27 septembre 2017

Marc-Antoine Jamet démissionne de ses fonctions politiques euroises à la tête du PS mais reste maire de Val-de-Reuil


Marc-Antoine Jamet ne présidera plus le conseil fédéral du PS de l'Eure. (photo JCH)
Marc-Antoine Jamet, premier secrétaire de la fédération de l'Eure du Parti socialiste, a décidé de démissionner de ses fonctions politiques euroises et du Conseil national du PS où il siégeait depuis 1994. Dans une lettre adressée aux militants de ce parti, il explique ses motivations teintées de déception, de regrets mais également d'une foi inébranlables en certaines valeurs, celles du socialisme.
« Chers camarades et chers amis,

Je n’organiserai pas le vote de confiance à la direction nouvelle du Parti Socialiste. Sans attendre notre Congrès, j’ai décidé de mettre fin à mon mandat de Premier Secrétaire de la Fédération du Parti Socialiste de l’Eure et de démissionner de notre Conseil National où je siège depuis 1994.

Je veux avant tout remercier les militants qui m’ont élu et réélu par deux fois, avec -à chaque mandat — de plus en plus larges majorités. L’honneur de les représenter, l’exigence politique d’être leur porte-parole, m’ont rempli de fierté et de joie. Ensemble, nous avons connu toutes les victoires, organisé des meetings comme nous en avions peu connus, mené de belles campagnes électorales. Ensemble, nous avons donné un second Président de la République à la Gauche, battu Bruno Lemaire aux régionales dans son propre département, conservé le Conseil Général et le Conseil Régional, géré les quatre grandes villes qui structurent notre territoire, doublé le nombre des parlementaires socialistes, organisé la guérilla contre le Front National, assaini nos comptes, organisé le débat — y compris quand il ne m’était pas favorable — et fait fonctionner nos instances dans la transparence. Cela n’a été possible que grâce au bureau et au conseil fédéraux, toutes motions, toutes sensibilités confondues, avec lesquels j’ai travaillé, à l’appui de nos permanents vers qui va ma reconnaissance, à votre soutien constant et bienveillant qui a été essentiel.

Aujourd’hui, nous avons tout perdu ou presque. J’en ai été marqué. Il est cruel de voir son espérance disparaître ou plutôt se désagréger. Ce n’est cependant pas pour cela que je prends de la distance. Je crois à notre Parti depuis que je m’y suis engagé derrière Laurent Fabius voici plus de trente ans. C’était au lendemain — déjà — d’une défaite. Comment pourrai-je le quitter ? J’ai accepté d’en être le trésorier et le directeur général des services aux pires moments. Il m’a coûté dans ma vie professionnelle. Il m’a valu des incompréhensions dans ma vie personnelle. Avant de rejoindre celle de Val-de-Reuil en 1999, j’ai adhéré dans la section de Léon Blum au cœur du Paris populaire. Je suis un « partageux ». Le Socialisme est ma vérité. Il est mon chemin. J’aurais toujours pour ses valeurs, l’égalité des chances et à la justice sociale, la solidarité et la liberté, la foi du charbonnier. Je suis persuadé, comme l’avait dit François Mitterrand en 1993, que, d’une manière ou d’une autre, nous reviendrons au pouvoir, localement, nationalement, plus vite que nous le pensons. Certains, après avoir allègrement trahi ou opportunément déserté, m’attribuent avec leur générosité habituelle l’entière responsabilité de nos revers. Cela me laisse indifférent. Je leur confirme, si leurs contorsions peuvent y trouver consolations, que le Parti Socialiste n’a connu de difficultés que dans l’Eure et, uniquement, par ma faute.

Ce n’est pas la seule interrogation à laquelle par ce dernier courrier fédéral je veux répondre. A droite, à Gauche, au travail, parmi mes proches, on m’a souvent demandé pourquoi je n’ai pas rejoint l’actuelle majorité. Il paraît que mon profil avec elle était compatible. Malgré les appels et les propositions, parfois les plus autorisées, je n’ai pas cherché l’investiture d’En Marche. Je n’en suis ni l’adhérent, ni le sympathisant. Certes, beaucoup de ceux qui, à l’Elysée, au Gouvernement, au Parlement, incarnent ce mouvement, sont mes amis, ont été mes collègues ou, preuve que je vieillis, mes collaborateurs, voire mes étudiants. Mais d’autres, ici notamment, ont été mes adversaires parmi les plus virulents.

Certes, j’ai, si ce n’est de l’admiration, du moins du respect pour la démarche, faite d’audace, d’une bonne dose de courage et de confiance en soi, qui a conduit Emmanuel Macron vers un succès qu’il ambitionnait à seulement 39 ans. Ce n’est d’ailleurs pas la première transgression qu’il a assumée et il faut à ce propos lui rendre des points. Le Chef de l’Etat est l’artisan de sa propre réussite et, peut-être, de sa vie. Mais cela n’est pas suffisant pour le suivre.

Certes, je mesure les erreurs que nous avons commises et suis conscient du malheur dont nous n’avons pas su extraire des millions de femmes et d’hommes soumis au chômage ou à la pauvreté. J’aurais garde d’en accuser François Hollande. Nous savions tous, ainsi qu’en étaient tombés d’accord Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn, que ce quinquennat serait celui de « l’enfer ». L’absence de cohésion et de conscience morales de la majorité a fait le reste. Pour autant, je ne partage pas la politique actuellement conduite par Edouard Philippe, même si je connais la sincérité de ce Normand.

Certes, elle peut comporter des initiatives intéressantes. Il faut saluer sa référence appuyée au progrès et à la modernité. Je continue de souhaiter pour mon pays qu’elle aboutisse. Nous ne pouvons nous permettre de perdre cinq ans. L’idée du changement pour le changement, du renouvellement pour le renouvellement, me paraît particulièrement limitée, mais En Marche a diversifié, rajeuni et féminisé la politique qui en avait considérablement besoin. Dommage qu’en ait été parfois extirpé — du même coup — compétences et capacités. Du moins jusqu’à présent. Tout s’acquiert. On ne reste pas nouveau, nul ou naïf éternellement… Mais, fiscalement et socialement, pour les retraités, les familles et les collectivités locales, pour les plus jeunes, les plus fragiles, les plus exposés, pour le logement et les emplois aidés, l’action menée ne peut recueillir de ma part un début d’approbation. Voilà pour le fond. Sur le style et la manière, il y aurait tant à dire. La popularité vacillante du Président en révèle assez.

Je ne change donc pas de convictions. La cohérence c’est aussi la constance. Je reste militant socialiste. Il n’y a pas d’autres voies à Gauche. Je n’aime pas le simplisme et la démagogie, quand bien même seraient-ils éloquents, qui conduisent la France Insoumise. J’ai fait la campagne de Benoît Hamon par loyauté et par amitié, sincèrement, totalement, sans partager néanmoins nombre de ses propositions. Je ne discerne pas encore, dans la nouvelle direction pléthorique, pardon collégiale, celui ou celle qui ramassera le drapeau tombé à terre, celui qui m’enthousiasmera, celui que je soutiendrai les yeux fermés. Les gens ne nous suivent pas, ne nous suivent plus. Je n’ai le goût ni des crépuscules, ni des groupuscules. J’attendrai. Ce n’est pas une question d’âge ou d’énergie. Je m’engagerai sur d’autres fronts, avec d’autres moyens. Je retrouverai un peu de temps pour moi et les miens. Qui plus est, je n’abandonne pas le travail qu’il me reste à faire dans ma commune que j’aime. Nul n’est indispensable, mais pour le renouvellement urbain et la sécurité, pour la construction de logements et l’investissement industriel, suis-je le plus mal placé pour mener, dans des temps durs et troublés, avec peu d’argent et dans l’adversité, une politique municipale juste, forte et efficace à Val-de-Reuil.

Je ne pars pas sans un regard en arrière. Une équipe existe composée de militantes et de militants de Vernon, de Gisors et des Andelys, de Bourgtheroulde, de Gaillon et de Louviers, de Verneuil et d’Evreux, de Pont-Audemer, de Conches et de Bernay. Je les connais : j’ai défilé, collé, tracté avec eux devant les gares, sur les marchés, aux portes des usines, moments un peu austères que leur amitié joyeuse transformait. Je veux saluer nos secrétaires de section qui sont des gens formidables sur lesquels j’ai pu m’appuyer, nos trésoriers qui vivent un sacerdoce tant leur rôle est ingrat, tous ceux qui ont fait le choix de l’engagement collectif et désintéressé. Pour diriger la Fédération jusqu’au renouvellement de sa direction, je connais les qualités, notamment, de Martine Séguéla des Andelys dont le militantisme chimiquement pur demeure un modèle pour moi, de Thomas Toutain, dévoué à nos idéaux qui ne ménage ni son temps ni son intelligence, Timour Veyri qui sera pour Evreux, en 2020, un maire inventif et intègre, proche et compétent. J’ai confiance en eux. Il leur appartient de prendre leur destin en mains. Je les y aiderai. »

Marc-Antoine Jamet

26 septembre 2017

L'extrême droite allemande « fière des performances de ses soldats pendant la seconde guerre mondiale »


« Nous devons être fiers des performances des soldats de l’armée allemande au cours de la seconde guerre mondiale. » Voici pour l’un des responsables de l’AFD, le parti extrémiste qui a fait son entrée, dimanche dernier, au Bundestag, l’équivalent de notre Assemblée nationale. « Le monument de Berlin consacré à l’holocauste est une honte ». Voilà pour un autre des animateurs de ce parti franchement détestable. Ne soyons pas surpris que tout ce beau monde ait été félicité par Marine Le Pen au soir de cette élection allemande marquée par le score élevé des ces nazillons.

A Berlin. (Photo Jean-Charles Houel)
Quelle est la motivation de cet électorat âgé, blanc, masculin, originaire de l’est (ex-RDA) pour l’essentiel ? « Il y a trop d’étrangers dans notre pays. » Ces Allemands-là n’ont toujours pas digéré l’accueil des 900 000 réfugiés de 2015, un accueil alors soutenu par une majorité de la population. Il est vrai que les graves incidents de la gare de Cologne (lesquels n’ont toujours pas livré toute la vérité sur les faits ainsi que celle des auteurs d’agressions sexuelles) ont fait basculer une partie de l’opinion allemande traumatisée par cette violence inadmissible.

Il n’est pas neutre que le pays où le parti nazi a connu ses heures les plus emblématiques revienne, 70 ans après la fin de la guerre, au premier plan de l’actualité. Certes, ces néo-nazis ne sont pas aux portes du pouvoir. Certes, ils sont divisés entre extrémistes…extrêmes et extrémistes…centristes ( !). L’ancienne présidente vint d’annoncer qu’elle ne siégerait pas au sein du groupe de l’AFD et elle pourrait bien être rejointe par d’autres députés plus « fréquentables » ou en tout cas moins haïssables.

Cette intrusion de l’extrême droite à Berlin ne fait pas les affaires de la chancelière sortante. Si elle doit associer CDU-CSU, Libéraux et Verts dans une même coalition, ce sera le mariage de la carpe et du lapin. Je ne serais pas surpris que les Allemands retournent aux urnes dans quelques mois.

25 septembre 2017

Lionel Jospin avait bien raison : le sénat est une anomalie

Lionel Jospin.

Lionel Jospin avait raison. Le sénat est bien une anomalie. Non pas que le bicamérisme soit une aberration démocratique mais les élus du sénat français ne sont pas représentatifs de la population. Il paraît que cette chambre haute doit être représentative des territoires. Quels territoires ? Essentiellement les communes rurales et rurbaines au détriment des villes moyennes et des métropoles.

Le général de Gaulle avait souhaité la disparition du sénat sous sa forme actuelle. Il considérait, non sans raison, que les sénateurs étaient les représentants d’intérêts n’ayant que peu à voir avec l’intérêt supérieur de la nation. Trop de clientélisme, trop de prébendes, trop d’élus installés (à l’époque pour neuf années !). N’oublions pas que le sénat doit son existence à un troc entre Gambetta et les monarchistes. Ces derniers n’ont accepté la République qu’à condition qu’un sénat corrige les votes de l’Assemblée nationale. Et la chambre haute, comme on dit, perdure !

Dans une France rurale d’avant la seconde guerre mondiale, on pouvait éventuellement concevoir que les campagnes soient représentées au plus haut niveau de nos assemblées. Aujourd’hui, cette surreprésentation de la ruralité ne se justifie plus. Les Français(e)s vivent en majorité dans les villes. Le sénat ne les représente pas. On comprend bien que la droite tienne à conserver son avantage ad vitam aeternam. Reconnaissons qu’il s’agit d’un déni de démocratie. C’est si vrai que le président de la République actuel aura les pires difficultés pour faire adopter la réforme constitutionnelle — pourtant indispensable — visant à diminuer le nombre de parlementaires. Comment réformera-t-on le Conseil supérieur de la magistrature ? Faudra-t-il en passer par le référendum, outil dangereux s’il en est ?

Je ne m’apitoie pas sur les résultats d’hier. La droite continue d’ultradominer le sénat. Les Républicains et les UDI accroissent leur influence. Les socialistes sauvent les meubles grâce à leur implantation locale (pourtant réduite en 2014). Le PC sauve son groupe de justesse. Quand à la République en Marche, faute de troupes, elle perd la bataille du sénat. Le Front national est inexistant. Tout comme la France insoumise qui n’aura aucun sénateur ! Est-ce juste ? Est-ce démocratique ? Une anomalie de plus.

24 septembre 2017

« La rue a battu les nazis ». Jean-Luc Mélenchon maltraite la vérité historique.


JLM hier dans les rues de Paris. (Maxnewsworld)
On dit de Jean-Luc Mélenchon qu’il est un tribun. Comme tout bon tribun, donc, il prépare ses interventions publiques dans lesquelles il mêle politique, philosophie, histoire…s’attirant ainsi les sympathies de tous ceux et toutes celles qui honnissent les dirigeants actuels. Hier, face à des dizaines de milliers de manifestants rassemblés contre les ordonnances modifiant certaines règles du code du travail, Jean-Luc Mélenchon s’est livré à une attaque en règle contre celles-là sans omettre d’y ajouter les futurs textes sur les retraites ou la CSG, par exemple, pour amplifier la protestation.

Macron ayant indiqué récemment que « la rue ce n’est pas la démocratie », l’ancien candidat à l’élection présidentielle chef de la France Insoumise a démontré qu’il n’avait toujours pas digéré une défaite ressentie par lui comme une injustice en énumérant une liste de batailles que la rue, justement, aurait gagnées. S’il a eu raison de citer le recul de de Villepin sur le CPE, il a évidemment eu grand tort d’affirmer que « la rue avait battu les nazis. » Certes, l’entourage de JLM, s’évertue, depuis cette gaffe, à souligner que le chef des insoumis faisait allusion à la bataille de Paris et la libération de la capitale. A aucun moment, il n’aurait eu l’intention de placer le plan Juppé et les nazis sur le même…plan. Il n’empêche que les réseaux sociaux sont encombrés de démentis, de mises au point, de rappel des faits historiques soulignant la légèreté, pour le moins, d’un Mélenchon vindicatif et parfois approximatif dans ces comparaisons qui, comme on le sait, ne sont pas raison.

Pour autant, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Si des milliers de Français descendent dans la rue pour protester contre une politique, ils en ont le droit et, parfois, le devoir. La manifestation de rue n’est, certes, pas la loi mais comme elle est constitutionnelle et inhérente à l’expression démocratique, on ne peut affirmer, comme le président « que la rue ce n’est pas la démocratie. » Il aurait dû dire « ce n’est pas toute la démocratie. » Heureusement, en 2017, le dernier mot appartient encore aux assemblées élues qui tiennent compte, ou pas, de ce qu’il se passe dans la rue. Si les citoyens sont mécontents, ils détiennent le seul vrai outil d’expression : le bulletin de vote. Bien sûr, il faut être patient et attendre les échéances. Cette vertu n’est pas mélenchonniste.

23 septembre 2017

Des parents d'élèves de Val-de-Reuil écrivent au président du Conseil départemental : « Serez-vous un élu…»


« Monsieur,
Depuis plusieurs décennies, les enfants habitant au Cavé de Val-de-Reuil sont scolarisés à l’école primaire Léon Blum de Val-de-Reuil. Aujourd’hui une quinzaine d’enfants du Cavé âgés de 7 à 10 ans acquièrent des compétences dans cette école primaire. Leur collège de secteur est le collège Michel de Montaigne au Vaudreuil. Une rumeur prétend que des enfants de Val-de-Reuil n’iraient plus étudier dans leur collège de proximité mais au collège de Pont-de-l’Arche et/ou de Louviers. Nous voudrions porter à votre connaissance nos craintes concernant cette éventuelle nouvelle sectorisation du bassin scolaire de Val-de-Reuil et de ses alentours.

Les habitants du Cavé de Val-de-Reuil revendiquent leur volonté d’avoir voulu vivre sur ce territoire rolivalois pour bénéficier d’une chaîne scolaire complète et de qualité : école maternelle et primaire Léon Blum, collège Michel de Montaigne et lycée Marc Bloch. L’école Léon Blum, située à 1600 m, accueille nos enfants et établit depuis plusieurs années des projets pédagogiques avec le collège Michel de Montaigne afin d’optimiser la liaison CM2-6ème. Le collège Michel de Montaigne est un collège de proximité. Situé à 650 m de nos résidences, il permet à nos enfants d’emprunter des moyens de transports respectueux de l’environnement. Il offre également un temps précieux, source de bonne santé et de réussite éducative et scolaire. Nos enfants rejoignent leur collège en trois minutes en vélo. Vos services produisent des hypothèses de nouvelle sectorisation du territoire dans le cas où le collège Pierre Mendès France ferme. Nous vous prions de bien vouloir prendre en considération les éléments suivants.

   Le transport en commun des enfants du Cavé jusqu’ aux collèges Hyacinthe Langlois de Pont-de l’Arche ou les Fougères de Louviers s’accompagnera d’une empreinte carbone beaucoup plus impactante qu’un simple déplacement à pied ou en vélo. L’ambition légitime du nouveau président Emmanuel Macron et de son gouvernement est de réduire les émissions des gaz à effet de serre. Serez-vous un élu départemental de la majorité présidentielle dont l’action locale s’opposera aux objectifs politiques nationaux ?
   Le transport en bus émet également des particules solides fines et ultra-fines irritantes, allergisantes et cancérigènes au niveau de l’appareil respiratoire. Serez-vous un élu départemental indifférent à l’état de santé de vos concitoyens ?
   Le transport en commun des enfants du Cavé jusqu’aux collèges Hyacinthe Langlois de Pont-de-l’Arche ou les Fougères de Louviers générera une fatigue superflue. Traverser la ville de Louviers ou rejoindre Pont-del’Arche aux heures de pointe, le matin et le soir, sont des activités pénibles, chronophages et inutiles. A l’heure où nos administrateurs de la CASE ambitionnent de nous offrir « un territoire à haute qualité de vie, pour prendre le temps de vivre », serez-vous un élu départemental insensible au confort de nos enfants - pour ne pas dire - de « vos » enfants ?

Le transport en commun des enfants du Cavé jusqu’aux collèges de Pont-de-l’Arche ou de Louviersaugmentera le risque qu’ils soient victimes d’accidents de la route. La route des Falaises, segment de la voiedépartementale de l’axe structurant Val-de-Reuil/Louviers, est – faute d’entretien - accidentogène. Serez-vousun élu départemental irresponsable ?

-— Au-delà des répercutions sanitaires et environnementales, le surcoût de ce projet surprenant est faramineux. Le coût moyen du transport par autocar en France est estimé au minimum à 2,20 euros par kilomètre. Nos résidences sont distantes d’une dizaine de kilomètres des collèges de Pont-de-l’Arche et de Louviers. Les familles devront alors – au-delà de leurs devoirs fiscaux locaux - supporter des dépenses supplémentaires pour aider le département à faire face à ses obligations. Nous devrons aussi payer des frais supplémentaires de cantine puisque de nombreux jeunes de 10 à 14 ans rentrent actuellement chez eux pour se restaurer. Vous évoquez, pour rassurer les inquiétudes des parents menacés, qu’ils pourront bénéficier d’aides compensatrices. Vous ne pouvez pas ignorer que la majorité des situations des foyers du Cavé ne leur permettront pas de bénéficier de ces bourses départementales. Serez-vous donc un élu départemental de la baisse du pouvoir d’achat de vos administrés ?

-— Le découpage du quartier du Cavé du Vaudreuil et de Val-de-Reuil est complexe. Certaines familles résident sur la commune du Vaudreuil alors que leurs voisins directs dépendent de Val-de-Reuil. Les enfants valderoliens sont scolarisés à l’école primaire Général Leclerc alors que les jeunes rolivalois le sont à Léon Blum. Dans l’hypothèse où votre projet voit le jour, les valderoliens du Cavé seraient scolarisés au collège Montaigne alors que leurs voisins rolivalois seraient refoulés aux confins du secteur ! Serez-vous un élu département capable de justifier une telle sectorisation injuste ?

   Depuis plusieurs années, les personnels de l’école primaire Léo Blum et du collège Montaigne œuvrent pour favoriser la transition entre les niveaux CM2 et 6e du cycle 3. Les élèves de CM2 visitent leur futur collège, rencontrent les membres de l’équipe éducative et « vivent » des enseignements pendant plusieurs jours. Une journée sportive, moment d’étroite collaboration entre les deux niveaux, est également organisée. Elle donne du sens en aidant les élèves à se projeter dans leur scolarité. Serez-vous l’élu départemental qui rompra la chaîne éducative d’excellence qui unit l’école Léon Blum au collège Michel de Montaigne ?
   Le code de l’Éducation stipule que « la carte scolaire permet l’affectation d'un élève dans un collège correspondant à son lieu de résidence ». Le collège Michel de Montaigne est à trois minutes en vélo de nos résidences. Quelque soit vos scenarii de fermeture ou pas du collège Pierre Mendès France, nous souhaitons avoir la garantie que nos enfants soient encore scolarisés dans le collège le plus proche de nos domiciles. Dans un premier temps, la presse et les réseaux sociaux pourront relayer et amplifier, si tel n’est pas le cas, notre demande argumentée, votre silence ou votre position inexcusable.

Vous trouverez (NDLR : je ne l'ai pas publiée ici) la liste de toutes les familles rolivaloises du Cavé concernées et contrariées - pour ne pas dire révoltées - par la rumeur selon laquelle des enfants rolivalois n’iraient plus étudier dans leur collège de proximité mais au collège de Pont-de-l’Arche et/ou de Louviers.

En l’attente de vos sept réponses et en espérant que nos craintes et notre demande soient prise en considération, nous vous exprimons nos salutations les plus constructives.
Monsieur Hurtaud

Marc-Antoine jamet, maire de Val-de-Reuil, a pris connaissance de cette adressée au président du Conseil départemental. Il écrit : « Il n'y a pas un mot à rajouter, à enlever ou à changer à cette lettre intelligente, compétente, évidente. Il faudrait qu'elle soit lue et assimilée. Quel dommage que des intentions politiques, cachées, et comptables, exhibées, fassent oublier au conseil départemental les missions de service public que votre courrier rappelle. Je n'ai - quant à moi - pas eu l'honneur d'une conversation, même de quelques secondes, avec son nouveau Président délégué. Sans doute 16.000 habitants ne valent-ils pas la peine qu'il rencontre leur représentant élu ? Cela laisse plus de temps pour répondre aux appels de la ligne directe installée par M. Lecornu avant son irrésistible ascension gouvernementale ou pour paraître en photo aux côtés de mes collègues, les maires d'Evreux, de Louviers et de Vernon qui ne souffrent pas du même ostracisme. Le sort des enfants, la qualité de l'éducation qui leur est donnée, la chance que constituera pour eux, dans la vie moderne, un diplôme seraient-ils indifférents à ces gens ? Peut-être devrions-nous les interroger sur leur propre parcours scolaire et universitaire et comprendre ce que signifie un tel acharnement contre l'enseignement, les professeurs, les parents, les enfants ? Rien, je l'espère, qu'une bonne psychanalyse ne guérisse... Elle est cependant urgente. »




21 septembre 2017

Florian Philippot quitte le Front national et vole de ses propres ailes depuis ce matin


Florian Philippot. (DR)
Ce qui se passe au sein du FN n’a rien d’anecdotique. Le combat entre Marine Le Pen et Florian Philippot est bien un combat politique. Des lignes s’affrontent qui dépassent largement le cadre des oppositions de personnes. Après le catastrophique débat de second tour de l’élection présidentielle au cours duquel Marine Le Pen a fait preuve d’incompétence, de légèreté et de violence verbale, il n’est pas surprenant que Florian Philippot, mieux structuré que la chef du FN, et surtout plus affirmé dans ses convictions, ait compris que l’avenir de la droite souverainiste ne passe plus par la fille de Jean-Marie.

De fait, c’est bien le nom de Le Pen qui structure la vie du Front national. S’y rejoignent les pétainistes nostalgiques, les partisans de l’Algérie française et des colonies africaines ou asiatiques, les racistes et les xénophobes, sans oublier les pourfendeurs de l’Union européenne à l’origine, selon eux, de tous les malheurs de la France. Ancien chevénementiste, Florian Philippot a une vision économico-souverainiste de l’engagement. Homosexuel assumé, il a obligé Marine Le Pen à adopter des positions nuancées sur le mariage pour tous et donc sur les avancées sociétales plus libérales et moins catho-intégristes. La démission de Philippot du FN, acté ce matin même, aboutira sans doute à une revanche des ardents soutiens de Sens commun hostiles à la PMA. Qui sait si le FN ne reviendra pas un jour sur l’IVG tant décriée par Marion Maréchal Le Pen en réserve dans le privé ?

Il serait sans doute ridicule de faire de la démission de Philippot un acte majeur de la vie politique française. Tout de même, si l’ancien vice-président, très médiatique et organisé, est suivi par les adhérents de « Patriotes » (2500 ?) il amputera le FN d’une jambe forte à quelques mois d’un congrès au cours duquel le changement de nom du parti est à l’ordre du jour de même que d’éventuelles alliances à l’image de celle entreprise avec Dupont-Aignan et avec le succès que l’on sait. 

Le FN traverse une mauvaise passe. Alors que sa candidate de second tour a obtenu près de 11 millions de suffrages, il n’est pas douteux que nombre de ces électeurs vont y regarder à deux fois avant de glisser à nouveau un bulletin FN dans l’urne. Sur ce blog, j’ai maintes fois dénoncé le caractère superficiel des envolées de Marine Le Pen. Elle entre dans une période de turbulences dont nul ne peut dire aujourd’hui, sur quoi elle débouchera. Mais à coup sûr pas sur une prise du pouvoir.

20 septembre 2017

Marc-Antoine Jamet n'y va pas de main morte : « Maintenant que l’on sait, le collège Pierre Mendes France doit rester ouvert ! »


La ville nouvelle en construction en 1982. A droite le collège PMF. (photo aérienne Jean-Charles Houel).
« Maintenant que nous savons que le Ministre compétent est contre, que le préfet de l’Eure est contre, que le recteur de Normandie est contre, que le directeur académique de notre département est contre, que les conseillers départementaux de notre canton sont contre, que le maire et le conseil municipal de Val-de-Reuil sont contre, que le chef d’établissement et les professeurs du collège Pierre Mendès France sont contre, que les parents des 350 élèves inscrits (qui seront 450 l’année prochaine) sont contre.


— Maintenant que nous avons été informés que la principale du collège Alphonse Allais prévoit des effectifs pour la rentrée 2018 de près de 500 élèves, ce qui met son établissement dans l’incapacité d’accueillir un enfant de plus.



— Maintenant qu’il est de notoriété publique que le Collège Michel de Montaigne a refusé l’inscription de plusieurs enfants issus des CM2 de Val-de-Reuil à la rentrée 2017 alléguant qu’il était saturé et que c’est la vérité. 



— Maintenant qu’il est établi que jamais le collège Pierre Mendès France n’a été un collège du type Pailleron et que le prétendre était un grossier mensonge ou une la preuve d’une parfaite ignorance de la réalité.



— Maintenant que l’on se souvient que M. Sébastien Lecornu, jeune exécutif départemental devenu jeune secrétaire d’Etat au prix d’une grande souplesse idéologique, rompant avec la gestion brutale et secrète du dossier qui avait prévalu, avait indiqué, par une lettre reçue à la Communauté d’agglomération, qu’il fallait, localement, pendant un an, en engageant la concertation avec tous les acteurs, mener une réflexion sur le principe même de la fermeture de cet établissement plutôt qu’un autre et que ce travail n’a connu aucun début de concrétisation, ce qui pourrait montrer, chose impossible à croire, que les promesses varient d’un exécutif à un exécutant départemental en seulement quatre mois.



— Maintenant que l’on se rappelle que l’agglomération Seine Eure, unanime, a voté en juin dernier un moratoire d’au moins deux ans reportant toute décision tant une fermeture paraissait déstabilisatrice pour notre territoire, que cette volonté politique rassemble localement Gauche et droite, et qu’il faut respecter cette unité.



— Maintenant que nul n’ignore que le Conseiller départemental LR de Louviers M. Jubert, convaincu de sa stupidité, avait fait son affaire du retrait rapide de la mesure décriée.



— Maintenant que l’on constate que les 200 logements annoncés à Val-de-Reuil (AMEX, Extraco, Nexity, Altitude) sont en train de se construire pour la prochaine rentrée et que 500 autres sont lancés.



— Maintenant que l’on observe que Val-de-Reuil est lancé dans un nouvel ANRU, le PNRU2, et que le but de ce projet est précisément d’éviter les friches administratives grâce à la participation budgétaire du département que la fermeture de PMF par le même département créerait, schizophrénie pour le moins ubuesque, voire kafkaïenne.



— Maintenant que, sous l’autorité du Président de la République Emmanuel Macron que je vais saisir, le Gouvernement de Edouard Philippe, que je vais saisir, a donné la priorité au soutien des élèves de ZEP et que, comme pour le Collège Pablo Neruda d’Evreux, le ressort du Collège Pierre Mendès France de Val-de-Reuil est le plus directement concerné par cette initiative, initiative à laquelle on imagine mal que le Conseil Départemental de l’Eure s’oppose, puisque c’est le département de M. Bruno Le Maire, département qui compte cinq députés En Marche (tous muets sur ce sujet qui va pourtant contre le programme de leur Majorité Parlementaire).



— Maintenant qu’une rumeur folle prétend qu’il s’agira pour M. Le Hongre d’envoyer les enfants qui allaient naguère à Louviers à Michel de Montaigne au Vaudreuil pour mieux envoyer sur des routes encombrées de camions les petits rolivalois (dont on sait qu’ils sont évidemment pauvres, étrangers, en difficulté, et sans doute un peu bêtes !) à Pont-de-l’Arche ou à Louviers (deux heures de trajet/jour et, hélas, potentiellement des accidents dont M. Le Hongre sera personnellement responsable) avec les répercutions que l’on sait sur la santé, le sommeil, les résultats d’enfants de 10 à 14 ans, laissant place à toutes les stratégies familiales de contournement qui asphyxieront Montaigne, sans parler du coût faramineux du transport pour la collectivité publique.



— Maintenant qu’on s’aperçoit que rompre la chaîne éducative d’excellence qui unit les écoles rolivaloises au meilleur lycée du département, Marc Bloch, via le collège Pierre Mendès France est une absurdité sans nom, l’exemple même du mauvais service public.



— Maintenant que l’on discerne que ceux qui mettent en œuvre cette décision ont certainement des qualités, mais n’ont aucune légitimité pédagogique (en tant que Président actuel du CNED et ancien président de la commission paritaire d’un de nos établissements universitaires les plus prestigieux, j’en ai à peine…) et n’agissent qu’au nom d’une logique comptable que, en magistrat de la Cour des comptes, je recommanderais fermement à mes collègues de la Chambre Régionale des Comptes, de juger comme une politique de Gribouille ou une stratégie du sapeur Camembert.



— Maintenant que l’on sait que le bailleur social IBS est prêt à affecter le bâtiment mitoyen du collège à un internat. Maintenant que le Ministre de l’éducation a demandé que le dossier soit évoqué à son cabinet.


Il apparaît évident, à tous les esprits logiques, éclairés, républicains, qu’il faut ajourner sine die le conseil d’administration du Collège Pierre Mendès France du 2 octobre 2017. C’était au cours de cette réunion que la décision sans aucun fondement de fermer l’établissement devait être prise. A contrario, il est temps de se mettre enfin à travailler sérieusement, entre professionnels, sans politiciens, et d’examiner le maintien du Collège Pierre Mendès France grâce à la création d’un Internat d’Excellence (astucieusement à 1000 mètres d’une gare !) piste que, sur la suggestion des services de Jean-Michel Blanquer alors directeur de l’enseignement scolaire au Ministère de l’éducation, le Département de l’Eure avait étudié lorsqu’il était –bien- géré par Jean Louis Destans.



Marc-Antoine JAMET

Maire de Val-de-Reuil

15 septembre 2017

Le préfet de l'Eure et Bernard Leroy, président de la CASE, se querellent autour du sort de Saint-Aubin-sur-Gaillon


Sébastien Lecornu, membre du gouvernement d’Edouard Philippe, ancien président du conseil départemental de l’Eure, ancien maire de Vernon, membre des Républicains constructifs…ne l’est pas à toute heure et en tout lieu. Il ne fait pas de doute qu’il a usé de toute son influence pour convaincre le préfet de l’Eure d’autoriser la commune de Saint-Aubin-sur-Gaillon à intégrer la communauté d’agglomération de Vernon-Les Andelys. Contre les intérêts de le la communauté d’agglomération Seine-Eure.

Alors même que les élus de cette agglomération et ceux de la communauté de communes de Gaillon-Aubevoye avaient majoritairement opté pour une fusion au 1er janvier 2018, le préfet autorise la commune de Saint-Aubin à déroger à la règle commune. La mise au point du préfet, dans la presse locale, est un bijou de légalisme Il est aussi une forme d’hypocrisie. Tout le monde sait — et le préfet d’abord — que Saint-Aubin-sur-Gaillon est une commune riche…et riche d’espérances eu égard au volume de ses terrains à industrialiser. Elle possède un parc industriel et artisanal déjà copieux et des capacités de développement en bordure de l’autoroute non moins intéressantes. L’intégration par la CASE de ses voisins gaillonnais et albaviens n’était avantageuse que si l’équilibre entre les charges et les recettes se réalisait. Le départ de Saint-Aubin à Vernon, chez M. Lecornu, donc, hypothèque franchement l’avenir de l’axe Seine, de Gaillon à Rouen.

Bernard Leroy évoque l’hypothèse d’un recours contre l’arrêté du préfet de l’Eure devant le tribunal administratif de Rouen arguant du fait que la majorité des communes de la CASE et de Seine-Madrie (Gaillon-Aubevoye) ont accepté de fusionner avant même le départ officiel de Saint-Aubin-sur-Gaillon. La querelle sur l’outil démocratique est cependant biaisée. Le préfet s’appuie sur une délibération de la commune de Saint-Aubin seule et Bernard Leroy sur la majorité écrasante et collective de deux assemblées. Les juges administratifs seront peut-être sensibles aux arguments de M. Leroy mais le préfet, soutenu par le gouvernement, a également des armes juridiques en main.

Le 12e salon de la céramique contemporaine à Pont-de-l'Arche du 28 septembre au 1er octobre


14 septembre 2017

Laurent Wauquiez, un « assisté » du Conseil d'Etat…


Laurent Wauquiez, candidat à la présidence du parti « Les Républicains » s’est rendu célèbre pour avoir dénoncé ce qu’il appelle « le cancer de l’assistanat. » Je n’apprécie pas que l’on fasse allusion cette maladie qu’est le cancer et à toutes les maladies en général pour les utiliser à des fins politiciennes métaphoriques. Je peste quand je les entends protester contre les autismes par ci ou les métastases par là ! Le cancer n’est pas une maladie honteuse comme toutes les maladies d’ailleurs !

Je peste d’autant plus qu’un journal régional lyonnais vient de rendre publique la situation  personnelle du président du Conseil régional de Rhône-Alpes. Ayant opté pour conserver son mandat local, l’ancien député bénéficie par ailleurs de sa mise en disponibilité du Conseil d’Etat dont il est membre après en avoir été détaché pendant plus d’une décennie. M. Wauquiez continue donc de bénéficier chaque année de ses points de retraite alors qu’il n’a été maître des Requêtes que pendant deux mois. Bruno Le Maire, lui, a décidé de démissionner de la fonction publique pour ne pas subir des attaques contre ce qu’il faut bien appeler un privilège.

Quand on s’appelle Wauquiez et qu’on met en cause, comme il le fait, les droits sociaux des salariés français ou des personnes bénéficiant du RSA ou des indemnités de chômage, on doit être impeccable individuellement. Ce n’est pas le cas. La presse ayant décidé de faire connaître l’avantage dont bénéficie M. Wauquiez que je me garderai bien de traiter d’assisté, je lui suggère d’imiter l’initiative de son ancien collègue des Républicains, ancien député de l’Eure devenu ministre de l’économie, dont j’avais eu le privilège « légal » de consulter sa situation patrimoniale en préfecture de l’Eure et de n’y découvrir rien qui puisse lui être reproché.