Juifs, noirs, Arabes. Tous égaux ! ». Sur la photo, on les voit défiler. Ils sourient. Ils passent devant le magasin de cycles de M. Totain, aujourd’hui disparu, du bar-tabac à l’angle de la rue Foch et de la rue des Quatre Moulins également aux oubliettes.
A droite on aperçoit le panneau de l’hôtel Excelsior et celui du magasin Krys que tenait alors Jeanne Doucet. Henri Marie, futur adjoint d’Odile Proust, occupait le bureau des assurances et de l’immobilier. Aujourd’hui encore, un cabinet d’assurances occupe les lieux. Les manifestants de l’époque ont aujourd’hui quarante ans de plus. Peut-être certains et certaines se reconnaîtront-ils-elles ?

5 janvier 2020

Dans l'armoire aux souvenirs…photos d'hier de Louviers et d'ailleurs

Le chantier de la rue de Gaulle à Louviers en 1982. ©Jean-Charles Houel

Durant toute ma carrière au sein de La Dépêche de l’Eure, j’ai accumulé un ensemble de documents, de journaux, d’archives diverses dont de nombreuses photos prises au cours de mes reportages. Mais pas seulement. Parmi la quantité élevée de clichés recensés, je n’en ai publié qu’une infirme partie. Si j’ai fait don de l’ensemble de ces archives au service spécialisé de l’agglomération Seine-Eure et au Musée de Louviers pour la partie iconographique, j’ai pris la précaution de numériser une partie de ma collection de clichés en noir et blanc.

J’ai toute confiance en Vanina Gasly et Michel Natier, respectivement directrice du service des archives et du musée pour mener à bien la campagne d’identification, de datation et de contextualisation de ces archives pas toujours bien classées. Je trouve dommage, toutefois, qu’il faille encore attendre des mois voire des années pour que les citoyens aient accès à ce passé ancien ou récent qui met en scène des élus, des personnalités, des associations, des inconnus, des citoyens, des bâtiments…

Je compte donc utiliser mon blog pour publier, selon un rythme que je n’ai pas encore défini, ces photos qui appartiennent à l’histoire de ma ville, de notre région ou encore à l’histoire nationale de notre pays. Car un localier ne fait pas que du local. Les événements commandent. C’est ainsi qu’il m’est arrivé d’aller à Moscou en compagnie de Laurent Fabius ou…dans la cour de l’Assemblée nationale à l’occasion des obsèques nationales de Pierre Mendès France. J’ai rencontré Jacques Chirac aux Saisons à Vironvay, François Mitterrand à Gaillon et Clara Malraux au Moulin d’Andé où Suzanne Lipinska n’a jamais cessé d’alimenter ma curiosité et ma soif de rencontres.

Pour cette première édition, j’ai choisi un sujet lovérien. Comme il n’y aura aucun classement chronologique ni d'ordre préférentiel, les photos traiteront de sujets en lien avec l’actualité…ou non. Le sujet de ce jour est relatif à la rue du général de Gaulle. Tous les maires, sauf exception, ont voulu modifier le paysage urbain et l’environnement de cette rue de Louviers longtemps appelée rue du Neubourg. A-t-elle terminé son renouvellement ?

3 janvier 2020

François Loncle fait chevalier de la Légion d'honneur. La reconnaissance de la nation pour 54 ans de services


François Loncle fait chevalier de la Légion d’honneur. Ce n’est pas une surprise. Nommé à l’occasion de la promotion du 31 décembre celui qui fut député de l’Eure pendant plusieurs législatures, élu local, à Brionne et Louviers notamment, conseiller régional de Haute-Normandie, s’est investi entièrement dans la politique au point de devenir président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (il succéda à Jack Lang) et aussi ministre de la ville et du plan dans le gouvernement Bérégovoy.

Avant d’entrer dans ce monde âpre et difficile, François Loncle avait été journaliste. Cette profession l’a marqué à jamais et il aime rappeler des anecdotes, des histoires, petites et grandes, qui ont jalonné son parcours notamment à la télévision où il lui arrivait de présenter le journal télévisé en un temps où les Roger Couderc, Léon Zitrone, Maurice Séveno, Claude Darget, entre’autres, figuraient parmi ses confrères. En mai 1968, François Loncle fut de ceux et celles qui s’opposèrent à la vision simpliste d’un pouvoir dont la communication se devait d’être officielle et régentée. Le résultat ? Il fut limogé avec des dizaines de ses confrères et consœurs dont certain(e)s revinrent sur le petit écran.

Lui changea d’orientation en entrant au service de la CFDT et, peu de temps après, des radicaux de gauche au sein desquels il devient le représentant de son parti et de Robert Fabre au cours des négociations du programme commun de la gauche. Il y fréquenta Georges Marchais et François Mitterrand et c’est ainsi qu’après quelques tentatives électorales avortées, il arriva à Louviers où Pierre Mendès France lui avait fait part de son désir de le voir gagner une circonscription à laquelle il demeurait affectivement attaché. 

François Loncle en 1978.©JCH
A Louviers, il découvrit le Comité d’action de gauche d’Ernest Martin et Henri Fromentin. Leurs difficultés avec les socialistes du crû les incitèrent à accueillir celui que PMF leur avait recommandé. S’il échoua en 1978 contre Rémy Montagne, pour quelques dizaines de voix, il gagna nettement en 1981 face à Philippe Pontet profitant de la vague rose et de l’arrivée à la présidence de la République de François Mitterrand.

Elu MRG, François Loncle passa au PS où il devait demeurer jusqu’en 2017 année choisie pour mettre fin à sa carrière politique active, les électeurs (trices) lui ayant constamment (sauf de 1993 à 1997) renouvelé leur confiance, confiance qu’ils ont transmise à Bruno Questel, longtemps suppléant de François Loncle. Il faut dire qu’avec ses assistants et secrétaires, à Louviers ou à Paris, Claire Fromentin, Smaïl Chibane, Nathalie Bellevin, Catherine Aubé, Cyril Buffet, les citoyens et habitants n’ont jamais trouvé portes closes et ont toujours rendu les services qu’on attend d’un élu influent quel que soit le gouvernement qu’il soit de droite ou de gauche. 

Pour être un député de province attaché au développement local et régional, François Loncle a également été passionné par la politique étrangère. C’est d’ailleurs dans la promotion du quai d’Orsay que ses mérites ont été reconnus pour ses 54 années de service. Ses liens avec l’Afrique sont permanents tout comme a été saluée son action au sein du Conseil de l’Europe où les droits de l’homme doivent être constamment défendus.
Un soir de victoire à la salle des fêtes de Louviers.©JCH

François Loncle me fait l’honneur de me compter parmi ses amis. Il est vrai que j’ai été de ceux et celles qui, à Louviers et dans la circonscription, ont contribué à sa première élection et ses réélections successives. Mais nous avons réussi à dépasser le seul domaine politique pour nous trouver des points communs qu’il s’agisse de voyages, d’œnologie, de visions du monde et de l’avenir le tout au sein d’un groupe composé d’éminents amis aussi fidèles qu’inconditionnels même si les aléas de la vie ont parfois porté atteinte à sa cohésion.

Cette nomination dans l’ordre la Légion d’honneur couronne une vie au service de l’intérêt général et du bien commun. Une vie qui continue, d’ailleurs, puisque le dorénavant député honoraire poursuit son action auprès de Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères. Ce dernier pourrait d’ailleurs être le parrain du nouveau légionnaire à une date et en un lieu restant à préciser.

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30 décembre 2019

« J'aime pas Proust », première conférence de la SED le 16 janvier prochain


La première conférence de la SED de Louviers aura lieu le jeudi 16 janvier, à 18 h 30, dans la salle du Moulin, rue des Anciens combattants d’Afrique du Nord. La SED organise, en partenariat avec l’Université populaire, la projection du film documentaire de Christian Clères consacré à l’écrivain Marcel Proust, J’aime pas Proust. La projection se déroulera en présence du réalisateur et sera suivie d’un débat avec la participation (sous réserve) de Philippe Delerm.
Encore aujourd’hui, Marcel Proust (1871-1922), est l’un des écrivains les plus vénérés au monde. Il symbolise à lui seul la littérature française. Mais voilà : à cause de ses phrases si longues, de ses descriptions interminables, de ses digressions incessantes, bon nombre de ses lecteurs n’ont jamais pu dépasser le premier chapitre de n’importe lequel de ses livres. Dans ce film passionnant, le réalisateur Christian Clères, qui, dit-il, n’aime pas Proust, cherche à comprendre pourquoi, cent ans après son Prix Goncourt, Marcel Proust est toujours autant admiré et pourquoi il faudrait, à notre époque web 2.0, prendre le temps de lire ou de relire les 3 000 pages d’À la recherche du temps perdu.
Le film, nous n’en doutons pas, intéressera ceux qui ont déjà lu Proust comme ceux qui ont toujours redouté d’aborder son oeuvre. Nous connaissons d’ailleurs le talent de Christian Clères : il est également l’auteur du film Michel Bussi et le roman populaire, que la SED et l’Université populaire avaient projeté dans la salle du Moulin en avril 2018.