7 mai 2009
« L'Elysée pousse à la rédaction d'un code de déontologie pour les journalistes »
Nicolas Sarkozy est celui qui a déclaré que Marianne était animé par « des fascistes et des enculés », il est le président d'un gouvernement qui, aujourd'hui même, a fait sanctionner (autrement dit virer) un journaliste de TF1 qui avait écrit à sa députée de Paris pour l'interroger sur la loi HADOPI. Mme Albanel a vendu la mèche à TF1 (délation) et ce sont ces gens-là qui veulent de la déontologie ! Ce sont les mêmes qui déguisent des policiers en provocateurs ! J'invite mes confrères journalistes membres de la commission chargée de rédiger ce nouveau code déontologique à la plus extrême prudence. Je les somme de ne pas devenir les dindons d'une farce qui commence à sentir l'âcre et le rance. Je les prie de bien vouloir se référer à la Charte des journalistes de 1918 révisée en 1938 et 1971, elle s'intitule d'ailleurs « charte des droits et des devoirs des journalistes professionnels. »
Je la résume :
« Paris, Juillet 1918 - révisée en janvier 1938, Un journaliste, digne de ce nom, prend la responsabilité de tous ses écrits, même anonymes ; tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ; ne reconnaît que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d’honneur professionnel ; n’accepte que des missions compatibles avec la dignité professionnelle ; s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque ; ne touche pas d’argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées ; ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière ; ne commet aucun plagiat, cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque ; ne sollicite pas la place d’un confrère, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler à des conditions inférieures ; garde le secret professionnel ; n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ; revendique la liberté de publier honnêtement ses informations ; tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières ; ne confond pas son rôle avec celui du policier. »
6 mai 2009
HADOPI : conflit entre l'Europe et la France
On est donc dans le conflit. Conflit entre l'Europe et la France. Conflit entre certains artistes et créateurs de Gauche et le Parti socialiste. Conflit entre les députés UMP-Nouveau centre et la grande majorité des députés de Gauche (PS, PC, Verts). Conflit entre une vision moderne de l'usage des technologies et une pensée vieillotte. Benoit Hamon, porte-parole du PS, a bien expliqué que la licence globale (ou son équivalent) de quelques euros par mois et par abonnement Internet permet de financer la création et les droits d'auteurs. C'est la contre-proposition socialiste.
La droite ne veut pas en entendre parler. Pourquoi ? En fait, c'est un réseau policier que le gouvernement souhaite mettre en place. Pour pouvoir sanctionner les internautes, il faut les surveiller, les suivre à la trace, les fliquer. Il faut prouver les téléchargements illégaux et ce ne sera pas facile dans la mesure où les technologies offrent un panel de moyens pour éviter d'être repéré. L'Internaute lambda, pas forcément branché sur les techniques d'échappement, sera une victime toute désignée. De même que je suis hostile à tout système de vidéo-surveillance (et partout !) je suis farouchement opposé à tout réseau de surveillance ciblée ou non sur Internet. L'affaire des policiers provocateurs (lire par ailleurs) illustre les méthodes de ce gouvernement. Nous savons qu'il peut aller très loin (trop loin ?) même si de bonnes âmes nous assurent que Nicolas Sarkozy respecte la constitution et qu'il n'est pas un dictateur.
Cet homme-là s'aime trop. Sa passion pour lui-même n'en fait certes pas une exception car le monde politique en regorge. Soyons certain qu'il fera tout ce qu'il pourra pour empêcher l'alternance et que le redécoupage des circonscriptions, la réforme des collectivités territoriales, seront étudiés à l'aune de son maintien au pouvoir. Pourtant jamais un peuple n'a abdiqué durablement. Les manifestations de janvier et de mars (même celle du 1er mai) sont encourageantes. Ne relâchons pas la pression. C'est d'ailleurs le rôle de l'opposition.
Provocations policières : Heureusement, nous avons Le Canard Enchaîné
Ce procédé est vieux comme l'existence des ministres de la police ou de l'Intérieur. Il est évident que certain(e)s ont plus de culot que d'autres et que ces provocations, sous le président actuel ancien ministre de l'Intérieur doivent être monnaie courante. Le journaliste du Canard raconte : « Une demi-douzaine d'encapuchonnés, baskets aux pieds, crânes rasés et bardés d'autocollants 'Casse-toi pauv'con' ou 'Rêve général', volent au secours de leurs camarades zonards", "un groupe de jeunes punks". La tension monte, les interpellations aussi « sauf la demi-douzaine de provocateurs qui réussissent à s'évaporer. Et pour cause » souligne Le Canard.
L'hebdomadaire satirique déclare disposer de photographies de ces "chauffeurs", sortant peu auparavant "deux par deux, de fourgons de police stationnés boulevard Richard-Lenoir". Ces policiers en civil font partie d'une "compagnie de sécurisation", créée officiellement en 2005 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, afin de "protéger les manifestants" contre les casseurs à l'issue des manifestations lycéennes. Depuis, cette compagnie a écumé d'autres manifestations et, selon le journal, "il est question d'en créer d'autres ailleurs en France".
Il est important que les Français sachent qu'on se moque d'eux. Des champions de la sécurité sont, en fait, aussi ceux qui suscitent des troubles et des violences. Le Canard Enchaîné dispose de photographies explicites qui permettent de mettre un nom sur les visages. Allons-nous vers la création d'un fichier de « policiers provocateurs ». Le retour à l'envoyeur, quoi.
Ramassages des déchets : ça cafouille
Les services spécialisés de la communauté d'agglomération Seine-Eure sont certainement submergés par les coups de téléphone. Nombreux sont les usagers qui demandent des précisions, des informations sur les nouvelles modalités de ramassages des ordures ménagères, des déchets triés, des déchets verts. Un certain nombre d'éléments diffusés publiquement sont ou inexacts ou imprécis.C'est ainsi que nombre de Lovériens ont pris mille précautions pour mettre sur leur trottoir la poubelle à verre, les sacs pour papiers et cartons et les sacs de déchets verts. On a compris qu'une distribution de bacs aurait lieu mais on ignore quand. On a appris, ce matin même, que le ramassage des déchets verts serait effectué (dans mon quartier) le mercredi. A 10 h 47 au moment où j'écris ces lignes, le camion vient de passer.
Autrement, ça cafouille. On peut comprendre qu'un nouveau système ait besoin de quelques règlages. Il faudra quand même expliquer aux Lovériens l'amélioration réelle de ce système dans la mesure où la CASE réalise une économie de près de 900 000 euros, économie qu'elle ne répercutera pas sur le montant du taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Que fera précisément la CASE de cet argent, on aimerait le savoir ?
Le président de l'Agglomération invoque les contraintes nées du développement durable. L'argument est sûrement recevable. Mais à condition que le CO2 gagné sur moins de poids lourds sur les routes ne se répercute pas sur des trajets domestiques augmentés pour les véhicules légers des particuliers. Enfin, nous renouvelons notre demande : quelle compagnie privée a obtenu le marché des transports urbains et scolaires ?
5 mai 2009
Deux ans de Nicolas Sarkozy : l'échec
Les socialistes dénoncent avec force ce bilan catastrophique, chiffres et faits à l’appui. Mais nous ne faisons pas que critiquer. Nous proposons. Oui, une autre politique est possible et crédible. Elle existe. C’est celle portée par les socialistes. »
(communiqué du bureau national du PS)
Berluscosy et sarkoni montent dans un bateau…
Veronica et Papounet…surnom donné à Silvio Berlusconi par une jeune fille de 18 ans, Noemi Letizia.Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy ont de nombreux points communs. L'un est président du conseil italien et l'autre Président de la République. Avec quasiment les mêmes pouvoirs. Ils affectionnent, tous deux, un langage cru et peu chatié ce qui les conduit parfois à commettre des écarts vite pardonnés par les lecteurs de Voici et de Hola. Politiquement, ils se classent bien à droite, idéologiquement, ils ont une méfiance innée de l'Etat et des services publics, démocratiquement, ils s'assoient sur la représentation nationale qui est là pour adopter ce qu'ils proposent. Point barre.
Une petite nuance : Berlusconi a la dent dure contre les magistrats. Il faut dire qu'ils ont mis leur nez dans ses affaires pas toujours très claires. Il s'est concocté une belle loi avec immunité à la clé. Sarkozy, lui, aime plutôt les magistrats qui lui sont dévoués et qui, parfois, déjeunent ou dinent avec lui. Ceux qui poursuivent De Villepin sont ses chéris. Silvio et Nicolas aiment aussi la presse, celle qu'ils possèdent ou celle qu'ils dominent par amis interposés. Ils ont même un nouveau point commun : ce sont eux qui désignent les responsables des chaînes de télé. Depuis, en Italie on préfère la radio. Ils ont un autre point d'accord. Ce sont, comme on dit, des hommes à femmes. Les hommes de pouvoir sont souvent des hommes à femmes. De préférence jeunes et jolies. Et voilà que Véronica, l'épouse de Silvio, pour la 3e fois je crois, se répand publiquement pour se plaindre des absences de son mari surtout quand il se rend à la fête d'anniversaire d'une jeune fille de 18 ans « alors qu'il est absent aux fêtes organisées pour ses (trois) enfants ! » Mme Berlusconi veut demander le divorce, un divorce à l'italienne, vous vous rendez compte ! Silvio s'est fâché tout rouge et lui a promis une belle scène de ménage. Quand à Nicolas il a concrétisé un divorce à la Française avant de se lancer dans un mariage à l'Italienne avec Carlita. Décidément, la botte (l'Italie) est pleine de surprises.
Si j'ai commis cet article ce n'est pas parce que je suis devenu un fan de la vie sentimentale et sexuelle des chefs d'Etat. C'est uniquement pour ramener à leur condition ordinaire et ménagère ces puissants que le vulgum pecus a vite fait d'installer sur un piedestal. Plus ils sont perchés haut plus ils se font mal quand ils tombent. S'agissant de Silvio Berlusconi, le contrôle de l'empire Fininvest (8 milliards d'euros sont en jeu) dépend du rapport de force entre les enfants de ses différents lits. Et ça c'est du sérieux.
Rencontres solidaires le samedi 9 mai dans les caves du Moulin
Participeront : le Secours populaire français, le Trèfle à quatre feuilles, Amnesty International, Jeunes Ecoliers du Monde, les Amis de Timia, les Racines du cœur, France Terre d'Asile, Artisans du Monde, Attac, la section de Louviers de la Ligue des droits de l'homme.
Foire aux livres.
Européennes : les sondages se suivent et se ressemblent
Les Verts-Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit progressent aussi d'un point (10%), alors que le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot cède 2 points à 7%.
Les listes du Parti communiste et du Parti de gauche sont inchangées à 6%, comme Libertas, bannière sous laquelle sont réunis le MPF de Philippe de Villiers et CPNT de Frédéric Nihous. Le Front National recule lui de 0,5 point à 5%.
Lutte ouvrière, avec 2% des intentions de vote, et Debout la République, avec 1%, sont inchangés. Les autres listes totalisent 2% des intentions de vote, contre 0,5% en mars.
Le vrai problème, à un mois du scrutin du 7 juin, n'est pas tant la photographie du sondage le plus récent que les chiffres de la participation qu'on annonce comme historiquement faible. Les Européennes ne passionnent pas les foules, c'est du moins ce qu'on entend partout. Ce matin, encore, dans la Brasserie que je fréquente avec des amis fidèles, une Lovérienne apprenait de notre conversation que des élections européennes allaient avoir lieu prochainement !
Quant aux pouvoirs respectifs du Parlement européen, de la Commission européenne, du Conseil des ministres européens, des chefs d'Etats des vingt-sept pays composant l'Union, c'est carrément de l'hébreu. Déjà, lors de la campagne sur le projet de traité constitutionnel, on avait été frappé par la soif d'informations sur le fonctionnement des institutions. Soif surtout étanchée sur Internet puisque les radios, les télés, les magazines, les quotidiens appelaient tous à voter pour le OUI.
Autre exemple de besoin d'informations : depuis qu'il a été décidé de mettre en ligne les montants des aides accordées aux agriculteurs, on en connaît beaucoup qui sont allés consulter le site telepac (1) pour comprendre comment la Politique agricole commune est décidée et avoir connaissance de qui touche quoi et pourquoi ? Les Européens veulent savoir ce que leur a apporté l'euro (le monnaie unique) ils ne veulent rien ignorer des différentes législations et cotisations sociales des différents pays qui expliquent le dumping social et les délocalisations. Il sera toujours temps de consulter les différents programmes des principaux partis politiques en lice et notamment le programme « Manifesto » du Parti socialiste européen, seul parti à proposer une majorité cohérente et soilidaire dans l'ensemble des 27. L'intérêt de dégager une majorité de Gauche au Parlement de Strasbourg n'en deviendra que plus nécessaire.
Et puis, dès aujourd'hui, Nicolas Sarkozy lance pour la 5e fois la campagne de l'UMP qui patine, patine. Le président réel de l'UMP sait qu'il joue une partie de son crédit et de sa crédibilité dans le résultat qu'obtiendra son parti. Gageons qu'il va mouiller le maillot. Le PS et tous les autres sont prévenus.
(1) http://www.telepac.agriculture.gouv.fr/
4 mai 2009
Le ministre des Affaires étrangères de la France ne doit pas recevoir Avigdor Lieberman, son homologue israélien
Certes Avigdor Lieberman a été élu démocratiquement, mais il est déjà arrivé à l’UE de décider de boycotter un gouvernement issu d’élections régulières : en 2000, en Autriche lorsque Jorg Haider, chef du parti d’extrême droite a remporté les élections. Quels que soient les Etats, la légitimité démocratique n’a en effet de sens que si elle est respectueuse des valeurs fondamentales que sont les droits de l’Homme, il serait incompréhensible qu’Israël fasse exception à cette règle.
Israël se revendique comme démocratie. Paris doit signifier sans ambigüité à son gouvernement qu’il se doit de respecter le droit international, les conventions internationales, appliquer les résolutions de l’ONU. Rappeler également que l’accord d’association UE-Israël, dont Israël souhaite le ré-haussement — ce qui tendrait à lui donner un statut équivalent aux Etats membres de l’UE, sans les contraintes —, stipule en son article 2 que ces relations « doivent être basées sur le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques ».
En recevant officiellement Avigdor Lieberman au Quai d'Orsay, le ministre français des Affaires étrangères irait au-delà du maintien de relations diplomatiques avec les gouvernements issus d'élections régulières. La France apporterait une caution aux positions inacceptables d'un ministre extrémiste dont la symbolique serait lourde de sens pour l'avenir de la démocratie en Israël et de tout processus de paix dans la région. »
(Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme)
3 mai 2009
Vaccin antigrippal : Sanofi Pasteur en première ligne
« Sanofi Pasteur a été contacté par les autorités de santé et les instances règlementaires pour le développement et la production d’un vaccin aidant à protéger contre ce nouveau virus grippal A/H1N1, une fois que la souche virale sera disponible auprès des autorités de santé.
Sanofi Pasteur surveille l’évolution de la situation concernant l’émergence de ce nouveau virus grippal A/H1N1 et soutient les efforts menés par l’OMS, le Département de la santé (HHS) et les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains, le gouvernement mexicain, le Centre européen pour le contrôle et la prévention des maladies (ECDC) ainsi qu’avec d’autres autorités de santé à travers le monde. »
2 mai 2009
Franck Martin vire à droite et c'est là qu'il finira
Aux Européennes prochaines, Franck Martin, maire de Louviers, « choisira entre les Verts et le MODEM. » Entre les deux (les Verts de Gauche et le MODEM de Droite) son cœur balance. Il vient même de faire part de ses hésitations sur Caméradiagonale, le site de son ami José Alcala.Le président départemental du PRG dit ne plus avoir les réponses qu'il attendait de la part du PS. Ayant maintenant la certitude que le clivage « Droite-Gauche » est « un clivage bloquant mais qui structure encore le corps électoral français » l'orphelin de liste PRG aux européennes se sent à l'aise dans la liberté qu'il a d'aller et venir à droite à gauche « pour faire bouger les lignes. »Et faire en quelque sorte son marché des idées.
J'ai le souvenir d'un Franck Martin candidat aux cantonales dans les années quatre-vingt dix avec le soutien des Verts et de quelques autres. J'ai le souvenir d'un Franck Martin invitant des dirigeants du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement auquel il voulait adhérer. J'ai le souvenir d'un Franck Martin menaçant de partir aux régionales avec Hervé Morin (Nouveau Centre) au cas où le PS ne cèderait pas à ses exigences. J'ai le souvenir récent d'un Franck Martin se présentant contre François Loncle (PS) au premier tour des législatives, et essuyant une cuisante défaite. J'ai aussi le souvenir d'un homme membre de « Désir d'avenir » (Ségolène Royal) qui maintenant fait la cour à Corinne Lepage et donc à François Bayrou (MODEM). Mais jusqu'où ira-t-il ? Cantonales, régionales…que d'étiquettes en perspective !
Comme l'homme est joueur de Go et d'échecs, cela veut dire que, dans l'instant, il pense que François Bayrou pourrait être la roue de secours politique du maire de Louviers qu'il est. Il a bien compris qu'à Gauche son avenir était maintenant bouché. Le terrain est sérieusement occupé à Louviers par le PS, le vrai PC, le NPA ainsi que le Front de Gauche. Le recentrage…centriste se poursuit donc à vive allure et on a compris ce que voulait dire « faire bouger les lignes. » Franck Martin vire à droite et c'est là qu'il finira. Les radicaux de Droite et de Gauche vont se PACSER, participer à la recomposition du centre (donc de la droite) et voler au secours de la victoire du Béarnais si celui-ci est en mesure de gagner la présidentielle. Au Go ou aux échecs, les coups de préparent de loin. Je parie que le PRG choisira le MODEM…D'ailleurs sur son site, Corinne Lepage ne se prive pas pour vanter l'heureuse discussion qu'elle a eue avec son collègue du PRG et des non moins joyeuses conséquences qu'elle en tire. Il aura fallu attendre quelques mois mais la situation politique s'éclaircit sérieusement. Quant aux Verts (de Gauche) ils en rougissent de honte.
Dalongeville exclu du PS : c'est bien le moins que la Fédération du Nord-Pas-de-Calais puisse faire
Mardi dernier, la Fédération socialiste du Nord-Pas-de-Calais a pris la décision d'exclure le maire d'Hénin-Beaumont et plusieurs autres élus membres du Parti socialiste, après que le maire a été mis en examen pour faux en écritures et divers autres délits qui auraient coûté à la collectivité près de quatre millions d'euros !L'histoire de ce maire est intéressante. Il s'était présenté en opposant au candidat officiel du PS et avait constitué une liste d'union (il fut réintégré ensuite) après que Marie-Noëlle Lienemann avait « obtenu » des garanties sur le poste financier et le nom du responsable du budget. Tout cela a volé en éclats en quelques mois. Un rapport de la Chambre régionale des comptes a pointé des dysfonctionnements et des illégalités flagrantes. Le budget 2009 a été rejeté par une partie des membres de la majorité de gauche que le maire a démis de leurs fonctions d'adjoints. Puis la justice s'en est mêlée et voilà que M. Dalongeville est dans la panade. Lui et quelques amis proches qui l'auraient aidé à détourner des fonds publics. Il n'est pas le premier élu (et de Gauche !) à avoir des ennuis avec la justice. Dalongeville est jeune (36 ans) il a la tête comme un chou-fleur tellement elle a enflé depuis les élections et comme le pouvoir n'est pas un élément modérateur, il a confondu les caisses de la ville avec sa bourse personnelle malgré la vigilance des autorités de l'Etat.
Que ce Monsieur Dalongeville soit exclu du PS, c'est bien le moins que la fédération du Nord-Pas-de-Calais puisse faire. Elle doit aller plus loin encore en se constituant partie civile et se considérer comme diffamée par Dalongeville à qui elle doit demander des dommages et intérêts. Ces soi-disant hommes de Gauche qui mettent la main dans la caisse font du tort à la politique, à la Gauche et sont du pain bénit pour Marine Le Pen, conseillère municipale d'Hénin-Beaumont (Front national) qui considère même avoir une autoroute devant elle lors des prochaines élections municipales. Attention, aucune messe n'est jamais dite avant que la porte de l'église soit close. Marie-Noëlle Lienemann (photo) me paraît avoir toutes les qualités : intelligence, culture politique, probité, pour défaire celle qui doit succéder à papa à la tête du premier parti xénophobe de France.
Pour 66 % des Français, une crise sociale va exploser !
L’Union des Familles Laïques dénonce la déconstruction méthodique des services publics, de la santé, de la protection sociale et de toutes les organisations mutualistes et solidaires construites pour satisfaire les besoins des citoyens et de leur famille. Il est urgent, il est vital, de faire obstacle à la loi Bachelot et à la privatisation de la Poste. En défendant leur emploi, en exigeant le rétablissement des postes et services supprimés, tous les salariés, quel que soit leur statut, défendent leur droit de vivre, celui de leurs enfants et de leurs anciens. Ils défendent une société humaine pour aujourd’hui et pour demain.
et par Eric Tollenaere dans son appel au premier mai :
"En occupant les entreprises qui licencient, les salariés ne font que se défendre et défendre leur droit. La prééminence dans la loi du contrat à durée indéterminée compense l’inégalité du contrat de travail. Travailler est vital pour le salarié et sa famille. Licencier, c’est porter atteinte à la vie du salarié dépourvu de l’assurance de retrouver un emploi. Le droit à l’emploi signifie l’interdiction de licencier (1). Ce droit est supérieur par essence au droit de propriété.
Il est temps, il est urgent que la loi le réaffirme et renforce la protection des salariés contre les licenciements, que les postes soient rétablis dans les services publics, que les milliards financent les emplois plutôt que les banquiers, que les partis fassent leurs propositions et les soumettent au suffrage universel. Il est temps que des élections générales soient convoquées, les précédentes ayant été antérieures à la crise. »
1 mai 2009
Le dopage de Rashid Ramzi : Bernard Amsalem pas étonné
Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil, Bernard Amsalem, président de la FFA et Richard Jacquet, maire de Pont-de-l'Arche à l'arrivée du Marathon Seine-Eure. (photo JCH)A l'occasion d'une interview donnée à un confrère (je suis toujours journaliste) Bernard Amsalem déclare : « Evidemment, dès que la Fédération recevra les résultats, elle demandera que la médaille de bronze soit remise à Mehdi Baala, il la mérite. Ce n’est que justice après tout. Cette décision, si elle va au bout, est salutaire pour l’athlétisme. C’est bien pour Mehdi qui était quatrième à quelques centièmes du podium. Ce sera sa première médaille olympique. C’est de bon augure pour les championnats du monde au mois d’août à Berlin. Cela va sans doute le stimuler. »
Mais Bernard Amsalem, qui a fait de la lutte antidopage l'une de ses priorités va plus loin. Il souhaite que tous les pays qui participent aux épreuves athlétiques soient soumis aux mêmes règles et aux mêmes contrôles inopinés. Il sait que l'EPO 3e génération n'est que l'avant-garde d'un produit de 4e génération ou d'un tout autre produit nouveau encore indétectable. Il y a tant d'argent en cause, tant d'intermédiaires douteux et tant de soi-disant médecins prêts à tout. C'est ainsi qu'on apprend que des équipes cyclistes allemandes ont marché (ou couru plutôt) à la dope pendant des années sans se faire prendre.
Souhaitons bon courage à Bernard Amsalem dans son combat collectif et espérons qu'il pourra honorer Mehdi Baala le 17 juillet au Stade France. Nous y serons.
1er mai côté manif
A Paris Martine Aubry a déclaré : « le PS se devait d'être "aux côtés des Français qui souffrent". "C'est une grande journée parce que les Français disent collectivement, avec l'ensemble des organisations syndicales pour la première fois unies depuis 1947, au président de la République : 'Nous ne pouvons pas rester les bras ballants face à la crise, vous devez réagir, vous devez interdire les licenciements financiers, les inégalités dans les salaires et surtout relancer l'économie'."
L'UMP sombre dans le jeunisme de manière grotesque
Tout ce qui avait plus de 35 ans, hommes et femmes, venus de tous horizons, était relégué en fond de salle, loin des photographes et des caméscopes. Ne devaient apparaître à l'écran que des jeunes : d'origine asiatique, blacks, blancs, beurs, disposés dans une mise en scène orchestrée pendant plus d'une heure par les jeunes UMP devant lesquels, on s'en souvient, Rachida Dati avait fait non pas UN mais LEUR malheur en répondant « par-dessus la jambe » aux questions pourtant préparées.
Cette séquence de Yann Bartès en dit plus que tout sur les méthodes maintenant utilisées par certains publicitaires politiques. Il ne s'agit plus de convaincre, de distiller des idées, il s'agit de paraître, de sombrer dans le jeunisme pour faire croire que la France de demain est dans le mouvement. Quelle tristesse.
Je pense a contrario à Pierre Mendès France et ses causeries radiophoniques. A la qualité de ses textes et de sa langue, à la haute portée des idées qu'il souhaitait faire partager et surtout faire comprendre. A l'importance qu'il accordait à la jeunesse, son éducation, sa culture, sa participation à la vie de notre société.
D'un côté image, mépris, une forme d'obscénité. De l'autre, confiance, reconnaissance, le pari de l'avenir. Deux époques, deux mondes.

