15 février 2015

Une étude de Joël Gombin après le second tour de la législative partielle du Doubs


Cette étude est parue sur le site de slate.fr :

« Le code et les données de cette analyse sont disponibles sur la page GitHub de l'auteur.
Certaines élections se jouent deux fois: une première dans les urnes, une seconde dans les commentaires. Celles dans lesquelles le FN est présent au second tour relèvent souvent de cette catégorie. Ainsi, dans l'élection législative partielle du Doubs de dimanche dernier, à écouter les acteurs et les commentateurs, tout le monde avait gagné: le PS, évidemment; mais aussi le FN, «grand gagnant de la soirée» d'après sa candidate et Marine Le Pen; mais aussi l'UMP (je n'ai pas bien compris pourquoi, mais il y a sûrement une bonne raison). Ou alors, tout le monde a perdu : le FN, mais aussi le Parti socialiste, qui parvient tout juste à sauver son siège en perdant au passage de nombreuses voix; et enfin, évidemment, l'UMP.

Tâchons cependant d'y voir un peu plus clair. D'abord, contrairement à ce qu'on a pu lire ici et là, la 4e circonscription du Doubs n'est pas un fief socialiste. Elle fut à droite en 1993 et en 2002; surtout, depuis 2002, le rapport de force entre gauche et droite y est très équilibré: en 2002, la droite l'emporte d'un cheveu; en 2007, c'est Pierre Moscovici qui gagne (en duel contre l'UMP) avec moins de 51%; en 2012, le même Moscovici l'emporte, en triangulaire, avec 49,3%.
Au fond, le second tour que nous venons de vivre s'inscrit dans le même rapport de force global, si ce n'est que la droite y était représentée par le FN et non par l'UMP. Circonscription marquée par un grand équilibre des forces, donc, et non par l'hégémonie d'une force politique.
Une estimation des reports de voix
Il s'agit pourtant d'une circonscription très populaire: c'est la 6e circonscription la plus ouvrière de France! Presque un tiers des actifs y sont ouvriers, beaucoup chez Peugeot ou un de ses sous-traitants. Mais historiquement, dans le Doubs, le poids de la religion (catholique, mais aussi protestante: on est en terre réformée) contrecarre celui de la classe sociale, ce qui explique que l'ancrage de la gauche, en particulier communiste, n'y soit pas si fort. Florent Gougou a bien montré, dans sa thèse, qu'un vote ouvrier de droite a toujours existé sous la Ve République, et que c'est précisément dans les territoires où il était puissant que le vote ouvrier a, le plus tôt, pour partie, basculé vers le Front national. Dès 1988, le FN réalise aux élections législatives dans le Doubs certains de ses meilleurs scores.


Jamais toutefois avant 2012 le FN n'avait atteint le second tour d'une élection législative dans la 4e circonscription du Doubs. Et il ne s'y était jamais retrouvé en duel avant la récente élection partielle, ce qui signifie qu'on manque de point de comparaison pour apprécier ce qui s'est passé. Signalons toutefois que la progression de 16 points enregistrée entre les deux tours par la candidate frontiste n'a rien d'exceptionnel (quoi qu'en aient dit de nombreux commentateurs!): on a observé des progressions du même ordre, souvent même supérieures, à peu près chaque fois que le FN s'est retrouvé en duel au second tour d'une élection législative en 2012 et depuis, et ce quel que soit son adversaire.
Cela signifie donc que le Front dispose de réserves de voix qu'il ne mobilise pas au premier tour, soit que ses électeurs potentiels s'abstiennent pour ensuite voler au secours d'une victoire possible, soit que des électeurs d'autres partis, confrontés à une offre électorale plus restreinte au second tour, se reportent sur le FN. C'est cette deuxième explication possible qui a beaucoup fait gloser dans le cas de cette partielle, comme déjà dans le cas des partielles de l'Oise, du Lot-et-Garonne ou de l'Aube.
L'une des raisons pour lesquelles ces discussions sont animées et récurrentes est qu'il n'existe pas de données incontestables sur la nature et l'ampleur des reports de voix entre les deux tours. On peut toutefois tenter de les estimer, à partir des résultats par bureau de vote, comme je l'avais déjà fait lors d'élections partielles précédentes –en gardant bien en tête la limite principale de cette méthode: on ne connaît pas l'ampleur réelle du renouvellement des votants entre les deux tours. Dans le cas présent, comme la participation a progressé de 10 points entre les deux tours, on peut penser que relativement peu d'électeurs du premier tour se sont abstenus au second, mais cela reste spéculatif.
L'utilisation de cette méthode (dont le détail est présenté ici) permet de produire la matrice de reports suivante :

Abstention
Blancs et nuls
Barbier (PS)
Montel (FN)
Abstention
78
0
17
4
Blancs et nuls
20
38
19
24
Barbier (PS)
8
4
70
17
Demouge (UMP)
11
14
26
49
Montel (FN)
4
4
6
86
Autres
14
17
36
33

Pourcentages en ligne. Lecture : d'après ce modèle, 78% des abstentionnistes du premier tour se seraient également abstenus au second tour.
Une fusion avancée des électorats UMP et FN
D'après ce modèle (dont les principaux résultats semblent confirmés par d'autres investigations statistiques), la moitié environ des électeurs ayant choisi l'UMP au premier tour se sont portés sur la candidate frontiste au second tour. Un quart ont choisi le candidat socialiste; le dernier quart s'est abstenu ou a voté blanc ou nul. On ne pourrait alors guère parler de succès du rassemblement républicain, comme l'a fait Frédéric Barbier (le candidat socialiste) lorsqu'il a annoncé sa victoire. Il faudrait plutôt constater la fusion, relative certes mais néanmoins bien avancée, des électorats de l'UMP et du FN. Le FN n'aurait par contre guère mobilisé de nouveaux électeurs entre les deux tours: à peine plus de 4% des abstentionnistes du premier tour.
Cette hypothèse cadrerait bien avec le constat dressé plus haut: une relative stabilité des rapports de force entre gauche et droite, mais qu'il faudrait nuancer par un rééquilibrage du rapport de force au sein de la droite entre l'UMP et le FN, au profit de ce dernier. Bien sûr, le faible niveau de la participation, lié au fait qu'il s'agissait d'une élection partielle, peut biaiser ce rapport de force. Mais on a pu constater ce rééquilibrage du rapport de force interne à la droite lors de nombreux scrutins, par exemple lors des dernières élections européennes.
À l'inverse, toujours d'après ce modèle, la victoire du candidat socialiste devrait beaucoup à sa capacité à mobiliser de nouveaux électeurs: pas moins de 17% des abstentionnistes du premier tour auraient voté en sa faveur au second tour. Si ce modèle est exact, ces nouveaux électeurs (environ 6.800) auraient même été plus nombreux que ceux qui ont voté pour le candidat socialiste aux deux tours (5.200)! Les électeurs de Charles Demouge (UMP) ayant choisi Barbier au second tour ne seraient eux que quelque 1.750.
Les problèmes que devront affronter l'UMP et le PS
Les enseignements qu'on peut tirer de cette élection partielle sont donc contrastés: le Front républicain, entendu comme coalition des partis «républicains» contre le Front national, n'existe pas (parce que l'UMP refuse d'appeler à voter en faveur du PS, et parce que les électeurs de l'UMP se portent majoritairement sur le FN); en revanche, la perspective de voir un candidat frontiste élu député permet une mobilisation réelle d'électeurs par ailleurs peu politisés et mobilisés, ou en tout cas abstentionnistes au premier tour. Enfin, pour passer d'un niveau de premier tour à un score s'approchant des 50% face au PS, le FN doit plutôt compter sur sa force d'attraction envers des électeurs de droite que sur un réservoir d'électeurs FN déjà largement mobilisé au premier tour.
L'UMP et le PS ont donc des problèmes distincts. Pour l'UMP, le problème principal est celui du rapport de force avec le FN. Comme on avait déjà pu le noter en d'autres circonstances, dès que le FN passe devant l'UMP, toute une part de l'électorat de droite va voter pour le parti de Marine Le Pen, dans une forme de vote stratégique («vote utile»). L'UMP n'a donc guère d'autre choix, comme l'a relevé Jean-Yves Camus, que de mener une lutte frontale contre le FN, ou d'accepter de s'allier avec lui –mais au risque, dans ce dernier cas, de subir le même sort que le PC face au PS après Épinay: la mort lente.
Pour le parti socialiste, l'enjeu est celui de la mobilisation de son électorat. La menace de l'extrême droite semble, pour l'instant, permettre de mobiliser –mais très imparfaitement!– des électeurs que le bilan de l'exécutif conduisent sinon à s'abstenir. Mais agiter le chiffon brun ne saurait pour autant tenir lieu de stratégie pour le PS: d'abord parce que l'efficacité de cette stratégie semble s'éroder au fil du temps; mais aussi parce qu'il s'agit d'une tactique de second tour, plutôt que de premier, et que dans la situation politique actuelle, l'enjeu pour le PS sera dans bien des cas de parvenir au second tour. L'obtention de résultats et, surtout, la formulation d'un projet de nature à mobiliser son électorat potentiel apparaissent comme des conditions sine qua non du succès pour le PS et, plus largement, la gauche. »

Les conférences de la SED : Claude Cornu raconte « l'admission » des femmes en politique dans l'Eure


Claude Cornu au micro. (photo Jean-Charles Houel)
Claude Cornu demeure un pédagogue. Retraité de l’éducation nationale au sein de laquelle il exerça son métier de professeur avec passion, cet érudit sait transformer une simple conférence en un moment d’histoire et d’information captivant. La salle Pierre Mendès France était occupée, ce samedi, par les membres de la SED (société d’études diverses) et quelques autres venus pour écouter Claude Cornu nous parler du sort des femmes en politique dans l’Eure. Depuis les tentatives engagées, ici ou là, avant la seconde guerre mondiale jusqu’à nos jours pour que les femmes soient considérées comme des citoyennes à part entière d’abord, des candidates « acceptables » ensuite et des élues compétentes enfin.

Claude Cornu a beaucoup cherché et travaillé sur le sujet. Et comme notre département n’est pas sensiblement différent des autres, ses trouvailles et constatations pourraient être élargies à la nation tout entière. Il se trouve que Pierre Mendès France, ancien maire de Louviers, est de ceux qui ont engagé un processus reconnaissant aux femmes non seulement la légitimité de l’élection mais également la nécessité de leur participation à la délibération collective pour obtenir une société harmonieuse.
Les trois K allemands (Küche, kirche, kinder : cuisine, église, enfant) se sont appliqués longtemps dans notre pays. Les hommes de la 3e République n’ont jamais franchi le pas permettant aux femmes françaises de bénéficier d'une citoyenneté pleine et entière (1) obtenue ailleurs dans les pays anglo-saxons. L’élection des six femmes lovériennes en 1936 prouve combien Pierre Mendès France considérait leur rôle et leur place dans la cité.

Avec le temps, les choses ne se sont pas arrangées. Quelles que soient les élections (municipales, cantonales, législatives) les femmes élues dans l’Eure sont demeurées longtemps très minoritaires. Quant aux responsabilités dans les exécutifs, n’en parlons pas. Peu de maires femmes, peu d’adjointes femmes, deux députées (Catherine Nicolas et Catherine Picard) il aura fallu attendre les lois sur la parité pour que les faits établis bougent quelque peu. Le prochain conseil départemental comprendra d’ailleurs autant de femmes que d’hommes (23 hommes et 23 femmes) puisque le binôme est dorénavant imposé par la loi. Tout comme cette parité pas si égale que cela puisque par le jeu des têtes de listes et de la proportionnelle les hommes demeurent majoritaires dans les conseils municipaux dans les villes de plus de 1000 habitants. Mme Nicole Duranton (UMP) a tout de même réussi à surmonter l'obstacle sexiste en devenant sénatrice…à la proportionnelle. Car là est le principal problème : la fascination des hommes pour le pouvoir et ils ne veulent pas le lâcher (2) !

Leslie Cléret, conseillère générale socialiste, présente à la conférence, reconnaît que l’égalité homme-femme est un combat permanent. Que rien n’est jamais acquis définitivement et que les jeunes filles (comme les jeunes hommes d’ailleurs) doivent s’engager au service de la collectivité où chacun(e) peut apporter ce qu’il a de meilleur : la solidarité et le dévouement.

(1) Bien des élus hommes de la 3e République, les radicaux surtout, craignaient que les femmes soient sous l'influence de l'Eglise…leur vote également.
(2) Claude Cornu a raconté comment les socialistes de l'Eure avaient souhaité contourner les impératifs nationaux lors de deux parachutages parisiens totalement ratés.

14 février 2015

La banque HSBC prise la main dans le sac, il faut poursuivre les fraudeurs


A Paris, des indignés avaient manifesté pour plus de transparence. (photo GH)
« La banque HSBC vient d’être prise la main dans le sac en train d’aider certains des plus riches de ce monde à échapper aux impôts ! À leur place, nous irions en prison, mais les gouvernements traitent ces personnes comme si elles étaient trop puissantes pour être mises derrière des barreaux. Montrons-leur que c’est faux.

Nos gouvernements perdent 3000 milliards de dollars par an à cause de la fraude fiscale, assez pour éradiquer plusieurs fois la pauvreté dans le monde! Ces révélations sont historiques; si nous ne saisissons pas cette opportunité pour obtenir des poursuites, une telle chance pourrait ne jamais se représenter.

Le ministre des Finances anglais, George Osborne, se présente à une élection et la Ministre de la Justice américaine doit encore être confirmée dans ses fonctions. Tous deux sont donc actuellement très sensibles à l’opinion publique. Un appel d’un million de personnes, évoqué dans les pages de leurs journaux préférés et mentionné par des législateurs, pourrait les inciter à enquêter sur cette élite fraudeuse, la poursuivre en justice et lui envoyer un signal fort: personne n’est trop gros pour la prison!


Le Royaume-Uni est le pays d’origine d’HSBC et des milliers de fraudeurs relèvent de juridictions du Royaume-Uni et des États-Unis. Si ces deux pays pouvaient, les premiers, engager des poursuites judiciaires, des comptes pourraient être demandés à une plus large échelle. 

Les plus riches sont souvent à l’origine de crises financières dévastatrices, via la spéculation sauvage et sont renfloués par l’argent des contribuables. En plus, ce sont eux qui disent qu’il faudrait moins dépenser pour les écoles et les hôpitaux quand il faut combler leurs déficits, tout cela pendant que nombre d’entre eux se soustraient à leurs impôts! C’est cette spirale de l’austérité qui creuse le fossé des inégalités dans le monde.

85 milliardaires accumulent aujourd’hui autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la planète, richesses qu’ils utilisent trop souvent pour acheter des politiciens et prendre nos démocraties en otage pour que le système continue d’œuvrer en leur faveur.  

Il est grand temps de stopper cette spirale infernale dévastatrice et que les plus riches paient leurs impôts. Faisons-le sans attendre:


Avaaz, c’est avant tout une multitude conjuguant ses forces pour contrer quelques-uns. La loi est un contrat qui nous unit tous, à égalité. Des milliers de puissants du monde pensent qu’ils sont au-dessus de cette loi. Pour le bien de nos démocraties et de nos sociétés, montrons-leur que c’est faux.

Avec espoir et détermination »

Alex, Bert, Laila, Ricken, Marie, Andrew, Nell et toute l’équipe d’Avaaz

POUR ALLER PLUS LOIN:

SwissLeaks: HSBC pourrait être poursuivi aux États-Unis (Le Monde)

Swissleaks: HSBC héberge des fonds obscurs liés aux dictateurs et aux trafiquants d’armes (Le Soir)

HSBC accusée de blanchir de l'argent sale (Le Point)

Scandale "SwissLeaks": quels sont les pays africains les plus touchés? (Jeune Afrique)

Paradis fiscaux: au moins 21.000 milliards de dollars placés de par le monde (L’Expansion - L’Express)

Les 85 personnes les plus riches de la planète possèdent autant que les 3,5 milliards de personnes les plus pauvres (La Tribune)

En finir avec les inégalités extrêmes (OXFAM)

13 février 2015

Nicolas Sarkozy veut un débat sur l'Islam, histoire de remuer les braises


Un débat sur l’Islam ? Par ce biais Nicolas Sarkozy cherche à mettre Alain Juppé en difficulté et va se servir d’un sujet apte aux tourments et à la contradiction pour semer la zizanie dans les rangs de l’UMP d’abord, dans la société française, ensuite. Les débats organisés à l’initiative de l’ancien président de la République, on les connaît. Celui qu’il initia sur l’identité nationale avec réunions en préfecture (il n’y avait personne) et polémiques incessantes est devenu un tel bâton merdeux qu’il passa de main en main sans que jamais des solutions soient proposées…puisqu’il n’y en avait pas.

Mais comme Nicolas Sarkozy a compris que la candidate du Front national dans le Doubs avait capitalisé sur le refus de l’islamisme (nom politiquement correct) alors qu’en fait il s’agissait surtout de semer le trouble dans les pensées pour susciter un rejet des musulmans, il compte surfer sur cette vague avant les élections départementales. Cela a marché du feu de Dieu, si j’ose dire, et les résultats serrés du second tour montrent que les électeurs plus ou moins racistes de la 4e circonscription du Doubs ont reçu le message cinq sur cinq. Surtout après les attentats de janvier qui ont placé sur le devant de la scène trois islamo-fascistes radicalisés dans la délinquance et en prison.


L’islamophobie est vilain sentiment au service d’une mauvaise cause. Sarkozy veut s’en servir pour siphonner à nouveau les électeurs du FN, dont certains venus de l’UMP, et croit malin de jeter en pâture ces cinq millions de Français qui croient en Mahomet. Ce débat, fort heureusement, va demeurer circonscrit à l’UMP et à ses différents courants.

Il faudra bien plus qu’un débat sur l’islam de France ou sur l’islam en France pour faire refluer le vote en faveur du Front national. Ce vote de refus et de rejet reculera quand les partis de gouvernement auront compris qu’il s’agit d’un travail de longue haleine. Qu’il passe par l’école, la famille, l’éducation au sens littéral du mot, l’apprentissage de notions aussi précieuses que la tolérance, la connaissance de l’autre. La France dispose d’une législation originale avec la séparation des églises et de l’Etat. Cela ne dispense nullement d’enseigner l’histoire des religions, de l’art, des cultures, tout ce qui a fait et fait la France. Nul ne doit en être exclu ou exonéré. Au travail.

12 février 2015

Roger Hanin était venu sur le marché de Louviers en 1981

Roger Hanin qui vient de mourir à Paris à l'âge de 89 ans était venu à Louviers lors des élections législatives de 1981. Accueilli par Henri Fromentin, alors maire de la ville, il avait distribué tracts et roses sur la place de la Halle aux drapiers, en soutien à la candidature de François Loncle, alors candidat du Mouvement des radicaux de gauche. Le principal adversaire du candidat de gauche choisi par François Mitterrand était alors Philippe Pontet, député sortant, devenu depuis cadre dirigeant de HSBC Europe. Roger Hanin avait frappé ses nombreux admirateurs par sa simplicité, un charme certain et une aisance affable évidente. Grâce à Roger Hanin mais surtout grâce à la victoire alors récente de François Mitterrand, François Loncle avait été triomphalement élu au second tour de la législative. (photo Jean-Charles Houel)

Du 27 au 29 mars au Moulin d'Andé : « la puissance des femmes », un stage animé par des femmes pour les femmes


Suzanne Lipinska avait accueilli Danièle Mitterrand au Moulin. Deux femmes exceptionnelles. (photo JCH)
Parmi les différentes activités du Moulin d'Andé, connu pour être un lieu propice à la création, sous toutes ses formes, le développement personnel occupe une place importante. Suzanne Lipinska accueille des séminaires animés par des adeptes de théories et de pratiques favorables au développement des capacités personnelles et intimes souvent méconnues. 
Du 27 au 29 mars prochains, un stage avec différents ateliers est proposé aux femmes de tous âges et de tous horizons afin qu'elles découvrent ou redécouvrent leurs capacités au travers de « leur puissance ». Marie-Laure Will, coach en transformation accélérée, sera la cheville ouvrière de se stage exceptionnel dont l'objectif est de rassembler une centaine de femmes au Moulin d'Andé. Différents ateliers animés par des professionnelles (toutes femmes évidemment) seront proposés aux participantes durant les trois jours. 

Une idée et une conviction devenues matière
Coach et créatrice de la méthode de la Transformation Accélérée, Marie-Laure Will a pendant de longs mois nourri l'idée d'organiser un stage pour les femmes. Après moult réflexions et diverses rencontres, l'idée a pris corps dans ce stage, qui a pour thématique la puissance de la femme. Il se déroulera essentiellement en français mais reste ouvert à des participantes anglophones puisque les animatrices en présence parlent toutes anglais. Il est le premier événement d'une série d'activités que Marie-Laure souhaite mettre en place autour de l'identité féminine à l'aube de ce 21ème siècle et durant lesquelles, les participantes auront l'occasion d'approfondir le travail entamé au Moulin d'Andé et d'éventuellement retrouver les âmes soeurs rencontrées lors de ce week-end !

Un rassemblement autour de valeurs communes
L'objectif est de rassembler entre 60 et 100 participantes au Moulin d'Andé, dans un cadre d'exception en bord de Seine, pour travailler individuellement et en groupe à la compréhension de la mission des femmes au coeur de la société actuelle, pour guider les participantes vers l'appropriation de leur féminité propre et, plus globalement, de « l'élément féminin » et pour les conscientiser du rôle concret qu'elles peuvent jouer dans l'harmonisation du monde de demain.

Orchestré par Marie-Laure, le stage sera co-animé par 8 femmes, toutes des professionnelles de la santé et du développement personnel. Au travers de leurs différentes pratiques, ces femmes accompagnent depuis plusieurs années leurs clientes dans leur cheminement personnel vers ce qu'elles aiment nommer 'le féminin sacré'. Un descriptif de chacune d'entre elles, et une explication complète de leur activité sont proposés plus loin dans ce dossier.

En paix avec leur masculinité et l'élément masculin, aucune de ces femmes n'envisage cette initiative comme une revendication féministe de quelque ordre que ce soit. Leur implication dans ce stage est motivée par l'envie de faire évoluer les consciences vers des valeurs nobles de vivre ensemble telles que la solidarité, la paix, l'empathie, l'amour, le respect, la tolérance et ce, pour chaque individu et par extension, pour la société.

Un état d'esprit
En résonance avec ces valeurs profondes, Marie-Laure et son équipe mettront un point d'honneur à instaurer un état d'esprit teinté de joie, de légèreté et de bonne humeur. Bienveillance, non-jugement et confidentialité seront de mise autour de tout ce qui sera partagé, qu'il s'agisse de paroles, d'émotions ou encore d'aveux. Il est important que chacune des participantes se sente en sécurité et accueillie pour ce qu'elle est et à son stade de développement propre.

Un stage pour toutes les femmes
Le désir de Marie-Laure est de fédérer des femmes de tous les âges et de tous les horizons culturels ou philosophiques autour d'énergies complémentaires, de les amener à se servir de cette diversité comme une ressource précieuse à offrir en partage à leurs pairs. Ces différentes expériences de vie, ces regards hétéroclites portés sur le monde seront autant de sources de sagesse et d'inspiration pour chaque participante. Ce sera le terreau d'une richesse humaine dont la graine sera plantée lors de cette première grande rencontre.

Les femmes qui ont l'opportunité de partager cette expérience avec leur fille, leur mère, leur grand-mère, soeur ou autre femme avec qui elles entretiennent une relation forte, verront la qualité et l'intimité de cette relation décuplée au terme du week-end.

Des activités variées dans le juste rythme
Pour garder une énergie constante et un esprit en éveil, le programme proposé alternera des activités incluant le groupe complet, des ateliers en sous-groupe et des retraites personnelles. Un équilibre entre intériorisation et extériorisation de l'être sera respecté.
L'animation en groupe prévoit des partages de paroles, de la méditation, de la danse et de la relaxation.

Les ateliers en sous-groupes offrent un éventail de pratiques parmi lesquelles les participantes pourront choisir, telles que :
· les constellations familiales
· la beauté de la femme et son alimentation
· la peinture créatrice
· le yoga et la méditation
· les techniques de visualisation
· le principe féminin et sa communication
· la musique intuitive
· la relation par le toucher et l'haptonomie.

Il y aura des temps d'intériorisation prévus durant lesquels chaque participante pourra se recentrer sur elle-même pour intégrer chacune des activités vécues en profondeur.
Prendre conscience de nos ressources féminines, ces colonnes de construction massive ....
La variété des activités va contribuer à agir sur les 4 aspects principaux de la vie : physique, intellectuel, émotionnel et spirituel. Le mélange d'outils de psychologie positive, de techniques créatives et de pratiques psychocorporelles va permettre l'émergence et la prise de conscience des ressources intérieures de chacune
des participantes.

L'effet-miroir du groupe et la transmission intergénérationnelle seront également des facteurs importants de la libération de ces ressources. Parmi celles-ci on peut identifier des forces telles que la clairvoyance, l'intuition, la vulnérabilité, l'intelligence, la volonté, l'audace, le discernement, la capacité d'empathie, le courage, l'instinct, dont les Lucie Aubrac, Jeanne d'Arc, Anne Frank, Marie Curie, Simone Veil, Aung San Suu Kyi,
Mère Térésa ou autre Oprah Winfrey ont su pleinement tirer parti pour construire une vie pleine de sens.

L'aspiration profonde des organisatrices est qu'à l'instar de toutes ces femmes qui ont marqué l'histoire, les participantes au stage puissance de femme redeviennent les amazones, les nymphes, les sirènes, les fées, les magiciennes, les sibylles que les carcans de la vie les ont empêchées d'être.

La finalité du stage : repartir avec des outils concrets pour mieux transformer notre vie.
La découverte de ces forces féminines et leur application dans le quotidien vont bousculer certains aspects de notre vie.
Attendons-nous donc à :
· Abandonner de faux-pouvoirs pour gagner en vraie puissance
· Lâcher prise sur d'anciens schémas de fonctionnement et insuffler l'énergie dans
l'apprentissage de comportements plus utiles à l'atteinte des objectifs de vie fixés
· Laisser tomber les masques pour renouer avec notre véritable identité
· Arrêter d'être loyale aux idées des autres pour être en cohérence avec notre propre mission de vie
· Nous affirmer plutôt que de nous adapter
· Exprimer nos besoins plutôt que de justifier nos actes

C'est cette odyssée vers notre déesse intérieure que Marie-Laure et son équipe proposent à toutes les femmes qui participeront à ce stage.

Dates : Du vendredi 27 mars à 14 h 30 au dimanche 29 mars à 17 h 00
Lieu Moulin d'Andé, 65 rue du moulin 27430 Andé (Eure-Normandie)
Tél : 02.32.59.90.89 - Fax : 02.32.61.08.78

Tarifs du stage 399 euros / personne
345 euros / personne si vous vous inscrivez en duo familial (fille/mère,
soeurs, nièce/tante) 329 euros / personne si vous vous inscrivez en trio familial (grandmère/ mère/fille, soeurs/belles-soeurs, tante/nièce/....)
Numéro de compte sous format IBAN BE38 0017 4839 3472
Numéro de compte sous format BBAN 001-7483934-72
Code BIC BNP Paribas Fortis GEBABEBB

Hébergement 120 euros / personne / jour en chambre single et pension complète
80 euros / personne / jour en chambre double et pension complète
75 euros /personne / jour en chambre triple et pension complète
Inscriptions via le site internet www.marielaurewill.com/fr

11 février 2015

Le président des jeunes pop' de l'UMP est un sans papiers !


Stéphane Tiki et Nicolas Sarkozy.
Stéphane Tiki est le président des jeunes UMP. Fidèle soutien de Nicolas Sarkozy, ce ressortissant camerounais a été nommé à cette éminente fonction en décembre 2014 peu après que l’ancien président de la République est devenu…président de l’UMP. Stéphane Tiki a demandé la naturalisation française mais n’est plus, aujourd’hui, malheureusement pour lui en possession d’une carte de séjour en règle. Autrement dit, le président des jeunes UMP est ce qu'on appelle un sans papiers.

Allons-nous jeter l’opprobre sur cet homme qui vit en France depuis 10 ans, travaille en France, milite en France et aspire à devenir un élu (même UMP) de notre pays notamment à l’occasion des prochaines élections régionales en Ile-de-France ? Certainement pas. On doit considérer que des tracas administratifs ne peuvent faire obstacle à la régularisation d’un jeune homme plein de talents. Un jeune homme bien sous tous rapports dont l’engagement citoyen mérite d’être reconnu et récompensé par un passeport français.

Pour autant, je note avec une certaine malice et un certain délice que Stéphane Tiki appartient à la droite forte, ce courant très à droite de l’UMP animé par Geffroy Didier et Guillaume Pelletier généralement peu compatissants pour les sans papiers et d’une manière plus générale pour les étrangers. Ces deux personnalités de l’UMP (comme Sarkozy d’ailleurs) ne sont en effet pas réputées pour leur commisération vis-à-vis des personnes sans papiers. Ils les invitent, en général, à la discrétion sinon à faire leur valise et à prendre le premier avion pour leur pays d’origine.

Thierry Mariani, député UMP du sud de la France, donc très proche des thèses de l’extrême droite, considère que la direction de l’UMP a commis une grave erreur en nommant un étranger à la tête des jeunes Pop’. Tu parles Charles. Stéphane Tiki a compris le message en démissionnant immédiatement de la présidence afin de « faire retomber la pression » comme l’indique le journal Le Monde.

Après le second tour de la législative partielle du Doubs et le comportement erratique des électeurs de l’UMP, ces derniers apprendront avec étonnement que Nicolas Sarkozy, grand amateur de ni-ni, n’est ni clairvoyant ni perspicace, lui qui a pris le risque de se faire montrer du doigt dans une période plus favorable à la xénophobie qu’à l’accueil des non Français. Heureusement, il se trouve des élus de gauche et des militants pour soutenir M. Tiki sans tiquer.


9 février 2015

Le vote FN : petite vengeance, petite haine de petit blanc


Frédéric Barbier, réélu député PS, a sauvé l'honneur des républicains et des démocrates sincères.
Les résultats de l’élection législative partielle du Doubs me mettent en colère avant de me satisfaire. Certes, le candidat socialiste est sorti victorieux de son duel avec la candidate FN. Certes, il a gagné avec 900 voix d’avance. Mais le bilan du second tour met en avant le fait qu’une parfaite inconnue n’habitant même pas la 4e circonscription du Doubs, déjà députée européenne, élue d’une commune d’ailleurs, n’ayant tenu aucune réunion publique, marquée uniquement par l’étiquette FN, réussisse à engranger près de 15 000 suffrages !

Comment expliquer ce succès car il s’agit bien d’un succès de l’extrême droite. Sophie Montel a fait campagne sur un thème unique : le danger islamiste renforcée par l’inégalité raciale. Cela veut dire que les Zemmour et compagnie parviennent à polluer en profondeur les idées d’un grand nombre de Français. Honte à lui. Est-ce si étonnant ? En fait nombre de nos concitoyens sont racistes et antisémites. Les sondages rendent mal de cet état de fait lamentable car ceux qui exècrent musulmans et juifs n’osent pas l’avouer publiquement. Ils se comptent par millions dans notre pays. Ils préfèrent le secret des urnes pour se livrer à leur petite vengeance, leur petite haine, leur revanche de petit blanc, leur manière à eux (elles) de s’arranger avec leur honte car la plupart de ces gens-là sont honteux et rasent les murs. Ceux qui déclarent publiquement voter FN sont les militants et les sympathisants de ce parti. Ses électeurs sentent confusément qu’ils agissent pour le pire.

Le vote de dimanche dernier est un vote de refus d’un système sans doute à bout de souffle, un vote d’exclusion de tous ceux qui, voilés ou pas, font peur et dérangent. C’est le choix de ces Dupont-la-joie mais c’est aussi un choix masochiste et désespéré. Car que peut attendre un(e) électeur(trice) du Front national ? Sinon la division des Français, le rejet de 5 millions de nos compatriotes, l’absence de bonnes solutions économiques, l’abandon de millions de pauvres, de chômeurs, une violence et une brutalité à l’égard de tous ceux et toutes celles qui refusent une conduite autoritaire du pouvoir. Les journalistes doivent-ils s'habituer à vivre avec des menaces de mort ?

François Hollande a raison : il existe des partis dans la République qui refusent les valeurs républicaines. Quand on voit l’embarras de l’UMP et certains de ses électeurs voler au secours de la victoire du FN (50 % des électeurs UMP du premier tour ont voté FN) on a l’impression de marcher sur la tête. Le choix du ni-ni (ni PS, ni FN) des Wauquiez et autres Bertrand ou Le Maire, est un choix mortifère pour l’UMP et ses valeurs. Marine Le Pen a de la gouaille — moins que son père — mais elle n’a au fond qu’un vrai désir : sortir l’UMP du jeu politique ce qu’a très bien compris Alain Juppé qui évoque une lutte « mortelle ». 

Par ailleurs imagine-t-on Marine Le Pen, aux côtés d’Angela Merkel, face à Poutine, son ami (1) pour négocier un cessez-le-feu en Ukraine ? Imagine-t-on Marine Le Pen à Bruxelles au sommet des chefs d’états et de gouvernements alors qu’elle demande la sortie de l’Europe et de l’Euro soit une dévaluation de 40 % des actifs hexagonaux ? Imagine-t-on Marine Le Pen la païenne obtenir des responsables des cultes un dialogue constructif avec l’Etat alors qu’elle voue aux gémonies imams et rabbins ? Et surtout imagine-t-on la responsable du micro-parti « Jeanne » (2) donner des leçons de moralité et d’honnêteté à la France entière ?

Il faut appeler un chat un chat. Il ne faut pas se taire ni courber l’échine. Dressons-nous contre l’idéologie FN et contre ceux et celles qui la revendiquent. Dressons-nous, dès les prochaines départementales, contre les racistes de tous poils, des hommes ou des femmes animés par la haine, la jalousie, le ressentiment. Cessons de leur trouver des excuses ou de croire qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. Les Français(e)s connaissent bien le FN. S’ils, ou elles, votent pour ses candidats, ce n’est plus par hasard.

(1)  Faut-il rappeler que le FN emprunte auprès de banques russes ?
(2)  Une instruction judiciaire est ouverte sur le fonctionnement du micro-parti alimentant les actions de Marine Le Pen. Certains de ses amis proches sont même mis en examen. « Mains propres tête haute »…Vraiment !

8 février 2015

Le pouvoir, l'argent et le sexe…


La politique c’est (trop souvent) une osmose entre le pouvoir, l’argent et le sexe. Il arrive que le triptyque fonctionne harmonieusement. Il arrive aussi que l’un des trois éléments domine les deux autres et perturbe un agencement patiemment construit. Pour avoir été obsédé par le sexe, parfois avec une certaine violence à l’égard des femmes, Dominique Strauss-Kahn a dû dire adieu à tous ses espoirs en politique. Trop d’imprudences, trop de légèreté, trop d’irresponsabilité à l’égard de son entourage, de ses soutiens, des Français aussi, effarés par l’affaire du Sofitel et maintenant spectateurs écœurés par celle du Carlton. DSK attire 300 journalistes à Lille, la presse people s’en donne à cœur joie.

Pour d’autres, l’argent domine tout car le pouvoir seul n’apporte pas la richesse. Mais il permet la création de liens, de réseaux, favorise les contacts financiers, économiques, offre une influence durable au-delà de la durée d’un mandat. Nicolas Sarkozy est, à l’évidence, frappé par cette addiction. Lors de sa défaite au soir du second tour des présidentielles, il avait déclaré vouloir abandonner la politique pour se consacrer à sa passion : faire de l’argent. Plus, toujours plus ! Ses conférences de 45 minutes à 100 000 ou 150 000 euros à Abou Dhabi ou au Qatar, si elles satisfont son égo et remplissent son portefeuille, ne suffisent pas à Carla qui veut le voir briller.

Il veut sa revanche sur François Hollande. Redevenu président de l’UMP, L'ancien président est confronté aux aléas du quotidien et doit maintenant répondre de ses actes passés devant la justice et les Français : plafond de campagne dépassé, affaire Bygmalion, affaire Kadhafi …pourtant l’envie n’est plus là. Il a perdu sa « gnaque » de conquérant, il a perdu ses sensations, comme un sportif de haut niveau qui, après avoir passé la main pendant quelques années, veut revenir en tête du classement sans cette indispensable confiance en soi qui ne s’achète pas, ne se monnaye pas, car elle appartient autant à l’irrationnel qu’au monde concret du quotidien.

Pour d’autres encore, le pouvoir est une fin en soi. Prenons le cas de l’ancien maire de Louviers, Franck Martin. Il a tout eu, tout gagné : conseil général, mairie, conseil régional, agglomération Seine-Eure…et les indemnités qui allaient avec. Défait aux législatives aux cantonales, aux municipales, candidat à tout (même aux sénatoriales) il se retrouve aujourd’hui conseiller municipal d’opposition à Louviers. Autrement dit, il n’est plus rien. Et cela le rend malade. L’addiction au pouvoir était si forte, si puissante qu’un échec aussi cinglant et inattendu que celui des dernières municipales, l’a laissé sur le carreau. Ce fut certes très violent. Pour se reconstruire, il lui faudra admettre qu’il existe une vie en dehors de la politique et donc du pouvoir. Dur, dur.