30 octobre 2013

Jean-Louis Borloo : il est franc comme un âne qui recule !


Une fillette de douze ans, présente avec ses parents sur le parcours de Christiane Taubira, ministre de la justice et garde des sceaux en visite dans une de nos belles villes de France l’a traitée de guenon et lui a jeté une banane. Voilà à quoi parviennent des parents haineux, évidemment fort actifs lors de la manif pour tous contre le mariage pour tous, fort à l’aise avec ces messages véhiculés habituellement par des adhérents du Front national.
Jean-François Copé ne devrait rien trouver à redire à cet exploit répugnant lui qui s’est fait le chantre de la droite décomplexée. Comme le dit fort justement Alain Juppé sur son blog, les électeurs de droite sont si décomplexés qu’ils votent maintenant pour le Front national. Autrement dit, des militants ou adhérents ou supporters de l’UMP, parti qui a succédé au RPR lui-même successeur de l’UDR, lui-même successeur du Parti de la France que fonda le général de Gaulle, accomplissent un geste insensé et aux antipodes des choix du général résistant, adversaire de Pétain et ennemi de Vichy.
Quelle éducation a donc reçu cette fillette ? Quelle vision de la vie et des autres inspire cette malheureuse collégienne ? En vérité, j’ai plutôt envie de blâmer les parents. Je suis même à peu près certain qu’ils auront l’occasion de confesser leurs péchés auprès du prêtre de leur paroisse, peut-être semblable à cet horrible curé en soutane à la tête du mouvement Civitas prêcheur de xénophobie, de fanatisme et de racisme.

Frigide Barjot va devoir quitter son logement social parisien de 173 m2. Avec son mari, ils ont eu la mauvaise idée de s’en servir comme siège de leur société d’édition ce que proscrit le bail signé avec la régie municipale du logement. Cette dernière a saisi un tribunal d’instance afin de mettre un terme à cette occupation. Les juges ont reconnu le bienfondé de la demande et ont donné quatre mois à Mme Barjot et son mari pour débarrasser le plancher.
J’ignore si le journal Le Parisien est bien renseigné mais s’il dit vrai, Mme Barjot ne devrait pas avoir beaucoup de mal à se reloger, elle qui posséderait deux appartements, des places de parkings, des garages, dans divers quartiers de la capitale et une résidence secondaire à Trouville-sur-mer.
Évidemment, Mme Barjot et son mari payent 2850 euros par mois, loin du prix du marché pour un logement dit social mais qui n’a de social ni la situation, ni les locataires. Mme Barjot a plaidé que le montant des revenus de son couple atteint 36 000 euros par an d’où ces besoins de logement aidé par la commune…L’animatrice de la manif pour tous trouvera refuge chez ses amis, forcément généreux et solidaires.

Paul Astégiani, ancien secrétaire général de la mairie de Louviers, qui servit avec bonheur Pierre Mendès France, Ernest Martin, Henri Fromentin, notamment, utilisait une expression que je trouve magnifique. Pour évoquer l’absence de sincérité d’un interlocuteur il disait de lui : il est aussi franc qu’un âne qui recule. Paul Astégiani, s’il était encore vivant, pourrait appliquer cette formule à Jean-Louis Borloo.
Pas parce qu’il est centriste, centriste de droite d’ailleurs, mais parce que dans l’affaire de l’Ecotaxe, il s’est montré particulièrement faux-cul. Rappelons que cette taxe a été inventée par lui-même et ses services et acceptée par Sarkozy. Rappelons que le partenariat « public-privé » a été signé par ces messieurs avec une société spécialisée créée pour l’occasion et qu’il va en coûter 230 millions d’euros par an pendant dix ans au budget de l’Etat. C’est ce qu’on appelle « bien gérer » les deniers publics.
Il a eu ce mot sublime, en apprenant que Jean-Marc-Ayrault décidait la suspension de l’ecotaxe : « On ne peut pas dire qu’il s’agit d’une reculade du gouvernement. » Avance Hercule !



29 octobre 2013

Lettre du NPA aux membres de la section du Parti socialiste de Louviers…et réaction d'un militant de base


Le comité Seine-Eure du NPA s'adresse aux membres de la section du Parti socialiste de Louviers : « Nous avons pris acte du ralliement PS à la liste de F. Martin pour les municipales. Nous ne pouvons croire que nous en soyons l'origine, ainsi que le laisse entendre votre secrétaire départemental. Comme nous l'avions exposé lors de la rencontre avec votre délégation en mars dernier, il est impossible pour nous de nous allier avec celles et ceux qui soutiennent la politique du gouvernement Hollande-Ayrault que nous combattons  sur les terrains politique, syndical, social et écologique.
Nous sommes bien conscients que seule une liste unitaire des opposants à Martin aurait pu gagner mais nous ne sommes pas responsables si les conditions indispensables à cette union ont été gâchées.
Ce n'est pas nous qui portons la responsabilité de la politique menée par ce gouvernement qui ne fait rien de moins que de poursuivre celle menée par son prédécesseur. Nous ne pouvons accepter de Hollande aujourd'hui ce que nous refusions hier de Sarkozy. Nous sommes cohérents avec nos idées.
Nous nous adressons à toutes celles et tous ceux qui ne se satisfont pas de ce ralliement de circonstance, qui ne confondent pas la lutte des classes avec la lutte des places, qui veulent continuer à défendre les idées qui nous ont réunis ces cinq dernières années dans un combat commun contre la vidéosurveillance, contre le gaspillage budgétaire de Martin, contre la délégation de service public de l'eau et l'assainissement à Véolia.
Nous nous adressons à eux, à vous, pour constituer LA liste d'opposition à cette majorité de circonstance. Des discussions en ce sens sont déjà engagées avec le PCF de Louviers qui nous a dit son accord pour affirmer que :
     — Ce gouvernement fait la politique qu'attendent les patrons.
     — C'est la déception et la colère qui font les affaires de l'héritière Le Pen.
    -— Martin doit avoir une opposition à sa gauche qui dénonce pied à pied sa folie des grandeurs et qui défendra les intérêts des classes populaires. Nous sommes ouverts pour en discuter avec qui le souhaitera. »
Cordiales salutations
Le comité Seine-Eure du NPA

Ma réponse à la lettre du NPA
Chers camarades du NPA, c’est très gentil de votre part de vous soucier de la vie et de l’avenir des membres de la section socialiste de Louviers. Notamment au plan municipal. J’y vois là, une part d’affectivité pour ne pas dire d’affection. Mais les sentiments sont souvent de mauvais conseillers car ils obscurcissent la raison et le raisonnement. Permettez-moi tout de même, de saluer votre geste généreux dont j’ignore s’il aura des retombées positives pour votre liste.
Votre texte fleure pourtant bon la contradiction. Vous affirmez impossible de vous allier avec ceux qui soutiennent Hollande et son gouvernement tout en proposant à des socialistes lovériens de mener campagne à vos côtés. Y aurait-il des bons et des mauvais socialistes ? Ceux qui face aux difficultés, abandonnent le navire dans la tempête et rejoignent le radeau de la Méduse et ceux qui, ayant voté Hollande conscients des difficultés et de la dramatique situation économique actuelle, continuent de croire qu’il faut du temps pour se remettre d’une grave maladie. On pourra toujours discuter des remèdes.
Vous n’ignorez pas, non plus, que le centralisme démocratique n’avait pas cours au PS mais au sein du PCF ancienne formule. Aujourd’hui, ils sont nombreux ceux qui dénoncent chez Mélenchon (et le PG) son systématisme et ses agressions permanentes contre les journalistes, les socialistes et certains responsables du Parti communiste et non des moindres. Membre pendant trente ans du PS, Mélenchon en connaît tous les défauts et toutes les qualités. Les 2500 adhérents de votre parti sont certainement favorables à la même pratique politique conformément aux décisions venues d’en haut et qu’on applique en bas. Face à la complexité, il vaut mieux être peu nombreux. C’est plus facile pour se mettre d’accord.
Parmi les qualités requises au PS il en est une qui compte plus que tout : la liberté de conscience et le droit d’avoir des opinions différentes sur des sujets divers. Vous savez que des députés socialistes ont voté contre la loi sur les retraites, que d’autres se sont abstenus sur l’ANI, que d’autres encore font part de leur désaccord sur la fiscalité. Il n’y a pas les socialistes mais des socialistes, c’est tout le charme et toute la contradiction de ce parti. Ce qui est possible à l’Assemblée nationale l’est évidemment à la base.
A Louviers, donc, des différences existent au sein de la section et les votes les plus récents plaident pour une approche à la carte. Certains étaient prêts à travailler avec le NPA, d’autres non. En cas de vote sur le sujet, qui l’aurait emporté ? Vous n’avez pas souhaité courir le risque. C’est votre choix et je le respecte. Mais il me semble bien difficile ensuite pour vous de vouloir débaucher des militants étiquetés socialistes quand la majorité d’entre eux a décidé de faire l’union avec Martin. L’appartenance à un parti nécessite une forme de loyauté, sinon, autant le quitter.
Peut-être serez-vous entendus par certains membres du PS, inquiets, anxieux, déboussolés par l’exécutif et ses reculades et prêts au compromis ? Peut-être serez-vous également entendus par certains électeurs lovériens peu suspects de sympathie pour ce que vous appelez avec une certaine emphase les « magouilles » ? L’accord avec le maire n'est pas une preuve de malhonnêteté. Il est en tout état de cause le résultat d’une analyse et d’un vote. Chaque militant responsable doit s’y conformer. C’est le prix à payer pour un fonctionnement démocratique. Je m’y plierai quoi qu'il m'en coûte.

27 octobre 2013

Les Français n'aime pas Jean-François Copé et il y a bien des raisons pour cela


Il existe quelqu’un de plus impopulaire que François Hollande. C’est Jean-François Copé. Les Français, qu’ils soient de gauche (c’est normal) ou de droite (cela l’est moins) le jugent très sévèrement. On peut même dire que son image est catastrophique. Mérite-t-il un tel discrédit ? Assurément oui.
Essayons de savoir pourquoi. Il est évident que la prise de la présidence de l’UMP après tricheries et combines ne lui a pas fait de bien. Ses prises de position iconoclastes sur l’immigration et l’identité nationale auraient dû renforcer son crédit auprès d’une droite devenue plus xénophobe que jamais et son attitude pendant le débat sur le mariage pour tous aurait également dû affirmer son positionnement à droite. Sa saillie sur le pain au chocolat (qu’un jeune musulman interdirait de manger pendant le Ramadan à un Français bien catholique) a fait rire dans les chaumières tant cela paraissait inventé par un communicant en mal de métaphore.
Le problème de Copé s’est aggravé depuis qu’on connaît ses relations avec l’entourage friqué de Sarkozy. Les Gaubert, Bazire, Hortefeux, Takiedine, tous cités dans différents dossiers judiciaires, les photos de M. Copé dans la piscine de Takiedine, tous ces éléments ont contribué à en faire surtout un homme d’affaires. 

Enfin et surtout, Copé n’apparaît pas comme sincère. En fait, il joue et surjoue son rôle politique. On ne sent pas chez lui la conviction ni l’engagement qu’attendent les citoyens de la part de ceux qui les représentent. Copé illustre parfaitement la formule de Lincoln : « Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps. » Ses propositions sur les modifications de la loi sur le droit du sol sont jugées majoritairement comme purement électoralistes. C’est dire.

Le sondage paru ce dimanche situe Copé dans les profondeurs du classement des personnalités politiques de droite qui auraient de l’avenir. Loin de Sarkozy (largement en tête) de Fillon, de Juppé et des seconds couteaux. Il a raison de ne pas penser à 2017. Ni à 2022 !

26 octobre 2013

L'appel à la résistance fiscale : la défense des intérêts particuliers


M. Estrosi appelle à la résistance fiscale. Qu’est-ce que la résistance fiscale ? Une manière de combattre l’impôt, celui qui assure toutes les fonctions régaliennes de l’Etat et permet de bénéficier d’un système de solidarité et de santé que le monde entier nous envie. Qu’on ne vienne pas nous jeter au visage les assistés ou les bénéficiaires de la CMU : il s’agit souvent de sauver des survivants ou des personnes que le FN veut mettre à la mer.
Le maire de Nice n’en rate donc pas une. L’ami de Nicolas Sarkozy, des Balkany (et leurs comptes en Suisse et dans des paradis fiscaux) et de Bernard Tapie (l’ami d’Eric Woerth dont Libération assure qu’il a réduit le montant des impôts de Na-nard de dizaines de millions d’euros) devrait faire plus attention à ce qu’il dit. Surtout quand le président du club de football de sa ville et quelques autres appellent les joueurs à faire la grève du jeu à la fin novembre. Par cette mesure, les nantis du sport, les pilotes du dimanche et de Ferrari ou autres Porsche souhaitent en effet protester contre la taxe de 75 % payée par les entreprises pour les salaires dépassant un million d’euros par an. Le tout sur injonction des présidents de clubs. Ils crient à la chasse aux riches et à la menace d’une ligue 1 désertée par les Zlatan. Ce serait cela la résistance fiscale : la grève du jeu de football par des stars surpayées et dont le talent ne se voit pas en dehors des terrains. Un million d’euros annuel quand certains footeux touchent 500 000 euros mensuels ! Quelle belle affaire. Un salaire que pas mal de gens pourraient envier surtout quand ils rendent service au pays qu’ils soient entrepreneurs ou chercheurs ou fonctionnaires ou salariés de l’industrie. Et pour des raisons sans doute tout aussi nobles que de taper dans un ballon et de susciter une fièvre souvent chauvine voire xénophobe dans certains stades de France et d’Europe. Christian Estrosi, en usant du mot résistance, abuse les citoyens. Et discrédite son message. L’impôt est un mot trop noble pour être galvaudé par un homme oublieux de l’intérêt général et défenseur des seuls intérêts particuliers.

24 octobre 2013

Marine Le Pen rappelée à l'ordre par la Commission nationale des comptes de campagne


La lecture du journal officiel ainsi que celle du site Internet de la Commission nationale des comptes de campagne sont instructives à plus d’un titre. Il faut certes avoir le temps de lire les 157 pages du dernier rapport de la commission relatif aux observations, restitutions, remboursements, des différents comptes de campagne des candidats à l’élection présidentielle de 2012.
Ecartons d’emblée les comptes de Nicolas Sarkozy. Ils ont été rejetés par la Commission, dans un premier temps, puis par le Conseil constitutionnel, dans un second, le plafond maximal autorisé ayant été largement dépassé. Le candidat Sarkozy a oublié et ses amis avec que ses discours de président ressemblaient plus à ceux d’un postulant à sa succession qu’à une adresse au peuple français dans son ensemble. Les adhérents et les sympathisants de l’UMP, du moins ceux qui ne sont pas au RSA, ont mis la main à la poche pour payer l’addition qui atteignait plusieurs millions d’euros.
Intéressons-nous, plutôt, au compte de Mme Le Pen. La chère Marine a passé quelques nuits dans un hôtel de luxe de la Riviera et organisé un meeting à Nice qu’elle a souhaité faire payer aux contribuables français. Même ses frais de gardes du corps ont été imputés à son compte de campagne. L’ensemble représente 700 000 euros que la commission a refusé de rembourser. C’est le Canard Enchaîné qui a attiré notre attention sur les errements de Marine Le Pen après que le site Médiapart avait évoqué les activités financières de l’entourage de la candidate frontiste surtout composé d’anciens du GUD, un groupe d’extrême droite particulièrement offensif et agressif.
La leçon qu’il faut tirer de cet épisode c’est que si Marine Le Pen était au pouvoir, elle ne se priverait sans doute pas d’utiliser les moyens de l’Etat mis à sa disposition pour certains de ses menus besoins. C’était déjà le cas des maires FN de Vitrolles et de Toulon, Mégret et Chevallier pour les citer, mis en cause après avoir confondu fonds publics et fonds privés.

23 octobre 2013

Le « Copé-coller » FN du président de l'UMP


Le débat sur l’identité nationale, initié par Sarkozy, avait dérouté nombre de républicains et Eric Besson, cheville-ouvrière de la cacophonie alors majoritaire avait eu un mal de chien à sortir de la nasse dans laquelle il s’était fait piéger. Depuis, il aspire à diriger un grand club de football, c’est dire le niveau des aspirations de celui qui avait trahi son camp et ses amis. Depuis, la droite s’était à peu près tenue. Il a fallu que Fillon exprime son (non) choix entre le FN et le PS — « je choisirai le moins sectaire des deux » — pour qu’il libère un espace aux revanchards de tous poils.
Jean-François Copé, depuis l’histoire du pain au chocolat, attendait l’occasion de faire parler de lui en mal. Léonarda et la déclaration ambiguë de François Hollande ont libéré ses arrières pensées devenues avouables. Il prépare un texte de loi remettant en cause le droit du sol. Ce droit est inhérent à notre histoire et à celle de la République. Un enfant né sur le territoire français est Français même si ses parents ne le sont pas. Il lui suffit, à 13 ou 18 ans, de choisir cette nationalité pour que quiconque ne puisse s’y opposer. Un ancien conseiller de Sarkozy, peu suspect de sympathie pour la gauche, juge aberrante cette position nouvelle de Copé. Une position défendue depuis des décennies par le Front national qui se frotte les mains. D’autant que cette disposition concerne seulement 3000 enfants chaque année. Pas de quoi fouetter un chat.
Elle illustre quand même la perte de repères du leader de la droite UMP. Une droite qui les collectionne. Après son combat contre le mariage pour tous, voilà que Copé demande un espace Schengen à 5 (impossible à réaliser) et des mesures coercitives contre les enfants nés quelque part en France et évidemment irresponsables devant l’éternel face à la nationalité de ses parents.
Le Copé-Collé du programme du Front national va sans doute permettre aux xénophobes de s’en donner à cœur joie. Même l’Allemagne, adepte du droit du sang, s’ouvre pourtant au droit du sol car c’est le sens de l’histoire et le mérite de la civilisation européenne.

La section de Louviers du Parti socialiste, à une majorité des deux tiers, a décidé de faire l’union avec le maire sortant de Louviers. Ce vote a défait un vote précédent qui, dans les mêmes proportions, proposait une liste de rassemblement de la gauche avec les Verts et le PC. Il se trouve que ces éventuels partenaires n’étaient pas très chauds pour cette liste rendant de fait caduques les velléités d’indépendance des socialistes.
Avec une liste NPA-PC, une liste MODEM, une liste UMP-UDI, une liste FN et une liste Martin-Verts, il restait alors peu d’espace pour une liste PS autonome. Il est vrai aussi que, depuis plusieurs mois, François Loncle (député PS) militait pour la liste d’union avec le maire, que les accords nationaux en faveur des sortants de gauche n’arrangeaient pas les affaires du PS local et que la poussée (réelle ou apparente) du FN oblige les candidats de gauche au pouvoir local à se montrer «raisonnables». Pour autant, je demeure convaincu qu’une analyse détaillée de la gouvernance du maire sortant, de ses choix budgétaires et de certains investissements de la CASE ferait apparaître des lignes de faille. Idem pour l’entretien des bâtiments communaux et de la mairie notamment. Je souhaite que la présence de candidats PS aide à éviter le tremblement de terre que serait une nouvelle augmentation des impôts locaux.


En 2011, sous Sarkozy donc 35 000 foyers fiscaux ont quitté la France. C’est beaucoup plus qu’en 2012 sous Hollande. Il s’agit, pour la plupart d’entre eux, de jeunes désirant chercher fortune ailleurs. Alors que le consentement à l’impôt se fait plus rare, paraît-il, et que la colère monte dans les classes moyennes, qui dira que 50 % de l’augmentation des impositions et des taxes est du aux choix de la majorité Sarkozy. Je n’oublie pas non plus que Fillon avait déclaré l’état français en faillite et que la droite a laissé une ardoise de 600 milliards d’euros de dette. Cherchez l’erreur.



22 octobre 2013

Qu'un sang impur abreuve nos sillons…


Un dénommé Xanpur (sang pur ?) m’adresse plusieurs commentaires à la suite de mes billets sur le Front national. Des commentaires diffamatoires, impubliables et donc voués à l’ignorance de nos contemporains. Ce Xanpur très courageux dans les mots ne semble pas être animé d’une grande témérité puisqu’il se réfugie derrière un pratique anonymat. Un peu comme les délateurs vichyssois qui dénonçait les juifs ou les résistants ce qui les conduisait à la mort. Pour affirmer ses idées, il faut d’abord s’affirmer soi-même. Ce Xanpur appartient évidemment à cette catégorie de Français forts en gueule mais couards jusqu’à la moelle.
Tout de même, il est intéressant de constater que ce supporter du Front national a encore honte d’être ce qu’il est et de penser ce qu’il pense. Comme quoi les tabous ne sont pas tous tombés. Si, par malheur, ce Xanpur venait à être un jour associé au pouvoir, on peut compter sur lui pour lyncher les opposants et ressusciter les belles heures du Ku Klux Klan à la croix plus que gammée.
L’origine de la colère de ce correspondant se trouve dans la haine qu’il manifeste à l’égard de Christiane Taubira. Que cela lui plaise ou non, Mme Taubira est ministre et il devra la supporter encore un certain temps comme nous avons, nous, supporté Sarkozy et bien d’autres comme lui pendant dix ans. Mais il se trouve que Christiane Taubira a bien raison : « cette idéologie est meurtrière et mortifère. »Même quand elle reste anonyme.

Le collège Pierre Mendès France de Val-de-Reuil prend désormais place parmi les collèges d’avenir


« La rentrée scolaire 2013/2014 est une des plus belles qu’ait connues Val-de-Reuil : quatre ouvertures de classes, mise en place sans difficulté majeure des nouveaux rythmes scolaires, développement des classes IPads, partenariat du lycée avec le journal "Les Echos" et l'école EsMod, sélection par le Centre national d’enseignement à distance (CNED) d’écoles de la commune pour expérimenter, en avant-première, des logiciels d’apprentissage de l’anglais (English for schools) et de soutien scolaire, création au collège Pierre Mendès France d’une deuxième formation du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) accueillant des BAC +5, quatre élèves de l’atelier Sciences Po de Marc Bloch parmi les cent étudiants de France métropolitaine qui ont fait leur entrée rue Saint-Guillaume, venue prochaine de trois conférenciers de très haut niveau, Hubert Védrine, Michel Wieviorka et Lionel Stoléru pour doper nos futurs bacheliers.  

La liste n'était pas exhaustive. La visite de Fleur Pellerin, Ministre des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique, jeudi 17 octobre, pour mettre à l’honneur le choix du numérique à Val-de-Reuil, seule ville du département à être totalement reliée à la fibre optique, à travers l’exemple de l’école Coluche, l’a encore confortée.

Deux annonces « éducatives », très attendues, pour lesquelles la Ville et ses partenaires se sont mobilisés depuis plusieurs mois, ont été faites à cette occasion.

1) Le collège Pierre Mendès France sera, après un collège de Tulle qui sera le 22ème, le 23e collège de France labellisé « collège numérique », le premier de Haute-Normandie. Gilles Braun, conseiller et représentant de Vincent Peillon, Ministre de l’Education nationale, l’a annoncé. Janick Léger, Conseillère générale du canton de Val-de-Reuil, Vice-présidente du Conseil général, au nom de Jean Louis Destans, l’a confirmé.
2) L'établissement accueillera également un centre régional de formation des personnels de l’Education nationale. Ce sont deux points très positifs pour Val-de-Reuil. La Ville a toujours cru en cet établissement et les mobilisations des professeurs, des parents d’élèves et des habitants pour lutter contre sa fermeture ont été décisives. Le département fait de la modernisation de cet équipement une priorité et il faut en remercier là aussi Jean-Louis Destans.
Après la rénovation du collège Alphonse Allais, le collège Pierre Mendès France prend désormais place parmi les collèges d’avenir. »

(Communiqué de Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil).

21 octobre 2013

Les grandes oreilles américaines espionnent la France publique et privée !


L’événement de ce début de semaine c’est l’annonce dans le journal Le Monde du système d’espionnage des communications publiques et privées utilisé par la NSA américaine et visant à écouter la France entière depuis des années. Edouard Snowdon aura donc permis aux autorités de notre pays d’apprendre qu’un allié, un ami, peut être l’objet d’attentions suspectes de la part d’une grande démocratie.
Il faudrait d’ailleurs être bien naïfs pour s’étonner ou feindre de s’étonner des ces pratiques systématiques de la part des États-Unis d’Amérique. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les Américains sont devenus paranos. Mais ce serait une lecture superficielle de leur comportement. Sous prétexte de sécurité, les États-Unis sont en réalité (comme les Chinois d’ailleurs et les Russes) les plus importants espions industriels et militaires de la planète. Toutes les innovations les intéressent. Dans les domaines aussi divers que l’informatique, le militaire, la médecine, la recherche fondamentale, les relations internationales…les Américains veulent tout savoir, tout anticiper. Prenant prétexte de la lutte antiterroriste, ils fouinent, racolent, amassent des milliards de données, de conversations, de détails utiles aujourd’hui ou demain.
Je ne peux pas croire un seul instant que les responsables politiques français ignoraient les agissements des USA. L’important est de savoir s’ils ont pris la mesure du danger (en termes économique et industriel) et s’ils ont trouvé la parade pour protéger les données sensibles et les réseaux de la recherche française. Que Manuel Valls déclare, ce matin, que le gouvernement va demander des explications aux Américains est bon pour les gogos. L’essentiel est ailleurs. Et si les Français faisaient la même chose ?

Léonarda. Voilà un prénom que toute la France connaît mieux depuis l’affaire de l’expulsion de la famille kosovaro-italienne résidant en France depuis près de cinq années dans des conditions maintenant mieux connues. Il apparaît que le père de cette famille n’était pas très net et que le courant de sympathie suscité par l’inadmissible intervention de la police lors de la sortie scolaire de la collégienne ne pouvait trouver qu’une légitimité…limitée. Je suis de ceux qui se sont emballés un peu vite, même avec les réserves de rigueur sur l’ouverture de l’enquête administrative dont les résultats sont aujourd’hui implacables.
François Hollande, président de la République, a cru bon de mettre les mains dans le cambouis comme le faisait Sarkozy, hier. Il a, selon mon humble avis, eu tort de se mêler de cette affaire d’autant que la solution qu’il a préconisée (le retour en France de la seule Léonarda) était évidemment impossible. Imagine-t-on une jeune fille de 15 ans vivre seule, sans sa famille, dans un pays étranger…Il fallait trancher : ou toute la famille ou personne. Autrement dit, le président de la République ne devrait pas faire le travail des ministres. Surtout quand ils appliquent la loi. Je sais bien que l’humanitaire nécessite des aménagements mais l’emballement des réseaux sociaux et des chaînes d’information en continu trouble la prise de distance événementielle. Un peu de recul ne ferait de mal à personne.

Samia Ghali, candidate aux primaires socialistes à Marseille, a fait huer les noms de Hollande et Ayrault par un public de supporters fanatiques. C’est ce qu’on retiendra de cet exercice démocratique qui a tout de même fait se déplacer plus de 25 000 Marseillais. D’un côté, le bilan est bon en terme de participation mais il fait craindre le pire quand on entend la sénatrice (elle a la grosse tête !) agresser le monde entier parce qu’elle a perdu. Samia Ghali a réussi à mobilier les habitants des quartiers nord de la ville phocéenne et c’est son grand mérite.
Les électeurs marseillais ont retenu que si Patrick Mennucci était le candidat de Paris ou de Solférino, et elle, Samia Ghali s’affichait comme la favorite de Guérini, donc opposée à la métropole future ils ont surtout intégré qu’elle était la moins bonne chance pour la gauche de battre Gaudin.
Le maire sortant avait en effet plus à craindre de Mennucci que de Ghali même s’il sera difficile de recoller les morceaux entre eux après les déclarations tonitruantes de la sénatrice et les hurlements de ses fans. Son ego est tel qu’elle n’a, à aucun moment, imaginer qu’elle allait perdre cette primaire d’où son amertume et son agressivité. Il lui faudra des semaines pour remonter la pente. Quand on prend part à une élection, on sait pourtant que le risque de la défaite est inhérent à tout vote démocratique. A 57 % des suffrages pour Mennucci, il n’y a pas eu photo !

-->
Christiane Taubira a vivement réagi aux remarques nullissimes de la candidate frontiste qui l’a comparu à un singe. En évoquant une idéologie « meurtrière et mortifère » du Front national, Christiane Taubira n’y pas allée de…main morte. Mais elle a raison. Il est vrai que Marine Le Pen parvient à masquer les fondamentaux du FN. Et c’est bien là tout le problème. Nicolas Bays, un élu régional haut-normand, invité sur le plateau du Grand journal s’est présenté tout miel, tout doucereux, en ayant l’air de ne pas y toucher.
Christiane Taubira dénonce cette habile mais trompeuse stratégie du faire semblant. Faire semblant de respecter les institutions, faire semblant de rejeter les extrêmes, faire semblant de jouer le jeu démocratique. Il suffit de gratter un peu le vernis pour faire face au vrai visage du FN. Un visage derrière lequel la violence n’est jamais loin. Une violence faite d’exclusion, de xénophobie, de rejet de l’autre. Franchement, imagine-t-on ces gens-là au pouvoir, que ce soit dans une mairie ou à l’Elysée. La paix sociale n’y résisterait pas.

18 octobre 2013

La direction du FN suspend une candidate qui avait comparé Mme Taubira à un singe


Une candidate du Front national aux futures élections municipales vient d’être suspendue par la direction nationale de ce parti pour avoir comparé Mme Christiane Taubira, ministre de la justice, à un singe. On sait qu’une des blagues principales des racistes et des xénophobes consiste à jeter des bananes aux joueurs de football noirs, lesquels figurent souvent parmi les meilleurs joueurs des équipes européennes notamment. La fédération internationale de football a pris des mesures pour empêcher ces invectives racistes mais en Italie, notamment, nombre de fanatiques continuent de faire le salut nazi et d’insulter les joueurs noirs.
Qu’une candidate aspirant à représenter les électeurs et donc les citoyens de ce pays se sente autorisée à user des images les plus éculées de la panoplie des xénophobes et indigne d’une personne humaine en dit long sur les sentiments profonds et la haine qui animent ces pauvres militants d’un parti réputé pour compter ces individus peu recommandables.
Ne nous y trompons pas. L’entreprise de dédiabolisation et de respectabilité que mène Marine Le Pen masque les vrais points de vue de la plupart des militants de l’extrême droite. Historiquement, les partis et les groupes de cette mouvance sont construits sur la soi-disant identité nationale, sur la peur des métèques et autres étrangers, sur la « pureté de la race blanche » comme si ces notions avaient une quelconque valeur scientifique ou philosophique.
Avant la campagne des municipales, il nous faudra débusquer tous ces chauvins, ces homophobes, ces amateurs de ratonnades…bien plus nombreux que ce qu’on croit généralement. Il y va de la survie de notre société fondée sur l’égalité et sur la fraternité. Être capable de comparer Mme Taubira à un singe est une régression infâme. Elle rend indigne celle qui la profère et devrait entraîner des suites judiciaires plus marquantes qu’une simple suspension opportuniste.