Donald Trump est un goujat
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| A Gauche Mac Cain, à droite Trump… |
Donald Trump a encore trouvé
le moyen de jouer les mal élevés. Devant un aréopage de militaires de tous
grades, il s’est livré à une nouvelle charge contre le sénateur Mac Cain,
décédé d’un cancer il y a sept mois. Le sénateur est de ceux qui ont refusé
d’annuler l’Obamacare, l’assurance santé obligatoire aux Etats-Unis qui permet
aux plus démunis d’être soignés.
Trump a fait un flop. En
affirmant que Mac Cain n’était pas le genre de gars qu’il apprécie, ses remarques
ont entraîné un silence…de mort parmi les personnes présentes devant la scène
où le fantasque Trump se produisait. Faut-il rappeler que le sénateur Mac Cain,
dans une autre vie, a été prisonnier (6 ans) des Vietnamiens du Nord pendant
une guerre qui a duré tant d’années et causé la mort de centaines de milliers
d’hommes, de femmes et d’enfants. Quant à Trump, on sait qu’il a usé de tous
les subterfuges pour éviter de partir au Vietnam, les dossiers le compromettant
étant d’ailleurs cachés dans un coffre-fort inaccessible.
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| …et de Manet.©JCH |
La fondation Vuitton : courez-y !
La fondation Vuitton, à
Paris, expose la collection Courtault. Elisabeth Courtault et son mari, de
descendance française (grands industriels du textile) ont constitué, de 1920 à
1929, une collection exceptionnelle de plusieurs dizaines de toiles signées des
plus grands maîtres de l’impressionnisme et du post-impressionnisme. Qu’on en
juge : Manet, Monet, Renoir, Cézanne, Picasso, Gauguin, Van Gogh,
Modigliani, Seurat, Vuillard, Bonnard, Degas, tous présents sur les cimaises de
la Fondation.
Déambuler dans les salles du
musée fut une joie et une chance uniques. Le tout Paris de la presse mais pas
seulement, a eu le plaisir, mardi soir, de découvrir des originaux qu’on est
plus habitué à admirer dans les catalogues spécialisés ou les ouvrages d’art.
Le Manoir de Bigards deviendra un hôtel-restaurant
Le Manoir de Bigards de
Louviers, ai-je écrit il y a quelques temps, est sauvé. On en sait plus
aujourd’hui puisque le maire a rendu public un projet subventionné par l’Etat
qui devrait permettre de transformer ce bel immeuble collectif de la rue du quai
à Louviers en hôtel, restaurant, et demeure d’un certain niveau d’exigence. Des
activités culturelles — c’est sa destination depuis longtemps — devraient
également offrir un nouveau lieu de fréquentation non loin de la Médiathèque,
des cinémas et du Musée. Les enfants de la ville ont été des milliers à
fréquenter les ateliers d’expression libres qu’animaient Olivier Gramond, Yves
Martin, Simone Etienne…dans des salles du fameux Manoir.
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| Ariane Chemin en discussion avec un jeune « critique » |
La Clause de conscience
Lors du débat organisé à
Val-de-Reuil sur la formation à la lecture de la presse, j’ai omis de
mentionner, à l’attention des jeunes qui voudraient se lancer dans ce métier
merveilleux, que la profession de journaliste est la seule (avec les médecins
dans certaines situations mais il s’agit d’un « ordre ») dont la convention
collective prévoit l’application d’une clause de conscience en cas de
modification de la ligne éditoriale ou de changement dans le capital de
l’entreprise. Les journalistes s’estimant en droit de ne plus travailler pour
tel ou tel patron touchent des indemnités comme s’il s’agissait d’un
licenciement ordinaire. S’agit-il d’un privilège ? Je ne le crois pas dans
la mesure où les hommes et femmes de plume doivent savoir quelle ligne
éditoriale leur direction leur propose…ou veut leur imposer.
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| Les gilets jaunes à Rouen.©Jean-Charles Houel |
L'armée à la caserne !
L’utilisation des forces
armées, dans le cadre du maintien de l’ordre, ne peut être justifiée qu’en cas
d’état d’extrême urgence ou de menaces graves sur l’état républicain. Il est
dangereux voire risqué, de solliciter des militaires pour protéger des
bâtiments publics. Les gilets jaunes, même violents, même casseurs et
pilleurs, ne sont pas des terroristes. Que les policiers et gendarmes protègent
les personnes et les biens, c’est normal dans un état de droit. Que le
gouvernement ait souhaité pendant 19 semaines qu’il y ait le moins de morts et
de blessés possibles, c’est admissible. Il suffisait de passer sur les Champs
élysées cette semaine pour constater les dommages énormes causés aux vitrines,
commerces, magasins… le tout coûtant aux assurances et à l’état (et aux villes)
près de 200 millions d’euros sans compter les indemnisations pour chômage
partiel et l’absence de chiffres d’affaires. On ne sait plus très bien,
aujourd’hui, pourquoi les gilets jaunes descendent dans la rue. 40 000
manifestants ne font pas un peuple. Et 1500 black blocks non plus. Les
Français, dans leur grande majorité, disent Stop. Il faut donc négocier et
trouver des compromis. Sans organisation structurée, sans leaders incontestés,
avec certains d’entre eux sur les listes de Le Pen ou Dupont-Aignan, ce ne sera
ni simple, ni facile.
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