7 novembre 2011

Le manque de courage du gouvernement Fillon-Sarkozy


« Faute d’avoir le courage de revenir vraiment sur les cadeaux accordés aux plus privilégiés par la droite depuis 10 ans, le gouvernement persiste et signe dans des choix de politique économique aussi injustes que dangereux pour notre pays.
— Le pays a besoin de croissance, tout est fait pour construire la prochaine récession par une rigueur brutale.
— Le pays a besoin d’emplois, les crédits de la politique de l’emploi sont soumis à une purge invraisemblable et on continue à subventionner le chômage avec la défiscalisation des heures supplémentaires.
— Le pays a besoin de doper sa compétitivité, et rien n’est fait pour soutenir l’investissement et la recherche.
— Le pays a besoin de justice sociale, le gouvernement s’attaque aux plus fragiles en durcissant encore la réforme des retraites, en augmentant la TVA de la manière la plus injuste en touchant au taux réduit, en rognant les prestations sociales et l’assurance maladie. Dans ce contexte, l’annonce d’un simple gel de la rémunération des ministres, et du président de la république qui s’est augmenté de 172% en début de mandat, est particulièrement inique.

A Nérac, la population rejette la vidéosurveillance à 59 %

Dans le quartier des Acacias à Louviers (photo JCH)
Le cliché le plus couramment admis est que la vidéosurveillance est demandée par les populations. Le maire de Louviers, par exemple, n'a jamais accepté l'idée d'une consultation locale sur ce sujet considérant que les habitants des quartiers « Maison rouge » et des « Acacias » étaient naturellement enclins à tolérer voire à exiger ces systèmes de surveillance de la population soi-disant destinés à lutter contre la délinquance.
Bien que plusieurs études sérieuses et conduites de manière scientifique aient abouti à des conclusions défavorables à la vidéosurveillance, de nombreux maires de droite et de gauche ont engagé les finances communales dans des systèmes dont un certain M. Hortefeux est le spécialiste. Il faut dire que l'Etat et les préfets répandent allègrement cette contre-vérité de la nécessité d'équiper quartiers et centre-villes de caméras constamment en service.

6 novembre 2011

Corvée : journée de travail gratuite due au seigneur ou au roi

La mise à l'étude d'une nouvelle journée de solidarité « offerte » à l'état par l'ensemble des salariés de notre pays est une nouvelle preuve de l'affadissement des principes qui doivent guider l'action politique. On dit souvent que la droite est adepte de la charité et la gauche de la justice sociale. La mesure à l'étude, si elle était actée demain par le gouvernement, en serait une démonstration évidente. Pourquoi ?

Plus c’est gros, moins ça passera !


« Je reviens sur l’interview de Sarkozy à la télévision le 27 octobre dernier. Je ne l’ai pas regardé, je ne le supporte pas, je préfère toujours en lire les comptes rendus dans la presse. D’où ma réaction tardive. Une fois de plus, il n’a pas dérogé à sa ligne de conduite. Il s’est hissé à la hauteur de lui même. J’y ai relevé un florilège d’âneries glanées au fil de ses obsessions.

La mascarade de Papandréou

Communiqué de Démocratie et socialisme : 

Tout ça pour ça  ! Avec l’annonce d’un référendum grec pour ou contre le plan européen du 26 octobre, le Premier ministre grec avait réussi à faire trembler les oligarques européens et les marchés financiers. Mais tout cela n’était qu’une manœuvre politique pitoyable pour permettre à Papandréou d’obtenir dans la nuit du 4 au 5 novembre un vote de confiance d’un Parlement totalement coupé du peuple grec et, sans doute, de quitter la scène politique en laissant derrière lui un « gouvernement de coalition » regroupant le Pasok (le Parti socialiste grec), quelques formations de droite et une formation d’extrême-droite. 

L’actuel ministre des finances et peut-être futur Premier ministre concluait cette mascarade en allant à ce qui était pour lui était l’essentiel : « Le gouvernement de coalition élargi qui doit être formé devra préserver la crédibilité internationale et assurer le versement rapide de 30 milliards d’euros pour recapitaliser les banques grecques ». Il est cependant possible, en se plaçant du point de vue des peuples européens, de tirer au moins deux leçons de cette pantalonnade. 

5 novembre 2011

Pour une vraie gare à Val de Reuil


« Ainsi le projet de rénovation de la gare risque d’être retardé ou pire annulé à cause des bisbilles entre MM. Martin et Jamet. Ces deux membres de la majorité du Conseil régional ne savent plus quel prétexte inventer pour  tenter de barrer la route à leurs ambitions concurrentes. Chacun dégaine sa pétition pour combattre l’autre. Ridicule !

Cécile Duflot fait monter les enchères

Cécile Duflot, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche pose des conditions pour un accord politique avec le Parti socialiste et son candidat. Aurélie Filippetti, députée et proche du candidat désigné après les primaires, accuse l'animatrice de EELV (Europe Ecologie Les Verts) de mettre un flingue sur la tempe de François Hollande et d'exercer un chantage irresponsable à son égard. C'est si vrai que les négociateurs verts et PS ont repoussé de trois semaines l'accord qu'ils devaient annoncer prochainement sur les circonscriptions accordées aux Verts.

Sarkozy le caniche d'Obama

Après avoir été le caniche de Bush, ancien président républicain des Etats-Unis, Nicolas Sarkozy serait-il devenu le caniche d'Obama, actuel président démocrate ? Leur prestation télévisée d'hier soir confinait au grotesque. Que le président de la plus grande puissance militaire et économique de la planète (17 % du PIB mondial) accepte de paraître à la télévision aux côtés de celui qui n'est pourtant que l'ombre d'Angela Merkel n'est rien d'autre qu'une opération médiatique de séduction à la veille d'une campagne électorale présentée comme délicate pour Sarkozy voire pour Obama.

Tout citoyen un tant soit peu clairvoyant ne sera pas dupe de cette manipulation orchestrée depuis des jours pour tenter de redonner un semblant de pouvoir au président français. Le ballet sur le perron de l'Elysée ou devant l'entrée du palais des festivals avec Angela Merkel, les mots utilisés pour «convoquer» Georges Papandréou ou le faire attendre pendant 2 heures dans l'antichambre de la salle de réunion du G20 expriment un mépris évident à l'égard d'un premier ministre d'un état souverain dont le seul tort fut de chambouler l'ordonnancement d'image du rendez-vous international à Cannes.
D'ailleurs, à y regarder de près, quels ont été les résultats concrets de ce sommet ? Berlusconi est sous surveillance mais toujours en place. Les taux d'intérêt des obligations italiennes dépassent les 6 % ! Les paradis fiscaux vont continuer de bien vivre ! Les eurobligations restent lettre morte ! la taxe sur les transactions financières demeure un projet (même au niveau européen) ! La Chine va abonder le fonds de stabilité financière !
Obama vote pour Sarkozy le va-t-en guerre. Il le remercie de lui avoir sauvé la mise en Afghanistan, d'avoir pris la tête des forces alliées de l'OTAN en Libye, de collaborer à une future solution «armée» en Iran car ne nous y trompons pas, les menaces d'une intervention militaire chez les ayatollahs n'est pas une vue de l'esprit.En Israël, on s'y prépare.
Dans le domaine intérieur, les Français attendent avec inquiétude le nouveau plan d'austérité concocté par les Baroin-Pécresse. Comme le dit bien Angela Merkel : « ne nous y trompons pas. Il faudra 10 ans aux pays de l'UE pour retrouver un équilibre. » Des lendemains qui chantent, quoi.

G 20 ou G vain ?


« Le rideau est enfin tombé à Cannes sur le pitoyable spectacle qu’a donné une fois de plus cette réunion des chefs d’États les plus puissants du monde. Au grand soulagement des Cannois pour commencer, qui ont vécu au cours des derniers jours un véritable enfer. Une concentration policière à nulle autre pareille, reflet de l’obsession sécuritaire qui tourne à la paranoïa. À l’évidence, toutes ces belles personnes ont peur du peuple et de la démocratie dont ils ne cessent de se gargariser.

4 novembre 2011

1650 licenciements chez Paru-Vendu, surtout vendu !

Je sais, par expérience personnelle, que le groupe Hersant ne s'embarrasse pas de sentiments ni de compassion. Le personnel, dans ce groupe anciennement tentaculaire, encore propriétaire de Paris-Normandie (acquis par Robert Hersant dit le papivore) est considéré comme une variable d'ajustement ce qui veut dire que les préoccupations des salariés et leur avenir passent bien après la rentabilité de l'entreprise et les profits de l'actionnaire.
Dans ce monde tourmenté, les industriels et les chefs d'entreprise ont impérativement le devoir de veiller à l'évolution technique et technologique de leur secteur d'activité. S'il est un domaine qui a été profondément bouleversé au cours des vingt dernières années, c'est bien celui de l'impression et de l'édition. Le surgissement d'Internet a modifié les modes de vie, d'échanges, de correspondance, de lecture. Les journaux locaux doivent intégrer ces mutations, tout comme les gratuits d'annonces devenus pour certains des gratuits d'information.
Faute d'avoir pris le bon virage au bon moment, la Comareg, société d'édition de GHM (groupe Hersant médias) a d'abord été placée en règlement judiciaire et la liquidation (faute de repreneur) a été prononcée, ces jours derniers, par le tribunal de commerce de Lyon. Voilà pourquoi depuis quelques semaines, nous ne trouvons plus le gratuit Paru-Vendu dans nos boîtes à lettres. Cette liquidation entraîne le licenciement de 1650 personnes (Paru-vendu et hebdoprint) soit le plus grand plan social de l'année 2011 en France. Dans l'Eure, un plan social touchera personnels de la PAO et vendeurs d'espaces.
Sur des banderoles brandies devant le tribunal par des salariés, un texte sous forme de petite annonce proposait de s'adresser à l'actionnaire, domicilié en Suisse. Effectivement, Philippe Hersant est domicilié à Genève à la fois pour des raisons de confort personnel et pour des raisons fiscales. Lors de notre rencontre en 1994 (année de la vente de la SAEDEP à Philippe Hersant) j'avais été frappé par une forme de distance confinant à une certaine arrogance. Bien né, le nouveau patron de La Dépêche avait acquis des parts de marchés se souciant bien peu de la ligne éditoriale ou du contenu du journal. Aujourd'hui La Dépêche appartient au groupe Ouest-France.

3 novembre 2011

Manifestation nationale contre les violences faites aux femmes le 5 novembre à Paris


Contre les violences, au « pays des droits de l’Homme », où sont les droits des femmes ?
La domination masculine imprègne l’ensemble des rapports sociaux entre les sexes. Elle distribue le pouvoir et les places de façon complètement inégalitaire entre les femmes et les hommes : au travail, dans la représentation politique, à la maison, dans le sport, les médias, les arts et la culture. Partout les femmes doivent se battre pour l’égalité.

Les affaires récentes impliquant des hommes politiques ont mis en évidence un déni profond des violences faites aux femmes. Les insultes sexistes, les propos méprisants ont fusé et occupé écrans et colonnes de journaux. A l’heure actuelle, la confusion est grande entre libertinage et violence sexuelle, entre drague et harcèlement sexuel, entre relation sexuelle et viol.

Le PS demande à J.N. Guérini de se mettre en retrait du parti

Il faut du temps. Trop de temps. Mais au PS, tout arrive même les bonnes décisions. Dans l'affaire Georges Frèche, il a fallu attendre des mois et des mois pour que son exclusion soit prononcée. Elle était pourtant amplement justifiée eu égard aux propos révoltants en totale inadéquation avec les valeurs du PS et de la gauche de l'ancien président du conseil régional.

2 novembre 2011

La LDH proteste contre le sort fait à la Confédération nationale du logement


Le gouvernement vient de prendre des décisions graves à l'encontre de la CNL, association de défense de locataires : la suppression de l’agrément « d’association de consommateurs » et l'annulation de la subvention d’Etat qui lui était allouée. Ces mesures sont graves, tant sur le fond que sur la méthode employée.
Sur le fond, la CNL se voit désormais dans l'impossibilité d'assurer la défense en justice des locataires. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour tous ceux qui entendent bafouer les droits des locataires. Au même moment, Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur, après s'être illustré dans sa précédente fonction dans la dénonciation des « assistés sociaux », récidive en déclarant que les logements sociaux doivent être « réservés à ceux qui travaillent ». Ainsi contextualisée, la coercition subie par la CNL prend sa véritable dimension, extrêmement inquiétante : ce qui est visé, c'est le caractère collectif et solidaire de l'activité associative.
Sur la forme, la méthode suivie, les prétextes avancés – par exemple, l'organisation n’aurait pas les 10 000 membres cotisants indispensables, alors qu’elle en compte 70 000 – confirment la subordination que le gouvernement entend imposer aux organisations de la société civile. L’agression contre le logement social s’inscrit de fait dans une attaque beaucoup plus large contre la démocratie et le dialogue civil.
La Ligue des droits de l’Homme demande instamment au gouvernement de revenir sur sa décision et soutient la CNL dans la demande de renouvellement de son agrément.

Berceau de la démocratie, la Grèce n’abdiquera pas sa souveraineté sans se révolter



Quoique l’on pense du procédé référendaire et de ses défauts, la consultation démocratique du peuple souverain vaut mieux que la dictature qui s’impose à lui, d’où qu’elle vienne et quelle que soit sa forme.
La manière dont fonctionne la démocratie en Grèce depuis l’élection de Georges Papandreou ne cesse de nous inquiéter. Voilà un Premier ministre socialiste, qui, à peine élu, tourne le dos à son programme et cède sans la moindre résistance au dictat que lui impose la finance internationale.

1 novembre 2011

Le référendum en Grèce est une fausse bonne idée

L'annonce d'un référendum sur le plan de sauvetage de la Grèce et de la zone euro a consterné Nicolas Sarkozy et navré l'ensemble des dirigeants réunis récemment à Bruxelles. Pourquoi ? Parce qu'il y a de fortes chances que le peuple grec se rue aux urnes pour dire non à un plan qui les place sous la tutelle des européens, du FMI, des banques. Ce que veulent les Grecs, c'est l'annulation pure et simple des 350 milliards d'euros dus aux prêteurs d'un pays entré dans l'euro en 2001 alors que ses comptes publics étaient maquillés et donc irréguliers. La faute au gouvernement de droite et de la banque Goldman-Sachs.