Je l'ai déjà écrit et je le répète, je ne suis pas un fan de Ségolène Royal. Je dois pourtant admettre qu'elle a un culot monstre et qu'elle détonne dans le paysage politique français au point de mettre la Droite dans tous ses états. En allant à Dakar (où elle est née) elle a demandé pardon aux Sénégalais des propos tenus par Nicolas Sarkozy (sous la dictée d'Henri Guaino son…nègre préposé aux discours) qui estimait que « l'Africain n'était pas assez rentré dans l'histoire ». L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle, soutenue par Benoit Hamon et Martine Aubry, a suscité une vague de réactions. La Droite s'est étranglée. Bernard Kouchner a tout de même reconnu que la phrase du président était pour le moins « maladroite ».
A l'époque (en 2007) ces propos sarkoziens suscitèrent une réprobation certaine. En Afrique, évidemment, où les intellectuels de tous les pays se sont élevés contre le discours de Nicolas Sarkozy mais en France aussi où nombre d'hommes et de femmes politiques ont mis en cause la teneur de ces « clichés » qu'un président de la République française, digne de ce nom, aurait dû gommer de son répertoire. Sait-il ce qu'il dit ? Se faire écrire des discours, pourquoi pas, encore faut-il se souvenir que parler au nom de la France n'autorise pas tous les poncifs.
Ségolène Royal, elle, sait ce qu'elle fait. Elle joue les iconoclastes, elle refuse la langue de bois, elle provoque et en ce sens, il y a du Sarkozy chez elle, mais elle sait où elle va et elle y va. On finirait par la croire.
Ce blog politique et généraliste est animé par Jean-Charles Houel avec l'aide de quelques plumes bien trempées. Blog d'un homme de gauche qui s'intéresse à l'avenir de Louviers, Val-de-Reuil, de la CASE et de sa grande région, la Haute-Normandie. Il traite aussi des dossiers nationaux et mondiaux.
7 avril 2009
A ne pas rater sur Arte ce soir : We feed the world
Rémi Sergé, du groupe ATTAC, rappelle qu'un collectif d'associations avait programmé plusieurs films l'an dernier ayant trait à l'industrie alimentaire et plus généralement à notre comportement agricole d'occidental. La chaîne Arte diffuse, dès ce soir, « We feed the world » qui avait été l'occasion d'un débat fructueux au cinéma Forum.Ceux qui n'ont pas vu ce film ou ceux qui souhaitent le revoir seront vivement intéressés et préoccupés. Comme le dit bien Rémi Sergé « Films dérangeants, mais la politique de l'autruche ne fait rien avancer. »
Arte : mardi, 7 avril 2009 à 20 h 45, « We feed the world » Le marché de la faim (Autriche, 2005, 90mn) Réalisateur: Erwin Wagenhofer. « Comment l'industrie alimentaire européenne surproduit une nourriture sans goût et affame le Tiers-monde. Un documentaire phare sur la mondialisation. »
Le point de départ de ce film, qui a connu un vrai succès public lors de sa sortie en salles en France en 2007, fut le désir d'Erwin Wagenhofer de remonter la filière des produits vendus sur les marchés de Vienne, sa ville. Une curiosité qui le conduit d'Autriche au Brésil en passant par la Roumanie et l'Andalousie, capitale des «légumes d'hiver», et par la Suisse où il y rencontre Jean Ziegler, alors rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, et Peter Brabeck, PDG de Nestlé.
En chemin surgissent quelques questions simples : pourquoi les tomates voyagent-elles 3 000 km pour arriver jusqu'au consommateur autrichien et pourquoi les retrouve-t-on, à un prix inférieur aux productions locales, sur les marchés de Dakar ? Pourquoi jette-t-on à Vienne 2 000 tonnes de pain encore frais par jour ? Pourquoi le blé et le maïs cultivés en Autriche sont-ils brûlés, et pourquoi gave-t-on les poulets de soja brésilien dans les élevages industriels ? Si l'on produit de quoi nourrir 12 milliards d'êtres humains, comme le dit Jean Ziegler, pourquoi 850 millions d'entre eux souffrent-ils de la faim ? Pourquoi le gouvernement roumain veut-il rendre ses agriculteurs dépendants des coûteuses semences hybrides vendues par Pioneer (multinationale dont le slogan « Nous nourrissons le monde » donne son titre au film) ?
Vague à l'âme
Le patron de Nestlé, lui aussi, s'interroge : pourquoi, dans un monde si prospère et si confortable, qui nous donne « tout ce que nous voulons », avons-nous du « vague à l'âme » ? Sa brève intervention, édifiante, clôt un voyage superbement filmé et rythmé. Mais Peter Brabeck n'incarne pas seulement le méchant de l'histoire, en donnant une voix et un visage au cynisme des multinationales. Il rappelle à sa façon au spectateur que le monde absurde qui vient de se déployer sous ses yeux est aussi conditionné par sa propre consommation. Aussi We feed the world, comme Le Cauchemar de Darwin, mais aussi Super size me et Notre pain quotidien, diffusés cette semaine par ARTE, en appellent-ils à la conscience et à la responsabilité.
A noter aussi : jeudi 9 avril 2009 à 20 h 45
Rediffusions : 11 avril 2009 à 15 h 40 « Super size me » (Etats-Unis, 2004, 98mn) réalisateur : Morgan Spurlock, auteur: Morgan Spurlock, distributeur : Diaphana Distribution
Les théories du contrat social à l'Université populaire d'Evreux
La prochaine conférence de l’université populaire d’Evreux aura lieu le 17 avril 2009 à 18h30 à l'Université d’Évreux – quartier Tilly. Marie-Pierre Vander Plaetse (professeur de philosophie) y parlera des « théories du contrat social »
Calendrier des conférences suivantes
— 15 mai / 18h30 : Le libéralisme paradoxal d’Adam Smith, par Nicolas Rossignol, professeur de SES
— 12 juin / 18h30 : Le projet de paix perpétuelle, par Denis Collin
Calendrier des conférences suivantes
— 15 mai / 18h30 : Le libéralisme paradoxal d’Adam Smith, par Nicolas Rossignol, professeur de SES
— 12 juin / 18h30 : Le projet de paix perpétuelle, par Denis Collin
Nouveau retournement de veste de Bernard Kouchner
Peut-être Bernard Kouchner préférait-il Goerges W. Bush à Barack Obama ?Sacré Kouchner. Il n'en rate pas une. Le ministre français des Affaires étrangères devient le spécialiste des retournements de veste et des changements de pied. Passé du Parti socialiste au gouvernement de droite de Nicolas Sarkozy, très dubitatif sur la création d'un secrétariat d'Etat aux droits de l'homme qu'il avait appelé de ses vœux, il vient de se renier une fois de plus en assurant que depuis le sommet de l'OTAN, il était devenu hostile à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne alors qu'il y a quelques mois encore, il y était favorable.
Pour justifier ce nouveau changement d'opinion, il invoque l'attitude hostile du premier ministre turc à la candidature au poste de secrétaire général de l'OTAN de M. Rasmussen, premier ministre du Danemark, qui avait refusé de condamner les caricatures de Mahomet parue dans la presse de son pays. Est-ce la vraie raison ? Ne s'agit-il pas, plutôt, pour lui d'accorder son violon avec l'alto de Nicolas Sarkozy qui a contredit Barack Obama, lundi, après que le président américain avait souhaité l'entrée d'Ankara dans l'Union européenne. D'ailleurs, Kouchner joue les matamores du genre « ce n'est pas au président des USA à dicter notre conduite. On est chez nous tout de même ! »
Certes, certes. Mais, du point de vue américain, la Turquie joue un rôle non négligeable dans l'OTAN dont la France vient de réintégrer le commandement opérationnel…sous la tutelle américaine. Allez comprendre. Dominique de Villepin, Alain Juppé, le Parti socialiste, ont d'ailleurs argumenté pour que le Parlement français rejette ce retour dans le commandement intégré. Rien n'y a fait. François Fillon a même posé la question de confiance pour que certains députés UMP ne votent pas non. Je me demande, avec le temps, si je ne me suis pas trompé au sujet de Pierre Péan et du contenu de son livre récent « Le monde selon K.» J'étais réservé. Il doit être plus près de la vérité que je ne l'ai cru de prime d'abord.
Yves Guéna nommé président de la commission de contrôle du redécoupage électoral des circonscriptions
Le président de la République vient de proposer Yves Guéna à la présidence de la Commission de contrôle du redécoupage électoral. On connait bien Yves Guéna. Pas seulement parce que son âge (86 ans) lui permet de présenter un CV long comme deux pages de format A4 mais parce qu'il a tout été. Gaulliste de la première heure, il est devenu énarque, haut fonctionnaire, député, sénateur, ministre. C'est lui que Georges Pompidou a choisi pour « remettre de l'ordre dans les radios périphériques en les menaçant de leur couper les fréquences si ces dernières continuaient à couvrir de façon trop complaisante les manifestations étudiantes. »Par la suite, il a été nommé président du Conseil constitutionnel pour remplacer au pied levé Roland Dumas, démissionnaire pour les raisons que l'on sait et sur lesquels un homme de Gauche ne souhaite pas s'apesantir. En nommant Yves Guéna, octogénaire avancé, Nicolas Sarkozy ne choisit pas l'innovation. Cet ancien président de l'UDR (qui précéda le RPR) est un homme expérimenté, habile, qui saura préserver les intérêts de l'actuelle majorité tout en sauvant les apparences. D'ailleurs, il ne sera pas seul puisque cette commission de contrôle du redécoupage électoral sera composée de trois magistrats et de trois personnalités « qualifiées ». Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, a désigné Dominique Chagnollaud, constitutionnaliste, et Gérard Larcher, président du Sénat, Bernard Castagnède, ancien député européen et porte-parole du PRG.
Cette commission agira dans le cadre des contraintes fixées par le Conseil constitutionnel qui veillera évidemment à ce qu'elles soient respectées. Rappelons que le redécoupage des circonscriptions est lié à la démographie (depuis le dernier recensement) et aux territoires.
6 avril 2009
On ne peut comparer les finances de Louviers et celles de Paris
Pour contester notre argumentation hostile à l'augmentation des impôts locaux, le maire de Louviers a invoqué l'exemple du maire de Paris, Bertrand Delanoë qui, lui aussi, a choisi de faire croître les impôts des Parisiens à hauteur de 9 %. Il invoque plusieurs raisons à cela. La première tient à la diminution très sensible des recettes de la capitale. Alors qu'il avait estimé à 150 millions d'euros le volume de la perte des droits de mutations immobilières, ce sont 320 millions d'euros qui, finalement, vont faire défaut soit une baisse de 38 % ! Quand on sait que ces droits de mutations sont le trésor de guerre des présidents de départements et du maire de Paris, on comprend qu'il soit plus que difficile d'équilibrer le budget.Quelles décisions a prises Bertrand Delanoë ? Il a décidé de maintenir son programme d'investissements tout en étalant certains projets comme les crèches…Il continuera de construire des logements (sociaux) indispensables à Paris. Les halles seront rénovées et le sport ne sera pas oublié non plus que la culture. Quant à Paris-Plage (financé par le mécénat d'entreprises) l'opération sera maintenue !
On ne peut évidemment placer sur le même plan les finances de Louviers et celles de Paris. A Louviers, on ne rogne pas sur les dépenses de fonctionnement (ou si peu) alors qu'à Paris, le maire a décidé de faire des économies, les élus devant donner l'exemple. A Louviers la baisse de recettes est estimée à 100 000 euros sur les droits de mutation. Un point c'est tout. Comment le maire de notre ville peut-il oser une comparaison avec Paris et ses contraintes en équipements publics et en services ?
Et surtout, les Parisiens n'étaient pas pressurés comme le sont les Lovériens. Pour avoir des amis et des parents domiciliés à Paris, on connait les prix des loyers, certes, mais on connaît aussi le faible niveau des taux des taxes locales : Le relèvement des taux, annoncé pendant la campagne des élections municipales, laissera Paris très en dessous de la moyenne nationale en ce qui concerne la fiscalité locale. « Les Parisiens resteront, de très loin, les habitants des grandes villes françaises les moins imposés, a précisé l'adjoint aux finances de la capitale, alors qu'aucune hausse n'avait été décidée à Paris de 2001 à 2008. » M. Gaudillière a annoncé que le taux de la taxe départementale sur le foncier bâti sera de 3%, alors qu'il est en moyenne de 9,88% dans les autres départements !
On le voit, cette augmentation des impôts ne pouvait surprendre puisqu'il s'agissait d'un engagement électoral. A Louviers, le maire proposait « de ne pas augmenter les impôts » mais il n'a tenu aucun compte de ses promesses. Il faudra s'en souvenir.
Les nouveaux langages de François Bayrou et Ségolène Royal
Ségolène Royal avec les salariés d'Heuliez. Elle ne croit pas aux promesses de Nicolas Sarkozy qui a abandonné les « Grandrange » à leur sort. (photo Reuters)François Bayrou, dans « Le Monde » et Ségolène Royal, dans « Le Journal du Dimanche », ont donné deux interviews, de mon point de vue, importantes, qui expriment une radicalisation de leur opposition à Nicolas Sarkozy et aux mesures qu'il préconise ou applique. L'un, François Bayrou, met en cause les fondements même du capitalisme, l'autre, Ségolène Royal, affiche une compréhension des attitudes de révolte des salariés licenciés ou menacés. Je n'ai pas reproduit les questions des journalistes, elles coulent de source en lisant les réponses.
D'abord François Bayrou :
« Le G20, c'est un premier pas qui n'est pas négligeable. De là à jeter les bases d'un nouveau monde... Nicolas Sarkozy emploie une expression que je récuse : il dit " capitalisme moral". Le capitalisme est amoral par nature ; son but mécanique est de faire de l'argent, sa loi est celle du profit. Une fois qu'on a compris cela, on peut lui imposer des règles de transparence et de stabilité. Mais le capitalisme ne peut être un projet de société. Un chef d'Etat français ne peut pas définir son projet par le mot capitalisme. Si comme je le veux, notre projet doit être humaniste, sans concessions, il devra s'imposer en dépit du capitalisme, et s'il le faut contre lui. Le capitalisme est inégalitaire par essence, et l'humanisme est égalitaire par vocation…
…Tout ce qui fait l'originalité et l'universalité du projet républicain français, démocratique, laïque et social, tout cela, peu ou prou, Nicolas Sarkozy y a porté atteinte depuis qu'il est au pouvoir. Depuis le bouclier fiscal jusqu'aux atteintes à la séparation des pouvoirs et à l'OTAN, on conduit la France vers un modèle qui n'est pas le sien et qui minera notre pays…
…Dans le monde, la France avait une originalité : elle était dans l'alliance, mais pas sous l'autorité du commandement américain. Cela avait une grande signification : nous étions amis, mais pas soumis, solidaires mais pas intégrés. Cela nous a permis, par exemple, de dire non au moment de la guerre en Irak. Pour une grande partie du monde qui nous aimait, c'était l'identité de la France. On y a renoncé et, selon moi, c'est une amputation. Et qui nous le demandait ? Personne. Où cela nous conduit-il ? A un ensemble euro-américain face au reste de la planète. Et cela n'est ni notre vocation ni notre intérêt…
Ensuite Ségolène Royal :
« Ce n'est pas agréable d'être retenu, et c'est illégal de priver quelqu'un de sa liberté de mouvement. Mais on ne les a ni brutalisés ni humiliés. Ceux qui sont fragilisés, piétinés et méprisés, ce sont les salariés à qui l'on ment, avant de les mettre à la porte. A Caterpillar, ils ont appris leur arrêt de mort sociale en lisant la presse ; et on s'étonnerait de leur réaction? Etonnons-nous plutôt de l'état du dialogue social dans notre pays…
…Il n'y a pas de fatalité. Aujourd'hui, je constate ce que fait le gouvernement, ou ce qu'il ne fait pas. Les pouvoirs publics sont trop souvent sourds et aveugles, hermétiques à ce que disent les salariés. Ni à Gandrange ni chez Heuliez, l'Etat n'a accepté de prendre en compte les solutions des syndicats... Les gens en pleurent...
…Les injustices sont devenues encore plus insupportables. Parmi ceux qui ont été à l'origine de la crise, beaucoup sont aujourd'hui à l'abri. Pour beaucoup d'autres au contraire, la vie bascule, les salariés perdent leur emploi et n'en retrouvent pas, le chômage des jeunes et des seniors explose, des milliers de familles ne parviennent plus à payer leur loyer ou rembourser leur emprunt. Et comme le pouvoir ne met pas d'ordre dans ce désordre, tout est exacerbé...
Quand on entend des élus de droite expliquer benoîtement que le bouclier fiscal protège les pauvres, on se croirait sous l'Ancien Régime! Alors, est-ce le retour de la lutte des classes? Peut-être. Ce que je sais, c'est que les luttes sociales existent plus que jamais. Longtemps, on a souffert en France de la faiblesse syndicale. La crise, la baisse du niveau de vie, l'injustice provoquent une prise de conscience et une réaction...
…Les salariés doivent forcer le barrage de l'injustice absolue : ce discours dominant qui demande aux salariés de subir et de disparaître en se taisant, d'être licenciés sans faire d'histoire ni de bruit. Je pense le contraire : depuis qu'ils sont médiatisés, les salariés d'Heuliez progressent, on ne peut plus les dénigrer. Ce qu'on appelle la révolte, c'est une réaction contre la violence qui s'exerce contre les salariés et contre le pays. »
No comment.
5 avril 2009
Agglomération Seine-Eure : Le dossier Immochan traité dans les questions diverses à 23 h 30 !
Les délégués de la CASE vont-ils laisser enterrer le dossier Immochan ? (photo archives JCH)L'affaire Imochan est une affaire diverse examinée à 23 h 30. L'éventuelle implantation de plusieurs enseignes commerciales sur un terrain de 5500 m2 appartenant à la CASE et destinées à diversifier l'offre commerciale à Val-de-Reuil n'a trouvé place, lors de la dernière réunion du conseil d'agglomération, que dans ces questions diverses après un ordre du jour épuisé et face à des délégués qui l'étaient tout autant.
Il a fallu que Jean Carré, maire de Pîtres, interroge le président de la CASE pour connaître l'évolution d'un dossier déjà évoqué sur ce blog. Compte tenu des réponses volontairement évasives, plus que réservées du président Martin, les délégués communautaires ont tous compris qu'il cherchait à gagner du temps et, si possible, à faire échec au projet. Bien sûr, il ne veut pas prendre la responsabilité directe et personnelle de cet échec éventuel mais on connaît sa capacité à chloroformer un débat ou un projet qui ne lui plaisent pas.
Devant les élus de l'gglomération, jeudi dernier, il n'a pas pu reprendre sa déclaration faite devant les commerçants de Louviers : « en tant que maire, je suis contre ce projet ». Alors même qu'il jouait les faux naïfs en s'interrogeant sur l'existence « officielle » dudit projet et félicitait Robert Ozeel, maire de Léry, responsable de la commission compétente, d'avoir déblayé la route…
A la place de Marc Antoine Jamet, je me méfierais du renvoi en commission d'étude. Le maire de Val-de-Reuil a donc raison de placer le président devant sa responsabilité : « Il faut aménager donc organiser et communiquer. » Si Franck Martin a décidé de glisser le dossier sous la pile et de tout faire pour ralentir son avancement, les habitants de Val-de-Reuil et de son immédiate périphérie ont bien du souci à se faire.
Mais alors, quel sera le rôle des délégués de la CASE ? Vont-ils le laisser faire ? Vont-ils se résigner ? Ou vont-ils défendre les intérêts d'une ville, d'une région, d'une agglomération en interpellant un président inique et partisan ? Le président de la CASE vient de gagner quelques semaines. Son second objectif sera d'empêcher l'approbation du dossier avant les vacances. Pourrissement et lassitude sont des attitudes patronales. Pas seulement. Richard Jacquet, maire de Pont-de-l'Arche, a clos la discussion en posant la bonne question : veut-on de ce projet oui ou non ?
38 contre 12 : mes correspondants considèrent que l'augmentation des impôts à Louviers n'est pas dûe à la crise
76 % des personnes qui m'ont fait l' honneur de répondre au sondage mis en ligne sur ce blog il y a quelques jours considèrent que la crise est un mauvais prétexte pour augmenter les impôts à Louviers. D'ailleurs, si on se réfère au graphique publié par Le Canard Enchaîné, il est bien évident que nombreux sont les élus qui profitent des lendemains d'élection pour augmenter les impôts avec l'espoir que les contribuables oublieront.
Il s'est donc trouvé 24 % de ceux et celles qui ont répondu pour rendre responsable la crise économique et financière des maux que connaît notre ville. Je ne referai pas la démonstration si bien faite par Michel Doucet. Le temps viendra où on lui rendra justice d'avoir ouvert les yeux des élus et des contribuables qui comprendront, cet automne, combien il sera douloureux de payer la facture du train de vie de cette municipalité.
Au-delà des différences d'appréciations, je remercie les 100 % de personnes qui se sont intéressées à la question et ont ainsi manifesté leur goût pour le débat public. Je renouvellerai cette expérience en d'autres occasions.
Il s'est donc trouvé 24 % de ceux et celles qui ont répondu pour rendre responsable la crise économique et financière des maux que connaît notre ville. Je ne referai pas la démonstration si bien faite par Michel Doucet. Le temps viendra où on lui rendra justice d'avoir ouvert les yeux des élus et des contribuables qui comprendront, cet automne, combien il sera douloureux de payer la facture du train de vie de cette municipalité.
Au-delà des différences d'appréciations, je remercie les 100 % de personnes qui se sont intéressées à la question et ont ainsi manifesté leur goût pour le débat public. Je renouvellerai cette expérience en d'autres occasions.
3 avril 2009
Des policiers au-dessus des lois : Mme Alliot-Marie a tort de protéger quelques brebis galeuses
Un nouveau rapport d’Amnesty International France assure que des policiers sont au-dessus des lois. Il revient sur les causes de l’impunité dont bénéficient, de fait, les forces de l’ordre en France, à travers l’étude d’un certains nombre de cas et l’analyse des systèmes d’enquête et de contrôle français existants. La ministre de l'Intérieur a vertement répliqué au rapport d'Amnesty International (1) sur des attitudes et interventions de la police nationale.Elle soutient que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les syndicats de policiers, prompts à faire jouer le corporatisme, assurent eux aussi que l'immense majorité des policiers respectent les textes même si nous sommes un certain nombre à en douter.Une lettre adressée à François Loncle
Ainsi ce courrier du 1er avril (ce n'est pas un poisson) adressé à François Loncle, député, émanant du président de la Commission nationale de déontologie de la sécurité qu'il avait saisie sur une affaire concernant Caroline X. Le président de la Commission écrit : « Par courrier en date du 30 mars dernier, vous m'avez demandé de poursuivre les démarches entreprises par la Commission nationale de déontologie de la sécurité dans une affaire concernant Mlle Caroline X.
Ainsi que vous avez pu le constater, dans cette affaire la Commission a émis un avis le 20 septembre 2007, dans lequel elle a notamment demandé l'exercice de poursuites disciplinaires contre un fonctionnaire de police. A la suite de la réponse du ministre de l'Intérieur, nous avons à nouveau insisté auprès de lui, par lettre du 7 janvier 2008, sur la nécessité d'engager des poursuites disciplinaires. Aucune suite n'a été donnée à cette correspondance. (2)
A ce stade de la procédure, les attributions de notre commission, telles que définies par la loi du 6 juin 2000, ne lui permettent pas d'user d'autres moyens d'action auprès des autorités administratives ni d'intervenir dans le domaine judiciaire.
J'ai donc le regret de vous faire connaître que la CNDS est dans l'impossibilité de répondre au souhait que vous avez exprimé. Veuillez agréer etc. » Signé Roger Beauvois, président de la CNDS.
Dans le rapport d'Amnesty International on lit : « Les gens doivent pouvoir faire confiance à leur police. Or, aujourd’hui, ce n’est souvent pas le cas. Cette confiance ne sera possible que lorsque les gens verront que des mesures disciplinaires appropriées sont prises en temps voulu, et que les policiers responsables d’actes criminels sont traduits en justice selon une procédure impartiale et indépendante. Une telle confiance est aussi indispensable pour protéger la réputation de la majorité des représentants de l’ordre qui remplissent leur devoir avec professionnalisme et dans le respect de la légalité »…
…« Les gens ont le droit de porter plainte mais, dès qu’il s’agit de plaintes contre des policiers, les chances d’obtenir gain de cause sont très minces. Institutionnellement, le système judiciaire favorise les agents des forces de l’ordre. Les victimes, dont beaucoup sont des ressortissants étrangers ou des Français issus de minorités ethniques, sont trop souvent privées de justice »…
Mme Alliot-Marie peut raconter ce qu'elle veut. Il existe des preuves, des faits allégués qui montrent une complaisance certaine à l'égard de quelques brebis galeuses que le pouvoir a tort de protéger.
(1) Amnesty International est indépendant de tous les pouvoirs : politiques, économiques…
(2) Passage mis en gras par mes soins.
2 avril 2009
L'escamoteur…
Musée de Saint-Germain, Jérôme Bosch, « l'Escamoteur ».« Il (1) a rassemblé autour de lui un public hétéroclite, ses fidèles et les autres. Déjà ses complices sont à leur place, prêts à intervenir. Tel le Jacquemart de ces beffrois nordistes, il paraît un instant à la porte de droite, puis s’efface, puis reparaît à la porte de gauche, puis disparaît à nouveau pour mieux réapparaître. Il affiche un sourire de convenance, mal accordé, faussement affable et grinçant en même temps. On s’attend à le voir frapper sur la cloche, mais de cloche il n’y a point. Il finit par gagner sa place. La séance peut commencer.
D’abord il se lance dans un de ses discours interminables. C’est sa manière de commencer à endormir son monde, de distraire son auditoire et de gagner du temps. Il commence par se réjouir. Pour montrer que tout n’est pas noir. Ce qu’il lui faut, c’est détourner l’attention du public de l’essentiel. Par ses choix dispendieux, il a mené les finances locales dans le mur. Il s’apprête à prendre des mesures impopulaires au pire moment, mais il se réjouit. Ses concitoyens, assommés par la crise et son cortège quotidien de plans de licenciements, de chômage partiel, d’emplois précaires n’ont pas réagi massivement à son annonce d’augmenter les impôts de 9%. Il s’en réjouit. Pour lui, c’est une première victoire. Il a réussi à circonvenir ses opposants. Il va pouvoir dans un moment, les uns après les autres, les ridiculiser. Et il ne s’en privera pas.
Mais avant d’en arriver là, il lui faut parfaire l’enfumage. Tenter de montrer que, de tout cela, il n’est nullement responsable. Alors, grandiloquent, il en appelle à l’Histoire. Et dans sa logorrhée, telles des colombes, des noms fusent de son chapeau : Poujade, Caillaux, Herriot. A sa façon et pour les besoins de sa démonstration, il refait l’histoire de la IIIe et de la IVe République, mélangeant les époques, les sujets, les causes, truquant les citations. C’est une sorte d’inventaire à la Prévert qui mêle choux, carottes et navets. Que lui importe d’associer les détracteurs de l’impôt progressif sur le revenu de la IIIe République et les défenseurs du petit commerce de la IVe. Il croît être parvenu à démontrer que ses opposants sont des poujadistes. Comme il en est content ! Il s’en gargarise. Il va le répéter plusieurs fois pour s’en convaincre. Puis, juste avant que ne surviennent les premiers baillements dans l’assistance et comme s’il les pressentait, il entreprend, pour la réveiller, de la galvaniser. Il en appelle à l’effort, au courage, à la solidarité, au sens des responsabilités, à l’éthique. C’est beau … comme du Déroulède.
L’illusionniste ne dit pas ce qu’il fait et fait ce qu’il ne dit pas. A ce jeu, il est depuis longtemps passé maître. L’an passé, il était, écharpe tricolore barrant la poitrine, sous la banderole et à la tête des opposants à la réouverture de la liaison ferroviaire Louviers Évreux par la vallée de l’Iton et, dans le même temps, il négociait en douce les subsides de la Région pour son contrat d’agglomération en acceptant pour les obtenir de financer les études préalables à la réouverture éventuelle de cette ligne.
Son opposition, à l’en croire, qui sont-ils ? Des gens de peu, des attardés, des ringards, des archaïques, des moyenâgeux qui n’ont rien compris à la société d’aujourd’hui, au progrès, à la compétitivité, à l’Europe, au monde. « Rentrez dans vos chaumières vous éclairer à la bougie » leur dit-il. Il les considère si peu qu’il leur donne la parole mais ne les écoute pas. Il semble même prendre un malin plaisir à leur tourner le dos quand ils parlent. Il se lève, fait semblant de s’absenter, va ostensiblement bavarder avec ses complices pour tenter de les déstabiliser. Il n’hésite pas à les interrompre, voire à les invectiver. Il use à leur égard et sans vergogne de plaisanteries douteuses qui mettent à l’unisson les vibrations de quelques abdomens complaisants.
Ah, qu’ils sont fiers de lui ses complices ! Quelle belle assurance et quelle audace il a ! Comme il parle bien ! Comment fait-il pour leur clouer ainsi le bec ? Pourtant, dans le regard de quelques uns se lit un début d’interrogation. Combien de temps encore l’illusion produira t-elle son effet semblent-ils se dire ?
Le spectacle est terminé. Les uns après les autres, ils quittent la salle encore un peu abasourdis par tant de phrases, tant de mots. Pour leur dire quoi au juste ? Ils ne s’en souviennent plus vraiment. Lui, paraît absent, comme s’il était déjà ailleurs, en route vers un destin politique à la hauteur de son mérite, vers quelque nouveau mandat à décrocher. Mais en son for intérieur, il jubile. Il a fait les poches des Lovériens qui, à quelques exceptions près, n’en ont rien vu. Il va pouvoir continuer comme avant, comme si de rien n’était. Jusqu’à quand ? Il n’en sait rien. Demain sera un autre jour. Demain, il pourfendra l’hydre socialiste de Val-de-Reuil, prêt à sucer le sang des petits commerçants lovériens dont il a pris la défense, sans aucun accent poujadiste bien sûr ! Mais ce qui est pris est pris, n’est-ce pas ? »
Reynald Harlaut
(1) Toute ressemblance avec un personnage existant est volontaire. La scène se passe à Louviers.
Que les gros salaires lèvent le doigt !
Les grands patrons banquiers n'ont aucun scrupule. Alors que certains sollicitent l'aide de l'Etat, que des plans drastiques d'économies sont mis en place, que des plans sociaux poussent les salariés dehors, on apprend chaque jour que tel patron, tel directeur général, va toucher des millions de bonus, se préparent des parachutes dorés égalant la valeur de plusieurs milliers de SMIC et que des salaires mirobolants leur sont versés chaque mois pour les récompenser de leurs échecs. Pour les récompenser également de ne pas avoir fait preuve de prudence, de posséder des actifs archi-pourris avec cette invention mathématique qui a consisté à découper les risques en petits morceaux pour mieux les partager. Qui paie les pots cassés ? Ni les patrons, ni les agences de notation, ni les traders qui attendent des jours meilleurs. Ce sont tous les contribuables français qui, un jour ou l'autre, vont évidemment devoir mettre la main au portefeuille même s'il devient chaque jour un peu plus léger.
Le décret signé de François Fillon et de Nicolas Sarkozy, c'est du pipeau. Ces deux-là comptent sur l'éthique des dirigeants, sur la déontologie de gens qui n'ont eu pour but dans la vie, que de s'en mettre plein les poches. Il n'est qu'écouter Laurence Parisot. Elle diffame les grévistes, elle s'acharne contre les salariés licenciés et révoltés, elle vit dans un autre monde.
Et pendant ce temps-là, le G20 rassemble les dirigeants des pays qui à eux seuls détiennent 85 % du PIB mondial. Ce qui veut dire que les 172 autres pays se partagent 15 % du PIB restant. Pour eux ce n'est pas le G20 c'est le « J'ai faim ». Etonnez-vous, ensuite, que ces malheureux souhaitent gagner l'eldorado, qu'ils soient des centaines à se noyer entre Tripoli et Lampedusa. Dans le Golfe d'Aden ou ailleurs. Renforcer le rôle du FMI et lui donner plus de possibilité d'agir en amont, je ne sais ci c'est très bien. Supprimer les paradis fiscaux ? Qui croit à cette hypocrisie ? Réguler le capitalisme financier ? Les traders sont à l'affut pour recommencer leur manège infernal.
Le 1er mai prochain et pour la première fois depuis bien longtemps, tous les syndicats de salariés appellent à un mouvement unitaire. Nous serons donc à nouveau des millions dans les rues de France pour dire au gouvernement et à Nicolas Sarkozy que les sacrifices ne doivent pas toujours être faits par les mêmes. Au fait, Villepin avait raison : « Sarkozy est resté à table du hors d'œuvre au dessert ». Là où il devait claquer la porte, il se l'est prise dans le nez. Une histoire de fanfaron…
Le décret signé de François Fillon et de Nicolas Sarkozy, c'est du pipeau. Ces deux-là comptent sur l'éthique des dirigeants, sur la déontologie de gens qui n'ont eu pour but dans la vie, que de s'en mettre plein les poches. Il n'est qu'écouter Laurence Parisot. Elle diffame les grévistes, elle s'acharne contre les salariés licenciés et révoltés, elle vit dans un autre monde.
Et pendant ce temps-là, le G20 rassemble les dirigeants des pays qui à eux seuls détiennent 85 % du PIB mondial. Ce qui veut dire que les 172 autres pays se partagent 15 % du PIB restant. Pour eux ce n'est pas le G20 c'est le « J'ai faim ». Etonnez-vous, ensuite, que ces malheureux souhaitent gagner l'eldorado, qu'ils soient des centaines à se noyer entre Tripoli et Lampedusa. Dans le Golfe d'Aden ou ailleurs. Renforcer le rôle du FMI et lui donner plus de possibilité d'agir en amont, je ne sais ci c'est très bien. Supprimer les paradis fiscaux ? Qui croit à cette hypocrisie ? Réguler le capitalisme financier ? Les traders sont à l'affut pour recommencer leur manège infernal.
Le 1er mai prochain et pour la première fois depuis bien longtemps, tous les syndicats de salariés appellent à un mouvement unitaire. Nous serons donc à nouveau des millions dans les rues de France pour dire au gouvernement et à Nicolas Sarkozy que les sacrifices ne doivent pas toujours être faits par les mêmes. Au fait, Villepin avait raison : « Sarkozy est resté à table du hors d'œuvre au dessert ». Là où il devait claquer la porte, il se l'est prise dans le nez. Une histoire de fanfaron…
1 avril 2009
Agression d’un nouveau genre à Montreuil : de la chasse à l’homme au lynchage
« Le 12 mars dernier, un homme a été lynché en pleine rue à Montreuil au motif qu’il ressemblait à un pédophile en cavale. Un portrait-robot dudit pédophile circulait sur les téléphones portables. Alors que, selon des témoins, des pères de famille tournaient dans la rue pour tenter de l’attraper, un homme croyant le reconnaître tire avec un flash-ball avant de prévenir la police, mais la victime plaquée au sol est rouée de coups de poings et de coups de pieds par des passants. Résultat : 30 jours d’ITT. Un suspect a été arrêté le 19 mars et mis en examen.
Ce fait divers grave soulève plusieurs questions : tout d’abord, la vente libre de ce genre d’arme dont l’utilisation peut être dangereuse. Ensuite, la diffusion du portrait robot dont on ne sait aujourd’hui qui en a été l’auteur, affiché dans un stade et photographié par un téléphone portable rendant l’image peut fiable. Enfin, et plus grave encore, la volonté de faire justice soi-même au prétexte que la police ne réagissait pas.
Quelles que soient les peurs et inquiétudes légitimes de parents face à un danger pour leurs enfants, ce genre d’attitude révèle un profond malaise dans les relations que les citoyens entretiennent avec la police ou avec la justice. Ne plus faire confiance à ces institutions est révélateur d’un manque de confiance dont l’origine tient à l’image souvent peu valorisante qu’elles donnent d’elles-mêmes et à des discours qui les disqualifient ce qui est particulièrement grave dans un Etat de droit et met en péril la cohésion sociale.
Face à un fait aussi grave, La Ligue des droits de l’homme s’interroge aussi sur le long délai qui s’est écoulé entre le moment où les faits ont eu lieu et la diffusion de cette information. »
(communiqué de la Ligue des droits de l'homme)
Ce fait divers grave soulève plusieurs questions : tout d’abord, la vente libre de ce genre d’arme dont l’utilisation peut être dangereuse. Ensuite, la diffusion du portrait robot dont on ne sait aujourd’hui qui en a été l’auteur, affiché dans un stade et photographié par un téléphone portable rendant l’image peut fiable. Enfin, et plus grave encore, la volonté de faire justice soi-même au prétexte que la police ne réagissait pas.
Quelles que soient les peurs et inquiétudes légitimes de parents face à un danger pour leurs enfants, ce genre d’attitude révèle un profond malaise dans les relations que les citoyens entretiennent avec la police ou avec la justice. Ne plus faire confiance à ces institutions est révélateur d’un manque de confiance dont l’origine tient à l’image souvent peu valorisante qu’elles donnent d’elles-mêmes et à des discours qui les disqualifient ce qui est particulièrement grave dans un Etat de droit et met en péril la cohésion sociale.
Face à un fait aussi grave, La Ligue des droits de l’homme s’interroge aussi sur le long délai qui s’est écoulé entre le moment où les faits ont eu lieu et la diffusion de cette information. »
(communiqué de la Ligue des droits de l'homme)
Le poujadiste n'est pas celui qu'on croit !
Nous avons prouvé, faits et chiffres à l'appui, que cette augmentation devait être évitée et qu'elle pouvait l'être. Il suffisait que le maire et les siens réduisent leur train de vie pour ne pas contraindre un peu plus celui des contribuables lovériens. Le maire et sa majorité ne l'ont pas voulu. En « mondialisant » le coup de massue fiscal, non seulement ils frôlent le ridicule mais, en plus, ils ne rétabliront pas durablement leurs marges de manœuvre, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Qui sait si l'an prochain, une nouvelle augmentation des impôts ne sera pas jugée « nécessaire » ?
Poujadiste ! Le poujadiste n'est pas celui qu'on croit. Pierre Poujade a bâti sa réputation sur plusieurs thèmes : l'antifiscalisme, l'antiparlementarisme, la défense du petit commerce. Que lit-on, ces jours-ci, dans la presse locale ? Que le maire de Louviers va voter contre le projet Immochan à Val-de-Reuil pour protéger le petit commerce lovérien ! Le poujadiste c'est Franck Martin ! C'est celui qui, s'appuyant sur son privilège de propriétaire (ou plutôt la CASE) des terrains à Val-de-Reuil prétend dicter leur conduite aux élus rolivalois en pinaillant, en finassant, en retardant au maximum le projet Immochan pour le faire échouer. Voilà la vérité ! Voilà le véritable dessein du maire de Louviers qui a eu le tort d'avouer publiquement que, dans cette affaire, il raisonnait comme un élu local et non comme président d'une assemblée de 29 communes ! Il avait pourtant déclaré, pour être élu président, qu'il ne s'opposerait pas aux projets territoriaux des différents maires…Parole, parole…
N'avait-il pas, déjà, traité ces maires des villages voisins de Louviers de « pique-assiette » parce que les enfants de ces communes fréquentaient l'école de musique, la médiathèque, les équipements sportifs de Louviers au tarif des Lovériens ? M. Laheye affirme que des contacts ont été pris avec ces maires, que des conventions sont sur la bonne voie. Pourquoi alors avoir tant attendu ? Pourquoi ce cours de rattrapage ? Ne valait-il pas mieux négocier avant et éviter les mots malheureux conduisant certains élus à quitter le Moulin précipitamment lors de la cérémonie des vœux lovériens (au fait, le maire dit qu'ils ont coûté 6 000 euros ?).
J'invite les Lovériens et les Rolivalois à venir nombreux, jeudi soir à 20 h 30, au siège de la CASE à la Fringale. La démocratie participative débute par l'information. Et se poursuit ensuite par la participation et enfin l'action (notre photo JCH).
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