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Le centre nautique est un projet « CASE » (photo JCH) |
Je souhaite revenir sur le sondage IFOP aux résultats tant
vantés par le maire de Louviers. Je note que la communication est le point le
plus apprécié des Lovériens. Il est vrai que la parution régulière du journal
municipal permet de suivre l’évolution des chantiers, de mieux connaître les
projets communaux et qu'il est aussi un moyen pour les groupes d’opposition de
mettre le doigt sur certains aspects de la vie politique locale qu’il s’agisse
des finances ou d’autres sujets de mécontentement. La loi a imposé cet outil de
démocratie et nous ne nous en plaignons pas.
Depuis que les réunions publiques de quartiers ont disparu
du programme municipal et que le maire préfère les promenades tranquilles face
à des Lovériens demandeurs, ce journal est devenu l’outil majeur de la
communication municipale. Pas seulement. Et c’est sur ce point que je veux
insister.
La Communauté d’agglomération Seine-Eure renforcée des
communes de la communauté Seine-Bord recèle des compétences essentielles au
devenir de notre bassin de vie. Au-delà de la gestion de l’eau et de
l’assainissement, de la collecte et de l’élimination des déchets, la CASE
définit le développement urbain (zones d’habitat) et industriel (zones
d’activités) de notre immédiate région. Le tourisme entre dans ses cordes
également. Et compte tenu des lois de décentralisation en préparation, les
agglomérations et les régions vont se voir doter de compétences élargies
jusqu’ici attribuées aux départements et aux communes. Mais, car il y a un
mais, les délégués des agglomérations ne sont pas élus au suffrage universel
direct. Leur action est lointaine et mal connue. Et pourtant vitale comme on l’a
vu récemment avec le vote modifié de la contribution économique. D’où la
nécessité de mieux communiquer. D’où l’embauche d’une journaliste à la CASE
chargée de rédiger le journal… de la CASE. Et c’est très bien.
Question : pourquoi le journal municipal de Louviers,
payé par les seuls contribuables lovériens, fait-il une part belle, très belle
même, aux décisions et projets initiés par les élus de l’agglomération issus de 37 communes ?
L’exemple le plus flagrant est ce projet de centre nautique intercommunal (1)
financé par la CASE et des subventionneurs. Franck Martin joue admirablement de
la confusion. Tantôt il parle en maire de Louviers, tantôt il parle en (ex)président de l'agglo, jetant
une confusion totale dans l’esprit des observateurs, confusion habilement
entretenue par les sites internet et autres blogs référencés avec un point
commun : martin. J’imagine que la proximité des prochaines élections
municipales ne va pas améliorer la clarté des choix.
Je comprends bien que si la journaliste d’Actua Louviers se
contente des thèmes lovériens, la pagination va se réduire. Pour une nécessité
de transparence, il serait tout de même bel et bon qu’à l’avenir on sache
précisément qui fait quoi et qui paie quoi. Chacun avec son support.
(1) Je reviendrai en temps utile sur certains aspects du
projet.
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