J'ai évoqué sur ce blog avec beaucoup de précautions l'affaire DSK. Il se trouve qu'Anne Mansouret, mère de Tristane Banon, est également conseillère générale d'Evreux, conseillère régionale et secrétaire de section du parti socialiste et que je la croise au conseil fédéral de l'Eure. Je me garderai bien de commenter les tribulations sexuelles d'Anne Mansouret avec DSK. Elle les a commentées elle-même lors d'une interview récente et nous a laissé une impression de malaise. Ce que je veux mettre en avant c'est plutôt le comportement de David Koubi, l'avocat de Tristane Banon.
Au fil des semaines et des révélations des unes et des autres, cet avocat parisien des stars a exprimé des points de vue évolutifs. D'abord, il n'était pas question de porter plainte puis cette plainte devenait urgentissime. D'abord, il n'était pas question de mêler « la tentative de viol » de DSK contre Tristane Banon au dossier américain de Nafissatou Diallo puis David Koubi s'est rendu aux Etats-Unis où il a rencontré Cyrus Vance junior, le procureur de New York, aux côtés de Me Thomson, l'avocat de celle qui se dit victime de viol de la part de DSK. Il n'exclut plus, aujourd'hui, la traversée de l'Atlantique par sa cliente si les procédures de droit sont respectées. Autrement dit, David Koubi exige que les parquets américain et français agissent de conserve…mais n'hésite pas à affirmer que le dossier de la femme de chambre guinéenne n'est pas vide ! Lui qui déclare refuser aux Américains (actuellement) ce que le dossier français contient de faits et de témoignages. Voilà des attitudes étranges qui méritent, avouons-le, des explications rationnelles.
A la question, pourquoi cette plainte maintenant, huit ans après les faits présumés, David Koubi demeure assez imprécis. Je suis tout à fait apte à comprendre que Tristane Banon ait vécu, si elle a effectivement été victime des actes qu'elle décrit, un vrai traumatisme à la fois physique et psychologique. Je peux également admettre que la pression maternelle de l'époque et le contexte politique aient joué un rôle non négligeable dans le silence de Mme Banon. Ce que je comprends mieux, en tout cas, c'est que nous entrons dans une campagne présidentielle au cours de laquelle, si j'en juge par ce que je lis ici et là, les boules puantes ne vont pas manquer. Le Figaro s'est jeté avec délectation dans la fange en titrant de manière tordue sur François Hollande « entendu » dans l'affaire Banon-DSK. Comme si François Hollande avait à voir quoi que ce soit dans cette affaire sinon de réaffirmer ce qu'il a toujours dit à savoir « si vous avez un problème, portez plainte et adresse-vous à la justice ».
Je comprends bien également que la Sarkozye compte sur le « lent poison » de l'affaire DSK pour tenter de discréditer le Parti socialiste et ses candidats. Le feuilleton Banon-Diallo avantage la droite. Plus les épisodes et les rebondissements sont nombreux, moins on parle de l'affaire Takiedine et du financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur, moins on évoque le rapport de la Cour des comptes sur l'échec de la politique contre l'insécurité, moins on glose sur la guerre en Libye qui n'en finit pas de causer morts et blessés. Et surtout, moins on commente les mauvais chiffres du chômage et les mesures antisociales.
23 juillet 2011
le social, un champ de ruines…
« La démission de Xavier Emmanuelli de la présidence du Samu social est la dernière en date des illustrations du cours actuel de la politique sociale et du paradoxe qui consiste à mettre en cause tous les éléments de la politique sociale au moment où leur existence aurait le plus de sens. Au contraire, au nom de la réduction des dépenses publiques, au nom de la nécessaire augmentation de la productivité ou du développement de la performance, les inégalités en période de crise galopent !
L'égalité d'accès aux soins de santé, plus particulièrement pour les plus démunis, n’est plus garantie, l’Aide médicale d’Etat, pourtant reconnue comme une nécessité de santé publique, est devenue encore plus difficile à obtenir, en particulier pour les étrangers malades.
Le fondement de la Sécurité sociale est chaque jour un peu plus grignoté par des mesures du type des franchises médicales, ou la révision toujours à la baisse de la liste des affections de longue durée.
La loi « Hôpital, patients, santé, territoires », et singulièrement son principe directeur, la tarification à l’activité, apparaît dès lors comme l'arme du démantèlement du service public hospitalier, la logique de rentabilité de l'entreprise et de la production de soins prenant toute la place par rapport à l'assurance de soins et à l’accompagnement des patients.
La réforme des retraites de 2010 va aggraver les situations issues d'un marché du travail profondément inégalitaire, alors que les modifications apportées à l’organisation de la médecine du travail visent à redonner aux entreprises la haute main sur les conditions de travail et à diminuer en conséquence les preuves visibles de la pénibilité, renvoyée aux fragilités de chacun.
Enfin, les subventions allouées aux associations qui accomplissent, faut-il le rappeler, une grande part du social que ne fait plus le service public, sont soit signifiées à des dates imbéciles en fin d'année pour l'exercice courant, soit en forte diminution, voire en extinction. C'est ce que vient de subir le Samu social. Bénéficier en urgence d’un toit, d’un abri, même provisoire, l’espace d’un soir ou d’une nuit, n'est pas considéré comme une action prioritaire. Ainsi Dalo (1) ou pas, le respect de la loi, quand il s'agit des plus démunis, n'est pas un principe politique à respecter.
Assurément, le vent de l’iniquité souffle sur les droits sociaux et emporte avec lui les principes fondamentaux qui sont ceux de la République. La Ligue des droits de l’Homme s’oppose vivement à cette politique où la finance déconstruit la protection sociale, où la rigueur budgétaire sème sur son passage injustice et inégalité et laisse la place à un vaste champ de désolation. Une telle situation ne laisse qu'un seul choix : celui du retour à la solidarité. »
(1) Droit au logement opposable
(communiqué de la Ligue des droits de l'homme)
L'égalité d'accès aux soins de santé, plus particulièrement pour les plus démunis, n’est plus garantie, l’Aide médicale d’Etat, pourtant reconnue comme une nécessité de santé publique, est devenue encore plus difficile à obtenir, en particulier pour les étrangers malades.
Le fondement de la Sécurité sociale est chaque jour un peu plus grignoté par des mesures du type des franchises médicales, ou la révision toujours à la baisse de la liste des affections de longue durée.
La loi « Hôpital, patients, santé, territoires », et singulièrement son principe directeur, la tarification à l’activité, apparaît dès lors comme l'arme du démantèlement du service public hospitalier, la logique de rentabilité de l'entreprise et de la production de soins prenant toute la place par rapport à l'assurance de soins et à l’accompagnement des patients.
La réforme des retraites de 2010 va aggraver les situations issues d'un marché du travail profondément inégalitaire, alors que les modifications apportées à l’organisation de la médecine du travail visent à redonner aux entreprises la haute main sur les conditions de travail et à diminuer en conséquence les preuves visibles de la pénibilité, renvoyée aux fragilités de chacun.
Enfin, les subventions allouées aux associations qui accomplissent, faut-il le rappeler, une grande part du social que ne fait plus le service public, sont soit signifiées à des dates imbéciles en fin d'année pour l'exercice courant, soit en forte diminution, voire en extinction. C'est ce que vient de subir le Samu social. Bénéficier en urgence d’un toit, d’un abri, même provisoire, l’espace d’un soir ou d’une nuit, n'est pas considéré comme une action prioritaire. Ainsi Dalo (1) ou pas, le respect de la loi, quand il s'agit des plus démunis, n'est pas un principe politique à respecter.
Assurément, le vent de l’iniquité souffle sur les droits sociaux et emporte avec lui les principes fondamentaux qui sont ceux de la République. La Ligue des droits de l’Homme s’oppose vivement à cette politique où la finance déconstruit la protection sociale, où la rigueur budgétaire sème sur son passage injustice et inégalité et laisse la place à un vaste champ de désolation. Une telle situation ne laisse qu'un seul choix : celui du retour à la solidarité. »
(1) Droit au logement opposable
(communiqué de la Ligue des droits de l'homme)
22 juillet 2011
L'eau monte et l'inondation est proche
Il y a quelques jours, je publiais un communiqué de Démocratie et socialisme, un courant du PS animé par l'inspecteur du travail bien connu, Gérard Filoche. Il y décrivait admirablement ce qui est en train de se passer en Europe et dans la zone euro : plus que les banques (notamment françaises) très exposées en Grèce, ce sont les contribuables européens qui vont payer les pots cassés par la spéculation, les hedge funds et les créances par défaut. Le système financier est constitué de telle sorte que ce sont les marchés et non les Etats qui fixent les conditions de la restructuration de la dette grecque autrement dit, dans un système libéral exacerbé, les spéculateurs s'enrichissent et les salariés-contribuables trinquent. Les banques privées, dont on nous raconte qu'elles vont aider la Grèce, sont en fait très peu sollicitées et si elles contribuent aux prêts nécessaires, ce sera avec des sommes ridicules.
Et pourtant. Il fallait voir la mine satisfaite de Sarkozy, en direct sur les chaînes d'information, nous bourrer le mou avec ses grandes discours et ses belles formules destinées à nous enfumer. Le résultat des cogitations européennes sont conformes à l'esprit du traité de Lisbonne et font sauter tous les verrous de sécurité que préconisaient le fameux pacte de stabilité destiné à rassurer la partie allemande. Car, soyons en sûrs, les Allemands ne voudront pas payer pour les Grecs et enverront les autres demandeurs à se faire empapaouter chez qui ils veulent. Sarkozy a été clair mais impuissant : ce que nous faisons pour les Grecs, nous ne le ferons pour personne d'autre. Les Portugais, les Espagnols et les Italiens sont prévenus mais comme on connaît la valeur de la parole sarkozyenne, je leur suggère de ne pas trop s'en faire : tous les contribuables de la zone euro mettront la main à la poche sans qu'on leur demande leur avis mais sans doute après 2012 et l'élection présidentielle française.
Sarkozy veut gagner du temps. Il veut à tout prix éviter l'éclatement de la zone euro avant avril 2012 lorsque la France sera en plein campagne présidentielle. Mais on sent bien que l'eau monte et que l'inondation est proche. L'Europe libérale soutient la Grèce et Sarkozy comme la corde soutient le pendu.
Et pourtant. Il fallait voir la mine satisfaite de Sarkozy, en direct sur les chaînes d'information, nous bourrer le mou avec ses grandes discours et ses belles formules destinées à nous enfumer. Le résultat des cogitations européennes sont conformes à l'esprit du traité de Lisbonne et font sauter tous les verrous de sécurité que préconisaient le fameux pacte de stabilité destiné à rassurer la partie allemande. Car, soyons en sûrs, les Allemands ne voudront pas payer pour les Grecs et enverront les autres demandeurs à se faire empapaouter chez qui ils veulent. Sarkozy a été clair mais impuissant : ce que nous faisons pour les Grecs, nous ne le ferons pour personne d'autre. Les Portugais, les Espagnols et les Italiens sont prévenus mais comme on connaît la valeur de la parole sarkozyenne, je leur suggère de ne pas trop s'en faire : tous les contribuables de la zone euro mettront la main à la poche sans qu'on leur demande leur avis mais sans doute après 2012 et l'élection présidentielle française.
Sarkozy veut gagner du temps. Il veut à tout prix éviter l'éclatement de la zone euro avant avril 2012 lorsque la France sera en plein campagne présidentielle. Mais on sent bien que l'eau monte et que l'inondation est proche. L'Europe libérale soutient la Grèce et Sarkozy comme la corde soutient le pendu.
21 juillet 2011
L'avenir de l'Euro : l'heure est grave
François Loncle, député de l'Eure et Vice-Président du Groupe socialiste chargé des questions internationales, déclare:
« Seule une entente franco-allemande est capable de sortir l'Union européenne du bourbier monétaire dans lequel elle se débat depuis un an. L'heure est grave. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel doivent taire leurs divergences, cesser leurs chamailleries, abandonner des postures nationales. Il en va de l'intérêt supérieur de l'Europe. C'est à la chancelière allemande et au président français de proposer un plan sérieux et durable pour remédier à la crise de la dette grecque. Le temps n'est plus à un raccommodage provisoire qui ne fait qu'exacerber les tensions spéculatives et accroître la méfiance. Les deux dirigeants français et allemand doivent faire preuve d'audace, d'imagination et de volonté. Bruxelles et, notamment, le couple franco-allemand doivent mettre fin, une fois pour toutes, à la cacophonie pour aider plus efficacement la Grèce. »
20 juillet 2011
« Mon seul tort est d'avoir été transparent »
Dans une déclaration faite à une journaliste de La Dépêche de Louviers qui l'interrogeait sur l'écrêtement de ses indemnités au bénéfice de sa compagne Ghislaine Baudet, elle-même adjointe au maire de Louviers, Franck Martin a eu cette réponse historique : « mon seul tort est d'avoir été transparent. » Que je sache, la transparence, pour une homme politique, est une vertu et non un défaut ou un tort. D'ailleurs, cette transparence n'est pas une faveur accordée au public puisque la loi impose aux écrêtés de désigner les bénéficiaires des sommes qu'ils ne pourront pas toucher. C'est ainsi que le conseil municipal de notre ville a eu à examiner une délibération faisant de Ghislaine Baudet la bénéficiaire des 1425 euros de « trop perçu » par Franck Martin, délibération qui, comme chacun sait, suscita la réprobation des oppositions mais aussi l'abstention de certains membres de la majorité. Ce qui se passe après dans le couple est une affaire privée. On sait seulement que Franck Martin récupère une part de la somme, le solde permettant à sa compagne d'améliorer ses revenus compte tenu de sa «faible» retraite…
Dans la même interview, le maire de Louviers affirme que ses indemnités sont réinvesties en politique. Heureusement pour lui que ce n'est totalement le cas. Il s'appuie même sur un exemple caricatural en affirmant que la campagne des législatives de 2007 lui a coûté 40 000 euros ! C'est tout de même bien sa faute s'il n'a pu être remboursé par l'Etat de ses frais de campagne compte tenu du fait qu'il ne réussit pas à atteindre les 5 % de suffrages. Je sais bien qu'il voulait envoyer François Loncle au cimetière des éléphants du PS mais le fait est que les 4,7 % des voix obtenus par le candidat PRG furent pour ce dernier un enterrement électoral de première classe. Il a coutume de dire méchamment que « je suis mort politiquement »…(ce qui ne serait pas grave en soi) il se trouve que mon score des cantonales m'a permis de bénéficier du remboursement des sommes que j'avais engagées pour mener campagne soit plus de 10 000 euros. Il n'y aurait donc pas de quoi se plaindre.
La morale de l'histoire ? Le maire de Louviers est favorable au cumul des mandats et des indemnités. René Dosière, le député apparenté PS de l'Aisne qui veut moraliser la vie publique en luttant contre ce cumul a été rejoint par la majorité des militants du PS lesquels en ont fait une priorité pour les prochaines élections. Quand on sait l'attachement des élus à leurs mandats, on mesure la somme d'efforts qu'il faudra réaliser pour aboutir à cette évidence : moins les élus se dispersent, plus ils sont efficaces et disponibles.
Dans la même interview, le maire de Louviers affirme que ses indemnités sont réinvesties en politique. Heureusement pour lui que ce n'est totalement le cas. Il s'appuie même sur un exemple caricatural en affirmant que la campagne des législatives de 2007 lui a coûté 40 000 euros ! C'est tout de même bien sa faute s'il n'a pu être remboursé par l'Etat de ses frais de campagne compte tenu du fait qu'il ne réussit pas à atteindre les 5 % de suffrages. Je sais bien qu'il voulait envoyer François Loncle au cimetière des éléphants du PS mais le fait est que les 4,7 % des voix obtenus par le candidat PRG furent pour ce dernier un enterrement électoral de première classe. Il a coutume de dire méchamment que « je suis mort politiquement »…(ce qui ne serait pas grave en soi) il se trouve que mon score des cantonales m'a permis de bénéficier du remboursement des sommes que j'avais engagées pour mener campagne soit plus de 10 000 euros. Il n'y aurait donc pas de quoi se plaindre.
La morale de l'histoire ? Le maire de Louviers est favorable au cumul des mandats et des indemnités. René Dosière, le député apparenté PS de l'Aisne qui veut moraliser la vie publique en luttant contre ce cumul a été rejoint par la majorité des militants du PS lesquels en ont fait une priorité pour les prochaines élections. Quand on sait l'attachement des élus à leurs mandats, on mesure la somme d'efforts qu'il faudra réaliser pour aboutir à cette évidence : moins les élus se dispersent, plus ils sont efficaces et disponibles.
Du scandale Murdoch à l'affaire DSK
L'affaire Murdoch est passionnante. Le vieil homme de presse interrogé par les députés britanniques, par des réponses courtes et lentes à venir, a adopté une stratégie bien connue : ni responsable ni coupable. Alors qu'il est au sommet de la pyramide décisionnelle (avec son fils James) R. Murdoch passe la patate chaude à la hiérarchie de son groupe et notamment Rebeka Brooks, directrice d'une partie de son empire en Grande-Bretagne. Lui est blanc comme neige. Et c'est absolument pitoyable.
Aucun député, conservateur ou travailliste, ne peut croire ce déni. Aucun député ne peut accepter cette fuite de responsabilité après des actes condamnables et qui vont sûrement l'être par la justice britannique et aussi, peut-être, par la justice américaine. Pendant des années des enquêteurs d'un genre particulier ont eu accès, grâce à des complicités policières, à des coordonnées personnelles de personnalités royales ou roturières, permettant à Murdoch de sortir des scoops et de mettre en cause la vie privée de milliers de gens. Je sais bien que si cette presse à scandales ne se vendait pas aussi bien, il serait inutile d'aller fouiller dans l'intimité des politiques, des chanteurs, des acteurs, des personnes suicidées ou tuées…on peut rêver en espérant que cette presse restera lettre morte mais quand on apprend que Paris Match a battu des records de vente avec les mariages princiers récents, il est vain de postuler sur cette « morale attitude ». Les frasques des célébrités passionnent le bon peuple.
En France, il en va ainsi avec les affaires Diallo-Banon du nom des deux femmes qui accusent DSK de viol ou de tentative de viol. Depuis quelques jours, c'est le grand déballage. Anne Mansouret, mère de Tristane Banon et conseillère régionale et générale PS de l'Eure, affirme dans un hebdomadaire que DSK est un soudard obscène (pour l'avoir expérimenté elle-même). L'avocat de Tristane Banon est aux Etats Unis pour rencontrer le procureur Cyrus Vance et l'avocat de Naffisatou Diallo contrairement aux engagements qu'il avait pris publiquement (« je ne me mêlerai pas du procès américain ! »). Ils sont bien peu nombreux, les amis de DSK qui souhaitent un report du calendrier de la primaire socialiste. Ces faits nouveaux ne vont-ils pas inciter le procureur américain à aller plus loin dans la recherche de preuves ?
Quant à François Hollande, il demande à être entendu rapidement par les policiers français. ce qu'il savait ? Qu'un incident avait eu lieu opposant Tristane Banon et DSK mais affirme-t-il, il n'en connaissait pas toute la dimension factuelle, dramatique et psychologique. Ce qu'il a conseillé à Anne Mansouret ? Que sa fille porte plainte. Ce qu'il dira aux policiers ? La même chose.
Il est bien évident que l'affaire DSK fait vendre. Sexe, pouvoir et argent, voilà un alliage favorable aux fantasmes. Le rôle d'une presse majeure serait d'expliquer ce qu'on sait, de relater témoignages et prises de position avec distance et sérieux. Le contraire de ce que pratique la presse de Murdoch.
Aucun député, conservateur ou travailliste, ne peut croire ce déni. Aucun député ne peut accepter cette fuite de responsabilité après des actes condamnables et qui vont sûrement l'être par la justice britannique et aussi, peut-être, par la justice américaine. Pendant des années des enquêteurs d'un genre particulier ont eu accès, grâce à des complicités policières, à des coordonnées personnelles de personnalités royales ou roturières, permettant à Murdoch de sortir des scoops et de mettre en cause la vie privée de milliers de gens. Je sais bien que si cette presse à scandales ne se vendait pas aussi bien, il serait inutile d'aller fouiller dans l'intimité des politiques, des chanteurs, des acteurs, des personnes suicidées ou tuées…on peut rêver en espérant que cette presse restera lettre morte mais quand on apprend que Paris Match a battu des records de vente avec les mariages princiers récents, il est vain de postuler sur cette « morale attitude ». Les frasques des célébrités passionnent le bon peuple.
En France, il en va ainsi avec les affaires Diallo-Banon du nom des deux femmes qui accusent DSK de viol ou de tentative de viol. Depuis quelques jours, c'est le grand déballage. Anne Mansouret, mère de Tristane Banon et conseillère régionale et générale PS de l'Eure, affirme dans un hebdomadaire que DSK est un soudard obscène (pour l'avoir expérimenté elle-même). L'avocat de Tristane Banon est aux Etats Unis pour rencontrer le procureur Cyrus Vance et l'avocat de Naffisatou Diallo contrairement aux engagements qu'il avait pris publiquement (« je ne me mêlerai pas du procès américain ! »). Ils sont bien peu nombreux, les amis de DSK qui souhaitent un report du calendrier de la primaire socialiste. Ces faits nouveaux ne vont-ils pas inciter le procureur américain à aller plus loin dans la recherche de preuves ?
Quant à François Hollande, il demande à être entendu rapidement par les policiers français. ce qu'il savait ? Qu'un incident avait eu lieu opposant Tristane Banon et DSK mais affirme-t-il, il n'en connaissait pas toute la dimension factuelle, dramatique et psychologique. Ce qu'il a conseillé à Anne Mansouret ? Que sa fille porte plainte. Ce qu'il dira aux policiers ? La même chose.
Il est bien évident que l'affaire DSK fait vendre. Sexe, pouvoir et argent, voilà un alliage favorable aux fantasmes. Le rôle d'une presse majeure serait d'expliquer ce qu'on sait, de relater témoignages et prises de position avec distance et sérieux. Le contraire de ce que pratique la presse de Murdoch.
16 juillet 2011
L'atelier sciences po du lycée Marc Bloch : quelques explications par Pascal Jeanne
| Passage de l'oral à Paris |
Je remercie M. Houel d’avoir évoqué le travail de l’atelier du lycée Marc Bloch. Depuis la signature de la convention avec l’IEP, six élèves de l’établissement ont été admis : Alexia Bourdon et Khadidja Atif en 2008, Grace Loubassou et Charline Rigault en 2009 ont précédé Assia Hassani et Quentin Gossent. Après une année creuse, nous renouons donc avec la réussite, mais je tiens à souligner, comme M. Houel, que tous les élèves qui ont concouru depuis quatre ans (vint-et-un depuis 2008) disposent des qualités – intellectuelles et humaines - nécessaires pour faire des études brillantes à Sciences Po ou ailleurs. En tant qu’enseignant, je suis admiratif face à leur courage et leur détermination. Grâce à eux, je ne peux souscrire à une formule rencontrée récemment dans une lecture de vacances : « l’enseignement est une vertu qui aigrit ».
L’atelier Sciences Po du lycée Marc Bloch fonctionne depuis décembre 2007, nous achevons donc la quatrième année après avoir renouvelé la convention avec l’IEP l’an passé. Ce dispositif exige certaines conditions pour qu’un lycée soit éligible : être classé en ZEP-REP et/ ou avoir une part d'élèves de CSP défavorisées supérieure à 70 % de la moyenne nationale. Pour l’heure, 85 établissements de la France métropolitaine et d’Outre-Mer ont signé une convention avec Sciences Po, soit 29 lycées supplémentaires depuis la signature de cette convention entre l’IEP et le lycée Marc Bloch.
En 2007 trois lycées de l’académie de Rouen étaient conventionnés, outre le lycée Marc Bloch, le lycée Schuman au Havre et le lycée Val de Seine de Grand-Quevilly, entrés l’année précédente dans le dispositif ; six autres établissements de l’académie nous ont rejoints : en 2008 Georges Brassens de Neufchâtel-en-Bray et André Maurois d’Elbeuf-sur-Seine, en 2009 le lycée de la Vallée du Cailly de Déville-lès-Rouen et en 2010 Les Bruyères et Marcel Sembat de Sotteville-lès-Rouen ainsi que le lycée André Malraux de Gaillon.
Deux élèves de l’académie de Rouen ont intégré Sciences Po dans le cadre de la CEP à la rentrée 2007 (issus de deux établissements), quatre à la rentrée 2008 (3 établissements), sept à la rentrée 2009 (cinq établissements) et enfin six à la dernière rentrée en septembre 2010 (six établissements). Nous attendons le retour des résultats pour tous les lycées de l’académie, mais avec les 5 élèves admis des deux lycées de l’Eure, 2011 semble être un bon cru pour la Haute Normandie.
Au niveau national, le nombre d’étudiants admis par la procédure CEP est stable depuis quelques années bien que le nombre de lycées n’ait cessé d’augmenter depuis le lancement du dispositif il y a 10 ans : 127 admis définitifs en 2010 (pour 74 établissements) contre 126 en 2009 (pour 56 établissements). A l’issue des oraux d’admission de ce mois de juillet 2011, on dénombre 127 admis. En attendant de pouvoir disposer des statistiques définitives, nous pouvons observer les chiffres de la session précédente pour mesurer le niveau de sélection dans cette voie d’accès.
Pour la session d’admission de juillet 2010, 827 élèves s’étaient engagés dans la constitution d’une revue de presse. A la mi-mai 2010, on dénombrait 362 candidats admissibles, 199 candidats n’ont pas été pris en juillet 2010. Le taux de sélection de la promotion 2010 a été de 16% (contre 14% en 2009).
Ces 127 admis de 2010 ont fait leur entrée au Collège universitaire en cette année 2010 au sein d’une promotion de 1475 étudiants. Contrairement à ce que l’on peut lire ici ou là, ce n’est pas une admission au rabais. D’ailleurs, la validité de cette voie d’accès se vérifie dans la suite des études des admis CEP à Sciences Po, elle est en tout point équivalente aux autres étudiants. Le parcours de nos deux premières admises, Alexia Bourdon et Khadidja Atif, en témoigne, elles viennent toutes deux d’achever leur 3e année après avoir passé quelques mois à New York et s’apprêtent à suivre un master.
Gageons que Assia et Quentin suivront la même voie et que Mme Houel continuera à les suivre avec l’efficacité dont elle a fait preuve durant cette année à mes côtés. Nul doute qu’elle manquera à l’atelier et aux élèves du lycée.
Pascal Jeanne
professeur coordinateur au lycée Marc Bloch
Pour aller plus loin :
Les différents dispositifs d’ouverture sociale :
Les effets de ces dispositifs :
- Ouverture sociale des grandes écoles - Livre blanc des pratiques - Premiers résultats et perspectives, décembre 2010, TAPIE Pierre, DARDELET Chantal :
Pour suivre les activités de l’atelier Sciences Po du lycée Marc Bloch :
depuis 2009, l’atelier a un blog : http://blog.ac-rouen.fr/lyc-bloch-notes/
Attaquer Eva Joly sur sa binationalité n'est pas très joli-joli
La charge de François Fillon contre Eva Joly est purement tactique. Nous entrons en période électorale et Eva Joly vient de triompher dans la primaire des Verts Europe Écologie. Elle possède dorénavant la légitimité d'une candidature destinée à faire émerger l'écologie politique dans le paysage, elle pourra prendre des voix à droite. Peut-on dire que sa sortie sur le défilé militaire du 14 juillet est une erreur de « jeunesse », la preuve d'une certaine naïveté ? Que propose Eva Joly : de remplacer le 14 juillet militariste pour en faire un 14 juillet populaire et républicain. Bien sûr, ce serait remettre en cause un rite, une tradition…et Ségolène Royal s'est dépêchée de critiquer la future alliée du PS tout en attaquant le gouvernement. Mais franchement, sans être antimilitariste, n'a-t-on pas le droit, en France, de faire des propositions iconoclastes ?
Que François Fillon profite de cette occasion pour remettre en cause la francité d'Eva Joly est tout à fait déplacé, voire scandaleux. Elle a raison d'affirmer qu'elle ne descend pas de son Drakkar et qu'elle vit en France depuis plus de 50 ans ! Elle est française et norvégienne, norvégienne et française. Et Alors, la femme de fillon est galloise et française et Carla Bruni-Sarkozy, française et italienne. Remettre en cause l'appartenance d'Eva Joly à la nation n'est pas très joli-joli. On voit bien l'objectif de cette manipulation de l'opinion : aller pêcher les voix du Front national et rassurer les députés UMP de la droite populaire qui exigent la suppression de la binationalité.
Après la mort des six soldats français en Afghanistan, certains commentateurs ont jugé déplacée la proposition de la candidate écologiste. Ces soldats ont été les victimes des « insurgés » Talibans mais aussi d'un certain aveuglement du gouvernement français. Les soldats de notre pays sont là-bas depuis 10 ans ! La lutte contre le terrorisme, prétexte de cette guerre, ne finira pas à Kaboul ni dans la plaine de la Kapisa. La France compte 70 morts à ce jour et François Loncle a bien expliqué, ici, pourquoi il fallait se retirer de l'Afghanistan. Cette guerre est née de la volonté de G. Bush de vaincre Al Qaïda dont les chefs étaient réfugiés dans les zones tribales à la frontière pakistano-afgane et les alliés ainsi que les 4000 soldats français chargés de sécuriser une zone à risques n'y parviennent toujours pas. Oussama Ben Laden est mort, l'un des objectifs américains a été atteint et Barack Obama envisage sérieusement de retirer ses troupes d'ici 2014. Alors, qu'attend la France pour rappeler ses militaires en danger permanent. Après la Côte d'Ivoire, l'Afghanistan et la Libye (comment va-t-on en sortir ?) les militaires français aspirent à la paix. Le 14 juillet aurait été le bon moment pour souligner cet espoir.
Que François Fillon profite de cette occasion pour remettre en cause la francité d'Eva Joly est tout à fait déplacé, voire scandaleux. Elle a raison d'affirmer qu'elle ne descend pas de son Drakkar et qu'elle vit en France depuis plus de 50 ans ! Elle est française et norvégienne, norvégienne et française. Et Alors, la femme de fillon est galloise et française et Carla Bruni-Sarkozy, française et italienne. Remettre en cause l'appartenance d'Eva Joly à la nation n'est pas très joli-joli. On voit bien l'objectif de cette manipulation de l'opinion : aller pêcher les voix du Front national et rassurer les députés UMP de la droite populaire qui exigent la suppression de la binationalité.
Après la mort des six soldats français en Afghanistan, certains commentateurs ont jugé déplacée la proposition de la candidate écologiste. Ces soldats ont été les victimes des « insurgés » Talibans mais aussi d'un certain aveuglement du gouvernement français. Les soldats de notre pays sont là-bas depuis 10 ans ! La lutte contre le terrorisme, prétexte de cette guerre, ne finira pas à Kaboul ni dans la plaine de la Kapisa. La France compte 70 morts à ce jour et François Loncle a bien expliqué, ici, pourquoi il fallait se retirer de l'Afghanistan. Cette guerre est née de la volonté de G. Bush de vaincre Al Qaïda dont les chefs étaient réfugiés dans les zones tribales à la frontière pakistano-afgane et les alliés ainsi que les 4000 soldats français chargés de sécuriser une zone à risques n'y parviennent toujours pas. Oussama Ben Laden est mort, l'un des objectifs américains a été atteint et Barack Obama envisage sérieusement de retirer ses troupes d'ici 2014. Alors, qu'attend la France pour rappeler ses militaires en danger permanent. Après la Côte d'Ivoire, l'Afghanistan et la Libye (comment va-t-on en sortir ?) les militaires français aspirent à la paix. Le 14 juillet aurait été le bon moment pour souligner cet espoir.
15 juillet 2011
La liberté de la presse ne s'use que si l'on ne s'en sert pas
« News of the world » a tourné la page et inscrit le mot fin. Ce journal à scandales de Robert Murdoch, le magnat australo-américain d'une certaine presse, mis en cause dans une affaire d'écoutes téléphoniques généralisées et illégales, s'est illustré dans les attaques contre les travaillistes dont Gordon Brown (ancien premier ministre) et dans la publication de nouvelles dites sensationnelles obtenues par des voies méprisables. Nous sommes en Grande-Bretagne dans un pays où la liberté de la presse n'a quasiment aucune limite. Dans le pays des tabloïds avec femme nue en page 3 et le reste à l'avenant. Cette fois, Murdoch est sur le gril. Avec sa directrice,qui vient de démissionner de son poste, il va devoir expliquer des méthodes absolument scandaleuses utilisées au nom de la liberté de tout savoir sur n'importe qui pour dire n'importe quoi. M. Cameron, premier ministre conservateur, risque lui aussi d'être mis en cause dans cet énorme scandale.
Ne jetons surtout pas la pierre aux Anglais. Dans la France de 2011 aussi, il se passe des choses étonnantes et également méprisables. Rappelons nous qu'il n'y a pas si longtemps un procureur a trouvé le moyen de mettre en cause un juge et des journalistes après avoir consulté illégalement leurs relevés téléphoniques. Rappelons nous qu'il y a peu, le journal Le Monde a mis au jour la cellule du ministère de l'Intérieur chargée de fliquer les journalistes d'investigation. Et les cambriolages chez Mediapart dans le cadre de l'affaire Bettencourt ! Et les écoutes qui, n'en doutons pas, sévissent à l'encontre des opposants de tous poils ! Le gouvernement Sarkozy, empêtré dans diverses affaires (Tapie-Lagarde, Karachi-Balladur) veut tout savoir sur tout avant tout le monde. François Loncle, en mettant en cause sur ce blog, certaines officines intéressées par l'affaire DSK, a mis le doigt sur des comportements étranges. Il y a bien eu quelques explications du pouvoir ou d'hommes de l'ombre proches de lui mais pas de clarté absolue.
La liberté de la presse ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. C'est sûr. Mais à condition de ne pas en abuser. La loi française a, jusqu'à aujourd'hui, trouvé un juste équilibre entre le droit de savoir et de publier et la défense nécessaire de la vie privée. Les dérives constatées depuis quelques années sont dues à un usage immodéré des réseaux sociaux et au ton excessif de certains. Nathalie Bellevin, qui fut ma suppléante lors des cantonales 2008 a eu droit à un traitement de « faveur » tout à fait odieux. Et ce sont les mêmes qui viennent nous donner des leçons !
Ne jetons surtout pas la pierre aux Anglais. Dans la France de 2011 aussi, il se passe des choses étonnantes et également méprisables. Rappelons nous qu'il n'y a pas si longtemps un procureur a trouvé le moyen de mettre en cause un juge et des journalistes après avoir consulté illégalement leurs relevés téléphoniques. Rappelons nous qu'il y a peu, le journal Le Monde a mis au jour la cellule du ministère de l'Intérieur chargée de fliquer les journalistes d'investigation. Et les cambriolages chez Mediapart dans le cadre de l'affaire Bettencourt ! Et les écoutes qui, n'en doutons pas, sévissent à l'encontre des opposants de tous poils ! Le gouvernement Sarkozy, empêtré dans diverses affaires (Tapie-Lagarde, Karachi-Balladur) veut tout savoir sur tout avant tout le monde. François Loncle, en mettant en cause sur ce blog, certaines officines intéressées par l'affaire DSK, a mis le doigt sur des comportements étranges. Il y a bien eu quelques explications du pouvoir ou d'hommes de l'ombre proches de lui mais pas de clarté absolue.
La liberté de la presse ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. C'est sûr. Mais à condition de ne pas en abuser. La loi française a, jusqu'à aujourd'hui, trouvé un juste équilibre entre le droit de savoir et de publier et la défense nécessaire de la vie privée. Les dérives constatées depuis quelques années sont dues à un usage immodéré des réseaux sociaux et au ton excessif de certains. Nathalie Bellevin, qui fut ma suppléante lors des cantonales 2008 a eu droit à un traitement de « faveur » tout à fait odieux. Et ce sont les mêmes qui viennent nous donner des leçons !
14 juillet 2011
Deux élèves du lycée Marc Bloch de Val-de-Reuil admis à Sciences-Po Paris !
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| Après l'oral décisif vendredi dernier à Paris |
Cette année, l'atelier Sciences-po a rassemblé une dizaine de garçons et filles de terminales (toutes sections confondues littéraires et scientifiques) lesquels ont dû à la fois préparer le bac et réaliser des travaux spécifiques dans le cadre du concours d'entrée parisien. Les cheville-ouvrière de cet atelier animé par plusieurs professeurs et une assistante d'éducation ont vu leurs efforts récompensés puisque cinq élèves (tous et toutes ayant obtenu une mention au bac) ont finalement été retenus par le jury local afin de disputer leur chance lors du grand oral parisien qui avait lieu la semaine dernière.
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| Quentin Gossent et Assia Hassani |
Leurs camarades, non retenus par le jury parisien, vont intégrer des classes préparatoires ou des universités leur permettant, à eux aussi, d'exprimer des qualités et des espérances non moins grandes. A Gaillon, dont le lycée présentait sa première promotion, trois élèves ont été admis. Ces brillants résultats autorisent à penser que l'enseignement public sait se montrer à la hauteur et que les élèves issus de ses rangs ne sont ni moins compétents, ni moins ambitieux que bien d'autres.
Marc Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil et lui-même ancien de Sciences-po, J-P. Cantrelle, proviseur apprécieront ce résultat qui valorise l'atelier coordonné par Pascal Jeanne (professeur d'histoire et géographie) et la convention.
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