23 septembre 2020

La SED de Louviers reprend le cycle de ses conférences le 8 octobre prochain

La SED (Société d’études diverses de Louviers et sa région) reprend le mois prochain, le cycle de ses conférences, mais en tenant compte des contraintes qu’impose la crise sanitaire. Les animateurs de la société demanderont donc à tous de porter un masque. D’autre part, chaque fois que ce sera possible, Les séances auront lieu dans une salle suffisamment vaste pour permettre le respect des distances barrière. Ainsi, la première de nos conférences mensuelles aura lieu le jeudi 8 octobre à 18 heures, non à l’Hôtel de ville, mais dans la salle du Moulin, rue des Anciens combattants d’Afrique du Nord. L’invité, M. Jean-Claude Courteille, spécialiste des questions spatiales, abordera un sujet en phase avec les débats actuels : « Les satellites au service de l’environnement ».

L’activité spatiale a trois grandes composantes : l’exploration de l’univers, les vols habités, les satellites regardant la planète au service des États, de l’économie et de l’environnement. Jean-Claude Courteille, qui a fait une très grande partie de sa carrière au CNES (Centre national d’études spatiales), présentera, au cours d’une conférence illustrée, l’apport des satellites à la préservation de l’environnement. Dans un premier temps, sera évoqué le cadre général des acteurs spatiaux dans le monde. Nous verrons ensuite comment les satellites fournissent des données essentielles aux climatologues et aux scientifiques pour mieux comprendre l’évolution passée et future du climat. Face au réchauffement et au dérèglement climatiques, des mesures d’atténuation et d’adaptation seront aussi évoquées. Enfin, dans un troisième temps, le conférencier montrera les nombreuses applications spatiales au service du développement durable.

 

L'opéra de Wagner, Tannhaüser, sera donné en direct le 3 octobre sur écran au Théâtre de l'Arsenal de Val-de-Reuil


Pour Tosca, le théâtre des arts était plein. (photo JCH)

Avec la retransmission de l’œuvre de Richard Wagner, Tannhäuser,
samedi 3 octobre, au Théâtre de l’Arsenal, la Ville de Val-de-Reuil, avec l’Opéra Rouen Normandie, lance un parcours gratuit de découverte de l’art lyrique

 

Les 26 septembre et 3 octobre prochains, la Ville de Val-de-Reuil, l’Opéra de Rouen Normandie et la compagnie Accentus, centre national d’art lyrique, s’associent pour vous faire vivre une expérience musicale unique alliant sensibilisation, approche pédagogique autour de la retransmission sur grand écran de l’œuvre monumentale de Richard Wagner avec une ambition commune : favoriser l’accès à la culture et démocratiser l’art lyrique auprès de tous les publics. Parmi les 10 communes normandes à qui cette retransmission a été proposée, Val-de-Reuil est la seule à offrir au plus large public ce parcours de pratique et de diffusion vocale et polyphonique.

 

Fort du succès du concert symphonique organisé l’an passé au Stade Jesse Owens devant 4.000 spectateurs venus de toute la Région Normandie, puis des deux diffusions sur écran géant du Barbier de Séville de Rossini et de Madame Butterfly de Puccini, qui avaient cumulé plus d’un millier d’entrées, ce nouveau rendez-vous dédié à l’art lyrique sera l’occasion pour les Rolivalois et les habitants de toute l’Agglomération Seine-Eure qui se joindront à eux de se laisser emporter par la magie de l’un des opéras les plus emblématiques du compositeur allemand. 

 

Une grande retransmission au Théâtre de l’Arsenal

 

Samedi 3 octobre, à 18h00, diffusé en direct depuis la scène du Théâtre des Arts de Rouen, Tannhäuser, le cinquième opéra composé par Richard Wagner en 1845, sera donc visible gratuitement et sur grand écran au Théâtre de l’Arsenal. Novices, aficionados ou curieux de découvrir l’art lyrique, 300 personnes, dans une jauge qui garantira le strict respect des gestes barrière et de la distanciation physique entre les familles, pourront être accueillies lors de cette soirée dédiée à l’opéra. Mis en scène par David Bobée, à la tête du Centre Dramatique National Rouen Normandie, dirigé par le chef allemand, Rudolph Piehlmayer, régulièrement invité à prendre la direction des Opéras de Berlin et de Tokyo, les plus belles voix de l’opéra classique résonneront dans le plus grand Théâtre du département de l’Eure. Pendant plus de 3h45, Stefan Vinke, ténor, élu artiste masculin de l’année en 2000 par le magazine Opernwelt, Catherine Hunold, soprano, présentée comme l’héritière de Régine Crespin ou encore Samuel Hasselhorn, baryton, lauréat du Concours Reine Elizabeth 2018, tiendront les rôles principaux de cette distribution aux côtés de 90 musiciens et choristes de l’Orchestre régional de Normandie.

 

Un plateau de musiciens et d’artistes de renommée internationale, une performance vocale exceptionnelle, une œuvre d’un compositeur qui a marqué l’histoire de l’opéra de son empreinte, un théâtre reconnu dans toute la Normandie pour ses grandes qualités acoustiques, une retransmission bénéficiant de l’expérience, de l’appui et des moyens techniques des équipes de France Télévision, samedi 3 octobre, c’est un grand moment de musique et de spectacle lyrique auquel la Ville vous invite à assister.

 

Dès à présent, réservez vos places à l’aide des moyens de réservation ouverts par la Ville en appelant au 02.32.59.42.12 ou en remplissant le formulaire d’inscription en ligne disponible sur https://platform.eventboost.com/e/l'op%c3%a9ra-de-richard-wagner-%c2%ab-tannh%c3%a4user-%c2%bb---th%c3%a9%c3%a2tre-de-l%e2%80%99arsenal-/24765

 

Une initiative privilégiée au chant

 

Afin d’accompagner et d’impliquer le plus grand nombre de spectateurs dans l’événement, cette soirée sera précédée, une semaine auparavant, samedi 26 septembre, de trois sessions d’initiation à la pratique vocale et polyphonique. À 14h30, 15h30 et 17h30, dans l’auditorium du Conservatoire de musique et de danse de Val-de-Reuil, des ateliers de 45min à 1 heure, animés par un quatuor de chanteurs professionnels issus du chœur Accentus, à l’origine, notamment, de la création du Centre national d’art vocal, seront proposés à 120 personnes. Chanteurs amateurs ou choristes confirmés, pour tous les âges, toutes les tessitures et toutes les voix, pour connaître les secrets d’un opéra et apprendre à donner de la voix, ces trois sessions, d’un haut niveau artistique, sont ouvertes à tous gratuitement en s’inscrivant au 02 32 59 42 12 ou sur la plateforme de réservation développée par la Ville (https://platform.eventboost.com/e/ateliers-de-chant-au-conservatoire-de-musique-et-de-danse/24763)

 

À travers ce projet, la Ville de Val-de-Reuil et l’Opéra Rouen Normandie ouvrent un nouveau chapitre de leur partenariat. Parce que la musique classique ne doit pas être réservée à une élite, parce que l’opéra est une évasion et un émerveillement, parce que, bien que chacun puisse en saisir l’émotion, trop de gens sont intimidés à l’idée d’aller écouter des œuvres du grand répertoire, la Mairie de Val-de-Reuil a décidé d’aller plus loin en offrant au public un parcours complet de découverte d’une œuvre emblématique de l’opéra romantique. À Val-de-Reuil, c’est l’Opéra qui vient aux Rolivalois.

 

À l’approche de cette semaine dédiée à l’Opéra, Marc-Antoine Jamet a déclaré : Ce double évènement porte en lui la volonté de la municipalité de resserrer encore ses liens avec l’Opéra Rouen Normandie, de rapprocher et de faire travailler ensemble tous les acteurs culturels de la commune et de faciliter l’accès à tous les arts et toutes les cultures. Je me réjouis tout d’abord que la Ville et l’Opéra Rouen Normandie développent de nouvelles formes de collaboration. Je veux en remercier son directeur, Loic Lachenal, et toutes les équipes de l’Opéra qui nous font confiance pour mener à bien ces projets innovants. Ensemble, nous avons osé. Ensemble, nous avons gagné. Je souhaite que l’Opéra nous fasse d’autres propositions. La fréquentation des spectacles et des diffusions accueillis à Val-de-Reuil au cours des deux dernières sont là pour en témoigner. Des captations audiovisuelles pour réunir un nouveau public, attirer de nouveaux spectateurs, les inciter à ouvrir les portes des théâtres et des salles de spectacle, c’est également l’objectif que poursuit cette nouvelle retransmission. Cette semaine placée sous le signe de l’Opéra augure, je le souhaite, l’organisation, à Val-de-Reuil, au Stade Jesse Owens, d’un nouveau grand concert symphonique. Ce projet met également en avant le travail de complémentarité et de cohérence que doivent mener l’ensemble des partenaires de la culture à Val-de-Reuil. Sous l’égide de la Ville, Opéra, Théâtre de l’Arsenal, Conservatoire se sont rapprochés et entendus pour organiser cet évènement. Je veux le saluer. Il faut continuer et amplifier cette dynamique pour aboutir à un véritable agenda culturel municipal. Enfin, ce rendez-vous de l’art lyrique rejoint de nombreuses autres initiatives : programme de lecture publique, expositions picturale ou photographique, découverte du patrimoine architectural de la Ville, concours pour la mise en peinture d’un nouveau mur pignon. Ces projets, la Ville les conduira cette année avec le nouveau directeur culturel. Il faut que notre Ville continue d’être le pôle culturel de son Agglomération. À Val-de-Reuil, la vie culturelle ne doit jamais s’arrêter. 

 

 

22 septembre 2020

Les sénatoriales : pour le ministre Sébastien Lecornu, Stop ou encore…

Sébastien Lecornu à Andé. (photo JCH)

C’était attendu mais peut-être pas d’une manière aussi  violente. Les scores obtenus par les candidats estampillés LREM lors des législatives partielles de dimanche dernier, sont ridiculement faibles. Aucun d’entre eux n’est même qualifié pour le second tour qui verra LR et le PS reprendre quelques couleurs, au contraire de l’extrême droite fortement pénalisée. Avant même ce premier tour, des voix contestataires se sont fait entendre au sein du mouvement macronien. On reproche à ses responsables leur passivité, leur faiblesse argumentaire, leur rôle de suiveurs aveugles et sourds. Cette crise, car il s’agit bien d’une crise, sera durable. Et elle fera sans doute sentir ses effets lors des toutes prochaines élections sénatoriales.

Dans notre département de l’Eure, la droite est emmenée par M. Maurey sénateur sortant, qui a composé une liste dans la tradition de notre département fortement rural. Il a face à lui, la liste de Sébastien Lecornu qui, pour être encore jeune, a les dents longues. Il sait que son poste ministériel prendra fin un jour et qu’il sera toujours temps de récupérer un siège de parlementaire, bien au chaud, au Sénat. Pour ce faire, il doit compter sur le soutien des grands électeurs dont le comportement peut surprendre. A ses côtés, M. Lecornu a adoubé Nicole Duranton, sénatrice sortante qui aime bien les ors du Palais du Luxembourg et en queue de liste Ladislas Poniatowski, ancien ami de M. Maurey. M. Poniatowski doit être la locomotive poussant la liste LREM.

A Gauche, Timour Veyri, pour le PS a réussi à rassembler les partis qui s’en réclament, sans EELV. Les Verts veulent compter leurs soutiens. Si l’élection, à la proportionnelle pour les trois sièges, n’a pas été réglée dès le premier tour on peut imaginer un rassemblement de gauche eurois, anticipant ainsi de futures listes régionales ou départementales, et l’élection d’un candidat de gauche. La vraie inconnue réside dans le score de Sébastien Lecornu. Obtiendra-t-il le soutien de ceux qui voient en lui l’élu vernonnais, ancien président du conseil général de l’Eure ou fera-t-il l’objet d’un rejet plus global contre la politique du gouvernement auquel il appartient ?

20 septembre 2020

L'opposition lovérienne de gauche est aussi une force de propositions

Les orateurs et oratrices d'un jour. (photo JCH)

  

Les temps ne sont pas aux réjouissances. La Covid-19 entame sa seconde vague,  Navalny (l’opposant de Poutine) doit la vie aux médecins allemands, il n’est pas dit que Donald Trump malgré ses mensonges, ses erreurs, ses crises de politicopathe, ne sera pas réélu. En France, la droite tente d’exister, le centre est macronien et la gauche nationale est divisée comme au plus beau temps des duels Marchais-Mitterrand sauf que la gauche ne pèse plus que 40 % dans l’électorat, toutes tendances confondues. Et comme on marie mal les carpes et les lapins, on ne voit pas comment, demain, les Insoumis retrouveront les socialistes ou comment les écologistes parviendront à faire accepter au plus grand nombre qu’un arbre de Noël est plus heureux vivant que mort.

 

A Louviers qui sait si de nouvelles élections municipales (improbables sans doute mais…) suite à des décisions judiciaires (administratives) n’occuperont pas le quotidien de ceux qui sont aux affaires ou qui aspirent à y être. Comme un homme (ou une femme) prévenu(e) en vaut deux, la gauche lovérienne, dans toutes ses composantes semble réussir aujourd’hui ce qu’il eût été bien utile de faire hier : s’unir. En effet, si des élections municipales ont lieu bientôt ou plus tard,  la seule chance pour la gauche de retrouver le chemin de l’hôtel de ville passe par une union à la fois des hommes et des femmes mais aussi des programmes dans ce qu’ils ont de commun pour toute personne se disant de gauche : la justice sociale, l’égalité des chances, la défense des libertés et de la laïcité, sans oublier évidemment la protection et l’élargissement des services publics ainsi que la défense de l'environnement qu'il soit urbain ou rural. Dans ces domaines, la gauche tout entière peut trouver sa pitance énergétique.

 

Philippe Brun, Diego Ortega, Ingrid Levavasseur, Marine Dugord, Alexis Fraisse, Magali Collard, et leurs collègues de l’opposition de gauche du conseil municipal s’étaient donné rendez-vous ce samedi dans le jardin du Manoir de Bigards pour faire du 19 septembre le jour où tout a commencé de la nouvelle vie de la « future » équipe municipale. Certes, il coulera encore beaucoup d’eau sous les ponts de Louviers et on cassera encore beaucoup de cailloux sur sa route avant qu’un maire de gauche retrouve le fauteuil qu’occupèrent Pierre Mendès France, Auguste Fromentin, André Vincelot, Ernest Martin, Henri Fromentin, Franck Martin, les autres maires se réclamant ou de la droite ou du centre-droit. Mais il faut un début à tout et l’union, comprise comme un impératif, est en marche.

 

Ce samedi, tous et toutes portaient le masque de rigueur pour écouter les orateurs dont les interventions courtes proclamaient une forme d’amitié et de solidarité. Philippe Brun reconnut, le premier, que la division avait sans doute coûté des voix (trois listes !) mais que la Covid, surtout, n’avait pas aidé la gauche à retrouver ses petits. En mars dernier, le quartier des Acacias a voté (vote populaire) à 25 % quand le centre-ville, favorable au maire, faisait le plein. D’où cette élection surprise dès le premier tour de l’équipe formée autour de François-Xavier Priollaud, récompensé qu’il fut de son travail de fourmi auprès des associations et des graines semées par Mme Terlez et M. Bidault dans certaines strates sociales de la ville. Diego Ortega se plut à se féliciter de ce renouveau et insista sur un point : l’opposition est une force de propositions ce qui oblige la municipalité à mieux justifier ses choix et à motiver ses refus. Diego Ortega saluant ainsi le travail de son collègue Brun particulièrement pointu dans l'étude des dossiers.

 


Pour gagner que faut-il faire ? S’unir, c’est dit et c’est fait. Mais aussi labourer, labourer encore avec tous les moyens de communications possible. La presse locale, certes, mais surtout les réseaux sociaux qu’il faut investir et un journal dont le ton devrait être sérieux sans être ennuyeux. Les jeunes générations se détournent de la politique non parce qu’elles s’en désintéressent mais parce que l’offre politique use de messages vieillis qui n’accrochent pas. Je ne dis pas que c’est facile. Mais on peut faire confiance à Philippe Brun et ses amis pour
humer l’air du temps et engager un travail de fond au sein du conseil municipal ou du conseil d’agglomération au sein desquels ils ont déjà fait avancer leurs arguments.

 

Le Manoir de Bigards abandonné.

Dans le jardin du Manoir de Bigards, les convives d’un jour ont profité, peut-être pour la dernière fois, d’un équipement public dont la dégradation se lit à vue d’œil. Le maire veut, en effet, vendre ce lieu à un privé pour y réaliser un hôtel haut de gamme. J’ignore si le contexte économique s’y prête. Mais après l’ancienne banque de France, le Manoir de Bigards…voilà des signes qui ne trompent pas. Le choix du Manoir de Bigards par les hôtes d'un jour n'avait donc rien d'anecdotique. Ils se battront pour le conserver dans le patrimoine communal.


19 août 2020

Il faut interdire définitivement les néonics tueurs d'abeilles

On peut comprendre que les producteurs de betteraves cherchent une solution pour venir à bout du puceron vert qui réduit les rendements et cause des pertes sensibles. On peut aussi comprendre que leur demande de réutilisation des néonicotinoïdes chagrine les protecteurs de la santé des abeilles décimées depuis des années par ces pesticides toxiques.

Le gouvernement a mis en place un moratoire mettant fin à l’utilisation des « néonics » satisfaisant ainsi les demandes des organisations apicoles mais sous la pression du lobby agricole, il vient de faire marche arrière en annonçant qu’en 2021 et pour une durée de trois ans les semences traitées seront à nouveau p

lacées dans les semoirs.

Il s’agit d’une régression inacceptable. Ce qui est en jeu, c’est l’équilibre trouvé entre les nécessaires contraintes imposées aux agriculteurs et celles exprimées par les apiculteurs. La protection des abeilles, insecte pollinisateur numéro 1, est une obligation morale, économique et sanitaire. Au-delà de la production de miel, les abeilles permettent la fructification de bien des plantes et nos vergers ne donnent de fruits que si le travail d’ensemencement est correctement accompli par nos avettes.

Barbara Pompili, ministre de l’environnement, ancienne adhérente d’Europe Ecologie Les Verts, s’est pourtant battue pendant des années contre les pesticides. Comment peut-elle aujourd’hui, accepter qu’on ignore les revendications historiques des apiculteurs ?

On sait, en effet, que les néonicotinoïdes sont directement responsables de l’effondrement des colonies d’abeilles. Maintes études ont prouvé leur toxicité et il n’y a plus de débat à ce sujet. Le gouvernement doit donc se montrer courageux en ne reculant pas.  Il serait inconséquent que la production de la betterave à sucre porte atteinte à celle du miel dont le tonnage diminue en France année après année même si l’an 2020 semble être un cru exceptionnel.

 

22 juillet 2020

« Plan de relance européen : Ce n’est pas un petit pas, c’est une avancée majeure »



Pour Marine Le Pen, le plan de relance européen signé à Bruxelles est une erreur historique. Pour Jean-Luc Mélenchon, il va coûter cher à la France  (il demande l'annulation de la dette) mais pour François-Xavier Priollaud, Vice-Président chargé des affaires européennes et internationales, et maire de Louviers, c'est une avancée majeure. Il écrit :
« En mobilisant 750 milliards d’euros pour répondre aux conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire, l’Europe ne s’est pas défilée.
Cet accord, obtenu aux forceps, a certes montré des lignes de fractures, mais il prouve surtout que l’intérêt collectif européen a su l’emporter.
L’Europe était attendue au tournant de son histoire. Face à la crise, les Européens aussi doivent se réinventer.  Ce plan de relance est tout sauf un petit pas ; c’est une avancée décisive pour donner un élan nouveau à la construction européenne, avec des moyens crédibles.
Il s’agit à présent de répartir équitablement les fonds débloqués et de bien les utiliser pour les mettre au service de la relance de nos économies et de l’accompagnement des grandes transitions en cours, à commencer par des réponses fortes à la lutte contre le changement climatiques.
La Région Normandie, autorité de gestion des fonds européens, est pleinement mobilisée pour que la mise en œuvre de ce plan de relance soit le plus vite possible un succès au service de tous les Normands. »

30 juin 2020

La poussée écologiste aura des conséquences sur les exécutifs communautaires


Nicolas Mayer Rossignol élu à Rouen. ©JCH
La victoire des écologistes au second tour des élections municipales de dimanche dernier est une bonne nouvelle pour la démocratie. Par ailleurs, je suis de ceux qui pensent que les abstentionnistes (très nombreux) ont toujours tort. Seuls ceux qui s’expriment ont le droit à la parole. L’abstention c’est l’indifférence, au mieux, ou la volonté de décrier la politique, au pire. Leur victoire est donc à apprécier sans modération. Tous les discours sur l’abstention (qui peut avoir des raisons objectives que je ne méconnais pas) ne porteront jamais autant que l’acte de vote, symbole d’une république ou la représentation est efficiente.

Parmi les résultats recensés, deux événements majeurs se sont produits : la lourde défaite des candidats de la République en marche (souvent associée à LR) et la large victoire des Verts, rassemblée ou non, avec la gauche de gestion ou de protestation. Les Verts ont souvent gagné avec des listes d’union où figurent le PS, la France Insoumise et GénérationS. Près de chez nous, à Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, socialiste associé aux Verts de M. Beregovoy, a confirmé son implantation dans une région encore marquée par l’incendie de Lubrizol. Nicolas Mayer Rossignol est un homme pragmatique. Il a mené une campagne intelligente, mesurée, se souvenant qu’il avait été président de la Région Haute-Normandie même s’il a géré cette collectivité pendant quelques mois seulement. Sa victoire à Rouen va même lui permettre de postuler pour diriger la métropole rouennaise à la puissance de feu (sans jeu de mot) très élevée.

Dans l’agglomération Seine-Eure, quelques équilibres ont été rompus avec la victoire de maires (hommes et femmes) de gauche. Janick Léger à Léry, Florence Lambert à Pitres, Eric Lardeur à Saint-Etienne-du-Vauvray, Laetitia Sanchez à Saint-Pierre-du-Vauvray, pour ne citer que des élus proches vont exprimer leurs convictions sans crainte. Certes, emporter la présidence de l’agglomération Seien-Eure-Madrie et donc vaincre Bernard Leroy, actuel titulaire du poste, semble impossible compte tenu des rapports entre la droite et la gauche. Quand même Richard Jacquet, réélu triomphalement maire de Pont-de-l’Arche, candidat déclaré à la présidence, peut faire mieux qu’un simple tour de piste.

A n’en pas douter, les très bons résultats des écologistes au niveau national vont contraindre les exécutifs à « verdir » leurs programmes. Qu’il s’agisse des modes de transport, des nécessaires travaux d’isolation thermique, du tri des déchets, des fuites d’eau sur les réseaux…bien des tâches attendent les élus locaux dont les finances ont été mises à mal par le confinement et la crise sanitaire. Qui sait comment l’Etat va compenser les pertes, s’il les compense, et quelles charges les collectivités vont récupérer dans le cadre des conclusions de la convention citoyenne sur le climat.

Les élus de l’agglomération éliront leur exécutif le 9 juillet. La fumée blanche devrait être de la couleur de Bernard Leroy…à nouveau président de l’agglomération Seine-Eure-Madrie.

20 juin 2020

Chez les Le Pen on ne manque pas de culot : les voilà gaullistes !


Chez les Le Pen on ne manque pas de culot. Des voix plus autorisées que la mienne ont commenté avec sévérité les déclarations et les gestes de Marine Le Pen à l’occasion de l’anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle. Une Le Pen gaulliste ! On aura donc tout vu dans ce monde chaotique où les valeurs, les idées, les principes cèdent sous le poids des trahisons et des reniements.
En saluant le général de Gaulle, la responsable du Rassemblement national veut récupérer le Rassemblement du Peuple français qu’avait créé le plus grand des Français libres sous la 4e République. Elle joue sur les pertes de mémoire de ceux et celles qui, dans la Résistance, ont lutté chaque jour et chaque nuit, contre le défaitisme et le Pétainisme. Ils ne restent que quelques survivants mais les livres d’histoire, les témoignages écrits ou filmés auront tôt fait de clore le bec de Marine Le Pen, usurpatrice d’une action et d’un homme qui, seul, en France et à Londres, avait prophétisé la victoire du monde libre sur les forces du fascisme allemand, italien et Japonais.
Dans un entretien accordé au Monde, ces derniers jours, Julian Jakson, historien anglais, dresse un portrait sensible du général de Gaulle vu comme celui qui plaça la France au-dessus de toutes les contingences et de tous les régimes. Hier monarchiste, demain républicain, de Gaulle était avant tout Français. N’était l’affaire du 13 mai 1958 et le retour au pouvoir de celui qui allait créer la 5e République, supporté par une armée prête au coup d’Etat, ainsi que l’abandon des Harkis de l’autre côté de la Méditerranée, le palmarès du général de Gaulle pourrait être sans tache.
Pierre Mendès France avait coutume de différencier le de Gaulle de 1940 et celui qui reprit les rênes du pouvoir en 1958. L’ancien maire de Louviers n’admit jamais la constitution de cette 5e République taillée sur mesure pour l’homme du 18 juin. Car la tentation du pouvoir personnel y était trop présente. C’est sans doute ce caractère là du gaullisme qu’affectionne Marine Le Pen : le culte du chef, bien que Michel Debré, en préparant la constitution, ait quand même donné un rôle éminent au Parlement et donc à la démocratie représentative.
Il faut être bien sot ou bien aveugle pour suivre Marine Le Pen sur les chemins qu’elle emprunte. Nous sommes nombreux à nous souvenir des propos de son père lorsqu’il trouva bien des excuses aux extrémistes auteurs de l’attentat du Petit Clamart et destiné à tuer le chef de l’Etat français. L’extrême droite ne change pas. Elle modifie sa petite musique mais elle conserve les mots inscrits dans son programme de toujours.

15 juin 2020

« Cinq fermetures à Louviers ! De mémoire d'instit je n'avais jamais vu ça »


A la suite de mon billet sur les fermetures et ouvertures de classes à Louviers, j'ai reçu ce commentaire d'une enseignante (1) :
« Cinq fermetures à Louviers ! De mémoire d'instit je n'avais jamais vu ça. Où sont les déclarations de Blanquer, de Macron sur l'aide spécifique aux enfants défavorisés? Ils ont pourtant entonné des discours plein de compassion pour tous ces élèves qui ont été malmenés par la crise du covid (pas d'ordi à la maison, pas de connexion, pas d'aide de la famille, pas de bonnes conditions d'étude, pas de repas du midi). Une fois la propagande compassionnelle terminée, retour brutal à la réalité : 31 postes de remplaçants en moins dans l'Eure, des fermetures de classes. L'argument de l'administration est toujours le même : les effectifs. Ainsi la reine calculette a repris du service. Pensez donc ! Faire classe à 18 élèves, impossible! Soyez raisonnables, parents et enseignants ! Mais...
Quand dans une école, les effectifs baissent au point que les classes comptent 18 élèves par classe (pour reprendre le même exemple), c'est à l'équipe enseignante de décider comment repartir les élèves. Si c'est avec 18 élèves que se fait la meilleure répartition, l'école doit pouvoir continuer de fonctionner avec le même nombre d'enseignants. Si l'équipe pédagogique décide que la bonne répartition c'est 22 ou 23 élèves, (donc avec une classe de moins), on garde le même nombre d'enseignants. Celui ou celle qui voit sa classe supprimée (provisoirement peut être) doit pouvoir rester en poste dans l'école et prendre en charge de nombreuses tâches utiles d'enseignement. Quand on a peu on se bat pour le garder. L'éducation et l'instruction de la jeunesse doivent être la priorité. Alors messieurs dames les décideurs, rangez vos calculettes ! Faites confiance aux équipes éducatives pour organiser les classes, l'accueil des enfants et des familles, les cours, les sorties, le suivi scolaire....»

(1) La signataire de ce commentaire est Sophie Ozanne, institutrice honoraire, qui a longtemps travaillé à l'école Jean Zay.

14 juin 2020

Louviers : Cinq fermetures de classes, trois ouvertures. Le verre est à moitié vide.


L'école Jules ferry va connaître des changements. ©JCH
La fermeture de cinq classes (maternelles et primaires) dans différentes écoles de Louviers est évidemment une bien mauvaise nouvelle. L’Inspection académique, fondant ses décisions sur des statistiques, ne prend pas forcément en compte la nature des quartiers et les structures socioprofessionnelles des parents et par conséquent leur situation sociale. Un élément essentiel pour favoriser l’éducation des enfants dits défavorisés. Il faut tout d’abord convenir que les deux mois de confinement ont porté atteinte à un enseignement digne et respectueux de générations d’élèves pour lesquelles l’école est non seulement un lieu d’apprentissage, de développement des savoirs mais aussi un puissant facteur de lien social. La nation apprenante, à la télévision, n’a touché qu’une minorité d’enfants et les torts causés seront irrattrapables. Depuis une minorité d’élèves a retrouvé la classe, l’enseignant(e) le jeu. Certes, la pandémie n’est pas la faute du gouvernement. Mais lorsqu’on décide, en haut lieu, de fermer une classe, on se fonde actuellement sur un seul critère : le nombre d’élèves projetés lors de la rentrée prochaine. C’est pourquoi on attend des élus locaux qu’ils se battent bec et ongles contre les fermetures de classe, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education ayant exclu toute fermeture dans les communes de moins de 5000 habitants sans l’accord des maires.

Ainsi à Louviers plusieurs écoles vont voir fermer des classes par défaut. Où sont passées les familles ? Où sont les jeunes couples avec enfants ? Ne paie-t-on pas une accumulation de retards et d’infortunes diverses qui ne datent pas d’hier ? Je sais bien que le maire n’accepte pas ce point de vue. Il se fonde lui aussi sur des bases chiffrées et ne voit pas comment contester le raisonnement de l’Inspection académique. Il a raison sur un point : la situation scolaire d’une ville se prépare sur plusieurs années et il n’a accompli qu’un mandat. Là où il est, après ce premier mandat majoritairement entériné par les citoyens lovériens, il considère que la politique qu’il conduit est la bonne. Et qu’elle portera des fruits. Mais quand ?

La situation scolaire d’une ville est une photographie de son état de santé. Que les classes aient du mal à atteindre les seuils fatidiques est éminemment regrettable. Heureusement les parents d’élèves montent régulièrement au créneau pour amener l’Etat à plus de souplesse et d’adaptation. Peut-on considérer l’école Salengro ou celle des Acacias comme des écoles privilégiées ? Sûrement pas. Le devoir de tout élu est de faire de l’éducation sa priorité. Le dédoublement des CP est favorable à un enseignement adapté. C’est dans ce sens qu’il faut poursuivre l’action : moins d’élèves et plus d’enseignants.

François-Xavier Priollaud conteste les positions de son opposition municipale de gauche, la seule à s’être exprimée publiquement. Philippe Brun, notamment, a publié sur un réseau social, le plan de fermetures de l’académie. Il déplore ces cinq fermetures car Louviers est la ville qui, dans l’Eure, est la plus touchée. Pour le maire, ne doivent être menés que des combats qu’il considère comme justes et légitimes. Les calculs de l’académie (en avril) justifient selon lui, qu’on ferme ces cinq classes puisque, ajoute-t-il, « on va avoir trois ouvertures. » Cinq moins trois font deux. Le solde est négatif. Il sera toujours temps de compter les têtes blondes, brunes, rousses ou châtain à la rentrée prochaine. La crainte du maire est que les enseignants absents pendant l’année scolaire ne soient pas remplacés. C’est malheureusement souvent arrivé. Là-dessus il ne peut avoir aucune certitude. A la rigueur quelques promesses…

Le maire reproche par ailleurs à son opposition municipale de ne pas faire preuve de responsabilité. Mais l’opposition est dans son rôle. Comme elle ne pèse rien dans l’exécutif, elle utilise les moyens mis à sa disposition pour exister et rappeler ses priorités : la pétition, les réseaux sociaux, les relais associatifs, les parents d’élèves bien au fait des véritables besoins scolaires. J’avais dit à Philippe Brun qu’il aurait bien des difficultés pour gagner l’élection municipale. Après un mandat, il est rarissime qu’un maire sortant ne se succède pas à lui-même. Le second mandat est une autre paire de manches. Il reste que sur des points essentiels, des identités de vue peuvent être trouvées. L’état des écoles et l’accueil des enfants devraient faire consensus. Car il est un fait évident pour la majorité comme pour l’opposition : c’est à l’école que se construisent les futurs citoyens. Et on n’est jamais trop pour accomplir ce devoir fondamental.