2 mai 2015

L'UMP et le FN sont dans les jupes des musulmans


Une collégienne est empêchée de suivre ses cours à deux reprises. Pourquoi ? Elle porte une jupe longue, ce qui est considéré par la direction de l’établissement qu’elle fréquente comme un signe religieux ostentatoire. Autrement dit, et tout en tenant compte du contexte particulier de cette nouvelle affaire conflictuelle entre des familles et des administratifs de l’Education nationale suite à un port de voile inapproprié, les médias et les citoyens qui les lisent, les écoutent ou les regardent, tombent dans le piège que leur tendent l’UMP et le Front National. Car il s’agit bien d’un piège.

A qui profite le crime sinon à ces deux partis en pointe (l’UMP et le FN) contre l’islamisme et au bout du compte contre l’Islam, même si cela ne peut être formulé en ces termes au nom du politiquement correct et aussi du respect de la loi qui, si elle n’interdit pas le blasphème, punit ceux qui portent atteinte à la liberté religieuse d’une manière ou d’une autre. Ne cherchons pas ailleurs les appels de Marine Le Pen pour défendre la laïcité ou le désir de Sarkozy de nommer son parti « républicain ». Il ose affirmer que « les socialistes sont socialistes avant d’être républicains alors que les gaullistes sont républicains avant d’être gaullistes ». Le malheureux. Sarkozy n’était plus d’une toute première jeunesse quand la justice s’est intéressée de près au Service d’action civique, une vague émanation du RPR, le fameux SAC composé de barbouzes chargées de nettoyer le paysage politique avec coups bas et assassinats. Voilà comment la République a été vue par des Gaullistes historiques désireux de conserver le pouvoir à tous prix !

La loi sur le voile était pourtant équilibrée. A force de dialogue et de patience, à force de volonté politique aussi, une loi fut votée et approuvée par l’ensemble des Français, de droite et de gauche. Pourquoi jeter de l’huile sur le feu, pourquoi attiser cette haine cuite recuite sinon par un petit calcul politicien fondé sur le rejet de l’Islam en vrac et en détail. La majorité des musulmans ne méritent pas cet opprobre. Cinq millions d’entre eux, en France, ne demandent qu’à travailler et à vivre avec leur famille dans des conditions dignes et décentes. Tout le reste n’inspire qu’un profond dégoût.


Dominique Gambier rend hommage à la mémoire de Pierre Bérégovoy


La tombe de Pierre Bérégovoy à Nevers. (photo JCH)
« L’anniversaire de la mort de Pierre Bérégovoy, ancien Premier Ministre de François Mitterrand, est l’occasion pour moi, chaque année, de rappeler ici sa mémoire, et de lui rendre l’hommage qu’il mérite.
Je n’oublie pas, comme Maire de Déville, qu’il est né dans notre commune, dans une petite maison aujourd’hui détruite, qui se situait sur la place qui porte maintenant le nom de « Place Pierre Bérégovoy», dans le quartier Fresnel
A titre plus personnel, nos chemins s’étaient croisés au PSU, avant même le PS : nous partagions, à cette époque, cette même volonté d’engagement et de renouveau de la gauche.
Pierre Bérégovoy venait du monde ouvrier ; c’était un syndicaliste ; il avait fait de son engagement politique, un engagement total fondé sur des valeurs ; ce n’était pas un politicien professionnel ! Il avait le souci de la vérité, appris à l’école de Pierre Mendès France.

Nommé premier ministre en 1992, dans un contexte intérieur et international très difficile, il vit mal la déroute de la gauche aux législatives, et la mise en cause de sa probité dans une polémique indigne. L’annonce de sa mort, le 1er mai 1993, plonge les socialistes et les Français dans une profonde tristesse: Un parcours exemplaire qui mérite fidélité !
« Tous se souviennent du militant sincère et désintéressé, de l’homme politique compétent et vigoureux qui a mis toute son énergie et sa vie même au service de la nation, d’une France forte, reconnue et généreuse. Il a consacré toute son énergie à convaincre ses concitoyens que la justice sociale doit être le but de toute action politique et qu’elle ne peut être construite que sur une économie solide, moderne et transparente. Il savait que ce sont d’abord les plus modestes qui paient les illusions de la facilité.  » François Mitterrand, avril 1995.


30 avril 2015

Agnès Saal, directrice de l'INA avait pourtant fait l'ENA…


Mme Agnès Saal.
La Ministre de la Culture, Mme Fleur Pèlerin, a demandé à la directrice de l’INA (Institut national de l’audiovisuel) de démissionner illico de ses fonctions. Agnès Saal, nommée il y a un an, dotée de compétences professionnelles non discutables, a été épinglée pour une note de frais annuelle (de taxi notamment) particulièrement excessive.

La directrice de l’INA avait même poussé le bouchon très loin puisque son fils, nanti du numéro de contrat de maman, utilisait ce moyen de transport pratique et rapide, sur le compte des deniers publics. A l’évidence, les chauffeurs de taxi avaient là de bons clients payant rubis sur l’ongle puisque l’argent venait provenait des crédits de l’Etat. Mme Saal a bien proposé de rembourser quelques courses mais le mal étant fait, la seule réparation possible était la démission.

Je suis toujours effaré par l’aisance avec laquelle certains ou certaines agissent au mépris de l’équité et de la moralité les plus élémentaires. Le pire c’est que je ne suis pas certain que Mme Saal, que je connais ni d’Eve ni d’Adam, ait réellement conscience de la nature de ses actes. Trop de hauts fonctionnaires en prennent à leur aise avec les fonds publics, comme certains élus d’ailleurs, habitués à un système facile et pratique. J’en connais qui justifient même ces comportements en assurant que leur mérite est si grand et leur idée d’eux-mêmes si haute que l’Etat leur doit bien cela !

A partir d’un certain niveau d’emploi et d’une certaine ancienneté dans la maison France, qu’il s’agisse de siéger au Parlement, de diriger des établissements publics ou de régner sur telle ou telle administration, l’argent devient un accessoire naturel d’autant moins préoccupant que les salaires ou les indemnités tombent à date fixe et sans douleur apparente. C’est bien pourquoi la Haute autorité pour la transparence de la vie publique débusque depuis quelques mois les élus de tous bords très laxistes voire menteurs sur leurs déclarations de patrimoine. En fait, ils mentaient depuis longtemps mais on n’en savait rien. Comme ce député UMP, l’un des plus acharnés contre la fraude dite «sociale», alors que lui-même avait des comptes à l’étranger et trompait le fisc à tour de bras. Faites ce que je dis…

Mais le gouvernement a beaucoup appris de l’affaire Cahuzac. S’il a fallu trois mois au Président de la République pour inciter son ministre du budget à quitter ses fonctions, ceux qui ont été dans des situations scabreuses, ensuite, n’ont pas fait de vieux os. Fleur Pèlerin a réagi avec la promptitude adaptée et attendue par les citoyens. A la bonne heure.

29 avril 2015

Pour Jean-Marie Le Pen, la politique c'est surtout de l'or en barre


La Haute autorité pour la transparence de la vie publique a du pain sur la planche. Depuis qu’elle a été créée — sur proposition de François Hollande faut-il le rappeler — cette haute autorité épingle tel ou tel élu, de gauche, de droite et bientôt du Front national. Le site d’informations Médiapart dont je ne cesse de vanter les qualités et les bienfaits, a rendu publique une enquête conduite depuis des mois par deux journalistes de la rédaction sur les comptes cachés de Jean-Marie Le Pen…en Suisse et ailleurs sous d’autres cieux tout aussi cléments.

Un trust géré par son majordome est surtout composé en or. On comprend mieux pourquoi JMLP réclame le retour de l’étalo-or, sa confiance en l’Euro étant plus que relative, de même qu’il a d’énormes préventions à l’égard du papier. Le Pen-père a été interrogé par les journalistes sur l’existence de ce magot planqué en Suisse et devenez ce qu’il a indirectement répondu : tout cela fait partie d’une opération politique destinée à nuire au Front national. A aucun moment, JMLP n’a démenti la vérité des faits rapportés par Médiapart ni menacé le site d’un procès dont il connaît à l’avance l'éventuel verdict.

On apprend aussi, au passage, que Marine, sa fi-fille, aime aussi l’or et l’argent. Elle a si j’ose dire, de qui tenir. Tout cela ne serait pas trop grave s’il ne s’agissait d’élus — notamment députés européens — tenus de décrire en détail la répartition de leur fortune qu’il s’agisse de biens immobiliers, d’œuvres d’art, d’assurances-vie ou, en l’occurrence de bijoux et de valeurs-métal dépassant 10 000 euros ce qui est le cas, ô combien, de Jean-Marie Le Pen.

On sait tous que la révélation de ces informations a priori secrètes, ne changera pas d’un iota l’opinion des Français sur le Front national. Les électeurs(trices) de ce parti se moquent bien de l’état de la fortune des Le Pen. Ils n’ont que faire des turpitudes de ces donneurs de leçons, notamment à l’égard de ce qu’ils appellent l’UMPS, quand ils se prévalent d’honnêteté et d’anti-magouilles et c'est bien dommage. Le vote Front national est un vote de refus, d’angoisse et de faiblesse. 
Mais heureusement, la justice est libre et indépendante en France et si Le Pen-père, d’une manière ou d’une autre, n’a pas respecté la loi, il devra en répondre de manière contradictoire et publique.

28 avril 2015

Dominique Reynié lève le masque


Dominique Reynié
J’apprends que Dominique Reynié, le fondateur de Fondapol, une association proche de l’UMP, est pressenti pour devenir une tête de liste départementale de l'UMP dans le sud de la France lors des prochaines élections régionales. En soi, l’événement n’est certainement pas considérable. Il est plus intéressant de noter que Dominique Reynié est tout de même l’un de ceux qui ont fait et font encore souvent les beaux jours de l’émission « C dans l’air » animée par Yves Calvi.

Ce dernier a souvent mis en avant qu’il invitait des experts ou de soi-disant experts pour expliquer aux béotiens que nous sommes la nature des événements mondiaux ou nationaux surtout ceux liés au monde politico-économique. Qu’on le sache ou pas, les invitations répétées de M. Dominique Reynié n’étaient pas placées sous le signe de la vertu même si la personne est respectable. Tête de liste UMP aux élections, c’est un choix éminemment personnel qu’on doit respecter mais c’est aussi une explication des nombreuses thèses développées par le responsable de Fondapol et, comme par hasard, nettement engagées à droite.

Pour la clarté des explications, il eût été normal que M. Reynié annonçât la couleur plus qu’il ne le fît jamais. Gageons que sa célébrité télévisuelle ne nuira pas à sa candidature. Je ne sache pas que des responsables de mouvements, de partis, d’associations classés à gauche soient invités par Yves Calvi de manière répétitive…parfois un économiste moins libéral que d’autres fait une incursion dans « C dans l’air » dont on ignore d’ailleurs quels critères applique l’animateur pour choisir ses invités.

« C dans l’air » est une émission très suivie, notamment par les personnes âgées, retraitées, dont on sait qu’elles votent majoritairement à droite. L’influence de l’émission sur les votes des Français est évidemment non mesurable. Mais le bruit de fond créé par ces émissions de grande écoute crée un climat rarement favorable au gouvernement ou au président de la République. La Cinq est une chaîne du service public. En tant que telle, on pourrait s’attendre à y entendre des invités au panel plus large que ces habitués dont le discours ne varie pas et ne font entendre qu’un son. Or, qui n’entend qu’un son n’entend…

25 avril 2015

Le PCF des années soixante-dix n'aimait pas beaucoup les immigrés…


Les travailleurs de l'usine Zimmerfer de Louviers en grève en 1972 n'avaient pas été soutenus par le PCF local.
François Hollande a suscité un tollé en comparant le contenu d’un tract du PCF des années soixante dix à des propos défendus, aujourd’hui, par le Front national. Le président de la République a rappelé dans un entretien avec Maïtena Biraben sur Canal Plus que le PC de Georges Marchais ne pratiquait pas la langue de bois en soulignant que « les immigrés mangeaient le pain des Français »…ou une autre formule ayant le même sens.

Sur la forme, François Hollande a eu tort. Oser une proximité sémantique entre les communistes et les Frontistes, voilà qui ne pouvait que déclencher la colère de Pierre Laurent et quelques autres responsables actuels du Parti communiste français. Sur la forme seulement et aussi dans le temps puisque les communistes d’aujourd’hui ne sont pas les communistes d’hier même s’ils portent le même nom.
Sur le fond, François Hollande n’avait, malheureusement, pas tout à fait tort. L’ancien responsable du PCF a en effet commis un texte indiquant combien la main d’œuvre étrangère portait préjudice aux travailleurs nationaux tant dans les conditions de travail que dans leurs rapports avec le patronat.

Je me souviens des arguments du PCF de l’époque et de l’émotion que ses textes rendus publics avaient soulevé dans la Gauche française. Pierre Laurent affirme que ces années-là étaient dominées par le Programme commun de gouvernement signé par le Parti socialiste, le Parti communiste et le Mouvement des radicaux de gauche. En effet, mais ce programme ne faisait pas des immigrés des intrus ou des adversaires de classe. Au contraire, il proposait de donner le droit de vote aux élections locales aux étrangers ayant une certaine ancienneté dans notre pays…promesse demeurée en l’état quarante ans après malgré les multiples reprises lors des congrès du PS par exemple.

Sans vouloir polémiquer plus avant, il faut tout de même noter que le vote Front national se situe géographiquement dans des régions où le vote communiste a été fort. Il est de notoriété publique que les ouvriers, en 2015, votent majoritairement pour le FN lequel représente le parti de la contestation et de la lutte contre l’Etablissement. Des ouvriers qui, jadis, votaient pour le Parti communiste français pour des raisons presqu’identiques. Les socialistes ont toujours été considérés comme des traîtres par les communistes et les accords électoraux n’ont jamais été autre chose que des manœuvres visant à assurer la représentation des uns et des autres.

Les temps changent. Le PCF est allié au Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon qui a fait du PS son adversaire principal. François Hollande semble avoir tiré les conséquences de ce positionnement et n’attend rien, en vérité, de ses anciens alliés. J’ai cru que la petite phrase prononcée à la télévision l’avait été dans l’urgence du direct. A la réflexion, je n’en suis plus si sûr.

21 avril 2015

Des « Républicains » à la sauce américaine…mais une République qui divise


« Le choix, selon toute apparence, est fait. Pour aider à oublier le sigle UMP, désormais entaché de turpitude gênantes, Nicolas Sarkozy et son équipe revendiquent comme pro- priété, ce qui, en fait, est largement commun aux français, depuis 1945 (car, avant...), la République. Le tour de passe-passe se veut marquer au coin de l’habileté. Les autres mouvements politiques ne seraient pas, alors, vraiment républicains ! C’est une manière de théoriser ainsi la stratégie du « ni-ni », et de continuer à mettre, sur le même plan, les socialistes et les frontistes, au mépris des réalités.

Ce qui mérite, également, l’attention est la manière dont Nicolas Sarkozy définit ce qu’il entend par République. Son interview récente, dans le Journal du Dimanche, est explicite. Il y parle d’autorité, d’effort, de laïcité et, ajoute-t-il, « bien sûr de liberté ». Il faut remarquer que la notion d’égalité est absente. Ce n’est pas étonnant quand on considère ce qui est annoncé comme programme économique et social où il s’agit d’ôter le maximum de garanties sociales. C’est, en fait, la philosophie du programme de 2012 qui est reprise. Avec deux cibles affichées et martelées : « l’assistanat », d’une part, « l’islam », d’autre part. Cela revient à remettre en cause, fondamentalement, la valeur de solidarité et la conception de la laïcité, telle qu’elle sous-tend les principes de la loi 1905, qui se veut avant tout protectrice des libertés de tous, pour les croyants, comme pour les incroyants. Ce n’est pas une République qui rassemble, comme le prétend Nicolas Sarkozy, qui est proposée, mais, hélas, une République qui divise et accentue les inégalités.

On voit bien pourquoi cela est fait. Il s’agit de continuer à tutoyer l’électorat du Front national pour l’amener à soutenir les candidats « républicains » au deuxième tour des élections à venir - tout en continuant à bénéficier des voix de l’électorat de la gauche face à des candidats du Front national. Ce qui est une constante, avec Nicolas Sarkozy, c’est l’instrumentalisation permanente des valeurs et des thèmes politiques. C’est le cas, aujourd’hui, avec la République. A nous, de montrer sans cesse, et avec force, le contenu réel du programme, qui est aux antipodes du projet historique de la République. Ce n’est pas avec les pères fondateurs de la IIIe République qu’il renoue, les Ferry, les Gambetta, les Clémenceau, mais plutôt avec les Républicains américains, qui représentent ce que les droites mondiales ont de plus inégalitaires. »

Alain Bergounioux dans « Regards sur la droite »

« Pour Evreux et La Madeleine la chaîne M6 doit être condamnée »


« Le dimanche 12 avril dernier, l’émission « Zone interdite » a soulevé la colère et l’indignation légitimes des Ebroïciens suite à la diffusion d’un reportage sur les quartiers sensibles prétendant montrer « le vrai visage des nouveaux ghettos». Le soir même de cette diffusion, l’opposition avait publiquement appelé la municipalité d’Evreux à demander des comptes à M6. A travers ce « reportage », c’est en effet l’image d’Evreux qui est attaquée, c’est la réalité de nos quartiers qui est déformée, c’est notre identité qui est diffamée.
Encore une fois, la course à l’audimat, a donc conduit des medias parisiens à décrire le quartier de La Madeleine de manière caricaturale en cachant volontairement la formidable énergie de ses habitants, les défis qui y sont quotidiennement relevés,  les magnifiques parcours qui auraient pu être racontés. Le dimanche 15 mars, c’est le discours qu’avait tenu aux journalistes le responsable du parti socialiste Timour Veyri en les invitant à rencontrer les associations, à échanger avec les acteurs de terrain, à refuser les clichés et à valoriser les solidarités qui y existent.
Suite à l’émotion suscitée dans toute la France par la diffusion de ce reportage la secrétaire d’Etat à la ville Myriam El Khomri a appelé de manière forte « une fois pour toute les grands médias à prendre conscience de l’éminente responsabilité qui est la leur. En donnant simplement, non pas une meilleure mais une juste image des quartiers populaires, ils (…)  assumeront ainsi pleinement leur fonction dans une démocratie qui a plus que jamais besoin d’authenticité et d’honnêteté» (mardi 14 avril).
Or, malgré ces déclarations des plus hautes autorités de l’Etat, malgré les accusations de plus en plus graves qui se succèdent sur les conditions de réalisation de cette « enquête », les responsables de la production de ce «reportage » persistent et signent (Europe 1 - Vendredi 17 avril). Contrairement à ce qui a donc pu être dit ou lu depuis ces derniers jours, il est du devoir de tout républicain, et de droit pour tout téléspectateur, de faire constater et condamner ces comportements irresponsables que rien ne saurait justifier. Pour  Evreux et La Madeleine, M6 doit être condamnée.
 
La loi du 30 septembre 1986 sur la liberté de communication fixe les principes de base des missions du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) qui doit notamment veiller à la déontologie des contenus diffusés. En saisissant le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), les élus de La Gauche rassemblée défendent donc l’image de notre ville et apporteront publiquement la démonstration des manquements évidents de la chaîne M6 et des producteurs de Zone Interdite  à la déontologie, à l’exigence d’honnêteté et aux principes républicains essentiels qui doivent guider tout travail journalistique. La Gauche rassemblée appelle l’ensemble des élus républicains du conseil municipal au plus large rassemblement derrière leur démarche. » 
(Communiqué du groupe « La Gauche rassemblée » du conseil municipal d'Evreux)

20 avril 2015

L'Union européenne a l'occasion de prouver que la solidarité des 28 peut sauver des vies


700, hier, 300 aujourd’hui, 500 il y a quelques jours, la Méditerranée n’en finit pas de devenir la tombe de ces migrants Somaliens, Libyens, Syriens, etc. en quête d’un meilleur avenir. Depuis que la Libye de Mohamar Kadhafi est devenu un canard sans tête, un état anarchique dans le mauvais sens du mot, que des factions tribales et rebelles se disputent le pouvoir à coups de canons et de kalachnikovs, le sud de l’Europe est devenu la terre promise pour des milliers de migrants fuyant la répression, les guerres de religions, la misère.

Pour échapper à ce qu’ils comparent au pire, ils vivent le pire du pire : la mort. Entassés sur des rafiots pourris, victimes de passeurs grassement payés, ils tentent tant bien que mal de gagner l’île de Lampedusa, la Sardaigne, le sud de l’Italie. Quand ils échappent au naufrage, ils ont la chance de tomber sur des gardes-côtes italiens et des élus remplis de compassion et d’attention. Dans ce sud de la botte qui souffre également mille maux, on comprend le malheur de ces vieillards, de ces hommes et de ces femmes, de ces enfants aussi prêt à risquer leur vie pour cesser de vivre dans des pays en proie aux passions les plus viles, les excès les plus graves.

Depuis la fin du programme « Mare Nostrum » et la mise en place du plan « Triton » qui coûte moins cher à l’Union européenne mais jette conduit à la mort des milliers de gens noyés, le temps mis à sauver les naufragés a été considérablement accru et le nombre de bateaux disponibles a sensiblement diminué. Il faut être membre du parti néofasciste italien pour reprocher à Mattéo Renzi une quelconque responsabilité face à toutes ces victimes.

C’est comme si on reprochait à Nicolas Sarkozy d’avoir déclenché la guerre en Libye sans en mesurer toutes les conséquences. Autant l’ancien président était obnubilé par le désir d’assassiner Kadhafi, autant il ignorait que le chaos s’installerait à Tripoli. Poussé à la guerre par Bernard-Henri Lévy, Sarkozy — à moins qu’on ne sache pas tout — a cru bien faire en délivrant les Libyens de leur dictature… la suite a prouvé que l’enfer est toujours pavé de bonnes intentions. Même en politique étrangère, même quand la guerre ressemble à une guerre de libération.

L’actualité exige une réaction rapide des Européens. Voilà un bon moyen de prouver qu’une Europe solidaire est capable de trouver des solutions dans l’urgence pour sauver des vies, d’abord, alléger le fardeau de l’Italie ensuite et élargir le panel des pays aptes à accueillir ces réfugiés dans la plus grande détresse enfin.

18 avril 2015

Au Théâtre du Moulin d’Andé, du 28 Avril au 3 Mai, festival Alexandre Paley et ses amis


Alexandre Paley au Moulin d'Andé.
Le mardi 28 Avril à 19 heures débutera  le Festival « Alexandre Paley et ses amis. » Il s’agira de la 25ème édition et le festival se poursuivra jusqu’au dimanche 3 Mai.
Six concerts d’exception, une programmation variée allant de Rameau à Tchaïkovski, du piano solo au sextuor, réunissant autour d’Alexandre Paley  ses amis : piano, violon, violoncelle, alto, contrebasse, cor, clarinette, chant.
Le moment le plus attendu  de la saison musicale du Moulin d’Andé qui chaque année depuis un quart de siècle éblouit un public fidèle et enthousiaste, un moment fait de partage et d’émotion.

Le programme détaillé de ces six concerts.

               28 AVRIL
Weber : Grand quatuor brillant
Schumann : Variations pour 2 pianos, 2 violoncelles et cor
Schubert : Quintette "la truite"


29 AVRIL
Beethoven : Sonate n°9 "à Kreutzer"
Brahms : Trio pour violon, cor et piano
Chopin : Trio pour violon, violoncelle & piano


               30 AVRIL
Rameau : Suite en G pour piano
Saint-Saens : Romance op.36 pour cor et piano
Ravel : "La valse" pour 2 pianos
Chostakovitch : Trio pour violon, violoncelle & piano


               1er MAI
Glinka : Divertissement sur des thèmes de la somnanbula de Bellini pour sextuor
Tchaikovsky- Paley : Suite de la belle au bois dormant
Glinka : Grand sextuor pour piano & cordes


                2 MAI
Beethoven : "An die ferne geliebt" pour baryton
Weber : Grand duo concertant pour clarinette et piano
Brahms : Trio avec clarinette
Liszt : Variations sur un thème de Mendelssohn pour 2 pianos


                3 MAI
Beethoven : Cinq sonates pour violoncelle et piano


INTERPRÈTES : Piano : Pei-Wen Chen, Alexander Paley, Violon : David Haroutinian, Amiram Ganz, David Galoustov, Alto : Aurélie Deschamps, Violoncelle : Livia Stanese, Alexander Dmitriev, Olivier Ledru, Contrebasse : Riccardo Delgado, Clarinette : Florent Pujuila, Cor : Denis Simandy, Baryton : Andreas Lebeda

Le Moulin sera heureux d’accueillir une fois de plus les fervents admirateurs d’Alexandre Paley et tous ceux qui auront envie de découvrir une personnalité hors du commun au talent exceptionnel.