13 mars 2011

Le danger du nucléaire est présent. Plus que jamais !

En France, on a pris l'habitude de moquer les militants du réseau Sortir du nucléaire. Doux rêveurs, bouffeurs de carottes, favorables au retour de la bougie…j'en passe et des meilleures. Les autorités gouvernementales et les dirigeants d'Areva savent nous vendre un discours technique et rassurant. Sans jamais exclure des incidents, ils affirment qu'un accident type Tchernobyl est impossible en France eu égard aux systèmes choisis et au haut degré technologique atteint. Ce que contestent les animateurs de Sortir du nucléaire.

Que je sache les experts et techniciens japonais ne sont pas les plus mauvais du monde. Que je sache, eux aussi assurent depuis des années que les séismes, les mini-dérapages, les incidents divers sont intégrés dans les procédés et que les citoyens méritent cette énergie s'ils veulent, comme tout le monde, disposer d'une électricité constamment disponible et d'un prix de revient acceptable. 

Séisme intégré ? Pas le tsunami qui est cause d'une des plus importantes catastrophes naturelles aujourd'hui vécues par les Japonais. Ce raz de marée a causé la perte de milliers de vies humaines, détruit nombre d'habitations, d'usines et de fermes agricoles, il met à mal l'ensemble de l'économie japonaise, l'une des plus avancées au monde. En plus, il a causé d'énormes dommages à deux centrales nucléaires situées sur la côte Est du Japon. Visiblement on ne sait pas tout encore, des conséquences découlant de ces dégâts. Des explosions sont survenues. Pourquoi ?

Eric Besson, ministre français de l'industrie, assure que la situation n'est pas comparable à celle de la catastrophe de Tchernobyl en 1987. A sa place, je n'oserais pas trop m'avancer. Chaque heure qui passe démontre que les dangers d'explosion aux effets radioactifs sont réels sur les centrales endommagées. Les autorités distribuent des capsules d'iode aux populations évacuées à plusieurs kilomètres de leur habitation. A l'évidence, le gouvernement japonais ne dit pas tout ou ne sait pas tout.

Les membres du réseau Sortir du nucléaire, réunis à Louviers récemment, ont eu droit à une apparition belphégorienne du maire de Louviers. Il a passé une tête dans la salle et marmonné des remarques désagréables en constatant la présence de ces militants hier utopiques aujourd'hui de plus en plus pris au sérieux. Déjà, quand Elisabeth Boutelet était adjointe d'Henri Fromentin, ancien maire de Louviers, elle avait fait apposer une banderole à l'entrée de l'actuelle rue Pierre Mendès France sur laquelle on pouvait lire « Nucléaire égale danger ! » Il s'agissait alors de protester contre le surgénérateur superphénix. Trente années ont passé. Le danger est là. Plus que jamais.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Les militants du réseau Sortir du nucléaire ont eu à subir de la part du maire de Louviers la même morgue et le même mépris que ceux qu'il affichait il y a peu de temps encore à l'endroit de ceux de l'Association pour l'Amélioration du cadre de vie et de l'Environnement lorsqu'il les traitait de gauchistes, d'archaïques, d'idéologues et d'incompétents.
Le temps se charge de rétablir la vérité et de dénoncer sur tous ces sujets ses mensonges délibérés ou par omission.
RH

Anonyme a dit…

C'est vrai que lors de l'assemblée générale de SDN 27, Sortir du nucléaire 27, association départementale affiliée au réseau national, qui s'est tenue à Louviers dernièrement, le maire a fait un passage éclair, mais remarqué, en particulier en lâchant avec toute la morgue méprisante qu'on lui connaît, " ah! la belle brochette!". Je me souviens aussi qu'au conseil municipal, il avait claironné que le nucléaire c'était l'énergie propre dont on avait besoin, sans production de carbone et autres fadaises. Tout cela sans que les "écologistes" de sa majorité ne s'en émeuvent. Je leur avais d'ailleurs répliqué qu'ils avaient du travail d'explication à faire auprès de leur mentor afin qu'il cesse de se ridiculiser en répercutant bêtement les clichés des nucléocrates.
Quand y aura-t-il dans ce pays un vrai débat sur la question du nucléaire ? La commémoration de l'accident de Tchernobyl prendra cette année un aspect très particulier. J'aurais l'occasion d'y revenir.
Sophie Ozanne, militante de SDN 27.

Anonyme a dit…

Moi, je me souviens que la banderole disait plutôt "Et si Louviers était Creys-Malville" et appelait à la solidarité des lovériens contre super-phenix.

Que le Maire actuel soit pro nucléaire n'est pas un scoop ; il l'est comme bien d'autre responsables ou élus du parti socialistes, du PRG, MRC

Faut bien faire avec, mais les faits parlent d'eux même et les dénégations de Besson, rejoint par Jack Lang ce matin n'y changeront rien ... c'est bien le chemin de la sortie du nucléaire qu'il faut prendre.