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Lors de la présentation du livre des Pétroplus au siège de la fédération de l'Eure du Parti socialiste. (photo JCH) |
Les 470 salariés de Pétroplus seront (normalement) fixés sur
leur sort demain à l’occasion de l’examen par le tribunal de commerce de Rouen
des trois offres de reprise présentées. A lire les différentes gazettes, aucune
d’entre elles ne présente de qualités avérées. Depuis un an, cependant, les
salariés de la raffinerie se battent comme des chefs pour empêcher la fermeture
définitive d’un outil sans doute ancien mais apte à être modernisé.
Lors de sa visite à Val-de-Reuil, en janvier,
François Hollande, président de la République, a rencontré pendant 45
minutes les salariés de Pétroplus. Il avait à ses côtés Arnaud Montebourg,
ministre du Redressement productif et Laurent Fabius, ministre des Affaires
étrangères mais surtout élu de la Région.
François Hollande a promis que « l’Etat ferait son devoir. »
Une phrase certes importante mais insuffisamment claire pour les salariés. On
attend donc avec impatience le jugement du tribunal de commerce et la réaction du
gouvernement. Si la justice consulaire condamne l’ancienne raffinerie Shell à
la fermeture, quelle sera la position du chef de l’Etat ? Une nationalisation même
temporaire ? Ayrault, premier ministre, n’y est pas favorable. Arnaud
Montebourg reviendra-t-il à la charge en défendant cette solution ? Le
mauvais souvenir de Florange doit lui trotter dans la tête. Il va de soi que les salariés de Pétroplus ne resteront pas
inertes en cas de solution négative. Ils attendent que l’Etat ait des idées et…du pétrole.
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