9 septembre 2017

L'opposition municipale lovérienne ne devrait pas jouer les dilettantes


Les colonnes de l'opposition sont vides.
Le travail d’un élu de l’opposition est souvent décourageant, fastidieux, inutile. C’est du moins le sentiment que peuvent éprouver les élus des groupes minoritaires surtout quand, en leur sein, on compte d’anciens responsables d’exécutifs locaux devenus de « beaux » parleurs dans le meilleur des cas. A la parution du dernier journal municipal « actua Louviers », j’ai été effaré de constater que les deux groupes d’opposition locale n’avaient trouvé ni le temps, certainement, ni les thèmes, peut-être, justifiant la parution d’un texte exprimant leur point de vue, par exemple, sur la gestion du maire actuel. Cette absence est évidemment regrettable.

Le groupe qu’anime Franck Martin (ancien maire) et l’élu du Front national ne doivent sans doute pas considérer que les initiatives de François-Xavier Priollaud sont exemptes de tout reproche ou alors c’est à désespérer de toute opposition digne de ce nom. Les deux colonnes demeurées blanches (notre photo) dans le journal municipal faute de textes adressés à la rédaction alors qu’elles sont réservées à l’expression libre des minorités, ne laissent pas d’inquiéter tout citoyen avide de points et de vue différents et de propositions nouvelles.

Je peux comprendre la lassitude des deux responsables de l’opposition eu égard à l’ancienneté de leur action militante et à leur envie de tourner la page. Il doit bien exister après d’eux quelqu’un capable de prendre la plume, de la tremper dans quelque encre, et de conduire un travail d’avenir puisque, comme le temps passe, nous entrons dans la seconde phase du mandat municipal débuté en 2014. Les élections de 2020 se préparent aujourd’hui.

Le journal paru en ce début du mois de septembre a forcément été préparé en amont et au mois d’août. Je n’ose croire que la période de vacances a ruiné l’imagination de l’opposition d’autant que des sujets pas forcément consensuels — locaux ou nationaux — auraient pu justifier un éclairage politique ou économique différent de celui du maire. Souhaitons que les colonnes du prochain numéro de notre journal local (il appartient à tous les Lovériens) soient à nouveau remplies des contre-propositions de l’opposition. Si le FN veut continuer de se taire, je n’y verrai, quant à moi, aucun inconvénient.

6 septembre 2017

La violence en politique a évidemment à voir avec la jouissance du pouvoir


Après l’agression dont a été victime Nathalie Kociusko-Morizet, le coup de casque porté par un député LRM contre un dirigeant du PS parisien lui valant 30 jours d’arrêt de travail et un traumatisme crânien plus que sérieux, voilà que Jean-Vincent Placé, sénateur EELV de Paris, ancien ministre, et sans doute candidat à sa succession le 24 septembre prochain, a été agressé et dépouillé de ses effets au cours de la nuit de samedi à dimanche.

Ces dernières décennies, jamais les hommes ou femmes politiques n’avaient été l’objet de violences physiques aussi graves et rendues publiques. Ne soyons pas naïfs. Bien sûr que le combat politique présente des aspects peu reluisants et suscite des passions extrêmes. Les campagnes électorales, notamment, de la part de colleurs d’affiches peu scrupuleux ou de distributeurs de tracts excessifs, sont souvent marquées du sceau de l’intolérance et du non respect de l’adversaire. 

Est-ce vraiment nouveau ? Certainement pas. La France de la 3e République a connu des situations bien plus douloureuses avec l’antisémitisme, les menaces de coups d’état, des manifestations avec morts d’hommes et de femmes. On croyait que l’évolution des mœurs, le développement de l’éducation, les rigueurs de la loi, allaient rendre le monde politique meilleur. Il n’en est rien. Cette violence physique survient à un moment particulier de l’histoire de la 5e république avec la remise en cause de rentes de situations que les partis traditionnels croyaient acquises. Le PS, les Républicains, le FN, et même la France insoumise, n’ont pas obtenu les victoires espérées suscitant regrets, jalousies et dépit…Il n’est pas si étonnant que des esprits faibles ou des frustrés passant à l’acte se livrent à des agressions que la loi condamne.
M. El Guerrab a démissionné de la République en Marche.

Plus surprenant en revanche, ce coup de casque de M. El Guerrab, député de l’étranger dans la circonscription de l’Afrique de l’Ouest. Qu’il y ait eu un conflit en cours entre lui et sa victime, M. Faure ne fait pas de doute. Ils s'étaient notamment disputés une investiture législative à Paris. On attend d’un élu de la nation plus de maîtrise, plus de circonspection, mais on a tort. Car les hommes et leur cerveau reptilien sont toujours à l’œuvre. Il suffit parfois de peu de chose pour passer de la colère à la violence physique. Justement. Les responsables de la République en marche souhaitent que leur député démissionne de son mandat après avoir quitté le mouvement. Ce serait bien le moins. Mais dans ce domaine, rien n’est sûr. On a connu bien des élus (n’est-ce pas M. Fillon ?) mis en examen ou inquiétés pour X raisons qui n’ont pas décroché. Il faut croire que le pouvoir et son exercice sont des drogues puissantes dont l’addiction guette tout un chacun.


5 septembre 2017

Le programme des conférences de la Société d'études diverses de Louviers


Le Programme 2017-2018 des conférences de la SED :

Samedi 14 octobre 2017 : « Sarah Bernhardt, célèbre tragédienne française », par Jacqueline Daumet, professeur d’histoire honoraire.
Samedi 18 novembre 2017 : « L’architecture Renaissance dans le département de l’Eure », par France Poulain, architecte des Bâtiments de France, chef de l’Unité départementale de l’Architecture et du Patrimoine de l’Eure.
Samedi 16 décembre 2017 : « L’art roman dans le département de l’Eure », par Nicolas Wasylyszyn, ingénieur du Patrimoine, adjoint au chef de l’Unité départementale de l’Architecture et du Patrimoine de l’Eure.
Samedi 20 janvier 2018 : « La navigation ancienne sur la Seine », par Jean Baboux, vice-président du Cercle d’Études Vernonnais.
Samedi 17 février 2018 : « La Première Guerre mondiale en Manche », par Pierre-Yves Lepage et Jean-Luc Lemaire, du Groupe de Recherches et d’Identification d’Épaves de Manche Est (GRIEME).
Samedi 17 mars 2018 : « Le camp de regroupement de Gitans à Louviers sous l’Occupation », par Vanina Gasly, responsable des Archives de la Communauté d’agglomération Seine-Eure (CASE). La conférence sera précédée, à 15 heures, de l’assemblée générale annuelle de la SED. 

Les conférences suivantes, dont le sujet reste à déterminer, auront lieu les samedis 14 avril et 26 mai 2018.

Il y en a marre des attaques de Mélenchon et de Macron contre les journalistes


Il est impossible pour l’homme de presse que j’ai été — et que je demeure — de rester muet ou indifférent face à l’avalanche de critiques et de blâmes adressés à la presse en général et aux journalistes en particulier. Ce n’est pas nouveau : Jean-Luc Mélenchon décroche la palme de la mauvaise foi. Il fustige sans toutefois les désigner nommément, les rédactions et les propriétaires de presse, attachées selon lui, à la perte de « la France insoumise » et des députés appartenant au groupe d’opposition de gauche qu’il préside.
Il n’est pas le seul. Emmanuel Macron, hier à Forbach, interpellé par un journaliste de radio lui répond sèchement : « les journalistes ne m’intéressent pas, ceux qui m’intéressent ce sont les Français. » Dans le genre langue de bois on fait difficilement pire.

Que se passe-t-il dans cette France de 2017 qui vient de connaître des bouleversements importants pour que des élus, des responsables de partis, des citoyens aussi, attaquent les journalistes devenus des parias. Ils seraient (presque) tous des vendus ou des achetés (c’est selon). Ils seraient au service d’officines évidemment non nommées. La recherche de la vérité serait le cadet de leurs soucis et, comme le rabâche Donald Trump, la presse assénerait mensonges et contre vérités à longueur d’antenne ou de colonnes.

Jean-Luc Mélenchon est devenu un expert dans l’art d’humilier les journalistes. Sûr de lui et dominateur, il s’est même permis (sur son blog) de rappeler l’histoire militante de certains éditorialistes pour leur reprocher leurs engagements d’antan qui au PC qui au PS…Comme si lui, Jean-Luc Mélenchon, devait sans cesse justifier d’avoir été un jour trotskyste ou membre de l’appareil socialiste. Il fut même ministre ! Les hommes changent, les contextes historiques aussi ainsi que le monde politique. Les journalistes ont le droit à l’engagement. L’objectivité absolue n’existant pas. Sans faire preuve d’esprit partisan ou sectaire, les hommes et femmes de presse ont le devoir, pour le coup, de dénoncer tous les abus, toutes les frasques, tous les excès, de ceux et celles qui aspirent à représenter les citoyens. Au prix de la critique et de la mise en cause…

Que serait notre pays sans Le Canard enchaîné ou Médiapart ? Fillon serait peut-être président de la République voire pire avec Nicolas Sarkozy ? Emplois familiaux, conflits d’intérêts, pantouflages, privilèges…sans la presse, pas de loi de moralisation de la vie publique, pas de clarté sur le financement des campagnes électorales, pas de dénonciation des scandales.

Mélenchon et Macron ont évidemment tort de mépriser le rôle de la presse dans une démocratie adulte et bien vivante. En ont-ils peur ? Préfèrent-ils voir les journalistes en prison comme en Turquie, au Venezuela ou en Chine ? Alors que Loup Bureau (1) croupit dans une geôle d’Erdogan, que plus d'une centaine de titulaires de la carte de presse meurent chaque année dans le monde, que des centaines de reporters sont pourchassés, stipendiés, menacés sur la planète entière, les élus Français feraient mieux de remercier la presse même imparfaite, même injuste parfois, car elle est indispensable au bon fonctionnement de la démocratie. Tout simplement.

(1) Loup Bureau est un journaliste français accusé par le pouvoir turc de soutenir les rebelles du PKK. Tout cela parce qu’il a rencontré — dans son rôle légitime qui est de donner la parole à toutes les parties en cause — des opposants à Erdogan ! Agissons pour le sortir de prison !

1 septembre 2017

Roland Plaisance, ancien maire d'Evreux, est décédé à l'âge de 93 ans

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Roland Plaisance (second en partant de la gauche) avait accueilli Georges Marchais à Evreux. (photo JCH)
Beaucoup l’appelait Roland. Ils s’en souviendront encore longtemps. Bien que décédé à l’âge de 93 ans, Roland Plaisance, l’ancien maire d’Evreux (pendant 24 ans), laissera une empreinte durable dans une ville qu’il a aimée, façonnée, modernisée. On lui doit d’avoir fait d’Evreux une ville capitale dans un département rural fortement concurrencé par son grand voisin de la Seine-Maritime.
Maire, sans doute, adjoint, longtemps, d’Armand Mandle ou d’Augustin Azémia, Roland Plaisance représentait sa passion pour sa ville mais également le parti communiste français auquel il adhéra très jeune. D’ailleurs, c’est lui qui avait accueilli Georges Marchais, secrétaire général du PCF dans les années soixante-dix pour saluer la mémoire de Pierre Semard (1) pris en otage avec d’autres communistes et fusillé par les Nazis à la prison d’Evreux en mars 1942.
Roland Plaisance était un pragmatique. S’il avait des convictions éminentes chevillées au corps, il aimait discuter avec les socialistes et les radicaux, notamment, qu’il avait maintenus dans ses municipalités. D’autres personnalités issues de la société civile avaient également accepté de travailler avec lui car il plaçait au premier plan l’intérêt général et l’avenir des Ebroïciens.
Pendant ses différents mandats, Roland Plaisance a contribué à développer la vie culturelle, économique, sportive aussi de la principale ville de l’Eure puisque l’ALM est née sous son impulsion et celle de quelques autres comme Jean-Pierre Vidal, disparu il y a quelques années.
Récemment, le maire actuel d’Evreux (LR) Guy Lefrand avait convié Roland Plaisance à inaugurer la médiathèque qui porte son nom, comme un symbole d’une vie tout entière consacrée à la collectivité ébroïcienne et son développement.
(1) Ancien secrétaire général du PCF.

28 août 2017

La fusion Bayer-Monsanto : la Commission européenne ne l'adoptera pas les yeux fermés


Les abeilles ont tout à craindre d'une fusion Bayer-Monsanto
On nous communique : 
« Nous avons réussi ! La Commission européenne vient tout juste d’annoncer qu’elle ne fera pas qu’approuver les yeux fermés la fusion entre Bayer et Monsanto! Bien au contraire, elle a même ordonné une enquête approfondie qui durera des mois, nous donnant plus de temps pour nous organiser et bloquer cette fusion cauchemardesque une fois pour toutes.
C’est une immense victoire pour les abeilles, pour l’environnement, pour notre nourriture, et pour nous tous et toutes! Et c’est le dévouement de membres de SumOfUs comme vous qui a fait complètement dérailler les plans de Bayer et de Monsanto.
Plusieurs membres de SumOfUs s’opposent à cette fusion depuis le tout début. Ensemble, nous avons bâti l’une de nos plus importantes campagnes jusqu’à présent: plus de 700 000 personnes ont signé notre pétition. Et grâce aux généreux dons de membres de SumOfUs comme vous, nous avons été en mesure de mettre beaucoup de pression sur la classe politique des États-Unis et de l’Union européenne.
Nous nous sommes exprimés à des audiences devant le Congrès étasuniens. Nous avons embauché notre propre lobbyiste pour faire valoir les intérêts de la population. Nous avons publié un rapport juridique qui démontre noir sur blanc que la fusion était illégale.
Au cours des dernières semaines, nous avons augmenté encore plus la pression: plus de 20 000 courriels, 8 000 cartes postales et des centaines de tweets ont inondé la Commission européenne, appelant la commissionnaire Margrethe Vestager à bloquer la fusion.
La communauté SumOfUs ne s’est pas arrêtée là, prenant d’assaut la page d’accueil de politico.eu (un des plus importants médias spécialisés sur l'UE) avec des publicités s’adressant aux personnes à Bruxelles qui pouvaient influencer cette importante décision:

Il était difficile d’ignorer ce puissant message!
Bayer et Monsanto voulaient que l’Union européenne autorise cette fusion sans faire de vagues. Mais nous ne les avons pas laissés faire! Cet été, la communauté SumOfUs a intensifié sa campagne et augmenté la pression sur la Commission. Au final, elle n’a eu d’autres choix que d’étendre son examen, puis de lancer une enquête approfondie.
Cette annonce constitue une défaite humiliante pour Bayer et Monsanto, mais la lutte est loin d’être terminée. En fait, nous devrons redoubler d’efforts dans les prochains mois pour contrecarrer définitivement leurs plans. Néanmoins, grâce à cette victoire, nous avons démontré une fois de plus tout le pouvoir que détient notre communauté. Je n’en ai aucun doute: ensemble nous réussirons à bloquer cette fusion une fois pour toutes.
Merci pour tout ce que vous faites,
Anne, Wiebke, Fatah, Nabil, Marie et le reste de l'équipe SumOfUs

Plus d'informations:
*(En anglais) Réponse de la Commissaire européenne à la concurrence suite à notre campagne, Commission Européenne, 22 août 2017
Bayer-Monsanto : Bruxelles lance une enquête approfondie, Les Echos, 23 août 2017.

26 août 2017

La mort de Robert de Caumont, le créateur des Groupes d'action municipale


Robert de Caumont à gauche sur la photo lors d'une réunion des GAM à Gaillon. (photo Jean-Charles Houel)
Sa mort n’affectera sans doute pas les jeunes générations. Mais la disparition de Robert de Caumont (1) ne peut laisser indifférents tous ceux et toutes celles qui ont participé à l’aventure des Groupes d’action municipale et de ceux qui, peu ou prou, se réclamaient de l’autonomie locale. Décédé à l’âge de 88 ans, l’ancien député-maire de Briançon appartient à la génération des post soixante-huitards pour lesquels rien n’était impossible.

Inspirés par les autogestionnaires qu’ils soient membres du PSU d’alors ou issus des mouvements anarchistes non violents, les GAM, groupes d’action municipale, ont été à la pointe des révolutions tranquilles par une gestion citoyenne avancée. J’ai le souvenir des municipalités de Gaillon avec Maurice Maire, d’Hérouville-Saint-Clair dans le Calvados, mais également celle de Louviers qui, pour n’appartenir à aucun mouvement national comme les GAM, se réclamaient également de la nécessaire participation des citoyens aux décisions qui les concernent. Ernest Martin et Henri Fromentin à Louviers ont été les figures de proue du Comité d’action de gauche dont le fonctionnement démocratique ressemblait fortement à celui des GAM.

Robert de Caumont était de ceux qui croient en l’intelligence collective et dans la dynamique de l’action. Présider un conseil municipal ne se limitait pas à une gestion administrative ou technique. Il croyait en la politique, celle qui offre des services aux citoyens après que ces derniers avaient donné leur avis et avalisé les choix des édiles. J’ignore si sa mémoire sera saluée à la hauteur de ses engagements. Bien des élus locaux (mais pas seulement) devraient pourtant s’inspirer de son exemple.

(1) Robert de Caumont est mort à Briançon la ville qu’il a servie pendant tant d’années.

25 août 2017

Louviers : Je vois rouge avec la zone bleue...La Pologne joue perso et Trump tombe du mauvais côté



Donald Trump tombe du mauvais côté
On me dit que dénoncer Donald Trump est trop facile. C’est vrai. Le personnage aussi velléitaire qu’imprévisible — l’un n’allant pas sans l’autre — présente tant de facettes négatives que cela revient à tirer sur une ambulance. En Syrie et en Irak, les ambulances et les hôpitaux sont des cibles privilégiées…au grand dam des humanitaires et des ONG venant en aide aux populations civiles utilisées comme boucliers humains ou victimes collatérales des bombardements qu’ils soient le fait de Bachar ou de la coalition.
Qu’importe. Il ne faut pas se lasser. Les bonnes âmes doivent savoir que le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie font partie de ces maux qu’on doit combattre en permanence, quels que soient les lieux, les auteurs, l’influence qu’ils exercent. Par ses prises de position après le drame de Charlottesville, Donald Trump est tombé du côté où il penchait : pour les sudistes et les ségrégationnistes. Contre les antiracistes et les victimes de l’histoire américaine. Même si c’est facile, le travail de contestation de ces propos ne doit pas cesser.


26 000 euros pour trois mois de maquillage
La facture est lourde et le symbole puissant. Mais ne tombons pas dans la démagogie en accusant Emmanuel Macron d’abuser de sa position dominante. On peut comprendre qu’un jeune président de la République ait besoin de soins afin de présenter le plus beau visage de la France à la face du monde. Surtout quand le président de notre République pousse une grosse colère contre la Pologne et ses dirigeants. Pas question que cette Pologne-là devienne la chef d’une Europe dans laquelle les travailleurs détachés se meuvent comme le renard dans le poulailler. M. Macron a sans doute raison de fustiger les années de mutisme et de laisser-aller dont un gouvernement ultra-catho  et de droite extrême souhaite bénéficier. Il faudra bien qu’un jour, la droite polonaise comprenne que son pays ne peut tirer avantage des subventions européennes sans porter sa part du fardeau dans l’accueil des migrants par exemple. L’histoire du plombier polonais et celle de l’Europe à la concurrence libre et non faussée nous ont laissé un tel mauvais souvenir.

Je vois rouge avec la zone bleue
 Depuis des décennies, je fréquente une brasserie lovérienne située sur la place Thorel. Parfois je gare ma voiture sur le parking du tenancier de cette brasserie parfois je stationne sur les places réservées à cet effet devant le marchand de journaux. Jamais, même depuis la création de la zone bleue, mes amis et moi-même n’avions eu l’idée de sortir notre disque eu égard au temps passé à boire notre café et à refaire le monde.
Nous avions tort. Ce matin, des agents de la police municipale, profitant de notre inattention et de notre négligence sont venus nous rappeler que le règlement c’est le règlement et que le disque doit être apposé derrière le pare-brise de manière visible. Ils nous ont donc collé un PV pour absence de disque de contrôle horaire. (voir photo)
Compte tenu des difficultés de circulation que connaît actuellement notre ville et subséquemment des problèmes pour se garer, mes amis et moi avons trouvé la sanction justifiée à la lettre mais excessive dans l’esprit. Dans une période de vacances sans bouchons à Louviers et sans voitures ventouses, notre maire devrait inciter les agents municipaux à la vigilance, certes, mais une vigilance intelligente et mesurée. Quel intérêt y-a-t-il à pénaliser des automobilistes stationnés loin du centre-ville dans une période creuse et alors même que des travaux importants nuisent à la fluidité du trafic. Nous paierons évidemment notre amende mais avec une pointe de regret. Amis de Louviers, demain jour de marché, n’oubliez pas d’apposer votre disque afin de ne pas regretter votre visite dans Louviers.

17 août 2017

Souvent Trump varie, bien fol qui s’y fie


Souvent Trump varie, bien fol qui s’y fie. Donald Trump a à nouveau changé d’avis concernant le drame de Charlottesville. Après avoir dénoncé les violences des deux parties en cause (ultra-droite et anti raciste) être revenu sur ses déclarations pour ne fustiger que les racistes, les néonazis et les membres du Ku Klux Klan, le président des Etats-Unis vient de changer d’avis pour la 3e fois. Est-ce si étonnant ?
Comme je le craignais, sa position d’avant-hier lui avait été soufflée et « imposée » par son entourage et par les réactions de nombre d’élus républicains. Ainsi qu’il le fait d’habitude, à l’aube, il a tweeté pour rappeler ses origines et son ADN d’ultra-droite. Finies les responsabilité de l’alt-right, les manifestations n’ont été violentes qu’à cause des gauchistes, le tout à la grande satisfaction des suprémacistes blancs ! Autrement dit, Trump peut dire tout et son contraire, il suffit d’attendre la levée du jour quand les conseillers dorment encore et quand les ministres n’ont pas encore ouvert l’œil. C’est l’instant de vérité, le tweet attendu par tous qui va enfin livrer les pensées véritables du plus puissant élu de la terre.
Pendant trois ans et demi, nous continuerons de poser cette question : mais comment le peuple américain a-t-il pu élire cet homme-là ? Même les Bush (présidents y compris) protestent contre les minauderies de Trump à l’égard des néonazis et des suprémacistes blancs.  On pourra toujours déboulonner les statues et cacher les drapeaux des confédérés. Les Etats-Unis devront continuer à vivre avec les nostalgiques de l’esclavagisme et du racisme. 

15 août 2017

Le président américain dénonce enfin les vrais fauteurs de troubles de Charlottesville


Il a mis le temps. Il a pris le temps de la réflexion. Donald Trump a enfin dénoncé les vrais responsables du drame de Charlottesville au cours duquel une jeune femme est morte et plusieurs autres militants ont été blessés suite à l’acte insensé d’un jeune fasciste excité. En nommant « les racistes, les membres du Ku klux Klan et les néonazis », le président américain a satisfait les élus démocrates et aussi républicains peu amènes à l’égard des premières déclarations de Trump (il dénonçait toutes les parties en cause, sans distinction) obligé de corriger le tir. « Le racisme c’est mal » a déclaré le président comme si cette évidence avait besoin d’être rappelée sous cette forme.

Effectivement, le racisme c’est mal surtout quand on a le passé des Trump (père et fils) dont certains actes inadmissibles jalonnent une carrière durant laquelle la ségrégation n’a pas toujours été considérée comme négative. Non seulement le père de Donald Trump a vu ses actions aux côtés du KKK relatées dans la presse dans les années trente mais les journaux américains ne se sont pas privés de rappeler que Donald Trump lui-même a été poursuivi alors qu’il refusait de louer ses appartements aux familles noires.

Etre obligé de mettre en cause publiquement ses amis de l’Alt-right et de la droite extrême n’allait pas de soi. J’imagine que l’entourage du président (dont sa fille et son gendre) a dû batailler pour obtenir que la raison corrige ses premières déclarations venues du cœur. N’oublions pas que les heurts de Charlottesville ont opposé des admirateurs d’un général esclavagiste et les militants défenseurs des droits de l’homme. On pourra enfin s’interroger une fois de plus sur les réelles facultés de discernement de Donald Trump qui a retweeté aujourd’hui un message le traitant de «fasciste». Peut-être a-t-il considéré qu’il s’agissait d’un compliment ?