16 mars 2011

Heureusement, Aurélie Filipetti…

La secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de l'énergie invite le PS à abandonner une doctrine fondée, assure-t-elle, sur une croyance dépassée. Celle du tout nucléaire. Elle propose même d'écouter avec plus d'attention les déclarations des écologistes qui, il faut le reconnaître, militent contre le nucléaire depuis plus de trente ans. Il est sain que certains responsables socialistes, même s'ils se font taper sur les doigts, ne pratiquent pas la langue de bois et osent délivrer quelques vérités dérangeantes.

Alors que je ne suis pas souvent d'accord avec Jean-Michel Apathie, j'ai apprécié son billet ce soir au grand journal de Canal Plus. Il est convaincu que les événements japonais nous font comprendre et admettre que l'improbable est possible et que l'impensable peut arriver. Il en tire la conclusion que nous devons nous rendre à l'évidence : le nucléaire n'est pas maîtrisé, il s'agit d'une énergie dangereuse et risquée quand bien même la France n'aurait pas connu de catastrophes du niveau de celle des centrales japonaises.

Le référendum demandé par Daniel Cohn-Bendit : « dans trois ans », affirme-t-il. « Les politiques doivent demander aux Français s'ils souhaitent le renouvellement du parc des centrales nucléaires, oui ou non ? » L'indécence à évoquer ces questions nationales ? Mme Merkel vient de prononcer un moratoire de quelques mois afin de faire le point sur la situation. Aurélie Filipetti aussi juge qu'il n'est pas indécent de se poser les bonnes questions. N'est-il pas de la responsabilité des politiques d'apporter des réponses ? A l'heure de Wilikeaks, il paraît invraisemblable d'échapper à la transparence que Mme NKM promet pour bientôt.

Une simulation d'accident sur le site de la Hague nous apprend que les radiations seraient d'un niveau 50 à 70 fois plus élevé qu'à Tchernobyl ! J'invite ainsi mes amis de la Compagnie du deuxième souffle à reprendre leur pièce donnée au Moulin et dans maints endroits de France. Le théâtre aussi peut former les consciences.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

L'avenir énergétique de la France et le choix de continuer pour l'électricité dans le tout nucléaire ou de se donner les moyens d'en assurer la sortie progressive sur vingt ou vingt-cinq ans devra être une question sur laquelle les candidats à la prochaine élection présidentielle devront tous se positionner, sans aucune ambiguité.
Reynald Harlaut

Denis a dit…

Oui, heureusement !