8 octobre 2011

La ligne à grande vitesse Paris-Normandie

Dans un article récent paru sur son blog, Patrick Robert se plaint du fait que les élus n'aient pas fait connaître leurs préférences à l'égard du futur tracé de la ligne à grande vitesse reliant Paris à la Haute et à la Basse Normandie. Ce n'est pas exact. Les élus de l'Eure, notamment, réunis à Evreux ont fait savoir qu'ils optaient pour le tracé B entraînant la construction de nouvelles gares à Evreux, Louviers-Val-de-Reuil et Rouen.
En tant que président de l'Association pour la protection et l'amélioration de l'environnement, j'ai été destinataire du dossier soumis au débat public. La première réunion d'information a eu lieu à Rouen devant 1500 personnes toutes très intéressées à la création de cette future ligne à grande vitesse appelée à rapprocher Caen, Le Havre et Rouen de la capitale.
Dans la synthèse jointe au dossier, on comprend mieux les raisons économiques et humaines qui président au choix futur. La ligne à grande vitesse (250 Km/h en Normandie, 200 Km/h en Ile de France) permettra de décharger les lignes actuelles (saturées) de créer de nouvelles liaisons et de faciliter le trafic de fret sur les lignes actuelles notamment entre Paris et Mantes.
On remarquera que les choix des élus Eurois privilégient Evreux-Caen et Evreux-Rouen-Le Havre par Louviers et Val-de-Reuil. Il semble évidemment impossible d'utiliser la voie actuelle de la vallée de l'Iton dont la réouverture éventuelle a suscité des polémiques nombreuses lors des dernières cantonales et conduit les élus d'Acquigny, par exemple, à choisir le site de construction de la nouvelle école.
Sans préciser plus de détails (voir photo) indiquons tout de même que le choix actuel des élus eurois est aussi le moins coûteux. Avec 6,3 milliards d'euros il s'agit de la solution la moins chère. Enfin, pour ceux et celles qui voient loin, cette ligne à grande vitesse devrait être opérationnelle en 2025 ! C'est demain.
Je communiquerai en temps utile les lieux et dates des réunions organisées dans notre immédiate région.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Une précision fondamentale : Jamais, ô grand jamais, je n'ai contesté le bien-fondé d'une liaison ferroviaire Rouen/Evreux.

J'ai écrit aussi que le tracé B s'imposait à l'évidence.

J'ai lu, quasiment in extenso, le dossier établi par RFF.

En revanche, depuis plus de 5 ans, aucune réponse officielle claire et précise n'a jamais été donnée à cette question toute simple : Cette ligne passerait-t-elle par la 154 ou par la vallée de l'Iton ?

Force est de constater que l'ancienne voie ferrée n'est toujours pas déclassée.
(Rappelons à cet égard que c'est la FNAUT, une puissante fédération, qui a fait casser un jugement du tribunal administratif qui déclassait cette ligne, cela remonte à l'époque où Debré était maire d'Evreux)

Ce n'est pas plus compliqué que cela, il n'y a pas la moindre ambiguïté.

Une question précise appelle une réponse précise.

Patrick Robert

Anonyme a dit…

Quand nous lisons le Dossier du Maître d'Ouvrage de la LGV,nous voyons qu'il est écrit,"Noir sur Blanc" page 88,que dans le Scénario B,la Bifurcation vers Caen traverse la Vallée de l'Iton et le Sud du Plateau du Neubourg.

Or, pour les particuliers , il est impossible de savoir quels villages de la Vallée de l'Iton sont concernés par ce tracé.

Les habitants posent des questions sur le site du débat de la LGV. Il n'y a aucune réponse à ce jour.

Ils téléphonent à Rouen au siège de la CNDP,on ne les renseigne pas davantage.

Ils vont voir leur Maire qui n'a pas reçu plus d'informations que le citoyen ordinaire.

Le Conseil Général de l'Eure se veut rassurant ,en disant que rien n'est fait.

Les habitants vivent dans la crainte de voir leur maison rasée ,ou d'entendre des wagons de fret circuler la nuit sous leurs fenêtres.

Association "Halte au train par Acquigny et la Vallée de l'Iton"

Anonyme a dit…

J'espère qu'un maximum de personnes pourra prendre part au débat, mais rien n'est garanti, car pour l'instant rien n'est fait pour que les citoyens s'informent et donnent leur avis.
Ce projet est nuisible tant du point de vue financier ( de 7 à 14 milliards d'euros suivant l'option choisie) du point de vue écologique, et du point de vue social. Ce dont nous avons tous besoin ce sont des trains sûrs qui arrivent et partent à l'heure, en nombre suffisant et peu chers. Qu'il faille augmenter le nombre de dessertes, le nombre de lignes, le nombre de cheminots, on est d'accord. Imagine-ton ce qu'on pourrait aménager en terme de voies, de conducteurs, de TER supplémentaires, de gares, avec bien moins d'argent public que va engloutir la LGV ? Gagner 15 minutes pour relier Rouen à Paris, c'est un progrès ça ?
Je conseille la lecture du livre "FGV : faillite à grande vitesse" du journaliste Marc Fressoz.
Le NPA 27 participera au débat et fera des propositions alternatives à la LGV.
Sophie Ozanne