19 avril 2020

Sévy Golden et Rosita rappelés à l'ordre. Ils ne faisaient pourtant rien de mal.


Sévy Golden, pour ceux et celles qui ne le sauraient pas, appartient au patrimoine lovérien. Jeune élève à l’école municipale de musique au sein de laquelle il étudia le piano avec Mlle Hentz, il est devenu au fil des ans et de l’apprentissage réussi un musicien professionnel capable de créer un orchestre et de s’inscrire dans le paysage follement dingue des années soixante et soixante-dix.
Combien de fans, combien de jeunes rassemblés le samedi à Louviers, aux Andelys, à Vernon, pour participer au mouvement global ! Mieux même puisque Sévy Golden continue — avec sa compagne — d’animer des soirées, des bals, des rencontres individuelles et collectives. Et parfois à la demande des collectivités territoriales locales.
Si j’osais, je dirais que Sévy Golden est un monument lovérien. Il a dû être reconnu comme tel puisque la ville de Louviers et son maire actuel ont fait appel à lui pour éditer à sa façon la célèbre chanson « sur la route de Louviers » distribuée en CD dans toutes les boites à lettres de Louviers.
Mais pourquoi, aujourd’hui, évoquer Sévy Golden ? Parce qu’il a tout simplement émis un cri de colère sur son profil Facebook. Les habitants des quartiers Est de Louviers avaient pris l’habitude, le samedi soir, d’entendre Sévy Golden  et Rosita (domiciliés à Pinterville)  qui proposaient un mini concert à l’heure des applaudissements envers les soignants. Rien de bien méchant bien au contraire.
Mais comme l’unanimité n’existe pas et que, bon an mal an, les grincheux trouvent toujours à s’exprimer, Sévy Golden, un soir de cette semaine, a reçu la visite des policiers de Louviers-Val-de-Reuil, à la suite d’une plainte pour trouble de voisinage. J’ignore si notre musicien sera l’objet de poursuites quelconques ou d’infractions à quelques règlements ? Des oreilles très (trop) sensibles et pas très aimables ont en tout cas jugé que les décibels émanant de la sono de Sévy Golden, en concert de quartier gratis pro deo, devenaient assourdissants. Voilà pourquoi Sévy Golden s’est fâché tout rouge et a réussi à susciter un nombre de commentaires aussi indignés qu’amicaux.
Les policiers d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier. Dans le temps, les gardiens de la paix passaient plusieurs années dans une même région et prenaient ainsi le temps de s’inscrire dans leur environnement qu’ils maîtrisaient dans tous ses effets. Aujourd’hui au fil des mutations et des promotions, au nom de la loi aussi, certains sont plus à l’aise dans la sanction…J’ose espérer que la commissaire de police de Val-de-Reuil appréciera à sa juste valeur le geste musical et vocal de Sévy et Rosita et que nulle amende ne viendra les frapper. Un simple rappel à l'ordre serait, selon nous, bien suffisant. Pour la forme quoi.

18 avril 2020

Le maire de Louviers expose son plan d'action contre les conséquences de la pandémie de Covid 19 : Les Lovérien(ne)s disposeront tous et toutes d'un masque lors du déconfinement !


Il est rarissime que je publie un communiqué d'un élu sans le commenter. J'ai fait le choix de publier dans son intégralité ce texte du maire de Louviers dans lequel il expose son plan d'action en faveur des Lovériens et des Lovériennes pendant la pandémie. Il a raison : il y aura un avant et un après. Mais sous sommes dans le pendant de l'action. Restons-y avec responsabilité. 

Communiqué de François-Xavier Priollaud, maire de Louviers :
Nous entrons dans notre deuxième mois de confinement et je voudrais tout d’abord vous remercier pour le sérieux avec lequel l’immense majorité d’entre vous respectez des règles particulièrement contraignantes qui nous privent de nos libertés habituelles.
Ce confinement, vous le savez, est aujourd’hui notre meilleure arme, en vérité notre seule arme, pour freiner la propagation d’un virus contre lequel nous n’avons à ce jour ni traitement, ni vaccin.
Ce confinement, nous lui devons d’avoir pu éviter à Louviers et plus généralement dans notre département, cette vague que l’on redoutait tant, de malades atteints par la forme grave du virus avec une issue malheureusement souvent tragique.
Nos EHPAD et la Résidence du Parc sont préservés. Aucun cas n’y est à ce jour signalé. La situation est maîtrisée et nous devons continuer à appliquer scrupuleusement les gestes barrière pour qu’elle le reste. Merci à tous les professionnels de santé, en médecine de ville comme en secteur hospitalier pour leur dévouement. Jamais le serment d’Hippocrate n’aura eu autant de sens.

Dans son allocution de lundi dernier, le Président de la République a donné une date précise pour le début du déconfinement : ce sera le lundi 11 mai, sous réserve bien sûr que l’épidémie soit d’ici là maitrisée et même qu’elle ait reculé.
Depuis le début de la crise sanitaire, j’ai pris, au nom de la municipalité, un certain nombre de décisions et de mesures pour gérer l’urgence : accueil des enfants de soignants dans nos crèches et nos écoles ouvertes spécialement pour eux, développement du service de livraison de repas à domicile, portage de médicaments pour les personnes les plus fragiles, fermeture des commerces alimentaires après 20h pour éviter les regroupements nocturnes injustifiés, distribution de gel hydro-alcoolique et de matériel de protection pour les professions médicales.

Tout ceci a été mis en place grâce à la mobilisation du personnel municipal sur le pont depuis le premier jour pour assurer un service public non pas minimum, mais bel et bien maximum, malgré des conditions difficiles. J’adresse aux agents de la ville, en notre nom à tous, élus et citoyens, nos remerciements et notre reconnaissance.
Il s’agit à présent de passer à une nouvelle étape de l’action municipale tout en continuant d’agir avec efficacité et humanité. On évoque souvent le monde d’avant et le monde d’après. Il y aura en effet probablement un avant et un après. Mais ce qui m’occupe et me préoccupe aujourd’hui c’est le présent, je veux parler de l’adaptation de nos modes de vie à l’existence d’un virus qui ne va pas disparaître du jour au lendemain.

Il nous faut donc apprendre à vivre avec. Il nous faut être lucides et regarder en face la crise économique qui s’annonce et ses conséquences sociales potentiellement dramatiques. Nous devons être à la hauteur pour faire face individuellement et collectivement aux difficultés qui sont devant nous et qui nécessitent de la détermination et de l’unité. Aussi, je vous présente des mesures très concrètes qui constituent le plan d’action de la ville de Louviers pour cette période où nous allons devoir apprendre à vivre avec le virus.

Ce plan d’action municipal, qui s’ajoute aux mesures prises par l’Etat, la
Région, le Département et l’Agglomération, comporte quatre volets :
- Un volet sanitaire ;
- Un volet de soutien à l’économie locale ;
- Un volet d’accompagnement social et éducatif ;
- Et enfin un volet dédié au tissu associatif.


Le premier axe est sanitaire
Il porte essentiellement sur la question des masques. La ville a constitué un stock de masques chirurgicaux jetables que nous réservons en priorité au personnel municipal pour lequel une protection estrequise dans l’exercice de ses missions. Je pense en particulier aux agents du
CCAS en lien avec des personnes vulnérables, à ceux de la résidence du parcainsi que de la régie de restauration collective des deux airelles. Des masques supplémentaires commandés et réceptionnés par l’agglomération pourront
également être distribués aux personnels soignants qui en feraient la demande et qui sont prioritaires.

Par ailleurs, nous allons distribuer un premier lot de 25 masques à chaque commerce ouvert à Louviers pendant la période de confinement. Les commerçants sont en effet au contact quotidien de nombreuses personnes et j’estime que nous leur devons cette protection.

Mais se pose aussi la question du port du masque pour l’ensemble de la population dans la phase de déconfinement et au-delà. Le choix que nous faisons est celui des masques en tissu, lavables et réutilisables. Je vous annonce que nous mettrons à la disposition de chaque lovérien un masque en tissu d’ici à la fin du confinement.

Nous avons commencé à travailler à cette solution il y a maintenant dix jours et avons réceptionné une commande de tissu et d’élastiques samedi dernier pour la confection de ces masques selon un tutoriel agrée par l’AFNOR. La matière première est achetée par la ville et les masques sont réalisés par des bénévoles de l’association culturelle franco-turque de Louviers que je tiens à remercier très chaleureusement. La production va commencer avant la fin de la semaine dans des locaux et avec des machines à coudre professionnelles mises à disposition gracieusement par un entrepreneur de Louviers que je tiens à remercier très sincèrement. Environ 25 000 masques devraient être ainsi fabriqués d’ici au 11 mai et ils feront l’objet d’un contrôle qualité par un organisme agréé.
Vous serez prochainement informés des modalités de distribution de ces masques qui seront bien entendu gratuits. J’attire votre attention sur le fait que le port du masque, qu’il soit jetable ou lavable, n’exonère en rien des gestes barrières qui restent la meilleure protection contre le virus. J’insiste aussi sur le fait que jusqu’au 11 mai le confinement reste la seule solution pour empêcher la propagation du virus et que jusqu’à cette date il nous faut rester chez nous.

Le volet économique
J’en viens à présent au volet économique de notre plan d’action. Le coup d’arrêt brutal porté à l’économie du pays a des conséquences terribles sur le tissu
économique local, en particulier pour nos artisans et commerçants dont une majorité est frappée par des mesures de fermeture administrative. Il n’est pas question de les laisser tomber. Les commerces de proximité sont le cœur battant de notre ville et je mettrai tout en œuvre pour éviter que certains ne survivent pas à la crise actuelle.

C’est pourquoi la ville de Louviers va déployer des moyens financiers sans précédent pour leur venir en aide. Aussi, je vous annonce l’exonération de la taxe locale sur la publicité et les enseignes (la TLPE) pour l’exercice 2020 ainsi que la suppression des droits de terrasse. La non perception de ces taxes représente en effort financier d’environ 100 000 euros pour la ville.

Nous allons également procéder au doublement du fonds municipal d’attractivité commerciale. Nous proposerons que sa dotation passe de 50 000 à 100 000 euros dans le budget primitif 2020 qui sera présenté au début de l’été.
Ce fonds municipal sera principalement réorienté vers des mesures de soutien à la reprise d’activité pour les commerces fermés pendant le confinement. Et je réunirai les représentants des associations de commerçants afin d’établir avec eux les critères d’attribution de cette aide. Je souhaite que nous nous inscrivions dans une approche au cas par cas. C’est aussi cette démarche que je porterai auprès de l’Agglomération Seine-Eure dans le cadre des dispositifs de soutien qu’elle mettra en place.

C’est grâce à l’assainissement des finances municipales opéré depuis six ans que nous pouvons aujourd’hui financer ces mesures d’urgence, sans avoir à augmenter les impôts. Je vous le dis car c’est important, la crise ne me fera pas changer de cap. Nous poursuivrons à Louviers, au cours du prochain mandat, la baisse des taux d’imposition que nous avons initiée en 2017.

Nous disposons également d’un levier d’action à travers le programme national « Action coeur de ville » dont Louviers fait partie, avec 221 autres villes en France. J’ai proposé au ministre des collectivités locales, Sébastien Lecornu, que ce dispositif soit repensé pour devenir un levier de la relance de l’économie locale. A cet effet, je vais demander au Gouvernement, en l’espèce au ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, que les collectivités locales soient autorisées à réorienter le FISAC – ce Fonds d'intervention pour la sauvegarde de l'artisanat et du commerce - vers des aides d’urgence aux commerces en difficulté, en particulier dans les secteurs de la restauration et de l’hôtellerie. Au niveau de notre agglomération, cela représenterait 400 000 euros immédiatement disponibles.

Le soutien au secteur du bâtiment est également stratégique dans la période actuelle et là aussi, je plaiderai auprès de l’Etat pour que les communes du programme « Action Coeur de ville » puissent rapidement bénéficier de dispositifs fiscaux incitatifs au développement de programmes immobiliers répondant aux besoins de notre territoire.

Vous le voyez, beaucoup pourra être fait pour relancer l’économie et soutenir nos entreprises si nous savons faire preuve de pragmatisme et de bon sens pour agir vite, avec souplesse et discernement, en soutenant la commande publique auprès des entreprises de notre territoire.

A cet égard, j’ai bon espoir que la demande formulée avec d’autres maires visant
à relever à 100 000 euros (au lieu de 40 000 euros) le seuil de déclenchement des marchés publics soit acceptée par le Gouvernement dans le cadre des ordonnances en cours d’élaboration.

Accompagnement social et éducatif
Après les mesures d’aides aux entreprises et à l’économie locale, j’en viens à présent au volet relatif à l’accompagnement social et éducatif. Car c’est une évidence, la crise économique va accentuer les inégalités sociales avec des familles entières ou des personnes isolées qui risquent de se trouver confrontées
à des difficultés financières accrues. Le CCAS dispose dans son budget d’une enveloppe dite de secours d’un montant annuel de 40 000 euros pour venir en aide aux plus démunis, notamment quand ils doivent faire face à des problèmes de surendettement pour payer l’eau, l’électricité, la cantine des enfants, le loyer. Cette enveloppe de secours va être déplafonnée afin de pouvoir satisfaire toutes les demandes qui rempliront les critères fixés par la commission d’attribution des aides.

Il nous appartient aussi de protéger les personnes les plus vulnérables qui peuvent être victimes de violences intrafamiliales. Des dispositifs de prise en charge existent à Louviers, en lien avec les services de l’Etat, du département et le réseau associatif : ce travail partenarial ancré dans notre Stratégie municipale de sécurité et de prévention de la délinquance élaborée en 2015 doit être encore renforcé aujourd’hui. C’est pourquoi des hébergements d’urgence de la ville seront le cas échéant mobilisés pour mettre en sécurité les personnes victimes de telles violences ; j’ai échangé sur ce sujet avec l’opposition municipale et nous allons renforcer nos moyens d’information pour éviter que de tels drames ne se produisent et ne se poursuivent dans l’indifférence.

Le Président de la République a annoncé la réouverture progressive des
écoles à partir du 11 mai. Le Gouvernement n’a pas encore précisé les modalités de la reprise des cours. Est-ce que les écoles de Louviers rouvriront toutes en même temps ? La reprise se fera-t-elle à plein temps ou à temps partiel ? Les classes seront-elles dédoublées pour avoir des effectifs réduits ? Je n’ai pas aujourd’hui les réponses à ces questions qui ne relèvent pas de la ville, mais de l’Education nationale.

Ce que je peux vous assurer, c’est que la municipalité prendra bien sûr toutes les mesures permettant de garantir la sécurité sanitaire des élèves, de leurs enseignants et des agents municipaux qui travaillent dans les écoles : Je veux parler de la désinfection des locaux, de la mise à disposition de gel hydro-alcoolique et de savon et aussi de masques si cela était nécessaire.

Depuis le début du confinement, les enseignants ne ménagent pas leurs efforts pour assurer la continuité scolaire et maintenir le lien avec leurs élèves. Je tiens
à les en remercier. Mais malgré leurs efforts, la fermeture physique des écoles est terrible pour le décrochage scolaire en particulier pour les élèves issus des quartiers d’éducation prioritaire. Nous devons les aider à rattraper le retard accumulé pour qu’ils ne soient pas pénalisés pour le restant de leur scolarité. Car on sait à quel point le retard pris dans l’apprentissage des savoirs fondamentaux peut à terme devenir un facteur de discrimination sociale.

C’est pourquoi j’ai proposé à l’inspecteur de l’Education nationale que la ville de Louviers offre cet été des cahiers de vacances aux élèves scolarisés dans le réseau d’éducation prioritaire. Au-delà des cahiers, que nous commanderons, en circuit court, à la librairie de Louviers, nous mettrons en place un dispositif de soutien scolaire, pendant l’été, dans le cadre du Plan de Réussite Educative (PRE).
Enfin sur cette question de la réouverture des écoles, je réunirai l’ensemble des acteurs de la communauté éducative dès que le Gouvernement aura fait connaître les modalités de déconfinement afin de les décliner à Louviers de façon opérationnelle et dans la concertation.

Soutien aux associations
J’en viens enfin, et pour conclure, au 4e volet de ce plan d’action. Il concerne le soutien que la municipalité apporte au secteur associatif, lequel joue un rôle déterminant dans la vie de la cité. La période de confinement est terrible pour les associations qui ont dû suspendre leurs activités et se retrouvent pour certaines confrontées à des difficultés financières pour honorer leurs charges.
La loi d’urgence sanitaire du 23 mars 2020 autorise les maires à prendre des décisions sans avoir à réunir le conseil municipal puisque le contexte ne le permet pas pour le moment. En application de cette loi, j’ai signé hier la décision qui attribue 185 000 euros de subventions à nos clubs sportifs, conformément à la répartition proposée par l’Office municipal des sports. Les comptes bancaires des clubs seront ainsi crédités dans les délais les plus brefs.

S’agissant des associations non sportives qui nous ont retourné leur dossier de demande de subvention, je réunirai dans les prochains jours, sous la forme d’une visio-conférence, la commission consultative d’attribution des subventions aux associations qui comprend des élus de la majorité, de l’opposition et des personnalités qualifiées. Nous serons ainsi en capacité de verser rapidement les subventions accordées.

Je voudrais aussi vous dire un mot plus particulier sur les associations caritatives qui viennent en aide aux plus fragiles : la Croix Rouge, le Secours populaire, les Restos du Coeur, le Secours catholique et l’Armée du Salut. Je vais proposer à leurs responsables de tenir une réunion en audio ou en visio-conférence pour échanger avec eux sur la façon d’adapter au mieux l’aide apportée aux plus démunis. Là aussi, la municipalité sera au rendez-vous si des moyens supplémentaires doivent être accordés à ces associations, sous forme de subventions exceptionnelles.

Comme vous pouvez le constater, le temps n’est pas celui des déclarations d’intention ; il est clairement celui de l’action. Le défi est immense et il faudra du temps pour retrouver une vie normale.
Les équipements recevant du public vont rester fermés après le 11 mai, qu’il s’agisse par exemple du cinéma, du musée, de la piscine, de la patinoire et de nombreux lieux que nous avons hâte de retrouver, comme les cafés et les restaurants.
Les personnes âgées et les plus fragiles vont devoir rester encore confinées un temps certain et nous devons leur apporter toute notre attention et prendre soin d’elles.
En cette période si singulière, il nous faut plus que jamais faire preuve d’humanité, de patience, d’esprit d’entraide et de solidarité. C’est ainsi que nous apprenons, jour après jour, à vivre différemment le temps de vaincre ce virus.
Alors, plutôt que de céder à un pessimisme de raison, je vous propose de faire le choix d’un optimisme de volonté. Car j’en suis certain, ensemble et unis, ce défi, nous le relèverons.

17 avril 2020

Trois réflexions au débotté : les âmes noires, Paris Normandie en liquidation, Suzanne va bien merci…


Le temps des âmes noires
Toutes les périodes troubles suscitent leur lot de bêtise, de rumeurs, de colère, de violence et de délation. En ces temps de confinement abêtissant pour les uns, proscratinateurs pour d’autres et révélateurs à eux-mêmes pour d’autres encore, la panoplie des âmes noires ne manquent pas d’attributs et encore moins de sujets.
Ici «on» dénonce des jeunes ados un peu bruyants, là «on» alerte la gendarmerie pour un barbecue en famille, là encore «on» téléphone au 17 en espérant demeurer discrets pour mettre en cause une heure dépassée ou un rassemblement suspect. Alors même que les techniques permettent à tous les coups de connaître les correspondants.
Il est évident que face au dévouement permanent de tous les personnels soignants, le travail continu des transporteurs routiers ou des hôtesses de caisses qui, sans en avoir l’air assument aussi le risque de devenir malades du coronavirus, ces âmes noires d’une France obscure ne pèsent pas bien lourd.
Il n’empêche. La jalousie, la haine, l’envie, tous sentiments mêlés de frustration et de désir de vengeance, forment un maelstrom peu ragoutant. La France de 39-45 a  évidemment connu des épisodes aussi lamentables que mortels pour certaines familles juives décimées. «On» n’en est heureusement pas là et certains jugeront ma comparaison obscène. Ils auront en partie raison.
Tout de même, ce que je souhaite évoquer c’est ce penchant humain, ce trait lourd de conséquences plus durables qu’on ne le croit que forme cette France peureuse, rabougrie, nationaliste (et pas patriote) souverainiste (et pas ouverte au monde) dangereuse pour nos libertés, nos actes du quotidien, notre art de vivre à la Française. Méfions nous des Trump, des Bolsonaro, des Modo, des Orban, des Xi jinping, des Le Pen, tous dirigeants (passés, actuels ou futurs) de pays sans liberté de penser et donc sans liberté de la presse. Ils nous préparent un monde terriblement invivable. Le virus du totalitarisme, lui, ne porte pas de masque. Au fait en 2019 près de 50 journalistes ont trouvé la mort en faisant leur métier. Ne les oublions pas.

Paris-Normandie en liquidation judiciaire…
Justement, la presse ? Parlons-en. J’apprends que les dirigeants de Paris Normandie ont sollicité du tribunal de commerce de Rouen la liquidation judiciaire de l’entreprise de presse éditrice du quotidien régional. Au fil du temps et surtout après la reprise de PN par Robert Hersant, en 1977, les fines plumes spécialisées du quotidien de Pierre René Wolf, repreneur du journal après la guerre, ont quitté le navire devenu un canard sans tête…et sans jeu de mot. Paris Normandie a été un quotidien très important, non seulement dans la vie normande mais également à Paris où une rédaction spécialisée relatait les événements nationaux et mondiaux. Je pense ainsi à tous mes confrères ébroïciens, Lovériens, vernonnais, rouennais, les Pierre Joly, Pierre Lepape,  Léonce Moutardier, Jean-François Baudu, Claude Virlouvet, Pierre Bigot, Didier Bureau, sans oublier les chroniqueurs sportifs grâce auxquels j’ai débuté dans le métier.
A lire les noms on voit peu celui de femmes. A cette époque, les rédactions étaient majoritairement masculines. Les temps ont heureusement changé. Aujourd’hui, on compte dans les quotidiens nationaux ou régionaux, les agences de presse, les hebdomadaires (je n’oublie pas La Dépêche bien sûr) un grand nombre de journalistes professionnel(le)s issues des écoles ou formé(e)s sur le tas, à l’école de la vie. Un mélange des genres et des styles.

Prenons des nouvelles des ami(e)s
Suzanne va bien…
On est confiné, certes, mais pas sans moyens de communication. Ce bon vieux téléphone fixe a beau être délaissé, nous avons en mains des outils informatiques formidables. Ils nous relient à nos voisins, nos amis, et au monde entier. On aurait tort de ne pas prendre de nouvelles de personnes que l’on estime, que l’on admire, ou que l’on aime. Il paraît que si les images et les vidéos ont du succès, elles ne diront jamais autant que la parole autrement dit la voix. La voix dit tout de nous. Elle exprime nos craintes, nos angoisses mais aussi le bonheur que nous apportent les beaux et bons messagers : acteurs, comédiens, poètes, écrivains, parents, frères, sœurs et tout ceux et celles qui comptent pour nous. Ecoutons donc avec encore plus d’attention — on a le temps n’est-ce pas ?— les voix de ceux et celles à qui l’on pense de manière à entretenir cette musique éloquente qui ne s’éteindra qu’à notre dernier jour, comme le fut aujourd’hui pour le chanteur Christophe ce 17 avril victime du Covid 19 même si sa famille parle de problèmes pulmonaires sans citer le nom de ce satané virus.
Ainsi, cet après-midi, j’ai décidé d’appeler Suzanne Lipinska pour prendre des nouvelles de sa santé et aussi de l’énergie qu’elle a emmagasinée pendant des décennies pour faire de son Moulin d’Andé un lieu irremplaçable, inusable, intemporel. Suzanne a atteint un âge respectable, elle appartient à la catégorie des personnes fragiles mais sa volonté de vivre et surtout de partager l’a toujours emporté sur la tristesse de voir ses amours et ses amis partir avant elle ce qu’elle ne doit pas déplorer puisque nous sommes des centaines, des milliers peut-être, à tenir à sa présence et à son histoire, un peu la nôtre aussi. Suzanne va bien, n'est-ce pas l'essentiel…

10 avril 2020

De nombreux élus municipaux tiennent leur légitimité d'une ordonnance mais pas du suffrage universel


Le 26 mars dernier, je publiais un billet de blog assurant que jamais, au grand jamais, le premier tour de l’élection municipale n’aurait dû avoir lieu. La déclaration télévisée d’Edouard Philippe a porté un coup mortel à la participation puisque jamais les électeurs et les électrices n’ont été aussi peu nombreux à se rendre aux urnes pour un scrutin de cette nature. J’ai souvenir que MM. Larcher, Baroin, Jacob et quelques autres exigeaient (le jeudi précédent le 15 mars) du président la tenue de ce premier tour d’élection. Si le gouvernement avait osé reporter le scrutin, on eût crié à la dictature.

Depuis la publication de ce billet, le virus s’est répandu dans toute la population et on apprend que des assesseurs, des scrutateurs, des élus, des employés communaux ont déclaré être atteints du Covid 19 puisque tel est le nom de cette grippe qui n’a rien d’une gripette. Certains assurent avoir été contaminés au moment des opérations de vote et reprochent à la puissance publique  d’avoir maintenu ce premier tour. Ils ont raison de le faire. Il est regrettable qu’Emmanuel Macron n’ait pas tapé du poing sur la table combien même il aurait été insulté comme savent le faire Marine Le Pen et ses acolytes qui n’ont jamais eu l’occasion de gouverner et donc d’avoir à choisir quelque politique que ce soit. C’est une chose de gérer à Béziers, c’en est une autre que de diriger la politique de la France.

Tout de même, souvenons nous, c’était il y a à peine une mois : des présidents de régions et de départements, des responsables politiques vraiment responsables, ont crié haut et fort qu’il fallait empêcher ce premier tour, qu’il en allait de la santé des Français ! Il suffit de lire chaque soir la litanie du nombre de morts en Italie, en Espagne, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, et dans notre pays, pour comprendre le désarroi et la colère de toutes ces victimes. Je pense que le président de la République a manqué de courage en autorisant ces élections municipales. 

Songeons, enfin, que 80 % des électeurs ne sont pas représentés puisque le second tour ne peut avoir lieu en cours de crise sanitaire et que des ballotages ont lieu dans les principales villes de notre pays. Des villes comme Paris, Marseille, Bordeaux, j’en passe et des meilleures, sont actuellement dirigées par  des équipes qui tiennent leur légitimité d’une ordonnance, certes légale, mais qui n’a rien à voir avec la sanction du suffrage universel. 

Pire même. Il n’est en effet pas impossible que les grandes villes de notre pays soient conduites à organiser à nouveau l’ensemble du scrutin municipal avec premier et second tour dans des conditions politiques inadmissibles qui découleront de la crise sanitaire, évidemment, mais également d’une crise économique et financière dont on ignore la majorité des conséquences pour tout un chacun ! De quoi modifier l'environnement social et politique d'une élection prévue en 2020 et qui pourrait avoir lieu en 2021…mais quand ?

8 avril 2020

Le port du masque à Louviers ? Le maire et ses services y travaillent !


Il est des maires qui se taisent et d’autres qui ont l’amabilité d’informer leur population surtout pendant une période de crise sanitaire qui en angoisse certains et en désespère d’autres. J’ai, c’est vrai, regretté que le marché du samedi, à Louviers sur la place de la Halle, ne se tienne plus pendant la période de confinement. J’en ai rendu indirectement responsable le maire de Louviers qui a réagi avec courtoisie mais avec  une certaine fermeté, également, ce qui est compréhensible puisqu’il est dans son bon droit. En lisant la réponse que m’a faite François-Xavier Priollaud, les lecteurs de ce blog apprendront que le Vaudreuil (un village) a des capacités réglementaires que n’a pas Louviers (une ville). Et que le préfet peut autoriser au Vaudreuil ce qu’il interdit à Louviers. Dont acte.
Par ailleurs, s’il est vrai que la démagogie et les exercices de com ne manquent pas en ces circonstances exceptionnelles, on doit tout de même constater que l’Académie de médecine propose le port du masque pour chacun et chacune en toutes circonstances et que ce sera encore plus nécessaire quand le déconfinement interviendra. J’ai donc adressé une demande au maire pour connaître sa position à l’égard du port du masque et il apparaît que notre ville pourrait bien bénéficier d'une bonne surprise dans un délai que j’ignore puisque le maire dit « travailler » à une solution. Il se pourrait donc que les Lovériens et les Lovériennes soient prochainement invités à porter un masque règlementaire et efficace ce que la population appréciera au plus haut point et ce qui permettra également aux pharmaciens de ne plus être agressés verbalement par des clients mécontents.

Les mises au point du maire
«Monsieur Houel
Je lis votre blog. En ce qui concerne le marché, le préfet de L’Eure n’autorise aucune dérogation pour les villes dans lesquelles il existe de nombreux commerces alimentaires. Vous ne pouvez donc  pas, comme vous l’écrivez, sous entendre que si le maire souhaitait maintenir le marché ce serait possible. Car non, cela ne l’est pas. Et ce qui est autorisé par la préfecture pour le Vaudreuil ne l’est pas dans les grandes villes du département.
Quant au port du masque, comment voudriez vous le rendre obligatoire tant que nous n’avons pas de solution pour que chacun puisse en avoir un. Ce à quoi nous travaillons. Les initiatives prises dans certaines villes sont tout simplement démagogiques et de pur exercice de com. Et ce n’est pas mon style encore moins dans la période actuelle.
Nous avons  pris des mesures, sans forcément en parler, qui font qu’à Louviers il n'y a aucun cas à l'hôpital et à la résidence du parc, ni parmi les pensionnaires ni parmi le personnel soignant. La seule chose à faire aujourd'hui est de sortir le moins possible de chez soi. Et nous multiplions les initiatives de portage et de livraison à domicile pour limiter les sorties au maximum. »

Au 7 avril, l'Eure ne figure pas parmi les départements les plus touchés par le coronavirus


Nous avons la chance d’habiter un département faiblement touché par le coronavirus. Comparées à celles du grand est de la France ou de l’Ile-de-France, les statistiques concernant l’Eure, au 7 avril, démontrent que les hôpitaux semblent ne pas être saturés et c’est heureux. Evidemment, pour les familles atteintes et soumises aux même règles drastiques concernant les cérémonies liées aux deuils, cette épidémie est un grand malheur. Au 7 avril au soir, donc, l’Eure comptait 66 hospitalisations, 12 personnes en réanimation, 26 malades guéris revenus à leur domicile et enfin 22 décès.

La plupart des villes et communes ont supprimé leurs marchés en plein air. Je dois souligner que la commune du Vaudreuil, dont le maire est Bernard Leroy, président de la communauté d’agglomération, le marché de dimanche dernier s’est tenu dans de bonnes conditions à la fois pour les clients et pour les commerçants non sédentaires, notamment les marchands de légumes. Quand les maires se donnent les moyens de maintenir une activité essentielle à la vie des habitants — la vente de légumes frais notamment — ils y parviennent avec la collaboration des tous. Ce n’est pas si compliqué.

S’agissant des masques que l’on voit portés ici et là sous toutes leurs formes (pas les masques médicaux réservés aux soignants bien sûr puisque réquisitionnés) les autorités rappellent qu’ils protègent non les porteurs de ces masques mais les autres personnes en retenant les émissions d’expectorations individuelles. J’ai interrogé le maire de Louviers sur le port de ces masques imposés par certains de ses collègues à Sceaux ou dans certaines cités du midi de la France par exemple, pour lui il n’est pas question de déroger aux habitudes en cours. Autrement dit, tout port de masque répond à une initiative personnelle.

31 mars 2020

Louviers : Le marché du samedi n'aura pas lieu pendant le confinement


Martine Aubry sur le marché de Pont-Audemer.©JCH
Plusieurs personnes m’ont interrogé pour savoir si le maire de Louviers avait l’intention de rouvrir le marché du samedi pendant la période de confinement. On sait que le gouvernement a interdit les marchés ouverts sauf dérogations accordées par les préfets aux maires qui le demanderaient. J’ai donc sollicité l’avis de François-Xavier Priollaud, maire de Louviers, qui n’ignore pas l’importance et l’intérêt du marché de fin de semaine pour les habitants de la ville mais aussi pour nombre de résidents secondaires peut-être confinés à la campagne. S’il l’avait souhaité, le maire aurait pu solliciter une dérogation préfectorale mais il n’en sera rien. Martine Aubry, maire de Lille, la maire de Rennes, Nathalie Appéré, aussi, ont décidé d'autoriser à nouveau les marchés ouverts.
A la question que je lui ai posée, M. Priollaud m’a répondu : « Non, il n’est pas à l’ordre du jour d’autoriser le marché du samedi. D’autant que nous avons travaillé avec les commerçants non sédentaires pour qu’ils puissent vendre leur production sur d’autres points du territoire où il y a peu ou pas de commerces alimentaires. Le système fonctionne bien. Et notre initiative « commerçants solidaires » également. Donc à ce stade, statu quo. »




30 mars 2020

Des masques de plongée transformés en respirateurs…Les Géo trouve tout à l'ouvrage


Les masques de plongée de la marque Décathlon peuvent être adaptés en respirateurs ! Des chercheurs belges ont donc trouvé un système sur lequel travaillent également des industriels français comme Renault. Si réellement, ces masques peuvent pallier les carences d’un état qui ne peut pas tout prévoir, alors là je dis chapeau. De tout temps la débrouille et le système D ont fonctionné dans notre pays. Il aurait été surprenant qu’aucun artisan, bricoleur, industriel, ne trouve une solution aux manques de matériel médical. On doit évidemment saluer ces geo trouve tout qui vont peut-être sauver des vies.
Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour fustiger la prétention et la morgue qui animent Marine Le Pen. En l’écoutant ce matin sur France Info, je l’entendais comme tous ces politiciens avides de sang et de désespoir. Pour eux le scénario catastrophe est simplissime : Depuis le début de l’épidémie, le gouvernement s’est trompé. Chaque jour qui passe illustre ses erreurs. Chaque mort doit perturber la conscience des décideurs. Il manque des masques, il manque des places dans les hôpitaux, il n’y a pas assez de ceci ou de cela. Que de critiques et de remarques assassines. Marine Le Pen savait tout avant tout le monde et elle n’a rien dit !
Il est vrai, cependant, que depuis l’affaire Bachelot (et ses millions de vaccins perdus) le principe de précaution est appliqué avec trop de…précaution dans notre pays. L’erreur, si erreur il y a, n’appartient pas à ce seul gouvernement. Il faut remonter à des décennies pour lister la liste des colères des praticiens hospitaliers qui perdurent. La plupart d’entre eux, les urgentistes notamment, hurlent depuis des mois faute de moyens adaptés. Ce n’est pas durant la crise qui frappe le monde entier dont les amis de Mme Le Pen (MM. Trump et Johnson notamment), que la France seule doit être clouée au pilori. Un retour d’expériences s’imposera après la crise. Il verra un monde changé, bouleversé que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd’hui.

29 mars 2020

Les élus municipaux du 15 mars le sont bel et bien !


François-Xavier Priollaud, maire de Louviers, est un lecteur attentif de ce blog. Il me signale (avec raison) que j’ai commis une erreur d’interprétation des textes dans mon billet consacré aux déclarations de Gérard Larcher, président du Sénat. En effet, j’ai tiré de ses propos au journal « Aujourd’hui », la conclusion suivante : si le second tour de l’élection municipale ne peut être organisé le 24 juin, il faudra rejouer le premier tour mais cela…UNIQUEMENT dans les 5000 communes n’ayant pas élu leur conseil municipal au premier tour de scrutin du 15 mars. J’avais extrapolé — et sans doute soulevé des craintes chez certains élus — en assurant que les deux tours auraient lieu dans toutes les communes. A l’évidence ce n’était ni logique ni démocratique. Qu’ils et elles se rassurent, donc, les élu(e)s du 15 mars le sont définitivement sauf évidemment en cas de contestations devant les tribunaux adéquats. Je présente donc mes excuses aux lecteurs(trices) de ce blog qui ont craint pour leur écharpe.

Sommes nous si sûrs que les résultats du premier tour des municipales sont acquis . Gérard Larcher ouvre une piste…


Sommes nous si sûr que le premier tour des élections municipales doit être considéré comme acquis ? A en juger par la lecture d’une interview de Gérard Larcher, président du Sénat, accordée au journal Aujourd’hui, les événements vont peut-être contraindre l’exécutif à rebattre totalement les cartes.
Le raisonnement de Gérard Larcher est simple. Le gouvernement a imaginé pouvoir organiser le second tour de l’élection municipale le 24 juin prochain. Il reste, en effet, 5000 communes sur 35 000 où les résultats ont abouti à un ballotage et donc à un second affrontement pour combler les vides des sièges dans les villes et les agglomérations et métropoles.
Le scrutin du 24 juin, s’il devait être reporté pour cause du coronavirus, obligerait le gouvernement à tenir compte des trois mois constitutionnellement requis pour organiser un second tour ce qui l’obligerait à revoir sa copie. Gérard Larcher affirme au « Parisien Libéré », que dans ces conditions, il faudrait aussi « annuler le premier tour » et réorganiser une campagne municipale normale avec premier et second tours. Si tel était le cas, la date des élections sénatoriales prévues à l’automne devrait également être modifiée.
Nul ne sait combien de temps va durer la période de confinement. Et encore moins comment se déroulera la sortie de cette période extraordinaire. Les élus du premier tour doivent avoir en tête qu’une nouvelle campagne électorale est possible et conserver une vigilance attentive.