24 octobre 2011

M-Real : l'usine fermera et les salariés seront « jetés » dehors

(photo JCH)
La rencontre des délégués de M-Real, ce matin à Paris, avec le ministre Bruno Le Maire, en présence de François Loncle, député, Gaetan Levitre, conseiller général et Richard Jacquet, maire de Pont-de-l'Arche n'a rien donné. Le ministre a dû admettre que l'Etat ne peut pas tout, pour reprendre une formule célèbre, et qu'il ne peut en tout état de cause pas obliger un propriétaire privé à vendre son bien…à un éventuel concurrent.
Car là est le nœud du problème. M-Real est un ensemble industriel d'Alizay viable et performant. Le propriétaire finlandais souhaitant mettre fin à ses activités en Normandie se trouve face à deux repreneurs, dont un Thaïlandais crédible, mais il refuse de vendre l'outil et préfère jeter à la rue plus de 300 salariés et fermer l'usine. A l'évidence, les machines, turbine, chaudière, seront démontées et remontées ailleurs, mais où ? Voilà pour le plan économique.
Le plan politique. Malgré la mobilisation des élus de gauche et des syndicats, rien n'y fait. La législation actuelle ne permet pas, comme le souhaite le Parti communiste, « la réquisition » de l'usine. Malgré les interpellations de François Loncle, notamment, le gouvernement et Eric Besson sont impuissants.
Le plan juridique. Les membres du CE vont porter l'affaire devant les tribunaux. Il semble que le plan social annoncé doive respecter des règles et des principes mis à mal.
Tout cela ressemble à un énorme gâchis. Des mois d'action, des dizaines d'assemblées générales et des heures de discussion (voir la photo prise cet après-midi) pour un échec patent. La faute à qui ? Aux industriels-propriétaires qui ajoutent de la crise à la crise.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Que cela serve de leçon à ceux qui continuent à laisser planer un doute sur le tracé du chemin de fer dans la vallée de l'Iton.

Si les propriétaires de Georgia Pacific décident de partir en raison de cette menace, ils partiront et rien, ni personne ne pourra les en empêcher.

C'est ainsi, et les politiques portent une lourde part de responsabilité par leur "légèreté blâmable", comme disent les juristes.

Patrick ROBERT