7 octobre 2010

Le prix de l'eau à Libourne : un bel et bon exemple à suivre

Gilbert Mitterrand

Depuis le début du mois, les habitants de Libourne bénéficient d'une nouvelle tarification de l'eau baptisée « sociale et progressive ». Cette ville, dirigée par Gilbert Mitterrand, l'un des fils de François de Danielle, membre du parti socialiste, est sans doute fortement inspiré" par le combat que conduit sa mère en faveur d'un accès de tous à l'eau potable. Danielle Mitterrand sera d'ailleurs présente au lycée de Val-de-Reuil, le 29 novembre prochain, à l'invitation de Jérôme Bourlet de la Vallée, professeur et par ailleurs conseiller régional Verts.

L'originalité du tarif voté par le conseil municipal de cette ville de Libourne réside dans le prix des 15 premiers mètres-cubes qui seront facturés à 0,10 euro le mètre-cube soit 1,50 pour un mètre-cube ! Ces premiers mètres-cubes sont considérés par Gilbert Mitterrand et son assemblée comme vitaux pour les familles et notamment les familles en difficulté. De 16 m3 à 120 m3, le tarif est de 0,70 euro le mètre-cube ! Interrogé par le Parisien Libéré, Gilbert Mitterrand assure : « la tarification est sociale pour garantir à tous l'accessibilité à l'eau et cette tarification est progressive pour économiser la ressource. »

Comble d'ironie, la gestion de l'eau est assurée en délégation de service public par la Lyonnaise des eaux, une société privé. Quand la volonté des élus est clairement exprimée, les sociétés privées doivent l'appliquer et s'aligner.

Si j'ai pris ce bel exemple de Libourne, c'est parce que je viens d'apprendre qu'à Louviers, plusieurs familles ont été récemment victimes de coupures d'eau de la part de Véolia et que les services de la mairie auraient répondu ne pas pouvoir intervenir. Il est inadmissible de couper l'eau aux familles. Ça l'est d'autant plus qu'il s'agit le plus souvent de familles déjà fortement endettées et que les coupures d'eau et les frais et autres taxes ne font qu'aggraver leur situation.

Je sais aussi que le Secours populaire agit pour venir en aide à ces familles. Si la ville de Louviers avait signé la Charte de l'eau « bien commun à préserver et non une marchandise », si les élus de la CASE — M. Merle de Val-de-Reuil a commencé à mettre les pieds dans le plat — s'intéressaient de plus près à l'avenir de ces services publics vitaux, si le maire de Louviers-président de la CASE cessait d'asséner des contre-vérités sur la date d'échéance des contrats avec Véolia, on pourrait enfin déboucher sur des baisses de prix sensibles. Saint-Etienne et Toulouse ont réussi à négocier des baisses respectives de 1,06 euro et 0,42 euro sur le coût du mètre-cube facturé aux usagers de leurs villes.

6 octobre 2010

La situation au Brésil après le premier tour de la présidentielle par J.F. Le Campion

Beira-Mar

Mon ami Jean-François Le Campion, habitant de Fortaleza, au Brésil, est très attaché à Louviers d'où il est originaire. Je suis resté en contact avec lui depuis la classe de 6ème. Je lui ai demandé de me faire une synthèse télégraphique après le premier tour de la présidentielle. Je suis heureux de publier son travail…court et précis.

Les élections au Brésil provoquent une période de très grande fièvre pour tous les candidats( Président, Gouverneurs d’Etats, Députés fédéraux et d’Etats). Rappelons que le vote est obligatoire de 18 à 70 ans (facultatif de 16 à 18 ans et au-delà de 70 ans)

Campagne présidentielle avec trois candidats principaux :
DILMA ROUSSEFF - PT Parti des travailleurs - 46,65% de votes. Dauphine de Lula, 1ere ministre de son gouvernement « Surfer sur la vague de popularité de Lula »68% en fin de mandat, ayant à son actif de grandes mesures sociales, mises à profit grâce à l’excellent contexte économique et financier laissé par son prédécesseur
Fernando. H .Cardoso.

JOSE SERRA – PSDB Parti social démocrate Brésilien (centre gauche) – 32,73% de votes.
Slogan « Le Brésil peut plus » par là même reconnaissant implicitement que le Brésil de Lula était bon. Aucune démonstration sur le fait que ces bons résultats ont été possibles grâce au travail accompli par son prédécesseur Fernando Cardoso (du même parti PSDB) suite au plan monétaire «REAL» endiguant l’inflation, créant un taux de change flottant etc…. ayant redonné une grande confiance financière du Brésil dans le contexte de la globalisation. Peut être au 2eme tour l’ex président F. H Cardoso sortira de son mutisme pour appuyer son collègue de parti José Serra.

MARINA SILVA - PV Parti des Verts – 19,48% de votes. Ex PT, Ex ministre de l’environnement de Lula. L’axe central de son discours est de stimuler l’économie sans détruire l’environnement « Politique du bas taux de carbone » et 2eme axe la défense de l’éthique(combat contre la corruption véritable cancer au Brésil) elle était créditée de 14% d’intentions de votes, après un discours dans les derniers jours en tant qu’évangéliste fervente se déclarant contre l’avortement et l’union homosexuelle, discours reçu 5 sur 5 par les évangélistes et les catholiques.

Elle demande un délai de 15 jours avant de donner une consigne de vote, décision prise en convention du PV. Selon toute vraisemblance le report devrait se faire sur Dilma Rousseff.

PMDB – parti du mouvement démocratique brésilien (centre droit). Ne figure pas aux avants postes médiatiques. Parti qui possède le plus grand nombre de représentants au congrès national et qui avait six ministres dans le gouvernement de Lula. Incontournable pour la direction des affaires. De ce fait est la base alliée du parti des travailleurs (en France cela donnerait le PC gouvernant avec l’aile droite de l’UMP…) le président de ce parti Michel Temer est aussi président de la chambre des députés et candidat à Vice président de Dilma Rousseff.

Après le second tour, fin octobre, je solliciterai à nouveau Jean-François pour qu'il nous explique ce que va devenir ce grand pays émergent qu'est le Brésil de plus en plus présent sur la scène internationale.

Fric-frac à Louviers

Le maire de Louviers conseiller régional a été récemment nommé président du FRAC (Fonds régional d’art contemporain) par Alain Le Vern.

C’est une information récente que nous n’avions pas encore pris le temps de développer. Avant que d’avoir mis en lice son poulain aux prochaines cantonales contre la socialiste Leslie Cléret, Franck Martin avait obtenu du socialiste Alain Le Vern qu’il consente à le nommer président du FRAC. Face à l’escamoteur en chef, le président de région n’y a vu que du feu et s’est fait rouler comme un bleu. Cet homme ne s’informe pas assez. S’il lisait régulièrement ce blog, il n’aurait pas commis pareille erreur d’appréciation.

C’est ainsi qu’après avoir fait main basse sur l’écrêtement de son indemnité de maire pour cause de cumul des mandats, au profit de Ghislaine Baudet, son adjointe et dans la vie sa compagne, voilà à présent qu’il s’est emparé du FRAC.

Le fric et le Frac, quoi demander de plus ? Ce doit être cela qu’on nomme art contemporain. Et parvenir à un tel niveau d’excellence exige un indéniable talent. Il faut savoir le reconnaître et tirer sa révérence. Chapeau bas l’artiste !

Reynald Harlaut

5 octobre 2010

Le maire de Louviers nous prépare un tour de cochon

Sans doute le dernier conseil municipal pour Sophie Ozanne (NPA). Elle serait remplacée par Philippe Thouement, suivant de liste, dans le cadre du système tournant adopté par cette liste.

Réunion du conseil municipal hier soir. Le maire tient la forme : il promet la victoire de son poulain dans le prix de l'arc de triomphe de mars prochain ! Il en possèderait même la preuve : le conseil général ne veut pas financer les travaux de voirie des départementales qui traversent Louviers ! Leslie Cléret et Guy Auzoux sont des incapables. Ils défendent mal (quand ils les défendent) les dossiers de Louviers-ville. Leslie Cléret appréciera.

En une simple phrase valant démonstration, l'ex-conseiller général de Louviers-sud, bien mal récompensé de son travail de stakhanoviste au bénéfice de Hondouville et Pinterville notamment, attaque ainsi bille en tête son grand ami Jean-Louis Destans (1). Le président sera ravi d'apprendre que dans son dos, le maire de Louviers le torpille quand le président de la CASE lui lèche les bottes. Ce Janus d'opérette, comme dirait François Loncle parlant de Kouchner, dévoile ainsi un nouveau talent de sa personnalité. Plus voyou que moi tu meurs !

Dot-on s'en étonner ? Sa candidature contre François Loncle annonçait évidemment d'autres coups bas. Il est d'autant plus étonnant que Le Vern ait imposé la candidature de Martin sur la liste régionale aux dépens de Marc Antoine Jamet, des socialistes de Louviers et de toute la gauche. Sans doute un effet de l'art politique contemporain (2).

Autre information du conseil municipal d'hier : une augmentation nouvelle (la troisième en trois ans) des impôts n'est pas exclue. « Je vous avais dit qu'il faudrait trois ans pour retrouver des marges de manœuvre » On aurait pu aussi diminuer les dépenses, en un mot, écrêter quelques chapitres ! C'eût été trop demander…Les contribuables lovériens seront donc à nouveau invités à mettre la main au portefeuille. Attention à la fuite des cochons de payants !

(1) Ne nous y trompons pas. En attaquant les conseillers généraux de Louviers, Martin veut adresser un message d'alerte à JL Destans qui n'a qu'à bien se tenir.

(2) Franck Martin s'est retrouvé président du Fonds régional d'art contemporain. Une nouvelle « Klee » pour son musée lovérien ?

4 octobre 2010

Saint-Michel et Saint-Thomas


Ce tableau du Caravage représente Saint-Thomas. Il est conservé à la villa Sans Souci de Potsdam.

À propos du reportage de José Alcala sur l’inauguration de la Saint-Michel à Louviers


La vidéo que consacre José Alcala à l’inauguration de la Saint-Michel par le maire de Louviers est un chef-d’œuvre du genre. On y découvre entre autres pépites un Franck Martin fort content de lui, se vantant même avec sa morgue et sa suffisance habituelles, d’être un des rares élus à défendre le cumul des mandats. Et le même de nous raconter, avec l’air le plus sérieux du monde, qu’il remplacerait volontiers les minibus par des voitures à chevaux s’il n’était nécessaire de disposer de trois montures pour assurer un service 24 heures sur 24. On est prié de ne pas sourire, "les Amiches ne sont pas toujours là où l'on pense".

Nous en resterons là car le meilleur commentaire sur le sujet est sans aucun doute celui de M. Patrick Robert, un lecteur attentif du blog de l’ancien journaliste de FR3.

« Curieux mélange en effet, un mélange de béatitude et d’angoisse. Sans sombrer dans la flagornerie de bas étage, votre reportage a quelque chose de profondément pathétique et de quasiment « fellinien » : tandis que le peuple souffre et se défend, les élus nantis se pavanent, engoncés dans leurs costumes et leurs certitudes ».

Il y a du Maupassant là-dedans.

Reynald Harlaut

«TF1, le mariage et la République» par Marc-Antoine Jamet

«Comme un grand nombre de parents, j’interdis à mes enfants, du moins aux plus jeunes (les ainés, majeurs et vaccinés, n’ayant plus vraiment l’occasion de me demander ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire), de regarder, ne fût-ce qu’une seule seconde, la crétinerie étant hautement contagieuse, Secret Story. Cette émission est, en effet, le condensé de ce que la superficialité, la stupidité, la cupidité contemporaines produisent de plus laid, de plus vil, de plus bête. En disant cela, je ne fais pas injure à ses promoteurs-producteurs puisque c’est précisément leur but et qu’ils s’en cachent à peine. Etaler le sadisme ou la médiocrité, partie intégrante et très équitablement répartie de la condition humaine, est leur propos. Pas d’exemplarité par le mérite et l’excellence. De la consolation par la contemplation de plus nul, de plus rapace, de plus cynique que soi. C’est la rédemption qu’ils nous offrent et c’est ce que nous en attendons. Ils y consacrent beaucoup d’argent et un peu de talent. On ne peut leur reprocher ni ruse, ni dissimulation.

Entre « Le maillon faible », « confessions intimes » et « Koh-Lantah», qui n’aurait pas déplu à Leni Rieffenstal, le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’avancent pas masqués. A ce que l’on cachait ou taisait autrefois, dans les familles, dans les villages, on donne désormais la plus grande publicité. Manifestation d’une société sans tabous, marche forcée vers la sincérité, assureront les exhibitionnistes. Grand bond en arrière de la civilisation, triomphe de la brutalité, s’inquièteront les pudibonds. Sans doute existait-il une voie moyenne entre les intégristes de la transparence à tout prix et les réactionnaires de l’obscurité à tout crin. Quoi qu’il en soit, tout ce que notre monde peut compter de dérives, de dérapages ou de défauts se retrouve étalé ici avec complaisance dans cet égout à indécence ouverte, ce cloaqua mediatica : individualisme forcené, goût du paraître, idolâtrie de l’argent, négation de la culture, recours à la tricherie, omniprésence du mensonge, interdiction de vieillir, incapacité à parler si ce n’est correctement, du moins normalement, fugacité des engagements collectifs ou personnels, j’en passe et des bien pires.

Cent fois plus que la nudité qui a inspiré quelques peintres et sculpteurs, Antiquité, Renaissance, Grand Siècle confondus, cette vulgarité sans nom est, à l’égal de la violence, la véritable obscénité des temps modernes. Face à cette déferlante abrutissante, il existe une arme de destruction massive : la possibilité d’éteindre son écran. Nonce Paolini, Christophe Dechavanne et Nikos Alliagos n’ont jamais obligé personne, par la menace, à regarder leurs programmes, pas plus qu’on ne les contraint, par représailles, à regarder Arte en boucle et en allemand. Cela s’appelle la liberté.

Comme tous les parents, il m’arrive pourtant de craquer et de regarder, à mon tour, fasciné, ce zoo humain ou une douzaine d’individus se sont enfermés sans y avoir été obligés autrement que par l’appât du gain. Je me contente alors, pour gâcher le plaisir de mes filles, de commenter au fil des situations, je n’ose dire des dialogues, la place étrange que cette émission attribue aux femmes, la caricature qu’elle présente de l’homosexualité, l’indifférence à la souffrance, à la peine, au chagrin qu’elle démontre quotidiennement, la mise-en-scène des sentiments privés, la prépondérance des muscles sur le cerveau, la surenchère de sueur et de chair exposées, bref tout ce qui, globalement, caractérise la petite troupe des héritiers de Loanna acharnés à déballer leur misérable petit tas de secrets, en direct, devant des millions de voyeurs consentants.

Sur ma lancée, pour couvrir le timbre de Benjamin Castaldi que seule la vénération qu’il manifeste pour sa grand-mère, Simone Signoret, empêche d’exécrer, je tente de dénoncer auprès de mes cadettes la substitution aux deux ou trois sujets qui me paraissent, probablement à tort, préoccupants ou prioritaires (la faim dans le monde, le réchauffement climatique, la dissémination nucléaire…) les soi-disant enjeux de notre temps (doit-on recourir à la chirurgie plastique, pourquoi faut-il avoir une Rolex avant cinquante ans, comment changer la sonnerie d’un téléphone portable) que TF1, la chaine de Bouygues et du Gouvernement, met en avant, non pas à titre de divertissement, mais pour occuper l’essentiel de notre réflexion, de notre conscience, de notre temps. Du pain et des jeux pour calmer le mécontentement, quand tout va mal, l’emploi, la croissance, le moral, la recette n’est pas nouvelle ! La religion n’est plus l’opium du peuple, c’est la télévision. C’est un lieu commun que même la « voix », le big brother sonore qui règne sur cette maison de lobotomisés volontaires, pourrait sentencieusement énoncer et, pourquoi pas, proposer, entre deux mojitos bien tassés, comme débat aux séquestrés daltoniens dont nous suivons les ébats. C’est l’unique petit marché de dupes que je reproche à cet abêtissement vespéral : secret story est de l’ecstasy pour amnésie. Nous sommes Ulysse. Ce sont les lotophages !

Là s’arrête d’ordinaire ma colère et mon indignation. Elle a pourtant franchi un nouveau palier ce mois-ci. Deux protagonistes de ce reality-show, qui, pour être chaud, n’a pas grand-chose à voir avec la réalité, ont décidé que, bien que la terre compte sept milliards d’êtres humains, c’est dans l’intimité de ce huis-clos qu’ils ont trouvé leur moitié d’orange, leur moitié d’orage, bref l’âme sœur, le grand amour, le seul, le vrai. On peut en douter. On peut y croire. Ce n’est pas le sujet. Chacun fait comme il veut et si leurs amours n’ont pas choisi d’être intellectuelles, elles seront peut-être pour cela éternelles. En la matière, il n’est guère de certitudes ou de règles universelles. Entre Ferry et Bruckner, je ne choisis pas. Les tourtereaux, Monsieur Senna, Mademoiselle Amélie, c’est leur nom de guerre ou de scène, peut-être même celui qu’ils portent à la ville, procèdent donc "live" aux différentes formalités qui accompagnent une affinité élective et que recouvre l’expression « sortir ensemble » qu’à part deux ou trois anachorètes plus personne ne réduit au fait de franchir d’un même pas une même porte. Fort bien !

Mais soudain germe dans l’esprit des scénaristes du feuilletons une idée géniale : Marrions-les. C’est ainsi que, non seulement père de famille, mais aussi Maire d’une Ville, j’ai pu voir une parodie grotesque, une simili cérémonie, une union pour de rire qui rassemblait comédiens, figurants rémunérés et parents médusés. Moi qui rappelle chaque samedi à des fiancés pressés de courir à l’église, à la synagogue, à la mosquée que le prêtre, le rabbin ou l’imam devra attendre que l’officier d’Etat-civil les aient unis « au nom de la Loi », qu’on s’épouse en Mairie et non au bord de sa piscine, au bled ou à Disneyland par simple souci d’égalité, que je ne dirai pas « que celui qui s’oppose à ce mariage parle maintenant ou bien qu’il se taise à jamais » comme dans une pompeuse série américaine, mais plutôt que « les époux se doivent mutuellement respect, secours, fidélité et assistance » selon notre modeste et anciennement napoléonien code civil, que la figure de Marianne, le portrait du Président de la République, la porte ouverte de la salle du Conseil Municipal, la présence des témoins, les signatures sur le registre sont les preuves du passage de sentiments privés qui ne concernent que deux personnes à un engagement public qui intéresse, par ses conséquences familiales et sociales, la Nation, que mon refus de laisser une mariée voilée, les téléphones portables allumés, les amis footballeurs ou pompiers composer une haie d’honneur, souvent tonitruante, parfois éméchée, n’est pas du pointillisme, mais permet d’attacher à cette cérémonie républicaine le respect qui doit l’entourer ! Si une telle mascarade est permise, ce n’est pas la morale et les pères la pudeur qui sont ridiculisés, c’est un peu de la cohérence, de la beauté et de la crédibilité d’un acte qui se conclue déjà une fois sur deux par un divorce.

Dès lors, pourquoi condamner Act-Up pour avoir organisé un simulacre nuptial à Notre-Dame, pourquoi empêcher deux personnes de même sexe d’aller plus loin que le PACS, pourquoi interroger, par procureur interposé, l’étranger qu’on soupçonne de se marier davantage pour une carte de séjour que par amour, pourquoi aller chercher le défaut de consentement chez cet homme âgé qui convole avec une jeunesse, chez cette femme plus très jeune qui veut passer la bague au doigt d’un jouvenceau. La morale républicaine, qui plus que nos ancêtres les Gaulois, structure l’identité nationale, doit être la même pour tous. Selon un code pénal qui ne rigole pas, les « faux » mariages valent à leurs auteurs et à leurs acteurs 7500€ d’amendes et six mois d’emprisonnement. Sauf sur TF1 !»

Marc-Antoine Jamet

3 octobre 2010

Sur la route de Louviers il y avait un «cantonalier»

Heureusement, les cantonales approchent à grands pas. Et le rythme est si élevé qu'il pousse la majorité municipale à précipiter le mouvement elle aussi. Son candidat aux prochaines élections dans le canton nord étant également adjoint à la voirie, le conseil municipal va décider, demain soir, d'augmenter sensiblement le montant des crédits d'investissement consacrés à ce chapitre afin de réaliser (peut-être) un maximum de travaux dans un minimum de temps. Après que le maire avait promis un plan Marshall pour la voirie, les usagers des rues de Louviers, habitués au cahot le mettaient sur le compte des promesses électorales non tenues.

Mais d'ici le mois de mars 2011, mois électoral s'il en est en France, il est possible (probable ?) que divers chantiers s'ouvrent dans les rues de Louviers…surtout situées dans le canton nord ? Les sudistes devront-ils regarder passer les tracto-pelles comme les vaches regardent passer les trains ? Les Lovériens des deux cantons sont égaux devant l'impôt et il serait bon de respecter cette évidence. A noter, tout de même, que les 600 000 euros nouvellement attribués à la voirie étaient jusque là réservés à l'école de musdique. Ces équipements moins visibles que l'état des rues devront attendre des jours meilleurs. Quant aux habitants du quartier des Acacias, ils ont bien de la chance d'habiter dans le canton nord : un nouveau programme d'éclairage public devrait permettre…d'éclairer leur jugement au moment du vote !

les Lovériens intéressés par les affaires municipales pourront suivre la séance du conseil municipal de demain (à partir de 18 h 30) en direct sur Internet. Nous espérons qu'ils seront plus de douze (1) à s'interroger sur la pertinence des choix de la municipalité et sur la qualité des contre-propositions de l'opposition de gauche.

(1) Récemment, le maire, ses adjoints et les conseillers municipaux de la majorité attendaient sagement les questions des Internautes pour une séance de réponses en direct. Douze Lovériens — seulement — ont souhaité utiliser ce moyen d'information.

1 octobre 2010

« Pourquoi payer comme un malade quand je ne suis pas malade ? »

C’est le slogan de la campagne en cours organisée par un assureur dont nous tairons le nom afin de ne pas lui faire de publicité et qui fait ainsi la promotion de sa nouvelle assurance santé : « mon assurance santé comme je veux ».

On y voit en ville sur les affiches une femme du style bon chic bon genre tenir ce discours qui semble à première vue frappé au coin du bon sens.

À y regarder de plus près, cette phrase nous interpelle à plus d’un titre. D’abord par son populisme. Ce type d’affirmation, c’est du Sarkozy pur sucre. Cette forme d’évidence qui ne résiste pas à une analyse sérieuse, c’était par exemple « La France est un pays d’assistés » ou encore son inénarrable sortie sur la Princesse de Clèves. C’est en enfilant ces apparents truismes comme des perles qu’il s’est fait élire en 2007. Et le corollaire, cet effet boomerang, est le niveau record de désamour des Français auprès desquels il ne recueille plus que 26% d’opinions favorables au dernier sondage de popularité TNS-Sofrès.

Mais cette phrase nous interpelle aussi par les valeurs sous-tendues qu’elle défend. Contre le principe de solidarité, fondement même du pacte social mis en œuvre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par le Conseil national de la Résistance avec ce qu’il est convenu d’appeler l’État providence dont les piliers sont notre Sécurité sociale et notre système de retraites par répartition, l’affirmation que l’individualisme et l’égoïsme leurs sont bien préférables.

Avec la Sécurité sociale, certes si je suis en bonne santé, je cotise aujourd’hui pour les autres. Mais demain, quand je serai malade, ce seront les autres qui cotiseront pour moi. Eh bien non ! On veut faire croire au gogo qu’il a quelque chance de payer moins tout de suite parce qu’il est en bonne santé, mais on se garde bien de lui dire ce qu’il adviendra demain lorsqu’il sera sérieusement malade. Les compagnies d’assurances ne sont pas des œuvres philanthropiques. Nous savons tous les énormes difficultés que rencontrent les personnes atteintes de maladie lorsqu’elles recherchent un assureur susceptible de garantir un emprunt immobilier.

Après la défense des retraites, le prochain combat à mener va être celui de la Sécurité sociale. Avec cette publicité, nous constatons que les grandes manœuvres pour la privatisation de la santé, jusqu’à présent contenues dans l’ombre des cabinets ministériels, éclatent désormais au plein jour.

Reynald Harlaut
Parti de Gauche

Arnaud Montebourg écrit au président de TF1 : « vous devriez présenter des excuses à la France »

Monsieur le Président Directeur Général,
J'accuse volontiers réception de votre lettre reçue au Conseil général de Saône-et-Loire, le 20 septembre dernier, dans laquelle vous qualifiez "d'inadmissibles" les propos que j'ai pu tenir devant la caméra de Monsieur Pierre Caries, dans son film intitulé "Fin de concession".
Comme vous le savez, la chaîne que vous dirigez utilise à des fins commerciales le domaine public hertzien, propriété publique appartenant à la Nation toute entière, et dont la chaîne TF1 et ses actionnaires ne sont, aux termes de la loi, que les utilisateurs à titre précaire et les dépositaires fragiles et éphémères. Le regard libre et sans concession d'un représentant de la Nation sur le comportement d'une chaîne qui fait un usage contestable de ce bien public national, relève de ses devoirs politiques et moraux élémentaires.
La chaîne TF 1 n'a donc pas d'autre choix que d'accepter, quoi qu'il lui en coûte toute critique publique de ses agissements, puisque la télévision reste un bien collectif appartenant à tous les Français même si celle-ci s'exerce dans la forme de l'entreprise privée que vous présidez.
Est-il nécessaire de rappeler que l'actionnaire majoritaire et opérateur de la chaîne TF l, la Société Anonyme Bouygues, exploite une activité quasi exclusive de construction de bâtiments et de travaux publics, à travers des marchés publics, dans lesquels le pouvoir d'Etat et la diplomatie nationale disposent d'une influence avérée.
Les rapports de proximité politique entre les orientations éditoriales de TF 1 et le pouvoir actuel pose le problème dans une démocratie comme la nôtre, du respect du pluralisme et de la séparation des intérêts publics et privés, et les échanges de services et de bons procédés entre eux.

TF 1 dispose à ce sujet, en quelque sorte d'un long casier judiciaire, constitué de rappels à l'ordre et d'amendes pour violation des règles du pluralisme politique. Dernièrement, vous avez cru devoir donner la parole pendant plus de 2 heures au Président de la République, chef du parti majoritaire, à une heure de grande écoute, tout en ne permettant à la principale dirigeante de l'opposition de ne répliquer que pendant 4 minutes. Dernièrement encore, selon le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, au premier trimestre 2010, en cumulant TF 1 et LCI, votre chaîne d'information, vous avez offert 32 heures de temps de parole au Président de la République, au Gouvernement et à l'UMP, contre 8 heures à des membres de l'opposition. Il y a quelques temps déjà, Monsieur François Bayrou, lui-même, avait dénoncé au mois de janvier 2007, votre arrogance et votre mépris du pluralisme en ces termes: "Vous n’êtes pas les patrons de la France. Nous ne cèderons pas à votre matraquage."

La grossièreté des violations, la lourdeur des sanctions et la répétition des infractions depuis 15 ans, m'amènent à considérer que le comportement de la chaîne TF 1 que vous présidez relève du piétinement systématique de nos lois et règlements. A mes yeux, j'ajouterai que les journalistes de TF1, dont le professionnalisme est connu et louable, n'ont pas la responsabilité qui est la vôtre dans cet état de fait condamnable. Malgré ces comportements blâmables, TF 1 a néanmoins obtenu des gouvernements et des majorités parlementaires qui se sont succédées, de nombreux privilèges et avantages indus: assouplissement du dispositif anti concentration, renouvellement automatique de la concession sans mise en concurrence, droit à une deuxième coupure publicitaire dans les œuvres de fiction, introduction forcée sur la Télévision Numérique Terrestre qui a provoqué des réactions extrêmement vives de vos concurrents, et allègement substantiel et régulier des obligations contenues dans votre cahier des charges. Au point qu'il me paraît possible de faire observer que sur un bien pourtant public, TF1 exerce désormais un monopole privé, profitable et incontrôlable avec la complicité de l'Etat.

Puisque vous employez dans votre lettre le vocable "inadmissible" au sujet d'une phrase de ma part qui, semble-t-il, vous aurait froissé, ne pensez-vous pas que ce mot devrait plutôt s'adresser au comportement de l'entreprise que vous dirigez? Mais le plus grave n'est pas là. Sur le plan culturel, il faut rappeler les dégâts considérables que votre chaîne a provoqués sur la vision que les Français ont d'eux-mêmes et de notre société contemporaine. Je m'autoriserai à dire, comme il est légitime qu'un représentant de la Nation puisse le faire, que vous avez participé avec méthode et constance à l'appauvrissement de l'imaginaire collectif des Français.
Dans la semaine du 29 septembre au 5 octobre 2010, vous avez choisi de consacrer 41 heures 30 à des émissions liées à l'argent, soit des émissions de vente (télé shopping) ou à des jeux dont l'appât du gain est le moteur ("Une famille en or", "Les douze coups de minuit", "Koh Lanta", "Secret Story"). Les relations entre les hommes ne relèvent pas que de l'argent et une société ne pourra jamais se résumer à celui-ci. Pourtant, sur TF l, l'argent est malheureusement partout.

Les émissions où vous mettez en scène de façon artificielle la compétition acharnée et destructrice de la dignité, entre des êtres humains — jusqu'à leur faire manger des vers de terre — occupent cette semaine plus de 23 heures d'antenne (« Masterchief » "Koh Lanta"). Pourtant, les relations entre les humains peuvent être coopératives et non pas forcément conflictuelles, comme vous en conviendrez.

Enfin, je suis surpris par la contribution malheureusement décisive que TF1 a apportée à l'élévation du niveau de violence dans les œuvres de fiction diffusées. Le nombre de meurtres, de viols, et de violences physiques a acquis en 15 ans une importance démesurée dans les programmes de votre chaîne. En somme, les valeurs dominantes que vous diffusez et transmettez dans la société française ne seraient-elles pas celles de l'argent et de la cupidité, de la compétition acharnée et du conflit, de la violence et du règlement de comptes ?

En 1987, la société Bouygues avait obtenu le droit de racheter TF1 en faisant valoir un prétendu "mieux disant culturel". Votre illustre prédécesseur, Monsieur Patrick Le Lay, déclara presque 20 ans plus tard, "ce que NOUS vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible". Je me souviens que quelques jours après cette déclaration en forme d'aveu, la Société des Compositeurs et Auteurs déclarait: "Les propos tenus par le président de TF1 témoignent du niveau de dégradation que peut atteindre la télévision, le signe du cynisme, du mépris et de l'arrogance" .
Je brise là une énumération éprouvante, pour tous ceux qui ont une meilleure idée de ce que mérite la France. Mais vous conviendrez qu'il n'est pas illégitime de penser que votre chaîne porte une responsabilité considérable dans la dégradation à la fois du niveau du débat démocratique français, mais également de la représentation que les Français peuvent avoir d'eux-mêmes.

Puisque vous vous hasardiez dans votre lettre à évoquer la question des excuses, je me permets de vous dire avec une sincérité dont je ne voudrais pas abuser, que s'il est des excuses à présenter, je crois que c'est plutôt TF 1 qui devrait les présenter à la France.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président Directeur Général, en l'assurance de ma considération distinguée.

Arnaud MONTEBOURG
Député de Saône-et-Loire

Courage et dévouement, action et engagement…

Courage et dévouement, telle est la devise des pompiers, qu'ils soient volontaires ou professionnels. Du courage il en faut pour intervenir sur des accidents dramatiques, pour éteindre des feux compliqués et dangereux ou pour supporter des agressions totalement injustes. Du dévouement, il ne faut pas en manquer quand il y a nécessité de se former, de s'entraîner, de travailler nuit et jour au service de sa passion et des autres.

Pompier, voilà un beau métier, un bel engagement. Heureusement, les pompiers ne sont pas les seuls à jouer cette partition. Les médecins, les infirmières, les aides-soignants, les musiciens, les artistes, les travailleurs de nuit, tous ceux et toutes celles qui font preuve de compassion, de sollicitude, voire de désintéressement…tous ceux-là méritent un coup de chapeau et une forme de reconnaissance collective.

Les hommes et les femmes politiques sont, pour la plupart, de cette trempe là. Ils ne comptent ni leur temps, ni leur peine afin d'accroître les équipements publics, d'améliorer les services rendus aux groupes et aux personnes. Mais il s'agit souvent d'un travail de l'ombre, sans tapage ni photo, dont l'objectif est simple : servir la population et notamment ceux et celles qui en ont le plus besoin.

Ce portrait correspond bien à Leslie Cléret. Cette femme d'honneur est une femme engagée. Elle ne pratique pas la langue de bois, ne court pas après les médailles ou les titres, elle travaille à la réussite des projets de la majorité du conseil général. C'est grâce à des gens comme elle, conseillère générale à temps plein et à efficacité totale, que le département présidé par Jean-Louis Destans est devenu ce qu'il est : Un département qui bouge et qui réalise !

Lors du vote en section PS hier soir, Leslie Cléret a été élue avec 100 % des suffrages. Elle était la seule candidate de la section PS à se présenter à la candidature. Pourquoi ? Parce que chaque militant connaît son honnêteté, sa fidélité, sa loyauté, sa force de caractère. Présidente de la commission de l'action sociale puis présidente de la commission habitat au conseil général, ses buts ont toujours été les mêmes : utiliser au mieux des moyens financiers pour appliquer la politique définie par la majorité de gauche du conseil général.

En ces temps troublés où on ne sait plus très bien qui est de droite, du centre, du centre droit, du centre gauche, Leslie Cléret, elle, sait où se situer : bien à gauche au sein d'une gauche qui n'hésite pas agir contre la crise, contre le libéralisme, contre les méfaits de la politique sarkozyste. Elle « propose un autre modèle de société qui soit moins dur, plus solidaire et plus juste »,

Cette campagne électorale cantonale s'ouvre à peine. Mais déjà, on sent bien que certains ou certaines vont tenter de biaiser…préférant jouer sur l'affectif et l'émotionnel. Dans une campagne électorale, s'il est nécessaire d'affirmer ce qu'on fera, il est néanmoins indispensable de dire qui ont est et qui on soutiendra pour diriger l'assemblée départementale. Annoncer la couleur, c'est vital. Par respect des électeurs. Et par respect de soi-même.

Les Chinois aussi sont de gros farceurs

« Il serait surprenant, vu son succès, que vous n'ayez pas entendu parler de cette vidéo (diffusée sur ce blog) On y voit un journaliste interroger un invité, le professeur "Kuing Yamang". Et ce futur prix Nobel d'économie a une vision quelque peu décapante de la France, si l'on en croit les sous-titres...

Seul problème, il s'agit d'un faux ! Et son auteur, un certain Yann C., ne s'en est jamais caché, à tel point que nous n'avons eu aucun mal à l'interroger. Voyons, en sa compagnie, ce qui aurait dû vous mettre la puce à l'oreille.

D'abord, le nom du soi-disant professeur, visiblement calqué sur celui d'un célèbre gâteau breton. Yann confirme : "je parlais du gâteau Kouign Amann peu de temps avant de lui trouver un nom, j'ai donc "chinoisé" en changeant un peu et en mettant des "g" à la fin. Je précise donc aussi que si j'avais voulu que ce soit pris pour une vraie interview, j'aurais gardé le nom de Monsieur Wu Jianmin (en violet dans la vidéo)."

Ensuite, le décor. Pourquoi parler de la France avec de magnifiques vases chinois en arrière-plan ? Pour suggérer que le Français moyen n'a pas plus de cervelle qu'une cruche ? Ne serait-ce pas plutôt le signe que les deux hommes parlent de tout autre chose que d'économie ?

Enfin, les sous-titres. Rien ne prouve qu'ils soient exacts, et en effet ils ne le sont pas. Il suffit de poser la question à un vénérable professeur de chinois (Chong QI du CRLAO) pour qu'il vous réponde : "il s'agit bien d'une plaisanterie. La traduction sous titrée est complètement fausse." De nombreux internautes sinophiles l'avaient d'ailleurs remarqué.

Dès lors, la conclusion s'impose : le faussaire a pris une vidéo sur le Net, l'a remontée pour faire disparaître les passages qui pouvaient desservir son propos et a rajouté des sous-titres fantaisistes. Ce genre de pratique n'est pas neuf, même si Yann C. ne revendique aucune influence particulière.

Mais pourquoi se livrer à une telle plaisanterie ? Quand on lui pose la question, l'auteur du fake répond : "j'ai juste fait ça pour déconner et accessoirement faire passer certaines idées que je partage avec des potes". Lesquelles ? Notre faussaire explique : "j'ai des idées libérales". Trop d'impôts, trop de fonctionnaires, trop d'aides sociales, trop de fainéants... Tous les classiques du genre y passent en effet, sous une forme qui peut paraître indigne d'un professeur d'économie, même né dans le Thatcheristan... Il reconnaît d'ailleurs qu'il y a là "juste des idées en vrac que mes oreilles ont captées au café du Commerce", mais il estime que c'était nécessaire pour obtenir une efficacité digne d'une bonne publicité : "j'ai juste voulu faire simple avec un texte simple et des idées qui percutent sans trop non plus rentrer dans les détails techniques et/ou économiques, il fallait quelque chose avec une lecture simple et accessible à tous." Ce qui a fonctionné, peut-être même un peu trop.

Quid donc des dommages collatéraux ? Par exemple, ce faux ne risque-t-il pas de compromettre les relations franco-chinoises, en présentant des Chinois arrogants envers la Vieille Europe ? Le hoaxer s'en défend : "personnellement je les trouve plutôt sympathiques dans cette vidéo, même s'ils sont moqueurs et quelque peu sarcastiques". Et il ajoute : "ceux qui voient de méchants Chinois là-dedans sont les mêmes qui disent qu'ils nous envahissent, qu'ils tuent plein de bébés ou qu'ils passent leur vie à manger du chien... Les xénophobes sont de toute façon incurables et ils trouveront toujours des défauts chez les étrangers là où il n'y en a pas. Et puis on n'est pas chez les Bisounours, personnellement je pense que certains Chinois pensent ça de nous, maintenant le débat peut s'ouvrir sur le fait qu'ils ont raison ou non."

Bon, mais quid des milliers d'Internaute qui se sont fait abuser ? Yann avoue avoir sous-estimé les réactions qu'allait entraîner sa vidéo : "sincèrement, je ne pensais vraiment pas qu'autant de gens le prendraient pour argent comptant et au premier degré, je suis surpris par la crédulité et la naïveté des gens. De plus je ne pensais pas que ça ferait si vite ces scores d'audience, mais bon. J'ai dit qu'à 1 million sur Youtube, je l'enverrai à nos décideurs". Voilà, vous savez maintenant quel sera le cadeau de Noël de Nicolas...
Info suite - 24 juin 2010

Ce hoax prenant des proportions inattendues, l'auteur du fake nous a demandé de retirer son nom de l'article afin de protéger son anonymat. »
http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=84504