1 septembre 2013

Le Sarko-boy aime l'argent surtout quand il est liquide…


Tous ceux qui approchent d’une façon ou d’une autre Sarkozy, sont pleins aux as. L’ancien président de la République est devenu un conférencier demandé et chacune de ses prestations vaut entre 100 000 et 150 000 euros. C’est dire le poids de la parole. Peut-être est-il payé au nombre de mots prononcés comme capitalisme, libéralisme, antifiscalisme, pour le plus grand bonheur des amis de Sarko.
Un Sarko boy, hier célèbre, vient d’être pris la main dans la sacoche par les douaniers parisiens. Il embarquait à bord d’un Thalys en direction de Bruxelles, sans papier, ou plutôt chargé de papier monnaie puisque M. Boillon, ancien diplomate en Tunisie, ancien conseiller de Sarko, se promenait avec 350 000 euros et 40 000 dollars en liquide, tous les cruciverbistes savent que l’argent s’écoule mieux quand il est sous cette forme chimique. Interrogé sur la provenance de ces fonds, M. Boillon avait une réponse toute prête. L’une de ses sociétés travaille avec l’Irak où le système bancaire demeure instable. Donc, toutes les transactions se font en espèces. Et comme M. Boillon — un bon Français — est résident à Bruxelles, il faisait tout simplement un transport de fonds de Paris à la capitale belge. Mais la loi précise qu’au-dessus de 10 000 euros, une déclaration est obligatoire auprès des douanes. Ce dont s’est exonéré le sarko boy considérant sans doute que les procédures usuelles ne sont pas applicables aux anciens conseillers de l’ex président.
Aujourd’hui, les groupies de Sarko vont danser en rond pour laisser planer le retour sur scène du président battu. Parmi les protagonistes, ont trouvera Hortefeux, grand copain de Gaubert lui-même copain de Bazire, lui-même bras armé de Balladur, lui-même grand ami de Sarko. En Sarkozye ils se tiennent tous par la minette. Étonnez-vous qu’ils aient ramassé 11 millions d’euros en quelques jours pour financer la dette électorale du battu. Ce sont les mêmes qui se lamentent sur les hausses d’impôts ! L’argent est là, il suffit de le chercher un peu.

31 août 2013

Réforme pénale : François Hollande arbitre en faveur de Chistiane Taubira


La réforme pénale que propose Christiane Taubira et qui a été arbitrée en sa faveur par le président de la République n’est ni laxiste ni dangereuse comme l’affirment les ténors pavloviens de la droite. Tellement empêtrés dans leurs contradictions internes et dans la surenchère sécuritaire, ils en oublient l’essence même de la justice et de ses fins. Ils sont devenus caricaturaux. Pourtant, le bilan de leurs réformes est catastrophique. Leurs peines plancher, leur durcissement des textes, leurs coups de menton à la Sarkozy n’ont absolument pas eu pour effet de réduire la récidive, bien au contraire. Et n’ont eu aucun impact sérieux sur la prévention des actes délinquants ou criminels.
La réforme qui sera proposée par Christiane Taubira au Parlement repose sur les piliers d’une société civilisée. Elle se propose de juger l’acte et l’auteur de l’acte et de prendre en compte la douleur de la victime et la réparation à laquelle elle a droit. D’ailleurs le projet de loi porte le nom de lutte contre la récidive, une sorte de pied de nez aux Rachida Dati, Christian Estrosi et autres secrétaire de syndicats de police animés par des militants de la droite dure.
Il est heureux que François Hollande ait arbitré en faveur de Christiane Taubira et non en faveur des propositions de Manuel Valls. Il se trouve que la ministre de la Justice se réfère à un système de valeurs positif voire optimiste quant à la condition humaine. Même si l’élue guyanaise n’est ni naïve, ni née de la dernière pluie, elle sait qu’un responsable gouvernemental ne peut agir dans un esprit de vengeance ou de haine. La loi doit être juste, équilibrée, adaptée. C’est ce que reconnaissent aujourd’hui des magistrats intègres, très heureux de constater que la confiance envers leur corps renaît et reprend vie après le matraquage scandaleux des années Sarkozy.
Christiane Taubira est une ministre de qualité. Cela, on le savait. Elle démontre également  de la fermeté dans ses positions et de la fidélité à l’égard des promesses du candidat Hollande. Il avait affiché son hostilité aux peines plancher. Celles-ci sont supprimées. Un bon point supplémentaire à l’action de ce gouvernement.

30 août 2013

Les Travaillistes britanniques nous donnent l'exemple


Les Travaillistes britanniques, en votant contre l’intervention en Syrie sollicitée par David Cameron, avaient en tête, dit-on, le mauvais souvenir laissé par Tony Blair lorsqu’il décida de soutenir le président Bush Junior en Irak. Les armes de destruction massive n’ayant existé que dans la tête des faucons de l’USArmy, c’est bien un marché de dupes qui fut passé avec le peuple des îles pour justifier l’envoi d’avions, de tanks et des troupes contre Saddam Hussein.
S’agissant de l’agression chimique…des armées de Bachar Al Assad ( ?) il y a de fortes présomptions contre elles, ce bombardement étant « justifié » par l’avance des « rebelles » prêts à couper la route de Damas à certaines forces loyalistes…L’enquête des inspecteurs de l’ONU — dont les résultats demanderont quelques semaines — semble d’ores et déjà prendre en compte la réalité des dommages corporels du bombardement du 21 août dernier. A la question de savoir, à 100 %, qui est à l’origine de ce crime de guerre, il faudra donc attendre encore un peu même si Les services de renseignements occidentaux assurent à 99 % que Al Assad est le donneur d’ordres.
La décision du parlement d’Outre-Manche n’empêchera pas, dixit François Hollande aujourd’hui dans « Le Monde » la France de faire ce qu’elle jugera bon de faire. Il est même possible que des missiles français auront été tirés (sur quoi ? Sur qui ?) avant que le Parlement français ait débattu (sans vote) d’un éventuel engagement de nos forces armées.
Les sondages — mais ce ne sont pas les sondages qui gouvernent — effectués dans les pays européens et aux États-Unis démontrent qu’une importante majorité des populations est hostile à une intervention en Syrie. Pourquoi ? Parce que ces populations craignent que le départ du dictateur n’amène au pouvoir d’autres dictateurs, plus barbus et plus fanatiques encore. Les exemples égyptien, tunisien et libyen n’incitent évidemment pas à l’optimisme. Car le chaos et les militaires sont partout et la démocratie nulle part. 
Faut-il ne rien faire ? Sûrement pas. Si Al Assad est à l’origine démontrée de l’agression chimique, il faudra sévir contre lui, son régime, ses suppôts. Il faudra donc renforcer les mesures économiques, financières, politiques qui étouffent peu à peu le régime oppresseur du dictateur syrien. Il faudra aider la rébellion laïque, même en lui fournissant des armes ( !) Il faudra surtout convaincre les Russes (dont les télés et radios diffusent maintes fausses nouvelles) de la nécessité de mettre fin aux exactions d’un régime corrompu, barbare et brutal.
Une seule solution donc : une rencontre de tous les protagonistes à Genève. Un paradis fiscal, certes, mais aussi la ville de tous les compromis.

29 août 2013

Rien de bon ne sortirait d'une attaque occidentale en Syrie


Ma philosophie est faite. Les occidentaux auraient tort de bombarder la Syrie. Aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai été convaincu de cette nécessité en entendant Dominique de Villepin, l’ancien premier ministre de Jacques Chirac exposer ses arguments. L’auteur du fameux discours devant le conseil de sécurité de l’ONU expliquant que la France ne s’associerait pas à l’intervention militaire en Irak considère que cette intervention — symbolique — ne saurait être d’aucune efficacité : ni militaire, ni politique.
Certes, Bachar Al Assad est un dictateur de la pire espèce. Les bombardements aériens et l’utilisation de gaz sarin en font sans doute un criminel de guerre ce qui pourrait le conduire devant le TPI, le tribunal pénal international. Mais la Syrie n’est pas le Mali qui n’est pas la Libye. En écoutant François Hollande devant la conférence des ambassadeurs, j’ai été choqué par le terme de « punition » utilisé par le président pour justifier une intervention armée. Punir un dictateur, ce n’est pas lancer quatre bombes et trois missiles tomahawcs. Ce n’est pas tuer plusieurs dizaines de soldats loyalistes ou détruire quelques repères du dirigeant alaouite. Punir vraiment un dictateur, c’est trouver une issue politique à une crise qui n’en finit pas, favorisée il est vrai par le soutien qu’apportent l’Iran, la Russie et la Chine à la Syrie, pôle d’influence ultime de Vladimir Poutine au Moyen-orient. Punir un dictateur, c'est établir la démocratie et organiser des élections libres.
Villepin a raison d’insister sur la sortie de crise et sur la nécessité de réunir à Genève l’ensemble des protagonistes. Va-t-on assister à une partition de la Syrie avec des régions kurde, alaouite, sunnite…dans la mesure où la religion semble jouer un rôle essentiel dans l’affaire syrienne, les Saoudiens ne se privant pas de soutenir les rebelles.
Aujourd’hui, barack Obama et David Cameron marquent le pas. Ils attendent le rapport circonstancié des émissaires-experts de l’ONU chargés d’expliquer qui a utilisé le sarin, comment il a été véhiculé et quels ont été les mobiles de son usage mortel sachant que 60 % des 1500 victimes estimées étaient des femmes et des enfants.
Malgré cette tragédie humanitaire et cet acte infâme, je demeure persuadé que la guerre ne résoudra rien, à plus forte raison si elle est alimentée par les occidentaux directement. Que l’on aide la rébellion (laquelle ?) pourquoi pas ? Equilibrer les forces peut être un projet viable dans la mesure où cela obligerait les belligérants à ouvrir le dialogue.

21 août 2013

Il faut supprimer les peines plancher


Je ne suis pas un fan de Manuel Valls. Je connais le boulot d’un ministre de l’Intérieur, responsable de la sécurité et du maintien de l’ordre. Il a les convictions pour accomplir sa tâche, il a le soutien du président de la République, il assume. Cela ne m’empêche pas d’avoir la plus sincère admiration pour Christiane Taubira dont j’apprécie les valeurs, les nuances, le courage moral et physique. Christiane Taubira a sa place au ministère de la justice et dans le débat sur la réforme pénale, j’incline vers le programme qu’elle défend.
Pour autant, dans les affaires marseillaises, la droite a bien tort de moquer ce que fait la gauche. Valls n’a pas raison sur toute la ligne mais quand il met en cause Jean-Claude Gaudin et son inaction, ainsi que celle de Sarkozy et de son gouvernement, il ne fait que constater l’incurie de ces donneurs de leçons. Quand Gaudin se plaint du manque d’effectifs au sein des forces de l’ordre alors que Valls les a accrus de près de 250 unités, quand Gaudin déplore les assassinats ciblés alors que les trafics de drogue durent depuis des années et que les quartiers sont dominés par la caïds, que fait Valls ? Il nomme 25 inspecteurs judiciaires supplémentaires pour que les enquêtes avancent et que les fauteurs de troubles soient interpellés et jugés.
Le premier ministre n’est pas dupe de la popularité de son ministre de l’intérieur. Qu’il décide de se rendre à Marseille lui-même accompagné de cinq ministres, indique que lui aussi veut tirer profit de l’action conduite dans le sud. Il n’empêche que François Hollande va devoir tenir ses promesses et notamment celle concernant la suppression des peines planchers. L’individualisation des peines est une garantie de bonne justice. Elle est adaptée aux situations personnelles et singulières. Elle rend les juges totalement responsables de leurs choix et de leurs décisions. Elle place les justiciables devant leurs actes et ils doivent en assumer les conséquences. Le gouvernement s’honorerait à ne pas différer la suppression des peines planchers, une incongruité de notre code pénal totalement étrangère à une démocratie adulte.

20 août 2013

La lutte contre le terrorisme a bon dos


J’ai soutenu et continue de soutenir avec conviction le site Médiapart. Le travail que réalisent les journalistes de ce site payant est exemplaire de ce que doit faire une presse libre, indépendante, attachée à la liberté et au respect des droits de l’homme. Edwy Plenel et ses collaborateurs défendent une haute idée de la presse malgré les pressions dont ils sont victimes et les obstacles juridiques semés sur leur chemin vers la vérité. Ils ne sont pas tout seuls à lutter pour que les actes des gouvernants soient sous le contrôle des citoyens. N’est-ce pas le rôle de la presse et la garantie d’une démocratie qui fonctionne que de savoir ce que le pouvoir veut nous cacher et taire ?
Ce qui vient de se dérouler à l’aéroport de Londres en dit long sur le comportement des policiers aux ordres du gouvernement Cameron. Le compagnon d’un journaliste correspondant de M. Snowdon, par qui le scandale Prism est arrivé, a été placé en garde à vue pendant neuf heures, son ordinateur a été confisqué et des biens propres ne lui ont pas été rendus lorsqu’il a été autorisé à quitter le territoire britannique. Cette affaire Snowdon embarrasse les États-Unis et la Grande-Bretagne. Les deux gouvernements collaborent pour écouter leurs amis et leurs ennemis. L’Allemagne, surtout, la France aussi, sont sur la liste des pays dont l’économie et les finances intéressent au plus haut point leurs petits camarades anglo-saxons. Je pense aussi à tous ces industriels et chercheurs, surveillés, épiés, suivis, pompés, par les procédés les plus aboutis et les plus efficaces. Pas un de nos mots, par un de nos textes n’échappent à la vigilance de ces grandes oreilles et de ces gros yeux. Tout cela au nom de la lutte contre le terrorisme, évidemment.

19 août 2013

Bernard Amsalem en colère après la disqualification du relais féminin

Le président de la FFA déplore le comportement du jury d'appel
Lu sur sports.fr : 
La disqualification du relais 4X100 féminin français pour passage de témoin non-conforme laisse un goût amer dans le camp tricolore, Bernard Amsalem, président de la Fédération française d'athlétisme, regrettant que les officiels aient trop tardé pour faire connaître leur décision: "Nous ne contestons pas la faute technique effectuée à l’occasion du passage d’un relais, mais la décision tardive des juges qui ont, dans un premier temps, validé le podium et laissé se dérouler la cérémonie protocolaire. Les relayeuses françaises ont ainsi reçu officiellement leurs médailles… avant de devoir les rendre", a-t-il commenté.

Et l'intéressé de s'indigner: "Ce procédé est humainement scandaleux et indigne du corps des officiels techniques internationaux. Cette décision est un manque de respect inacceptable pour les athlètes et va à l’encontre des valeurs de l’athlétisme mondial. Elle remet également profondément en cause la crédibilité du jugement dans notre sport."
La déception a en effet été terrible pour les relayeuses tricolores, aux anges sur le podium, puis privées de leur médaille d'argent, fièrement brandie quelques minutes plus tôt. Bernard Amsalem conclut à leur propos: "Au nom de toute la famille de l’athlétisme français je voudrais faire part de toute notre affection et de notre soutien total àCéline Distel-Bonnet, Ayodélé Ikuesan, Myriam Soumaré et Stella Akakpo."

7 août 2013

Christiane Taubira, un ministre intelligent, efficace, équilibré


La droite tombe régulièrement à bras raccourcis sur Christiane Taubira, ministre de la Justice. Les ténors de l’UMP l’invectivent avec stupidité et obstination face à sa politique qu’ils jugent comme une politique laxiste alors même que Christiane Taubira agit avec humanisme, intelligence et en vertu du respect des lois existantes.
Alors que les prisons n’ont jamais été aussi bondées, il est intolérable d’entendre les Ciotti, Coppé et autre Chatel vilipender la gauche « de la culture de l’excuse » quand il s’agit, en fait, de trouver les sanctions les plus adaptées aux fautes ou délits commis puisqu’il existe une panoplie d’actions destinées à éviter la récidive.
La droite ferait bien de faire attention. Et d’éviter les polémiques. Le Canard enchaîné nous apprend que la Cour de Cassation vient d’exiger la remise en liberté d’une personne condamnée alors que les textes réprimant les faits commis n’étaient pas légaux. Dominique Perben, ancien ministre de la Justice UMP en 2004, a pris un décret règlementant les règles de la prescription alors qu’il fallait absolument passer par la loi. La conséquence ? Il se pourrait que des centaines de détenus se retrouvent en liberté par la faute d’une légèreté réellement coupable de la part de ce ministre de droite. On peut compter sur les avocats — c’est leur rôle et leur métier — pour attaquer certains placements sous écrou alors même que la loi ne le permettait pas. Lorsque ces détenus seront remis en liberté — s’ils le sont — devra-t-on entendre les litanies des hommes de droite et leurs critiques du fonctionnement de la justice qu’ils ont eux-mêmes caviarder. Le procès de la droite contre la gauche en matière de sécurité n’est pas argumenté ni crédible. Christiane Taubira défend une politique cohérente, efficace, au sein de laquelle la prévention s’équilibre avec la répression. Le reste, comme dirait la ministre, n'est que polémique de l'été.

6 août 2013

La centrale de Fukushima déverse des milliers de tonnes d'eau radioactive dans l'océan


« Une "situation d'urgence" a été déclarée, mardi 6 août, par l'Autorité de régulation nucléaire japonaise (NRA) à la centrale de Fukushima, où de l'eau hautement radioactive se déverse toujours dans l'océan Pacifique, sans que l'opérateur Tepco (Tokyo Electric Power) soit en mesure de la contenirSelon la NRA, cette eau contaminée est en train de monter vers la surface et dépasse les limites légales d'écoulement radioactif, plus de deux ans après la catastrophe – accident nucléaire le plus grave depuis Tchernobyl, causé par un séisme et un tsunami qui avaient provoqué une panne de grande envergure dans la centrale.
L'ampleur de la menace posée par l'eau contaminée et ses conséquences sur l'environnement halieutique ne sont pas connues avec certitude. Mais les fuites radioactives de ce type peuvent affecter la santé des animaux marins puis celle des hommes qui consommeraient leur chair.
TRITIUM, STRONTIUM, CÉSIUM...
Dimanche, Tepco a communiqué pour la première fois une estimation des fuites radioactives dans l'océan. Bilan : entre vingt et quarante mille milliards de becquerels se sont déversés de mai 2011, soit deux mois après l'accident, à juillet 2013.
A la fin de juillet, la compagnie était revenue sur sa théorie selon laquelle l'eau chargée de tritium, de strontium, de césium et d'autres éléments radioactifs stagnait sous terre, et avait avoué qu'elle atteignait l'océan. Un revirement survenu au lendemain d'élections sénatoriales qui se sont soldées par la victoire du Parti libéral-démocrate du premier ministre Shinzo Abe, largement favorable au nucléaire. A la suite de cet aveu, l'autorité nucléaire japonaise a prévu d'enquêter sur ces fuites et de surveiller la contamination de l'océan.
Tepco avait toutefois assuré que l'impact de cette fuite radioactive dans le Pacifique était limitée et que les analyses d'eau de mer "ne montraient pas d'augmentation anormale des taux de radioactivité". Pourtant, dans des mesures prises dans un puits situé entre les réacteurs et la mer, Tepco avait enregistré un niveau de radioactivité de plusieurs dizaines de milliers de fois supérieur à la dose limite admise pour de l'eau de mer – niveau qui grimpait encore au mois de juillet.
"Nous ne savons toujours pas quelle est la cause précise de ces fuites, qui sont plus compliquées que nous ne le pensions", avait aussi déclaré Tepco, qui fait l'objet de critiques récurrentes pour sa façon, jugée malhonnête, d'informer le public. Pour l'instant, Tepco n'a prévu que des solutions temporaires pour pallier le problème. L'opérateur de la centrale injecte un produit chimique souterrain afin de solidifier les sols et d'éviter que les eaux radioactives ne s'écoulent, mais, selon le quotidien japonais Asahi, il n'est pas efficace au niveau des nappes phréatiques.
TEPCO CRITIQUÉ
Dans la centrale, chaque jour, 3 000 techniciens et ouvriers travaillent d'arrache-pied pour préparer le démantèlement du site, mais ils sont en permanence confrontés à de nombreuses avaries dans des lieux qui leur restent inaccessibles à cause de la radioactivité.Tepco a été très critiqué pour son manque de réactivité face aux conséquences du tsunami et à la fusion des réacteurs. Dans les premières semaines qui ont suivi la catastrophe, le gouvernement japonais avait autorisé Tokyo Electric Power à déverser en urgence des milliers de tonnes d'eau contaminée dans le Pacifique.
Mais la diffusion de ces eaux toxiques a été vue d'un très mauvais œil par les pays voisins et les pêcheurs japonais. Depuis, la compagnie a promis qu'elle ne déverserait pas d'eau irradiée sans le consentement des localités voisines. »
(Avec Le Monde et AFP)


5 août 2013

Marc-Antoine Jamet obtient un rééchelonnement de la dette de l'ancien établissement public supportée par la commune de Val-de-Reuil


Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil, veille à ce que la situation financière de sa ville s’améliore. Il a demandé aux services de veiller au bon fonctionnement des équipements placés sous la responsabilité des agents communaux afin d’éviter les gaspillages ou les dépenses superfétatoires. Sur le plan des investissements, le maire actuel cherche toutes les aides possibles et toutes les subventions attendues. Il est évident que si la CASE avait joué le jeu sous l’ère Martin, Val-de-Reuil eût vu ses finances plus soulagées qu’elles ne le sont. Avec Patrice Yung, l’écoute semble meilleure mais l’adjoint au maire de Louviers n'est élu que pour quelques mois à moins que…
Le budget de la ville de Val-de-Reuil traîne comme un boulet une dette ancienne contractée par l’Etablissement public de la ville nouvelle qui, lors de sa dissolution par l’Etat, a transféré sa dette à la commune. Marc-Antoine Jamet a demandé au ministre du budget, Bernard Cazeneuve, de l’autoriser à bénéficier d’un nouveau calendrier de remboursement. Il a obtenu satisfaction par une lettre datée du 1er août que nous sommes heureux de publier in extenso.