18 juin 2019

Le mendésisme n'a pas livré tous ses secrets. La page internationale de son histoire reste à écrire

André Azoulay.©JCH
André Azoulay, président de l’Institut Pierre Mendès France et Jean-Pierre Rioux, Inspecteur général de l’Education nationale (et historien) sont d’accord sur un point : il faudra bien un jour, organiser un colloque sur Pierre Mendès France et son ouverture au monde. En introduction et conclusion du colloque organisé, lundi, à l’Assemblée nationale à l’occasion du 65e anniversaire de la constitution du gouvernement Mendès France en 1954, les deux orateurs ont constaté que l’aura de PMF dépassait largement le cadre hexagonal. Non pas seulement celle de sa personne (rayonnante comme on sait) mais celles de ses leçons politiques et de sa pratique du pouvoir érigées en modernité. Pierre Mendès France, au FMI, à la Banque mondiale, au gouvernement, a toujours considéré que la France, l’Europe, l’Asie, le Moyen Orient, les Amériques, ne faisaient qu’un et qu’un dirigeant responsable ne pouvait se recroqueviller sur son pré carré…fût-il hexagonal ! En homme des Lumières, PMF imaginait un monde de paix, d’échanges et de droits de l’homme universellement respectés.

La parole mendésiste
Le colloque d’hier était consacré à « la parole mendésiste » tout au long de sa vie jusqu’en 1982. Pierre Mendès France a parlé aux Français en utilisant toute la palette des moyens de diffusion de son époque. Ses interventions radiodiffusées (ex : les radioscopies de Jacques Chancel), ses émissions de télévision (exemples : face à face, A armes égales…) ses débats mémorables (avec Michel Debré, Georges Pompidou et Alexandre Sanguinetti notamment) ses livres, ses lettres, ses discours, autant de médias que Pierre Mendès France utilisa avec compétence et succès pour n’atteindre qu’un objectif : bien informer les Français pour qu’ils comprennent les politiques conduites ou souhaitées et, qui sait, les convaincre de le suivre sur le chemin qu’il proposait.

PMF était un débatteur redoutable.©JCH
Ses causeries du samedi soir (débutées en 1944) nous avons été des centaines de milliers (de 1954 à 1955) à les écouter même quand il parlait de Genève au cours de la grande négociation qui allait aboutir à la fin de la guerre d’Indochine. Que nous disait-il ? Avec simplicité, pédagogie, conviction, PMF expliquait ses choix, ses projets pour que les citoyens acceptent, sinon des sacrifices, du moins certains efforts pour que l’intérêt général (l’investissement, une faible inflation, la recherche, l’éducation, le social, etc.) soit toujours supérieur aux intérêts particuliers. Il croyait au plan, non par idéologie mais par efficacité. Pour lui le mot Etat n’était pas un gros mot. PMF était donc très éloigné d’un système marxiste, pur et dur, il privilégiait le Keynésianisme si cher à Georges Boris, son ami de toujours et conseiller le plus proche.

Une intelligence supérieure
Des différentes lectures et extraits d’émissions télévisées choisies par les conférencier(e)s hier, les images sélectionnées par Manuela Dubessy, documentaliste à l’INA, nous montrent un PMF d’une intelligence supérieure, d’une vivacité d’esprit redoutable pour ses adversaires d’un soir ou ses intervieweurs amicaux. Pierre Mendès France était la séduction même induite par ses compétences, ses capacités et aussi, reconnaissons le, son intransigeance qui en faisait un personnage unique parmi tant d’autres. Si lui avait raison, économiquement parlant, certains autres, même à gauche par facilité et une certaine lâcheté aussi, se glorifiaient politiquement.

Françoise Chapron.©JCH
Françoise Chapron, attachée scientifique de l’Institut PMF et Vivien Richard, conservateur du patrimoine aux Archives nationales ont frappé l’auditoire tant les archives privées et publiques (lettres, notes, épreuves…) sont importantes en volume et sans doute en contenu pour les milliers de pages non encore étudiées ou inventoriées. Le Lovérien Christophe Lombard a ainsi recensé la majorité des archives conservées dans la ville dont PMF fut maire. Elles nécessiteraient qu’un étudiant de master (ou plusieurs) accepte d’éplucher les documents encore inconnus mais porteurs, sans doute, de belles surprises. PMF, généalogiste, très attaché à ses racines portugaises et fidèle à un judaïsme laïc, a lui-même classé avec méthode ses archives privées. Pour le reste, la famille Mendés France dont Joan, épouse de Michel, Tristan et Margot, leurs enfants, veille avec rigueur sur des documents dont ils possèdent le droit moral et donc l’octroi du droit de consultation.

 L'Express au service de PMF
On ne le sait sans doute pas suffisamment mais Pierre Mendès France fut un « grand » homme de presse. Françoise Giroud et Jean-Jacques Servan-Schreiber ont lancé avec ses conseils « l’Express » (1) magazine qui, s’il existe toujours, a considérablement modifié son orientation. Le magazine devait servir de tremplin vers le pouvoir, ce que les circonstances (la guerre d’Algérie) et le choix de Guy Mollet (par René Coty) pour la présidence du Conseil en 1956 empêchèrent. Présent au premier rang des invités, Lakhdar Brahimi, ne comprend toujours pas pourquoi la victoire des mendésistes aux élections de 1956 n’a pas permis à PMF de retrouver la présidence du Conseil : « peut-être, constate-t-il avec regret, le sort de l’Algérie et les relations entre la France et ce pays auraient-ils été très différents. » PMF n’était-il pas l’un des premiers décolonisateurs ? Non seulement il avait ramené la paix en Indochine (et les hommes en France qui mouraient là-bas) mais il avait conduit la Tunisie vers l’indépendance et aidé à mettre fin au protectorat au Maroc. A l’évidence, Pierre Mendès France n’aurait pas laissé au général De Gaulle le soin de prendre le pouvoir le 13 mai 1958 (comme l’on sait) mais il aurait, lui le partisan du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, rapidement compris que seule l’indépendance de l’Algérie devenait possible. Ajoutons l’édition des « Cahiers de la République » dont Emeric Bréhier, ancien député, connaît l’histoire sur le bout des ongles. De la splendeur des années soixante aux contradictions des années soixante-trois au moment choisi par Laurence Soudet (présente hier) et PMF pour relancer les Cahiers…quelle histoire !

Robert Frank (à gauche) et Jean-Pierre Rioux.
PMF ne fut jamais vraiment un homme de parti. S’il admettait sa nécessité, il considérait qu’adhérer à un parti n’était pas suffisant. D’où sa méfiance à l’égard de la proportionnelle et sa préférence pour le scrutin d’arrondissement. Comment imaginer autrement, en effet, le lien entre l’élu et l’électeur(trice) si le territoire, l’espace de vie et de communication, est supprimé entre le mandant et le mandataire. Ce qu’affirmait PMF : « Le premier devoir du porte-parole du peuple, à quelque degré de la hiérarchie qu’il se situe, consiste à maintenir le dialogue avec ses mandants aussi franc, aussi constant que possible. »Il ajoutait : « un démocrate est d’abord un homme qui ne cesse de soumettre à l’opinion publique, de la manière la plus claire, la plus complète, la moins démagogique, les problèmes qui se posent et les solutions qu’il croit devoir défendre. »A l’heure des fake-news, des mensonges, de la démagogie triomphante, « il est juste et sain » comme dirait Mélenchon, d’entendre la parole d’un démocrate authentique dont personne ne peut nier ni la sincérité ni la recherche constante de la vérité.

Christian Delporte, professeur à l’Université de Versailles-Saint-Quentin, avait la charge de clore les interventions savantes. Il l’a fait avec brio, détaillant par le menu ces fameuses causeries du samedi soir, calquées sur Roosevelt, le vrai inventeur de la formule. PMF restera, quoiqu’il en soit, le promoteur français de cette démocratie participative (on l’appellerait ainsi aujourd’hui) qu’il inspira à Louviers où le Comité d’Action de Gauche du docteur Martin (2) prit le pouvoir en 1965 sur des bases programmatiques assurément (pas totalement) mendésistes.
Après l’important succès de ce colloque, le conseil d’administration de l’Institut Pierre Mendès France doit se pencher sur de nouveaux projets toujours fondés sur l’action et la pensée mendésistes. L’ouverture au monde — introduction de ce billet — de l’ancien président du Conseil de la République serait un thème excellent : national autant qu’international. L’histoire du Mendésisme est loin d’être terminée.

(1) Et ce n’est pas Jean Daniel et le Nouvel observateur qui y trouveront malice. Ce journal fut toujours très favorable à Pierre Mendès France et à la gauche réformiste.
(2) Lire « La politique à la ville » d’Hélène Hatzfeld. Edité aux PUR.



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15 juin 2019

« Changer Louviers » avec Ingrid, Philippe, Sandrine, Hélène, Audrey, William et les autres. Leur réunion publique a attiré 100 personnes !


Prêts pour une année de campagne électorale. ©Jean-Charles Houel
Les municipales n’auront lieu qu’en mars 2020 mais les candidats animés d’une espérance de victoire sont déjà prêts. S’il est banal de regretter le peu de goût des Français pour la politique, reconnaissons que vendredi soir, dans la salle des colonnes habitée par les mânes des républicains d’antan, une centaine de personnes ont démenti par leur présence ce cliché éculé.
Certes, la présence annoncée d’Ingrid Levavasseur, dont l’image a éclairé le mouvement des gilets jaunes (sans la violence) n’était pas pour rien dans le sentiment de curiosité éprouvé à l’égard de la liste en gestation depuis plusieurs semaines et à laquelle elle compte apporter sa pierre. Aux côtés de Philippe Brun, de Sandrine Manso, Hélène Faty-Dominski, et Audrey Goffi, une équipe jeune et féminisée fait de réels efforts pour sortir des sentiers battus de la politique et réfléchir à des propositions permettant — rien que cela ! — de « changer Louviers. »

Pourquoi changer la ville ? Dans la mesure où les intervenants ont ignoré ce vendredi le bilan de la municipalité sortante, il faut croire que leurs solutions ressortiront plus d’une volonté créatrice que d’un combat négatif. Du livret distribué aux curieux et aux postulants de diverses listes annoncées (Diego Ortega, Olivier Taconnet (PRG), Alexis Fraisse (EELV), des membres du PCF,) ainsin qu’à quelques gilets jaunes proches d’Ingrid Levavasseur, les animateurs de « changer Louviers » proposent dix mesures principales. On les lira ci-dessous. Ils font remarquer que ces propositions ne sont pas sorties d’esprits fermés. Elles sont le résultat des consultations ouvertes à tous les Lovériens depuis le mois de janvier dernier au cours d’apéros populaires, de réunions d’appartements, de porte-à-porte, et aussi de réflexions parues sur la plateforme en ligne. Ces propositions et réflexions ont abouti « à la rédaction d’un programme cohérent de transformation de la ville » édité dans un opuscule intitulé « Changer Louviers » qui pourrait être le nom d’une future liste aux municipales. Les orateurs et oratrices savent aussi que rien de grand ne se fera sans l’agglomération Seine-Eure. Les projets structurants, les gros investissements industriels (les parcs) commerciaux (la fin des hypermarchés ?) sportifs (la patinoire) dépendent de l’agglomération. « Changer la vie » voudrait y ajouter du social et du culturel, domaines encore exclusifs des compétences communales. De même pourquoi ne pas expérimenter les transports urbains gratuits comme certaines agglos le font avec succès ?

Une certaine idée de l'union
Il est à noter que Ingrid Levavasseur ne s’engage pas seule dans la bataille municipale. Elle a déclaré : « Eclosion démocratique et moi-même, sommes heureux de nous unir à changer Louviers, l’idée d’union est celle qui à mes yeux est la plus intelligente et la plus en adéquation avec l’envie de changer notre ville. » En effet, alors que des impétrants ont d’ores et déjà déclaré que toute union à gauche était impossible avant le premier tour et entre les deux tours, il apparaît que cette position quelque peu sectaire n’aura que peu de chance de tenir la route. Les divisions à gauche ont coûté cher aux listes européennes. Elles disqualifieraient ceux et celles qui s’arc bouteraient sur l’isolement et la division. « Nous allons construire pour nos générations futures, a poursuivi Ingrid Levavasseur. Ce sont nos enfants et nos petits enfants à tous, qui vont vivre dans ce que nous créons aujourd’hui. Nous allons faire en sorte que la ville de Louviers soit la première ville écologique de Normandie. Nous allons donner à tous la possibilité de vivre dans la dignité et dans de bonnes conditions. »
Un échange amical autour d’un pot de l’amitié a conclu cette réunion publique de présentation. Il sera toujours temps après les vacances estivales de se lancer dans le grand bain d’une campagne plus concrète et plus musclée. D’autres listes se feront connaître. On pourra donc comparer les projets, les hommes et les femmes.

Les dix principales mesures

1)    mettre en place des référendums locaux pour tout projet d’investissement au-dessus d’un million d’euros.
2)    Créer un service civique environnement.
3)    100% bio et local dans les cantines d’ici 2025.
4)    Lancer un programme municipal de sortie de la pauvreté en faisant participer les allocataires à des tâches municipales.
5)    Exiger des réparations pour les incivilités et créer un réseau de médiateurs citoyens.
6)    Rénover les écoles et augmenter le budget de la caisse des écoles.
7)    Créer une zone franche pour les commerçants en centre ville.
8)    Allonger les horaires des services publics.
9)    Consacrer deux tiers de l’investissement local à la rénovation du patrimoine public et historique.
10) Relier Louviers à Rouen par le train.

14 juin 2019

Nathalie Loiseau n'est décidément pas à la hauteur de la tâche qu'elle s'assigne


Un oiseau (birdy en Anglais) pour moi qui suis golfeur, c’est réussir un coup sous le par. Une Loiseau c’est, par exemple, la tête de liste de la liste Renaissance rassemblant LREM, le MODEM et Agir, qui a réussi à faire jeu égal avec le Rassemblement national. Autrement dit, Nathalie Loiseau a joué dans le par. Ou plutôt Emmanuel Macron qui était la véritable tête de liste de la droite gouvernementale. Car Nathalie Loiseau a été une animatrice médiocre, faisant preuve d’improvisation surtout lors de ses conférences de presse où la technicienne compétente qu’elle est (paraît-il) n’a pas fait preuve d’autorité. Il est vrai que son mensonge sur sa participation à une liste étudiante d’extrême droite (elle avait 20 ans il est vrai) ne démontre pas un grand sens de ses devoirs.
S’agissant de mensonge, Nathalie Loiseau vient de récidiver dans des conditions rocambolesques. 

Dans un « off » dont les journalistes ont le secret (1) la prétendante à la présidence du groupe libéral s’est livrée à un jeu qui fait les délices des soirées parisiennes mais semble peu efficace face à des journalistes dont le métier est de dénoncer des faits choquants ou des attitudes incorrectes. En dézinguant à tout va les membres de sa famille politique qui plus est, traitant celui-ci d’aigri ou celui-là de mollasson, Nathalie Loiseau a fait preuve d’une audace maladroite et pour tout dire invraisemblable de la part de quelqu’un aspirant à jouer un rôle important au sein du Parlement européen. De fait, la protégée d’Emmanuel Macron aurait dû la jouer « cool », se montrer patiente et surtout sans arrogance. Peut-être l’ancienne directrice de l’ENA (école nationale d’administration) a-t-elle confondu aspirants fonctionnaires et journalistes serviles ?

Après que ses déclarations ont fuité dans un journal belge, Nathalie Loiseau a de nouveau plongé dans le mensonge en affirmant que les propos rapportés étaient des fausses nouvelles ce qu’ une dizaine de journalistes présents ont aussitôt dénoncé. Pour un début brillant, c’est un début brillant. Mme Loiseau s’est vu contrainte de renoncer à la présidence du groupe pour ne pas faire trop d’ombre à ses colistiers candidats à des postes responsables au sein des commissions. Décidément, le choix de Nathalie Loiseau s’avère, au fil du temps et des péripéties, un mauvais choix que beaucoup ont dénoncé dès le début de la campagne électorale. La suffisance dont elle fait preuve confirme, malheureusement, ce que nombre des membres de délégations européennes regrette : l’arrogance française.

(1) Il paraît qu’à Bruxelles, certaines conférences de presse sont « off ». Les journalistes prennent l’engagement de ne pas publier les propos tenus. Il a suffi qu’un journaliste déloyal lâche le morceau pour que Nathalie Loiseau se retrouve bien dépourvue.

13 juin 2019

Samedi 15 juin, à 11 heures : la librairie Quai des mots reçoit les auteurs du livre Elbeuf/Louviers


La Société d’Études Diverses de Louviers a publié en début d’année, en collaboration avec la Société de l’Histoire d’Elbeuf, un ouvrage consacré, comme le précise le sous-titre, à une « histoire croisée des deux cités drapières ». Rivales et concurrentes mais proches par la géographie et les alliances nouées par les familles au fil du temps, Elbeuf et Louviers ont en effet une longus histoire commune, que le livre, abondamment illustré, retrace par le texte et par l’image. Sont évoqués d’abord les moments clés et les épreuves traversées par les deux villes au cours des âges, jusqu’aux destructions de la Seconde Guerre mondiale, puis l’aventure drapière qui a fait leur renommée, les étapes de la fabrication et les évolutions techniques, les hommes qui ont créé cette richesse, fabricants et ouvriers, et les conflits qui les ont opposés. Mais une vie culturelle s’est aussi développée dans ces cités industrielles. Des écrivains et des artistes y ont vécu et travaillé. Dès le XIXe siècle des musées et des bibliothèques ont été fondés, aujourd’hui souvent abrités dans des bâtiments industriels désaffectés et rénovés : preuve que les deux villes, fières de leur passé, sont également tournées vers l’avenir.
Les auteurs lovériens donnent rendez-vous au public samedi 15 juin. Ils seront présents, de 11 h à 12 h 30, à la librairie Quai des mots, 16 rue du Matrey, pour une présentation du livre, que suivra une séance de signature.

12 juin 2019

Il faut laisser choir Etienne Chouard


Etienne Chouard.
Etienne Chouard est l’homme qui, avec une grande efficacité, a convaincu nombre de Français de voter Non au référendum de 2005. Il a également été celui qui, parmi les gilets jaunes, a été cité en référence à sa demande de référendum d’initiative populaire. François Ruffin lui-même, très imprudemment, s’est référé à la pensée d’un homme qui visait à absoudre le fameux Soral maintes fois condamné pour apologie du négationnisme. Heureusement le député de la Somme a, depuis, corrigé le tir.
Chouard, interrogé par le journaliste Denis Robert, a entonné lui aussi, le chant déshonorant du négationnisme se montrant incapable de reconnaître clairement que les chambres à gaz n’étaient pas nées de l’imagination de quelques esprits farfelus en prétextant une incompétence lui interdisant d’affirmer quoi que ce soit. Il est vrai que Chouard dit accepter que certains aient des opinions antisémites ou racistes alors même qu’il s’agit de délits réprimés par la loi. C’est énorme. En 2019, il se trouve encore de soi disant penseurs pour remettre en cause ce qui n’est pas un détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale. Affirmer comme l’ont fait nombre d’antisémites que 6 millions de juifs sont morts du Typhus ou d’autres maladies montre une forme d’aliénation. Car cette proposition défie l’entendement et surtout contredit tous les faits, tous les témoignages, toutes les preuves recueillis dans tous les camps d’extermination.
Finalement nous ne devons pas être surpris par des déclarations aussi repoussantes. Depuis des années Chouard a joué habilement avec les théories complotistes et les propos négationnistes mais tôt ou tard la vérité finit par sortir, qu’il s’agisse de la vérité des faits ou de celle des hommes. Il faut laisser choir Etienne Chouard.

11 juin 2019

Le Moulin d'Andé « trésor de la culture cinématographique européenne »


Lors d'un tournage au Moulin d'Andé.©Jean-Charles Houel
« C’est avec grand plaisir et fierté que nous avons appris que  le conseil d’administration de la « European Film Academy » présidée par Wim Wenders venait de décerner au Moulin d’Andé le titre de : « Trésor de la culture cinématographique européenne ».
Lieu mythique qui a vu la naissance de la Nouvelle Vague, le Moulin d’Andé se voit décerner cette distinction honorifique qui n’a été jusqu’à présent accordée qu’à 10 lieux ou institutions, au Portugal, en Russie, en France ( Institut Lumière à Lyon, ), en Italie, en Ukraine, en Autriche, en Arménie, en Catalogne, en Espagne, et en Suède. Nous serons donc la onzième institution, la deuxième en France à rejoindre  la liste des trésors de la Culture cinématographique européenne.
Cette liste recense et recensera  tous les lieux symboliques du cinéma européen qui doivent être protégés, selon le modèle de la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Je pense que cette distinction permettra au Moulin d’Andé de rayonner bien au-delà de nos frontières et de traverser avec succès les siècles futurs…
Suzanne Lipinska
Présidente de l’Association Culturelle du Moulin d’Andé
Read more at http://www.moulinande.com/blog/distinction.html#QtVvGAHqHRq1067e.99

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, nous avons découvert avec joie, ce jour, que Stéphane Bern avait décidé de choisir le parc du Moulin d’Andé, dans les 113 monuments qui bénéficieront des dotations du loto du patrimoine pour l’année 2019. Le parc du Moulin d’Andé est classé depuis longtemps et mérite d’être mis en valeur. Après différents travaux d’entretien et de restauration, dont certains relatifs aux chemins, il sera possible d’envisager une ouverture du parc au public.

10 juin 2019

Ingrid Levavasseur entre dans l'arène. Elle s'engage sur une liste municipale…à gauche


Ingrid Levavasseur. ©JCH
Ingrid Levavasseur entre dans l’arène. Ainsi qu’elle me l’avait laissé entendre lors d'une rencontre récente (voir article de blog), la situation municipale de Louviers l’intéressait au plus haut point. Sans s’engager formellement, elle montrait un grand intérêt pour la chose publique et pour la défense de l’intérêt général. Il est vrai que les mois passés sur les ronds points, les plateaux télé et devant les micros lui ont offert une notoriété fulgurante et une formation sur le tas. Ingrid Levavasseur a ainsi pu développer ses qualités d’écoute et d’attention, des qualités parfois moins prioritaires chez les hommes et les femmes politiques appartenant aux partis traditionnels. Depuis, elle a abandonné son gilet jaune pour une tenue plus conforme aux usages de la communication politique.
Avec qui Ingrid se lance-t-elle ? Avec Philippe Brun et quelques jeunes hommes et femmes désirant démontrer qu’un renouveau est possible et qu’un message moderne peut être émis lors d’une campagne municipale même à Louviers. Si les amis d’Ingrid Levavasseur et elle-même sont lucides — et je pense qu’ils le sont — ils savent que la tâche sera rude. On n’affronte pas sans embuche un maire et une équipe sortante disposant de moyens matériels élevés et dotée de l’expérience acquise lors d’un premier mandat. C’est en effet l’occasion de confronter les idées au réel et d’entendre les vœux des citoyens parfois inconstants mais comme chacun sait, ce sont eux qui ont toujours raison. Et puis, si l’équipe formée autour de Philippe Brun confirme les premiers messages émis, il y aura toujours moyen d’unir des listes situées à gauche dans un contexte de dépolitisation forcenée pourtant avec une tendance marquée à la gestion et au « bon sens » d’un Rassemblement national dont l’unique élu actuel a montré toute son incompétence et son absence de culture du compromis. Et même pire dans les propos publics réellement scandaleux qu'il tient en séance au conseil municipal ou à l'agglomération.
Pour présenter leur projet Ingrid Levavasseur et Philippe Brun (et leurs ami(e)s) tiendront une conférence de presse, vendredi soir, dans la salle dite des colonnes dans la cour de l’hôtel de ville de Louviers, une salle qui bruit encore des soirées électorales mouvementées au cours des décennies passées. Ils devront se montrer fiers et fidèles à ces années étonnantes qui virent Pierre Mendès France diriger la ville ou le comité d'Action de gauche inventer la démocratie participative localement.

7 juin 2019

Quelques réflexions au débotté : Je suis pour le maintien du 80 km/heure sur les routes secondaires


Maintenir le 80 km/heure sur les routes secondaires
Au risque de déplaire à grand nombre de mes lecteurs amateurs de voitures et de vitesse, je regrette sincèrement le vote de l’Assemblée nationale permettant aux présidents des conseils départementaux de revenir sur la limitation de vitesse à 80 km/heure. Elisabeth Borne, ministre des Transports, affirme que cette mesure, malgré la crise des gilets jaunes, a permis de sauver 127 vies humaines et d’empêcher de graves blessures. Je sais bien que le lobby des associations d’automobilistes crie victoire et conteste les chiffres de la ministre. Tout de même, le plus dur était fait et nous commencions à nous habituer à cette limitation qui, prise au pied du panneau, entrait dans notre manière de conduire et d’appréhender la route.
Les ruraux, électeurs(trices) et « rurbains » de Marine Le Pen vont y trouver leur compte sans que cela change quoi que ce soit à leur vote hostile au gouvernement. Idem pour les artisans du monde agricole trop heureux de pouvoir lancer leurs tracteurs sur les routes à 50 km/heure. Pour eux, 80 ou 90, cela ne changera rien à l’affaire.
Le danger des routes secondaires est bien réel. (photo d'archives JCH)
La mesure ne sera toutefois pas totale puisque la vitesse sur les routes nationales du réseau secondaire, sous l’œil des préfets, demeurera limitée à 80 km/heure. Une demie mesure permettant à Edouard Philippe de ne pas perdre 100 % de sa crédibilité. Mme Borne a raison quand elle affirme qu’on jugera les modifications après un examen attentif du nombre d’accidents et de vies supprimées. Bon courage et bonne conscience aux élus qui devraient assumer une décision démagogique dérisoire en terme de gain de temps et inefficace pour sauver des vies !

Lire les résultats des européennes avec une prudence de siou
Il ne faut pas prendre au pied la lettre les résultats des élections européennes. Il ne faut pas croire que les scores obtenus par les différentes listes seront ceux des futurs scrutins locaux. En mars 2020, les municipales et les cantonales devront s’appuyer sur des candidats, sortants ou non, ayant fait leurs preuves dans leur commune ou leur département. Leur notoriété, leurs investissements, l’amélioration du quotidien de leurs administrés, la hauteur des impôts locaux, autant d’éléments décisifs pour choisir un maire et l’équipe qui l’entoure. Tout dépendra également des programmes offerts  à l’appréciation des citoyens. Et dans ce domaine, nous sommes encore dans le flou le plus total.
Une élection partielle récente dans une circonscription du Royaume uni prouve d’ailleurs qu’il ne faut pas extrapoler. Alors que Farage le Brexiter y a obtenu le meilleur score aux dernières élections européennes loin devant les Conservateurs (laminés) et les Travaillistes (diminués) l’élection de cette semaine a permis à la députée travailliste sortante d’être réélue avec 3 % des voix d’avance sur les Brexiters permettant au Labour de passer de 17 % à 31 % Farage passant de 31 à 28. Cela prouve que les responsables des partis devraient être plus prudents quand aux résultats espérés des futures consultations.

Les Républicains et les France insoumise sens dessus dessous
Ramdam absolu chez les Républicains et à la France insoumise. Wauquiez a tiré sa révérence, Mélenchon adopte l’attitude du sage muet. Valérie Pécresse veut rénover et agir de l’extérieur tandis que plusieurs cadres de la France Insoumise remettent en question la ligne politique populiste de l’ancien ministre socialiste. Il ne fallait pas, affirment Clémentine Autain et quelques autres faire des Européennes un référendum anti-Macron, il fallait rechercher une forme d’union des forces de gauche, tandis que Valérie Pécresse assure que la ligne Wauquiez quant à elle était trop identitaire sans être sociale.
Quarante maires de droite s’apprêtent à lancer un appel en faveur du président de la République, vingt anciens députés socialistes souhaitent soutenir l’aile gauche du macronisme et eux aussi vont y aller de leur manifeste sous la houlette d’un Jean-Marc Le Drian à la manœuvre. Edouard Philippe regarde tout cela d’un œil tranquille. Et s’il était l’homme fort et discret du Macronisme ? Issu des rangs de la droite républicaine, juppéiste, l’ancien maire du Havre s’affirme comme une autorité écoutée, fiable, efficace. Pour quelle politique, là est toute la question puisque cheminots, personnels soignants, urgentistes, salariés menacés de licenciement, trouvent saumâtre de constater que bien des promesses de dirigeants d’entreprises ne sont pas tenues. La réforme des retraites s’annonce capitale dans le programme législatif à venir, plus que les modifications constitutionnelles dont j’ai été dénoncé les méfaits sur ce blog. Les syndicats et les citoyens doivent ouvrir l’œil et leurs oreilles.




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5 juin 2019

Les résultats des élections européennes entraînent des reclassements, à Louviers aussi.


Aurore Lalucq a quitté Benoit Hamon pour Raphaël Gluksmann. Ici à Val-de-Reuil.©JCH
Les exégètes professionnels n’en finissent pas d’analyser les résultats des élections européennes. Mais à entendre les politiciens de service, il ne semble pas qu’ils aient tout à fait compris ce que les électeurs et électrices ont voulu signifier par leur vote. Leurs propos, comme autant d’éléments de langage soigneusement préparés par des communicants, ne font qu’effleurer le vrai sens des messages adressés aux uns et aux autres. Maniant la langue de bois à qui mieux mieux, les gagnants et les perdants se cachent derrière des mots et des phrases dont le contenu inquiète.

Le résultat de la liste LR-Bellamy est calamiteux. Wausquiez a été contraint de démissionner, sa stratégie de la droite «dure-dure» ayant piteusement échoué. Ses cadres peuvent toujours tourner autour du pot et accuser tel ou tel de la médiocrité de son score, la réalité est là, terrible. Marcher sur les brisées du Front national ne lui a apporté ni crédibilité ni électeurs. Avec son 8,5% des suffrages, le parti « Les républicains » est devenu un groupuscule même s’il tient encore nombre de régions, de départements et de mairies. Gérard Larcher dit vouloir se dévouer pour assurer l’avenir de la droite et du centre. Sa petite réunion d’hier ne laisse pas d’inquiéter les jeunes « Les Républicains » dont l’horizon se bouche le tapis glissant sous leurs pieds. Quant à Bellamy, devenu député européen, il s’est mis à genoux, a demandé pardon et a disparu des écrans. La droite Trocadéro nous fera toujours pitié. Après Fillon, Wauquiez, à qui le tour après Wauquiez ?

Jean-Luc Mélenchon assure qu’il continue le combat mais se met en retrait. Pas en retraite. L’autre dimanche il a pris un grand coup sur la tête. Lui non plus ne devrait plus faire long feu chez les insoumis. Il n’y a guère que Manon Aubry pour affirmer que LFI s’inscrit durablement dans le paysage politique ! Avec un score pareil (6,5%) La France insoumise rejoint, elle aussi, les rangs d’une gauche radicale rachitique. Il n’y a guère que LO pour faire pire ! Je suis très inquiet d’un sondage (même si les instituts se trompent souvent) affirmant que 60 % des électeurs(trices) de Mélenchon sont prêts à donner leurs voix à Marine Le Pen en 2022 en cas de second tour avec Macron. Malgré les dénégations d’amis proches de LFI, on sent bien que la haine est mauvaise conseillère et le dépit aussi. Choisir le pire pour éviter le moins bien a déjà été expérimenté en politique, cela mène droit à la catastrophe. Ce qui est rassurant c’est qu’il reste trois ans avant l’échéance et que l’eau coulera sous les ponts. Un temps suffisant pour retrouver ses esprits ?

Raphaël Gluksmann n’est pas antipathique. Ses maladresses comportementales et verbales, preuves d’un amateurisme avéré n’en font, cependant, pas un homme d’estrade et encore moins un  homme d’avenir du paysage politique. En philosophe il maîtrise les concepts mais n’a rien d’un tribun affectif et émotionnel. Qui a-t-il fait vibrer ? Quel message retenons-nous ? Sans des militants aguerris et convaincus (comme à Val-de-Reuil) et avec 6,3% des voix, cette liste « Place publique »…place le PS en grand danger de disparition sous sa forme actuelle. Le seul mérite de Gluksmann aura été d’avoir envoyé six élus à Bruxelles.

Anne Terlez, future Marianne lovérienne ?
L’autre dimanche soir au Moulin, les macronistes dont Anne Terlez (51e sur la liste Renaissance) n’en menaient pas large au début du dépouillement. La soirée passant et les sondages se transformant en votes réels, ils reprenaient du poil de la bête et retrouvaient un sourire de soulagement. Je ne vous décrirai pas le visage de la candidate en apprenant que LR faisait 8 % des suffrages ! Finalement, à Louviers et en France, la République en marche (avec les écologistes Verts) a bien tenu le choc après le mouvement (permanent) des gilets jaunes et de l’affaire Benalla. Comme je l’avais prévu dès le 18 novembre, la bénéficiaire de la protestation a bien été Marine Le Pen dont les cadres ont été archi présents sur les ronds-points. Jordan Bardella, la tête de liste RN, par ses mensonges et ses bobards, n’a pas dissuadé les citoyens (40 % des ouvriers !) de lui apporter leurs suffrages. Il n’est pas si étrange que la carte du vote montre une similitude certaine entre le vote PC d’antan et le vote RN d’aujourd’hui. L’Outre mer parvient même à encenser Marine Le Pen honnie pendant tant d’années eu égard aux positions racistes et xénophobes de la patronne de l’ex-FN.

Quels seront les effets locaux du vote européen ? Déjà, des reclassements s’opèrent. Certains (ex-LR) rejoignent LREM à Louviers comme ailleurs. Les appels du pied de Sébastien Lecornu ne laissent pas insensibles la France macron-compatible de la droite et du centre. Je crois même que François Loncle est à la manœuvre avec d’autres au plan national (Le Canard enchaîné en parle) pour soutenir Jean-Yves Le Drian et la jambe gauche du macronisme. Il faut dire que ce dernier boitait fort et penchait trop à droite. Quand André Malraux affirmait qu’entre De Gaulle et le PCF, il n’y avait rien, peut-on affirmer qu’entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, c’est le grand vide ? Ça en prend le chemin.
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27 mai 2019

Les socialistes de l'Eure bougent encore… et sont prêts à l'action


Timour Veyri, premier secrétaire de la fédération de l'Eure du PS, nous adresse le communiqué suivant après la publication des résultats des élections européennes :
« Dans l'Eure, comme dans toute la France et comme dans beaucoup de pays européens, les résultats des élections européennes indiquent un triple défi.
Timour Veyri lors de la cérémonie de vœux du PS eurois.
Le premier de ce défi, c'est le score élevé de l'extrême-droite. Dans notre pays, la majorité macroniste, par calcul électoral, a tout fait pour créer un clivage "progressistes contre populistes" En installant un duel mortifère entre eux et le parti de Marine Lepen, les responsables d’En Marche portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle. C'est particulièrement vrai dans notre département. Plus que jamais, pour tous les partisans de la République, ce score doit sonner comme un appel à la mobilisation face à une crise économique et démocratique, sociale et territoriale qui continue de peser et qui, dans l'Eure, jette des pans entier de notre département dans les bras de l'extrême droite. On ne peut pas attendre 2022 les doigts croisés et se contenter d'assister, passifs, à la montée de la marée brune : des initiatives d'ampleur sont urgentes.
Le rassemblement des forces de Gauche et de progrès est le deuxième défi. A la condition de dépasser l'impression de faiblesse due à l'éparpillement des listes, la Gauche, si elle reste à un bas niveau, montre qu'elle est debout, qu’elle est vivante, qu'elle est attendue : les oiseaux de mauvaise augure, qui en prophétisaient la disparition, en sont pour leur frais. J'y vois aussi la confirmation de la démarche entreprise depuis plusieurs mois à Evreux et plus généralement dans l'Eure, de discussion permanente, d'échanges entre cadres et militants, de recherche de convergence et de volonté de travailler en commun. Dans la capitale de l’Eure, les forces de Gauche et écologistes représentent ainsi 34% des voix.
Et il y a une troisième leçon à tirer de ce scrutin : la prise de conscience salutaire de l'urgence écologique. Pour la première fois, la crise environnementale et les réponses à y apporter ont été au cœur des débats. C'est encourageant. C'est aussi un appel, profond, à accélérer la transition écologique, à ne pas se contenter de slogans clinquants, de bonnes intentions ou de longues réunions. Les emplois verts - des centaines de milliers sont possibles -, mais aussi les énergies renouvelables, l'agroécologie, la rénovation thermique, la protection de la biodiversité : voilà quelles doivent les priorités des pouvoirs publics dans le département de l’Eure. Socialistes, et donc sociaux-écologistes, nous répondrons présents.
Face à ces trois immenses défis, il est urgent de recréer une force de Gauche sociale et écologiste qui offre à notre département une espérance et un chemin. Que les Euroises et les Eurois sachent que les socialistes de l'Eure y prendront toute leur part.