29 septembre 2019

Les amis du musée de Louviers en visite au Château de Gaillon restauré par l'Etat au fil du temps…et des crédits


Marion informe les amis du musée. © JCH
En 1992 François Mitterrand, alors président de la République, avait tenu à visiter le château de Gaillon, propriété de l’Etat depuis 1975 où un chantier de restauration était en cours. Du Château de Georges d’Amboise, cardinal et principal conseiller de Louis XII, il ne restait certes plus grand chose, suffisamment en tout cas pour tenter de réparer les destructions, démolitions, avanies du temps et des hommes. Avec les années, l’Etat a passé un accord avec la ville de Gaillon trop heureuse de jouir de l’image d’un château disparu et merveille de la France d’alors, d’un parc immense et de jardins non moins spacieux.

Je conseille aux amoureux des vieilles pierres (mais pas seulement) de se rendre au château de Gaillon. A l’évidence, la guide conférencière dont je ne connais que le prénom, Marion, leur permettra de mieux connaître et apprécier un petit bijou dont France Poulain, Architecte des Bâtiments de France en chef, nous avait vanté les mérites lors d’une conférence à Louviers. Sous la conduite de Marion, en effet, l’association des Amis du Musée de Louviers, représentée par une douzaine de ses membres, a déambulé dans les différentes salles, chapelle, loggias, cours, rejoignant ainsi Bernard Leroy, président de la communauté d’agglomération Seine-Eure-Madrie, très heureux de pouvoir situer le château Renaissance sur le territoire qu’il administre comme un atout touristique de première grandeur. D'ailleurs le conservatoire de musique de Gaillon y trouvera les espaces nécessaires à son activité.

Je publie ci-dessous le texte de présentation trouvé sur la toile quand on tape château de Gaillon. Il dit, en quelques phrases combien ce château a compté au I6e siècle avant, donc, que François Premier n’exprime sa fièvre à Chambord, Chenonceau, Blois…Quant aux amis du musée, ils sont allés ensuite et pédestrement rendre visite à Notre-Dame d’Aubevoye dont j’ignore encore si le plafond d’origine est en châtaignier ou dans un autre bois.

Visite de François Mitterrand en 1992. ©JCH

 « Bâti sur l'emplacement d'un château médiéval, le château de Gaillon est un grand pionnier de la Renaissance française, construit quelques années avant les très célèbres châteaux de la Loire. Il est le témoignage de la volonté du Cardinal Georges d'Amboise de rompre avec les conventions architecturales de l'époque pour diffuser la renaissance Italienne en France. Construit sur un éperon rocheux, le château surplombe la belle ville de Gaillon et la vallée de la Seine. Transformé en centre pénitencier puis en caserne, le château de Gaillon devient propriété de l'Etat français en 1975. Depuis cette date, le château de Gaillon se voit retrouver peu à peu sa splendeur d'antan. »


27 septembre 2019

« Il y a 30 ans, la chute du mur de Berlin » : Cyril Buffet invité par la société d'études diverses le 12 octobre prochain


Le baiser historique sur les vestiges du mur de Berlin. ©Jean-Charles Houel
La première des conférences mensuelles de la Société d’Études Diverses aura lieu le samedi 12 octobre à 16 heures, dans la salle Pierre Mendès France, à l’Hôtel de Ville de Louviers. Nous accueillerons Cyril Buffet, historien, docteur en relations internationales et en études germaniques. Il évoquera un événement qui a modifié en 1989 la physionomie de l’Europe et dont nous célèbrerons dans quelques semaines l’anniversaire : « Il y a 30 ans, la chute du Mur de Berlin ».
Le Mur de Berlin représente le symbole par excellence de la guerre froide. Sa chute fut aussi soudaine que sa construction. De 1945 à 1989, Berlin se trouve dans une situation exceptionnelle, héritée de la Seconde Guerre mondiale. Occupée, divisée, emmurée, l’ancienne capitale de l’Allemagne constitue le baromètre des relations entre l’Est et l’Ouest. Tension, dégel, crise, détente se succèdent pendant plus de quarante ans. Le Mur finit par tomber pour la même raison qu’il avait été érigé : la fuite de la population est-allemande. La chute du Mur relève certainement de causes internes à la RDA, mais il convient de replacer cet événement dans un contexte international, notamment en rapport avec l’évolution politique en URSS. La chute du Mur ne provoque pas seulement la fin d’un régime politique, mais également la disparition d’un pays : en moins d’un an, l’Allemagne est réunifiée. Trente ans après sa chute, que reste-t-il du Mur dans la conscience collective ?
NDLR : Cyril Buffet, attaché d'ambassade,  se trouvait à Berlin à l'occasion de la chute du mur. Il a fait le récit de ces heures historiques dans le livre « Le jour où le mur est tombé. »


Programme des conférences pour les mois à venir
Samedi 16 novembre 2019 : « La reconstruction en Normandie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale », par Patrice Gourbin, professeur à l’École nationale supérieure d’architecture de Normandie. Cette conférence accompagnera l’exposition présentée par le Musée sur la Reconstruction de Louviers à partir du 8 novembre.
Samedi 14 décembre 2019 : « Gaston Prunier (1863-1927), un peintre normand méconnu », par Nicolas Eprendre, cinéaste.
Jeudi 16 janvier 2020 : En partenariat avec l’Université populaire, projection, suivie d’un débat, du film documentaire de Christan Clères J’aime pas Proust, en présence du réalisateur, du chef-opérateur, Nicolas Eprendre, et, sous réserve, de l’écrivain Philippe Delerm. Christian Clères est l’auteur du film consacré à Michel Bussi que nous avions programmé en avril 2018.
N. B Les conférences auront lieu à 16 heures, dans la salle Pierre Mendès France à l’Hôtel de ville de Louviers, mais la manifestation du 16 janvier se déroulera à 18 h, dans la salle du Moulin, rue des Anciens combattants d’Afrique du Nord.

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Jacques Chirac avait fait campagne dans l'Eure à diverses reprises…les socialistes lui rendent hommage

Timour Veyri, premier secrétaire fédéral socialiste de l'Eure rend hommage à Jacques Chirac : « Jacques Chirac a été un Président de la République debout, qui a su tenir tête sur l’essentiel. En 1995, son discours au Vel d’Hiv, mettant officiellement la France face à ses responsabilités et l’obligeant plus encore à ne jamais oublier celles de l’État français dans la déportation, fût une leçon pour les générations à venir. En 1996, annonçant aux Français la mort de François Mitterrand, l’élégance qu’il démontrait et le chagrin qu’il ressentait nous a marqués, nous, socialistes. En 2002, mais avant et après aussi, face au Front National, érigeant une digue républicaine sincère et solide. En 2003, contre la guerre en Irak il avait, au nom de la France, vu juste, refusant cette guerre qui a été le tremplin de tant de souffrances et de tragédies depuis. En 2004, à Johannesburg, lorsqu’il alerta, au nom de la France toujours, la scène internationale de l’incendie qui se propageait aux portes de la planète, en réalité à nos propres portes. 

Jacques Chirac à Evreux en 1978. ©JCH
Jacques Chirac n’a jamais cédé non plus sur l’unité nationale, la cohésion de notre pays, le lien social. Ses mandats locaux, à la Ville de Paris comme en Corrèze, mis bout à bout, n’étaient pas antinomiques, incarnaient cela. La France a une capitale mais aussi des communes, des cantons, des départements, des régions. Président de la République, il fut gardien de son message, comme, bien sûr, de ses institutions. Parler aux gens, s’intéresser à eux, prendre de leurs nouvelles, répondre à leurs courriers, être proche des Français, c’était une politique en soi. C’était, aussi, dans l’infiniment petit, une certaine idée de la France, une certaine idée que nous lui reconnaissions et, disons-le clairement, que nous partagions et partageons.

Jacques Chirac c’est aussi pour nous le souvenir de luttes et de désaccords qui nous ont constitués. Nous aimons et nous défendons la République sociale. Il s’était forgé une opinion différente sur les moyens de la justice sociale. Notre génération est éprise de transparence. Il fut un édile aux pratiques partisanes d’un temps ancien. Mais, solide pilier républicain, sur l’essentiel qu’il faut nommer : le vivre ensemble français fut sa passion, sa boussole et finalement, son testament au peuple de France.

Derrière Chirac, il y avait Jacques. Personnage privé que nous n’avons connu que tardivement. Un homme secret, à la culture intime qu’il vivait pour lui, sans en remontrer aux autres, si ce n’est pour les appeler à la tolérance et au respect des cultures, mêmes différentes, mêmes lointaines, mêmes inconnues… Un enfant de France dont il a été le soldat. Un homme d’État dont il a été serviteur. Un homme sans doute supérieur en bien des points, avec ses défauts, mais surtout, ses grandes qualités et qui détestait manifestement rien tant que de le montrer aux autres.  Jacques était un personnage complexe, truculent, habile, généreux, attentif ; le Chef de l’État Chirac était un républicain vigilant et un humaniste convaincu.

Comme pour chaque Président de la République, nous associons toutes et tous à son mandat des souvenirs qui sont soit collectifs soit nous sont propres. C’est une part de notre vie. C’est une part de notre pays.

En ce jour, nous exprimons notre respect pour la personnalité engagée et notre peine pour l’homme et sa famille, dont nous savons qu’ils ont traversé, dans leur vie personnelle, bien des difficultés qui disent leur courage.

À Jean-Louis Debré, ancien maire d’Évreux, nous disons notre soutien en ce jour où une relation d’amitié d’un demi-siècle voit s’écrire son dernier chapitre. »

15 septembre 2019

Xavier Beauvois a convaincu Suzanne Lipinska de devenir actrice…dans « petit-fils » son prochain long métrage


Suzanne Lipinska.©JCH
S’il est un lieu en France qui a contribué à servir d’écrin aux cinéastes français et étrangers, c’est bien le Moulin d’Andé. De grands réalisateurs y ont tourné des scènes de films devenues mythiques et c’était bien le moins que pouvaient faire les autorités européennes du cinéma que de reconnaître ce lieu comme un bijou dépassant largement les frontières de l’hexagone.  

C’est fait depuis que Wim Wenders  et le conseil d’administration de la « European Film Academy » ont décerné au Moulin d’Andé le titre de : « Trésor de la culture cinématographique européenne ». Mais les lieux ne sont rien s’ils manquent d’âmes humaines pour les animer et les dévoiler. Au Moulin d’Andé, celles de Suzanne Lipinska et de Maurice Pons continuent leur cheminement dans l’espace et dans le temps. Belle Ame et grande émotion aussi de la part de « Suzon » à l’instant de dévoiler la plaque apposée à l’entrée du Moulin, symbole matériel de reconnaissance puisque le jour choisi — un 14 septembre — coïncidait avec la date anniversaire de la naissance de Maurice Pons (né à Strasbourg en 1927) ce grand absent-présent à la fête. 

Il fut, ne l’oublions jamais, l’un des principaux artisans de la renommée de ce monument artistique et culturel connu et reconnu partout dans le monde. Sans l’auteur des « Saisons », de « Mlle B » et de ses « Mistons », jamais François Truffaut n’aurait eu l’idée de s’intéresser à ce haut lieu de la vallée de Seine où les rencontres d’écrivains, de philosophes, de cinéastes, de musiciens, de politiques aussi, continuent de donner vie à ce haut lieu de l’esprit toujours en mouvement.

Xavier Beauvois.©JCH
La preuve ? Suzanne Lipinska, presque nonagénaire, sollicitée par Xavier Beauvois (présent hier à Andé) a accepté d’être une des principales actrices du prochain film de celui qui a reçu le grand prix du festival de Cannes pour « des hommes et des Dieux » le 5e long métrage d’un acteur-scénariste. Convaincre Suzanne Lipinska de faire l’actrice ne semble pas avoir été simple. Jamais, dans le passé, la présidente de l’association culturelle du Moulin d’Andé, n’avait été sollicitée pour jouer devant la caméra. Le film sera tourné à Etretat et Fécamp (dans les semaines à venir) et pourrait s’intituler « Le Petit-Fils » dont la grand-mère sera (devinez qui ?) celle qui continue de présider aux destinées d’un lieu que personne n’imagine devenir autre chose que ce qu’il est. (1) Un lieu « de tous les possibles » comme aime à le répéter Suzanne qui n’a de cesse de préparer sa succession. Une succession improbable, voire impossible, tant l’aura de la maîtresse de ce monument historique exigera de celui ou celle qui saisira les rênes, de patience, d’imagination, d’esprit créatif et de relationnel aussi dans le meilleur sens du mot.

La présence de Bernard Leroy, président de la Communauté d’agglomération, d’Alexandre Rassaert, samedi, pour le Conseil départemental de l’Eure, était la preuve de la bienveillance et de l’engagement des autorités politiques afin que le CECI (Centre d’écritures cinématographiques) les académies de musique, les concerts, les séminaires, les résidences d’artistes, poursuivent l’élan impulsé par Suzanne Lipinska et ses salariés dont on parle trop peu.
Même si Stéphane Bern (et son loto du patrimoine) a choisi de doter le Moulin d’Andé d’une subvention (dont on ignore le montant) apte à entraîner la restauration des rocailles du parc en 2019, la situation financière globale ne permet pas (encore ?) de dégager suffisamment de marge pour réaliser des travaux d’importance. Bâtiment classé, le Moulin a besoin que des mécènes — ou des collectivités — se penchent sur la sauvegarde d’un patrimoine privé, certes, mais tellement impliqué dans la vie collective artistique de notre région.
J’espère que la sous-préfète des Andelys, Virginie Sené-Rouquier, saura relayer auprès des autorités compétentes, les besoins du Moulin et l’urgence de les satisfaire, du moins en partie.
Pascal Pistone et son accompagnatrice. ©JCH
Il n’y pas de fête sans spectacle musical au Moulin. Pascal Pistone a su associer le public en musique et en images. Rappeler que Léo Ferré a chanté la poésie faisait du bien à ceux et celles qui connaissent peu ou prou ce texte immense dont je publie un extrait :
« J'ai du savon qui lave
Les péchés capitaux
Un stylo-bille qui grave
Le goût d'un apéro
Un soutien-gorge à piles
Qui n' s'allume qu'aux beaux yeux
Un dentifrice habile
À blanchir les aveux
Un buvard facétieux
Qui sèche les chagrins
Un œil pour lire à deux
Quand le jour s'est éteint
Un violon capital
Voilé de Chambertin
A faire sonner le mal
Plus fort que le tocsin…»

(1) Xavier Beauvois a promis que Suzanne serait « choyée » pendant les 10 jours de tournage.

14 septembre 2019

La maison des associations et des sportifs de Louviers, inaugurée hier, était attendue depuis si longtemps


La foule des grands jours pour l'inauguration. ©Jean-Charles Houel
Le timing est excellent. Excellent pour les Lovériens avec des équipements structurants nouveaux et utiles ; excellent, il faut bien le dire, pour l’équipe municipale majoritaire, à quelques mois des élections municipales. L’inauguration de la maison des sportifs et des associations de Louviers, hier, en présence d’une foule intéressée et conquise, sera en effet une corde de plus à ajouter à son arc sachant quand même qu’on ne tire qu’une flèche à la fois. Quand bien même le calendrier n’aurait-il rien d’innocent (après l’inauguration de Glaceo surtout) on ne peut reprocher aux édiles leur volonté de partager le fruit de leurs décisions devenues réalités concrètes.
Louviers était une rare ville de 20 000 habitants à ne pas posséder de maison des associations. Et pourtant, ce n’est pas ce qui manque. Culture, arts, sports, sociétés savantes etc ; notre ville ne manque ni de bénévoles ni d’acteurs. Et pourtant, bien que maintes fois réclamée, cette salle ne vit jamais le jour. L’erreur est réparée. La Maison des associations (aux lieu et place de la piscine plein soleil) inaugurée par François-Xavier Priollaud et Bernard Leroy, président de la CASE, les deux principaux financeurs (1,4 million d’euros chacun) et le département (250 000 euros) présente plusieurs facettes. Il s’agit d’un bâtiment à énergie positive, comprenant une grande salle pouvant accueillir 1000 personnes debout et 300 personnes assises et être transformée en salle d’armes ou de terrain de badminton et volley, une salle de musculation avec appareils, des bureaux administratifs, une salle réservée aux haltérophiles bien mal logés jusqu’aujourd’hui, sans oublier des abords boisés et une architecture contemporaine défendue par les élus et les auteurs du projet.

FX Priollaud, maire, au micro. © photo JCH
Il y eut ruban, discours, remerciements, chacun recevant sa part de félicitations, notamment José Pirres, adjoint chargé des sports, qui n’a ménagé ni sa peine ni son temps pour associer les sportifs au projet et en faire ce qu’il est devenu. Le maire aurait eu tort de ne pas insister sur l’évolution des quartiers ouest de la ville avec la réhabilitation du quartier de Maison rouge inclus dans le périmètre du renouvellement urbain avec la nouvelle gendarmerie, les commerces, les circulations…sans oublier la démolition en cours des anciens logements des cadres du lycée des Fontenelles. Une place sera créée offrant de nouveaux espaces plus adaptés aux circulations diverses non sans arbres et espaces verts devenus si nécessaires.

Cerise sur le gâteau, la salle a été présélectionnée pour servir de base arrière aux équipes étrangères pratiquant l’escrime dans la perspective des JO de 2024. Présélectionnée ne veut pas dire choisie mais Louviers a une petite chance à saisir. Une démonstration a d'ailleurs eu lieu avec les commentaires avisés d'un champion de sabre venu à Louviers encourager le président Istin, (notre photo) du comité régional de la fédération française.

10 septembre 2019

Ingrid Levavasseur sur le plateau de C à vous : Elle poursuit son combat contre la précarité pour « Rester digne »


Ingrid Levavasseur (ex-gilet jaune) sur le plateau de C à vous hier soir.
Il n’y a pas à dire. Ingrid Levavasseur est une battante. Présente, hier soir, sur le plateau de l’émission C à vous animée par Anne Elisabeth Lemoine, l’ancienne gilet jaune normande est revenue sur les débuts d’un mouvement qu’elle a initié, soutenu, popularisé, avant d’en être expulsée par des forces violentes hostiles à ses méthodes fondées sur la discussion et le compromis.
Battante, elle l’est au point d’avoir écrit un livre avec Emmanuelle Anizon, du Nouvel Obs et de l’intituler « rester digne » pour démontrer la force intérieure qui l’anime et l’espoir qu’elle continue d’incarner pour elle-même, ses enfants et ceux qu’elle a rejoints dans le combat municipal du mois de mars prochain à Louviers.
Interrogée sans ménagement par l’animatrice de l’émission, Ingrid Levavasseur n’a pas baikssé les yeux. Qu’il s’agisse de son engagement initial, de la lettre adressée à Emmanuel Macron (restée sans réponse) de sa présence le 17 nomvebre 2018 au péage d’Heudebouville où un cadreur la remarque, qu’il s’agisse encore de sa rencontre avec Bernard Tapie (si honnie), des insultes qu’elle a subies dans la rue, devant chez elle, sur les réseaux sociaux, Ingrid Levavasseur garde le cap : améliorer le sort des précaires, rendre visibles les invisibles, trouver des solutions concrètes aux problèmes des familles monoparentales, le tout en discutant avec le gouvernement et en luttant avec les moyens légaux que sont la manifestation non violente, sans antisémitisme, sans homophobie, sans susciter la peur ou la casse !

Capture d'écran.
Dans « Rester digne » Ingrid Levavasseur fait preuve de courage. Elle a fait preuve de courage physique dans la rue, elle fait preuve de courage moral en assumant des revendications (1) qu’elle égrène au fil des pages non sans rappeler d’où elle vient, ce qu’elle est, ce qu’elle veut être. J’ai écrit, il y a quelques mois sur ce blog que sa naïveté se transformait en ambition. Attendons donc de la voir en action sur la place de Louviers où elle manquera pas de distribuer tracts, compliments, mais aussi de dire, à sa façon, ce qu’il faut changer dans cette ville.

(1) Ingrid Levavasseur a raconté avec émotion comment elle est blacklistée dans un hôpital régional qui a pourtant besoin d'aides-soignant(e)s. Elle aurait pu commencer une nouvelle vie professionnelle le 1er septembre. Le gilet jaune qu'elle portait, hier, lui nuit aujourd'hui.

8 septembre 2019

Coup d'arrêt pour les Johnson, Salvini et tous ces apprentis de la droite extrême…


Les Londoniens sont très remontés.©GH
Boris Johnson lâché par son frère et certains conservateurs
Personne, en France et en Europe, ne peut rester indifférent aux événements qui ont lieu en Grande-Bretagne et en Italie. A l’évidence, si le Brexit se fait sans accord de sortie, des conséquences fâcheuses interviendront pour la Grande-Bretagne, d’abord, et l’Union européenne ensuite. La succession d’échecs parlementaires enregistrés par Boris Johnson et les démissions enregistrées au sein de son gouvernement (dont celle de son frère) démontrent que les parlementaires et les conservateurs — du moins certains d’entre eux — refusent les solutions définitives et excessives prônées par le nouveau Premier ministre sous l’influence de son conseiller le plus redoutable, Dominic Cumings. Celui-là même qui avait orchestré la campagne du référendum de 2016, campagne ponctuée de mensonges, de promesses intenables, bâtie sur une haine viscérale de l’Europe décrite avec des caricatures et des procès d’intention auxquelles a été sensible une majorité de citoyens britanniques.
S’il est bien difficile de dire comment va tourner le bras de fer en cours entre Johnson et la majorité Parlementaire, il est certain qu’un Brexit sans accord modifierait sensiblement les relations entre les anciens partenaires que seraient la Grande-Bretagne et l’Union européenne : Taxes douanières, combat des pêcheurs dans la Manche, rétablissement d’une frontière entre les deux Irlande, difficultés de circulation entre la France et la Grande-Bretagne, chute des échanges économiques…le tout aboutira certainement à une croissance en berne Outre-Manche et à des difficultés pour des entreprises françaises et européennes. Et quand on voit l’état du Parti travailliste qui devrait voir un boulevard électoral s’ouvrir devant lui, on ne peut que déplorer le gâchis dû aux ambiguïtés de Jérémy Corbyn, le leader de ce parti pas vraiment à la hauteur de la tâche.
Mais les Britanniques sont impayables. Une vidéo virale circule sur Internet. On voit un homme serrer très courtoisement la main de Boris Johnson à Leeds et il lui fit : « quittez ma ville ». Autrement dit on vous assez vu ! Et on aimerait ne pas vous revoir. So British.

Salvini n'est plus ministre
En Italie, le coup de maître préparé par Mattéo Salvini apparaît, encore maintenant, comme un coup d’épée dans l’eau. En faisant voler en éclat le pacte majoritaire passé entre la Ligue (son parti) et le Mouvement cinq étoiles, Salvini croyait devoir retourner devant les électeurs et empocher le magot, les sondages le plaçant nettement en tête des intentions de vote. Patatras ! Le Parti démocrate a proposé une union de gouvernement au mouvement cinq étoiles qui, sans barguigner, a tapé dans la main du centre gauche pour continuer à gouverner. Aussi inattendu qu’incongru.
On se demande combien de temps va durer le gouvernement Conte puisque l’ancien Président du conseil demeure en place. Ce qui se joue en Italie est édifiant. Une digue de sécurité a été construite pour empêcher les pré-fascistes d’arriver au pouvoir. Évidemment, que Salvini ne soit plus ministre de l’Intérieur est une grande satisfaction pour les démocrates et les ONG qui sauvent des centaines d’hommes et de femmes à la mer ! Les bateaux ne devraient plus être confisqués et les migrants dispatchés dans tous les pays européens. Mais les problèmes de l’Italie restent entiers : dette énorme, budget serré, promesses sociales intenables sauf grand courage des gouvernants.
En France, la digue tient encore pour empêcher Marine Le Pen d’accéder au pouvoir. Lors de son discours de rentrée, ce jour, elle a à nouveau fait sa petite soupe sur son petit réchaud avec « l’immigration massive » et l’insécurité…Avec Marine Le Pen ce serait zéro migrant et zéro crime. Comme dit l’un de mes amis « si tu ne crois pas celle-là, je t’en raconterai une autre. » Ce fonds de commerce — c’était déjà celui de son père — va-t-il enfin tomber en faillite ? Les municipales pourraient être l’occasion de donner une bonne leçon à tous ces sabreurs verbeux, les Marine, Mariani, Marion et compagnies, contraints de lancer des appels publics à candidatures faute de militants crédibles. A Louviers on sait ce que Vassard veut dire !

7 septembre 2019

L'avenir de la 3e classe de l'école maternelle Jean Zay intéresse tous les Lovériens


La 3e classe est indispensable dans ce quartier Est de la ville.
La 3e classe de l’école maternelle Jean Zay (fermée par manque d’effectifs selon l’inspection de l’Éducation nationale) fait l’objet d’âpres discussions. Le maire conteste cette décision de fermeture de classe qui entraîne l’existence de deux classes à trois niveaux de 30 élèves et 31 élèves. Avec trois classes on pouvait distinguer les petits des grands, avec deux classes les conditions d’apprentissage ne sont plus aussi favorables. En effet les enseignants ont à leur charge des enfants allant de 3 à 6 ans (parfois 2 ans) eu égard à la scolarité obligatoire dès 3 ans.

A  l’évidence, la bataille engagée mérite de l’être. Qu’il s’agisse des parents d’élèves, des enseignants, du personnel de service, des élus, chacun est bien conscient de l’intérêt de cette 3e classe dans un quartier, qui plus est, pas forcément favorisé et dont l’origine sociale de certains enfants mérite une attention plus soutenue.
D’autant que certains d’entre eux ne parlent pas encore assez bien notre langue pour suivre une année scolaire profitable. On imagine l’attention que requiert ce type d’élèves si on veut que l’école publique joue son rôle d’intégrateur social et permette de lutter contre les inégalités comme elle devrait le faire.

Hier soir (notre photo PHD) une réunion publique a eu lieu dans la cour de l’école en présence du maire, François-Xavier Priollaud, de l’inspecteur de l’Education nationale, M. Beaudoin, mais également de membres de futures listes aux municipales comme Philippe Brun, Diego Ortega, Leila Seghir, ou encore Ingrid Levavasseur. Il va de soi que si par bonheur, la 3e classe rouvrait, chacun aimerait revendiquer une parcelle de cette victoire plus que symbolique. J’ai sollicité l’avis du maire au lendemain de cette rencontre pour mieux informer encore les parents et tous ceux qui s’intéressent à l’avenir des enfants. Je le ferai connaître dès que FXP me l’aura transmis.
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5 septembre 2019

Les municipales à Louviers : l'horizon se dégage du côté des écologistes et de « Changer Louviers ». Ils ont décidé d'unir leurs forces


Le rapprochement (lire le communiqué ci-dessous) entre les candidats putatifs aux municipales de Louviers de la liste de Philippe Brun-Ingrid Levavasseur (Changer Louviers) avec ceux d’Alexis Fraisse (EELV) est symbolique de l’important mouvement que connaît la société française. Nous sommes de plus en plus nombreux (à l’échelle du monde) à nous sentir directement concernés par les changements fondamentaux constatés dans notre environnement qu’il soit urbain ou rural. Sont mis en cause le système capitaliste, la course au rendement et à la rentabilité, la recherche du profit immédiat. Tout cela au détriment de notre cadre de vie. Les candidats aux municipales sus-nommés ont, par leur récente expérience personnelle, touché du doigt le malaise sociétal révélé par les politiques brutales et inhumaines des Trump, Bolsonara, Salvini et leurs homologues de l’extrême droite russe ou allemande. Non seulement, ils se moquent des dommages causés à l’environnement paysager mais ils favorisent volontairement la destruction d’un habitat humain ancestral comme en Amazonie.

Les préoccupations environnementales prennent donc chaque jour le pas sur des sujets qui, hier encore, dominaient les campagnes électorales locales à savoir les impôts, la gestion, les investissements, les personnalités. On prend enfin conscience des lourdes conséquences sanitaires qu’entraînent l’usage répété et constant des pesticides et autres épandages de produits phytosanitaires dangereux pour les hommes et les femmes. L’interdiction réclamée à cor et à cris du glyphosate (sans toutefois l’obtenir) démontre la puissance des groupes chimiques mondiaux et leur puissance nocive auprès des politiques.

Comme apiculteur, j’ai alerté à maintes reprises mes lecteurs sur les dangers que font courir des traitements systémiques de ces grandes industries chimiques appliqués aux abeilles et aux insectes pollinisateurs. Mais pas seulement à eux. Une enquête récente démontre que chaque année depuis une trentaine d’années, des populations entières d’insectes disparaissent de nos régions et de nos paysages (40 % dit-on !). Et avec eux des disparitions d’oiseaux des champs…sans oublier la diminution colossale des populations d’hirondelles, de martinets ayant de plus en plus de difficultés à se nourrir et à se reproduire.

Ainsi, devrait être présente à Louviers une liste (plusieurs ?) dont le programme sera dominé par des préoccupations environnementales. « Penser global et agir local » devient un impératif catégorique. Je lis, aujourd’hui, dans La Dépêche que le maire de Val-de-Reuil, Marc-Antoine Jamet et celui de Pinterville, Didier Dagomet, ont pris des arrêtés pour interdire l’épandage de produits pesticides à moins de 150 mètres des habitations. Ces deux maires imitent celui de Saint-Eloi-de-Fourques, le premier dans l’Eure à avoir décidé de réagir ! Ils savent que le préfet de l’Eure saisira la justice administrative pour obtenir l’annulation de ces arrêtés a priori illégaux. Mais ils savent aussi que les populations sont de plus en plus sensibles au respect de l’environnement, à la qualité des aliments, à la préservation de la santé humaine et de la biodiversité. Car là réside la danger immédiat et durable.


Communiqué : Le collectif « Vert Louviers, vers le futur » d’Alexis Fraisse rejoint Changer Louviers
 
« Le 14 juin dernier, lors d’une réunion qui a réuni une centaine de personnes, nous avons lancé un appel à toutes les bonnes volontés afin d’œuvrer à la transformation écologique, sociale et démocratique de Louviers, sur les bases du « programme des lovériens » que nous avions alors présenté.
 
Cet appel a été entendu. Après le ralliement d’Ingrid Levavasseur et des citoyens d’Eclosion démocratique, nous sommes très fiers et heureux de vous annoncer notre alliance avec les écologistes de Louviers conduits par Alexis Fraisse.
Depuis plusieurs années, les militants écologistes de Louviers œuvrent sans relâche pour améliorer notre qualité de vie et notre santé : ramassages citoyens, promotion du vélo, actions de recyclage, nettoyage des rivières, défrichage de la voie ferrée Louviers-Rouen… Ces simples citoyens, très engagés dans la vie civile, ont su éveiller les consciences des lovériens, qui sont chaque jour de plus en plus nombreux à embrasser la cause écologique.
Pour les porte-parole de Changer Louviers, cette convergence montre qu’une union de tous les partisans sincères de l’alternance est possible, avec des idées nouvelles qui laissent de côtés les querelles de chapelle d’hier. Forts de cette union, notre espoir de changer le destin de Louviers est à portée de main.
 
Changer Louviers est un mouvement populaire de citoyens lovériens voulant inventer des solutions pour changer le destin de notre ville, sans homme providentiel, et au delà des querelles partisanes. »

2 septembre 2019

« Rester digne » un livre écrit par Ingrid Levavasseur en librairie le 4 septembre

Ingrid Levavasseur.©JCH
Lors de l’entretien que m’avait accordé Ingrid Levavasseur il y a quelques semaines (lire sur ce blog) elle ne m’avait pas caché que l’écriture d’un livre était en cours avec la participation d’Emmanuelle Anizon, une journalistes de l’Obs, enquêtrice attachée au mouvement des gilets jaunes qu’elle a suivi pendant des mois sur les ronds points et lors des différentes manifestations.
A l’évidence, Ingrid Levavasseur devenu personnage médiatique à son corps défendant, présente un intérêt éditorial évident. Si on la compare aux autres figures du mouvement (Drouet par exemple ou encore Chalençon voire Jérôme rodriguès) Ingrid Levavasseur présente des caractéristiques moins caricaturales et avance des projets plus structurés. Il se trouve que l’Obs de cette semaine (du 29 août au 4 septembre) publie quelques bonnes feuilles nous permettant de mieux saisir la personnalité de « l’héroïne » télévisuelle et de mieux comprendre les raisons qui l’ont amenée à devenir une sorte de pasionaria bienveillante. C’est si vrai qu’Ingrid Levavasseur prenant conscience des réalités sociales et politiques du pays a rapidement renoncé à prendre la tête d’une liste lors des élections européennes tout en confirmant son intérêt pour la chose publique puisqu’elle sera sans doute candidate aux élections municipales de Louviers.
Ne brûlons pas les étapes. Comme le livre (1) sort ce 4 septembre, j’imagine que tôt ou tard une séance de signature aura lieu dans notre région, celle qui l’a vu naître et celle où aujourd’hui, elle tente de résoudre des problèmes aussi vitaux que la subsistance de sa famille et son avenir professionnel. En lisant les bonnes feuilles publiées, on devine la colère, d’abord, qui a animée Ingrid Levavasseur et progressivement une compréhension de la complexité du monde dont les réformes nécessaires occupent (ou devraient occuper) l’essentiel du temps de nos élus.
(1) « Rester digne » par Ingrid Levavasseur en collaboration avec Emmanuelle Anizon, 240 pages, éditions Flammarion.
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