28 septembre 2014

Hervé Maurey, Nicole Duranton et Ladislas Poniatowski élus sénateurs de l'Eure.


La division de la gauche aura été fatale à Bruno Questel, candidat du Parti socialiste et du PRG. Les sénatoriales dans l’Eure ont livré leur verdict : Hervé Maurey et Nicole Duranton ont été élus sur la liste UMP-UDI officielle avec plus de 800 voix et Ladislas Poniatowski récupère le 3e siège à la proportionnelle avec une vingtaine de voix d’avance sur le maire de Bourgtheroulde (321 contre 306 pour Bruno Questel).
Le candidat du PCF ayant recueilli plus de 100 voix et la candidate écologiste en ayant rassemblé une petite quarantaine (37 exactement) il est évident et mathématique que la gauche désunie n’avait aucune chance de l’emporter sauf miracle, assez rare en politique. J’ignore quelles raisons précises ont conduit les responsables du PCF à assumer cette décision dont ils connaissaient les conséquences. Au-delà du refus de la politique du gouvernement, il est regrettable que des choix locaux n’aient pas animé des politiciens à la courte vue. Que vont-ils faire demain, au sein du conseil général ? Les élus communistes ne se sont-ils pas mis hors de la majorité actuelle ?
Ils imaginent sans doute que ce choix n’aura aucun impact sur les futures élections départementales et régionales. Je ne suis pas responsable fédéral du Parti socialiste, parti au sein duquel les couleuvres ne manquent pas à la digestion, mais il est évident que les options des communistes et des écologistes ne manqueront pas de susciter une certaine colère dans les rangs des militants.
C’est la politique me direz-vous et les militants ne comprennent pas toujours les décisions des appareils. Avec leurs 37 voix sur 1816 votants, les Verts se ridiculisent. Que pouvaient-ils espérer sinon une forme de déshonneur ?
La seule satisfaction est l'élection d'une femme. Quant à Joël Bourdin avec ses 179 voix, il a fait de la figuration et payé très cher l'opposition de Bruno Le Maire à sa candidature.

3 commentaires:

nono a dit…

Le division de la gauche, elle touche d'abord le PS, qui l'organise.
Les 60 propositions socialistes qui vont à la benne, la loi Duflot, votée, puis détricotée, sans même parler d'écologie ou de fiscalité, et si tu veux, on parle de dérèglement climatique !
Les "options des communistes et des écologistes ne manqueront pas de susciter une certaine colère dans les rangs des militants", écris-tu. Déjà, je te rappelle que la colère existe déjà, pas contre les écolos ou les communistes, mais contre les instance dirigeantes du PS. Les frondeurs ne manquent pas d'enfoncer les clous. Frondeurs socialistes.
Tu parles de déshonneur et de ridicule pour les écolos, et menace les communistes pour les postes au CG.
Oubliant au passage que s'il n'y a pas eu d'accord, c'est d'abord dû aux socialistes. Christophe Borgel a mis fin à toute forme d'accord : "Avec les résultats des municipales, il y avait moins de places pour des accords car moins d'élus".
Déshonneur dis-tu ? Déshonneur et ridicule ? Ca va 5 minutes :
Cahuzac ! Thévenoud ! Morelle ! Guérini ! Une forme d'honneur socialiste.
Ridicules ?
Le PS a eu toutes les majorités, fait exceptionnel pour la gauche. En a fait quoi ?
Je prends avec humilité toutes les leçons d'honneur, et de crédibilité politique et citoyenne que tu veux bien nous donner. On va essayer de se rattraper, sans toutefois imiter d'aucuns dont les vertus, si brillantes soient-elles, restent incomprises par nous. Et nous tâcherons de rester honnêtes et de ne pas insulter.
Le ridicule et le déshonneur, ça frise l'introspection. Et méchants avec ça.

Jean-Charles Houel a dit…

J'ai repris maintes fois sur ce blog des arguments que tu accepterais. Je ne suis ni tendre ni indulgent avec tous ces gens que tu cites. J'ai même suscité la colère de camarades du PS qui me reprochent mes écrits sur Cahuzac, Guérini, Thévenoud et je ne t'ai pas attendu pour fustiger leur comportement. Je ne vois ce que l'on gagne à préférer Ponia à Questel. Même vu du côté écologiste !

nono a dit…

Excuse-moi, Jean-Charles, je ne préfère pas Ponia à Questel.
Ke préfère une alternative intelligente et écologiste que tu préfères affubler de déshonorante et ridicule. En quoi les écolos se sont déshonorés ou ridiculisés ? Tu sais très bien que nous sommes impliqués dans la société civile et la politique pour porter des politiques qui correspondent à nos convictions - un moment j'ai cru qu'elles pouvaient être tiennes - sans penser une seconde aux profits.
Eh, nous ne sommes même pas élus, mais on continue de se battre pour que demain soit tenable.
On n'a pas appelé à voter Ponia, mais à voter pour l'écologie.
Je me demande des fois de quoi on parle.
Déshonneur et ridicule ? La politique mène à tout, et en premier à l'impolitesse et l'irrespect.