
Ce bilan, une fois encore
catastrophique (plus de 700 journalistes tués depuis 2005) indique combien le métier
de journaliste est un métier difficile, dangereux, risqué dans les pays où règnent
la violence et l’arbitraire, où la vie d’un homme ou d’une femme n’a que peu d’importance.
Ce qui compte pour les tyrans, les dictateurs, les groupes sectaires et
fanatiques, c’est de faire taire ceux et celles dont le devoir est de raconter
au public les comportements aberrants ou malhonnêtes, qu’ils soient justifiés
par l’appât du gain, la religion, le terrorisme ou l’idéologie ou tout autre
mobile tout aussi redoutable.
Finalement, ils sont bien
peu nombreux les pays où la liberté de la presse est acquise. Il s’agit pourtant
d’une nécessité citoyenne. C’est d’ailleurs sur la base de ce critère,
notamment, qu’on peut qualifier de démocratique un état comme la France :
il faut que les journalistes soient indépendants des pouvoirs politiques et économiques,
qu’ils respectent la charte professionnelle édictée entre les deux guerres
mondiales et que les lois protègent le secret des sources tout comme le droit de
mener des investigations. Sans liberté d’informer il n’est pas de société harmonieuse
même si les journalistes sont souvent porteurs de mauvaises nouvelles.
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