2 octobre 2012

Paris sportifs : François Loncle veut que le gouvernement lutte contre le trucage


« M. François Loncle questionne la ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative sur la nécessité d’organiser internationalement la lutte contre le trucage des paris sportifs, même si ceux-ci ne représentent encore dans notre pays que 2% des jeux de hasard. L’affaire du club montpelliérain de handball ne constitue pas un épiphénomène qu’il conviendrait de banaliser ou de marginaliser. Elle est la manifestation de la dérive du sport professionnel soumis, de plus en plus, à la commercialisation, à l’affairisme, à la corruption. La manipulation des résultats sportifs a pris, en quelques années, une ampleur inquiétante, même si elle est difficile à évaluer. Couplé à l’abolition des frontières et à la libéralisation sauvage des marchés, l’élargissement de l’offre de paris, notamment sur internet et la téléphonie mobile, a généré un énorme flux financier qui a suscité la convoitise d’individus malhonnêtes et d’organisations criminelles qui y ont vu à la fois une source substantielle de profits illicites et un moyen de blanchir l’argent sale. 
Ainsi, environ trois quarts des paris pris sur internet sont effectués sur des sites illégaux. Des scandales ont éclaboussé plusieurs pays et différentes disciplines sportives. Comme le rappelle la tristement célèbre affaire VA-OM, le football reste toutefois en Europe la cible privilégiée des tricheurs et des voleurs : l’Italie a connu le calciopoli en 2006 et le calcioscommesse en 2012, l’Allemagne a été secoué, en 2005, par l’affaire Hoyzer, du nom d’un arbitre corrompu, et en 2011 par le scandale Sapina qui a révélé l’existence d’un réseau criminel sophistiqué s’étendant sur 19 pays ; des fraudes ont aussi été constatées en Hongrie, en Grèce, en Turquie. Le tennis, le cricket et les courses hippiques ne sont pas non plus épargnés par les combinaisons délictueuses. Il s’agit en fait d’un problème mondial : en Chine, en Indonésie, en Corée du Sud, au Pakistan, la presque totalité des résultats de toutes les rencontres sportives serait sujet à caution. Dans ces conditions, il apparaît impératif que la lutte contre la fraude sportive soit menée au niveau international. En France, 90% des paris sur les compétitions sont réalisés depuis l’étranger. 
Or, cette lutte est embryonnaire, insuffisante, inefficace. Seulement dix pays dans le monde disposent d’une législation spécifique sanctionnant les délits sportifs. M. François Loncle demande à la ministre des Sports de décrire les principaux axes d’une stratégie visant à combattre la corruption et le trucage des matchs. Il aimerait savoir, d’abord, quelle initiative sera prise pour réguler le marché des paris au niveau européen, ensuite, quel rôle sera dévolu au Conseil de l’Europe dans ce cadre, puis, quelle coordination sera établie entre les Etats, les opérateurs de paris en ligne, les fédérations sportives nationales et internationales, enfin, quel mécanisme préventif d’analyse du marché des paris sera mis en place, afin de détecter en amont des risques de trucage. Il souhaite connaître sa position sur l’inclusion, dans les Conventions des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée (15 novembre 2000) et contre la corruption (31 octobre 2003), de dispositions relatives à la manipulation de résultats sportifs. Il voudrait finalement que la ministre précise comment elle envisage de promouvoir l’harmonisation internationale et l’application effective de sanctions administratives, disciplinaires, sportives et pénales infligées aux fraudeurs et de rendre ces sanctions réellement dissuasives, car il s’agit de lutter contre le crime organisé et de rétablir l’intégrité du sport gravement menacé par des pratiques indignes et coupables. »
François Loncle, député de l'Eure

29 septembre 2012

La nouvelle école d'Acquigny pourra accueillir 225 enfants

La nouvelle école d'Acquigny a de nombreux parrains et marraines. (photo JCH)
Voilà une école qui ne rend pas indifférent. Tant de salive et tant d'encre ont été dépensées depuis que la nouvelle équipe municipale s'est mise en tête de construire une nouvelle école à Acquigny. Alors que l'école existante ne répondait plus à aucune des nécessités modernes et accueillait les enfants dans des conditions indignes, l'équipe de Michèle Lecesne, maire, s'est mise au travail et a porté le projet jusqu'au bout.
Il a fallu de la patience, du courage, de l'abnégation pour surmonter tous les obstacles. Ils n'ont pas manqué eu égard au refus de l'Etat d'accepter le premier terrain choisi pour l'édification de la nouvelle école et au risque de voir les subventions s'envoler…compte tenu des nouveaux délais imposés pour trouver un autre terrain et permettre à l'architecte de faire face à l'épreuve.
Évidemment, les mauvaises langues s'en sont donné à cœur joie contre la disparition du jardin d'Edouard et l'option finalement retenue de construire l'école près de la salle de sports. Il faut dire que la menace de voir la ligne de chemin de fer retrouver de la vie n'était pas pour rien dans l'éventuelle nuisance ainsi créée et même hypothétique. Heureusement, le président de la Région et le président du conseil général ont opté pour une décision sage et jamais le train n'empruntera à nouveau la vallée de l'Iton. Une coulée verte sera même réalisée.
Quant à l'école inaugurée vendredi, elle compte huit classes (sept sont occupées) pour un maximum de 225 élèves. Les salles ont été étudiées pour un maximum de confort spatial et phonique. Michèle Lecesne, Leslie Cléret, le président de la CASE, François Loncle et la sous-préfète des Andelys ont dit tout le bien qu'il fallait penser de ce nouvel équipement public. Le député insistant sur l'action du gouvernement actuel en faveur de l'éducation et de la formation. Une fanfare et des chanteurs ont aidé à mettre en musique la bonne nouvelle et créé un mouvement d'opinion qui devrait donner l'occasion aux grincheux et aux esprits chagrins de trouver d'autres motifs de mécontentement.
Un mot sur le financement : sur les 4 millions et quelques d'euros, la commune en supportera 25 %, le reste étant supporté par les collectivités (CASE et département) et l'Etat.

28 septembre 2012

Le combat contre la toute puissance de Véolia continue

Anne Le Strat, présidente de la régie publique de Paris. (photo JCH)
Le bureau de l'association pour l'amélioration et la protection de l'environnement a tenu une conférence de presse, jeudi, pour commenter la lettre que nous a adressée la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA). J'avais, comme président de l'association, écrit au président de la CASE pour lui demander communication d'un certain nombre de documents nécessaires à la compréhension des décisions de l'exécutif communautaire en matière de délégations de services publics et notamment en ce qui concerne la politique de l'eau et de l'assainissement. Pour toute réponse, il me fit savoir qu'il allait consulter la CADA pour connaître la marche à suivre. Je réagis aussitôt en invitant la CADA à m'informer également ce qu'elle fit le 9 mars dernier.
Pourquoi tout ce temps entre la réponse de la CADA et notre conférence de presse ? Les deux campagnes électorales récentes nous ont conduits à différer notre intervention publique pour ne pas mélanger les genres. Il est temps de reprendre notre marche en avant compte tenu des éléments dont nous disposons, notamment les informations, partielles certes, contenues dans la première partie de l'audit réalisé par le bureau d'études Calia dont nous ne contestons pas l'indépendance.
De cette étude, il ressort que nombre de contrats passés par les communes avec Véolia ont une durée de vie importante excédant les 20 années fixées comme maximum par l'arrêt Olivet du Conseil d'Etat. Le 2 février 2015, certains contrats seront caducs si les élus en décident ainsi. Dans le cas contraire, la direction départementale des finances publiques devra être saisie et formuler un avis sur le respect et la cohérence du partenariat entre le public et le délégataire privé.
Nous sommes farouchement opposés à la poursuite des contrats liant la CASE et les communes à Véolia. Au plan national, nombre d'agglomérations, de syndicats, de communes préfèrent le retour en régie publique pour deux raisons essentielles : le calcul d'un juste prix, d'une part, et le contrôle permanent des opérations financières et techniques, d'autre part. Nous sommes — et les élus de base de la CASE aussi — dans l'ignorance totale des projets de l'exécutif. Sachant que des élections municipales auront lieu en mars 2014 et que le président actuel a annoncé sa candidature à Louviers, nous avons des craintes quant à l'avenir des DSP (délégations de services publics) passées dans les différents domaines de compétences de la CASE. Des craintes et un espoir : que de nouveaux élus, notamment de gauche, puissent peser de tout leur poids pour faire pencher le fléau de la balance idéologique, économique et pratique du bon côté. Avouons-le, notre combat contre la toute puissance de Véolia n'a pas été relayé par ceux et celles (au PS en particulier) dont on pouvait attendre une prise d'initiative. C'est regrettable compte tenu du montant des enjeux financiers.

La foire Saint-Michel ou l'anarchie « organisée »

la voie cyclable est inutilisable. (photo JCH)
L'organisation de la foire Saint-Michel de Louviers oblige les automobilistes et, d'une manière générale, tous ceux qui circulent dans notre ville, à des contorsions et acrobaties qui se répètent chaque année. La foire est un moment de fête et nombreux sont les chalands qui attendent les meilleurs prix et les maintes promotions des exposants. Je m'en voudrais de gâcher le plaisir des enfants amateurs de fête foraine.
Pourtant, cette organisation des circuits, de la sécurité et du stationnement, entraîne un certain nombre d'excès auxquels il conviendrait de remédier. Pour des raisons anciennes, les forains ont obtenu le droit de squatter les quartiers Est de Louviers. Mais cette année, avec les travaux réalisés sur la route de Pacy et la création de places de stationnement, on comprend mal les écarts commis par les professionnels de la foire. J'ai pris quelques photographies illustrant ce qu'il faut bien appeler des abus : piste cyclable inaccessible rue Mourad (notre photo), remorque larguée route de Pacy, sans commenter outre-mesure d'autres initiatives parfois dangereuses.
Le maire a coutume d'affirmer que la foire Saint-Michel n'est qu'un mauvais moment à passer pour les Lovériens gênés par telle ou telle entorse aux règlements. Toute la question est de savoir si, pour commettre ces entorses, leurs auteurs se sont vraiment foulés…

26 septembre 2012

François Loncle et la crise malienne : l'Union européenne manque de réactivité


La France assume toutes ses responsabilités au Sahel qui est en proie depuis six mois à une grave crise sécuritaire et humanitaire. Le Président de la République déploie tous ses efforts pour mobiliser les pays concernés et les convaincre de soutenir concrètement la demande d'intervention panafricaine dont l’ONU a été saisi par le gouvernement malien. François Hollande a déjà assuré le Mali du soutien logistique de la France. Le Conseil de sécurité doit, sans tarder, adopter une résolution autorisant une opération militaire conjointe de la Cédéao (1) et des forces maliennes pour libérer le nord du Mali où des groupes armés fanatiques font régner la terreur et l’obscurantisme. Il convient d’agir rapidement, car le risque de déstabilisation régionale et de contagion terroriste ne cesse de croître. Il s’agit d’une question essentielle qui menace à la fois les populations sahéliennes et les démocraties occidentales.
La France donne le meilleur exemple d’une diplomatie volontariste et solidaire. Une fois de plus, l’Union européenne et sa haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité démontrent leur passivité, leur manque d’ambition et de réactivité. Il est grand temps que l’ensemble des pays de l’Union prenne conscience des priorités et réponde à l’urgence du règlement de la question sahélienne.
 François LONCLE, député de l’Eure
(1) force panafricaine comprenant des soldats de Mauritanie, Niger, Nigéria…

En Espagne, la crise économique et sociale frappe durement

Manifestation de rue à Séville. (photo JCH)
 Je rentre d'un voyage à Séville. Lors de cette semaine passée dans le sud de l'Espagne, j'ai pu constater combien la situation de certaines personnes était devenue dramatique. Bien que l'Andalousie soit une des rares régions de la péninsule ibérique à être demeurée à gauche lors des dernières élections, la ville de Séville a viré à droite.
Ce changement a eu des des conséquences directes et concrètes pour la population. En plus des abaissements de retraites et de salaires pour les fonctionnaires dans des proportions parfois extrêmes, abaissements décidés par le pouvoir central, les Sévillans doivent également faire face à un renouveau idéologique bien trop marqué à droite. Lors d'une rencontre avec une responsable de compagnie de théâtre, j'ai mesuré combien la hausse de la TVA sur la culture allait avoir de fâcheuses conséquences. « Non seulement, la commune ne veut plus prendre intégralement en charge le fonctionnement des lieux, mais en plus, nous devons affronter les effets des mesures rétrogrades. » Ces mesures ? Ce sont la diminution des subventions, la perte d'autonomie des compagnies, la baisse de fréquentation du public surtout composé des classes moyennes, les plus touchées par les mesures gouvernementales et locales.
Les manifestations récentes de Madrid et les incidents qui en ont découlé (comme en Grèce il n'y a pas si longtemps) expriment une angoisse que les Français ne mesurent pas encore. Malgré les plans sociaux, la faible croissance, les multiples suppressions d'emplois, nous continuons à nous soigner, à aller au spectacle (pour ceux qui aiment) à nous déplacer, à consommer. A Séville le litre de gazole approche les 1,50 euro, le sans plomb atteint 1,70 euro. Nombreux sont ceux qui ne se soignent plus. Ne vont plus au cinéma. Les prix des logements chutent. Le nombre de locations explose. Aujourd'hui, la droite privilégie la corrida, les fêtes saintes, les processions de la vierge, l'opéra…mais oublie l'essentiel : le quotidien des Espagnols. En écoutant Jacques Généreux, hier soir dans C dans l'air, j'ai compris pourquoi il ne fallait pas adopter le traité budgétaire européen. En ce sens la gauche du PS a raison de proposer de s'ériger contre le traité Merkosy.

16 septembre 2012

Mgr Barbarin a raté une occasion de se taire

Ceux qui ne voient d'intégristes que chez les musulmans se trompent. Les spécialistes des religions n'ignorent pas que, de tous temps, les religions monothéistes ont imposé leurs schémas et leurs manières de voir le monde et celui de l'au-delà. Si les réactions actuelles des peuples arabes (notamment) au film américain nullissime (qui met en cause le prophète) diffusé sur Internet sont surdimensionnées, il n'en reste pas moins que la liberté d'expression demeure une valeur démocratique essentielle dans les pays de liberté. Il n'est pas trop tard pour constater que la Tunisie, l'Egypte, la Libye…ont encore du chemin à parcourir pour accéder au statut de pays libre inspiré des valeurs universelles de la déclaration de 1946.
Je n'en suis que plus à l'aise pour dénoncer avec vigueur les propos de l'archevêque de Lyon, Monseigneur Barbarin, en croisade contre le mariage homosexuel déclarant qu'après le mariage homo, la société acceptera l'inceste et la vie à trois ou quatre ! C'est bizarre comme les religieux sont excessifs dans leur intolérance et peu au fait des sentiments profonds des humains. Il n'est pas innocent que les-dits religieux accusent les homosexuels de penchants orgiaques et de vouloir faire sauter les verrous d'une morale sexuelle et familiale ancestrale. Qu'il faille des règles pour bien vivre ensemble et avec dignité n'est pas l'exclusivité des hétérosexuels. Ni celle des homosexuels. Ces règles s'appliquent à tous et à toutes et dans la mesure où elles respectent les droits de chacun et surtout la liberté individuelle, et si elles ne remettent pas en cause les fondements de notre vie sociale. L'Eglise et certains de ses dignitaires se montrent, une fois de plus, ignorants et conservateurs. Autrement dit, Mgr Barbarin a raté une belle occasion de se taire. Amen.

15 septembre 2012

La première pierre du centre aquatique intercommunal posée sous le soleil

L'agglomération Seine-Eure avait besoin d'un équipement nautique structurant. (photo JCH)
En déclarant qu'il n'avait pas l'habitude de féliciter les architectes lors de la pose de la première pierre mais lors de l'inauguration des équipements (après les avoir essayés) Alain Le Vern, président de la Région Haute-Normandie, a manié l'humour sérieux. Ce samedi, les élus, qu'il s'agisse de François Loncle, député, Leslie Cléret, vice présidente du conseil général, de Franck Martin, président de la CASE, et de tous les maires de l'agglomération intéressés par le développement sportif, ont écouté avec attention les explications de l'architecte du Centre nautique de l'agglomération lors de la cérémonie de lancement du chantier (déjà en cours par ailleurs).
On a compris que l'environnement végétal et la présence de la rivière d'Eure ainsi que celle de la voie rapide et de l'hôpital imposaient des contraintes dont l'homme de l'art s'est joliment amusé. Le futur centre nautique prendra place dans un écrin vert et sera capable de satisfaire tous les publics. Sportifs, enfants, scolaires, familles, handicapés, jeunes ou vieux, tous les habitants de Seine-Eure et de Seine-Bord seront les bienvenus (les autres aussi d'ailleurs) au sein d'un équipement structurant selon les mots de Christine Ayache, sous-préfète, qui manquait cruellement sur le territoire. Alain Le Vern a eu l'objectivité de reconnaître que certains espaces de la Haute-Normandie manque de piscines et de bassins d'initiation d'où le fort engagement régional sur le plan financier.
Le centre aquatique coûtera environ 19,5 millions d'euros financés à hauteur de 11 millions par la CASE, de 3,5 millions par la Région et 2,5 millions par le département. Le reste étant couvert par diverses autres participations telle que la réserve parlementaire, par exemple, sur proposition de François Loncle, une participation de la fédération française de natation, 1,1 million d'euros par le CNDS et 500 000 euros par l'ADEME. Le centre aquatique a vocation à accueillir l'ensemble des scolaires des lycées, collèges et écoles primaires. Il sera composé d'un bassin extérieur de 50 mètres (mais les normes de compétition ne seront pas respectées, pourquoi ?) d'un bassin de huit lignes d'eau pour les événements sportifs, d'un bassin d'apprentissage, d'une zone dédiée aux enfants, d'un toboggan, d'un pentagliss. Une salle de fitness et de cardio-training complètera l'ensemble sans oublier un sauna et une salle de relaxation.
Comme il faudra compter 18 mois de travaux, l'inauguration aura lieu en pleine campagne électorale municipale ce qui visera à aider le maire de Louviers à espérer rempiler pour atteindre le quart de siècle évoqué dans son discours…mais l'histoire de l'agglomération, si elle se confond avec celle de la ville de Louviers, réservera peut-être quelques surprises.

14 septembre 2012

La fusion entre Seine-Eure et Seine-Bord sera effective le 1er janvier 2013 !

La reprise d'M-Real à Alizay ou la revitalisation du site : la priorité des priorités. (photo JCH)
Le vent de l'histoire emporte tout sur son passage. Réunis, hier à Evreux, au sein de la CDCI (Commission départementale de coopération communale) les membres de cette importante instance présidée par le préfet ont décidé, par 24 voix pour, 15 contre, une abstention et un vote nul de proposer au représentant de l'Etat de confirmer la fusion au 1er janvier 2013 de la CASE (communauté d'agglomération Seine-Eure) et de la communauté de communes de Seine-Bord. Et comme le préfet Sorain est un homme qui va de l'avant, il a indiqué qu'il saisirait très prochainement l'ensemble des 29 communes de la CASE et des sept communes de Seine-Bord pour que les élus locaux fassent connaître leur avis sur cette fusion toujours évoquée mais jamais réalisée.
Le rêve de Franck Martin de voir se constituer une communauté d'agglomération comprenant les quatre cantons de Louviers (nord et sud) Val-de-Reuil et Pont-de-l'Arche est sur le point d'être concrétisé. Les logiques de bassins de vie et d'échanges conjuguées aux difficultés économiques de certains secteurs ont fini de convaincre les récalcitrants jusqu'ici majoritaires.
Hier, à Evreux, d'après un membre de la CDCI digne de foi, les élus de droite ont été mal à l'aise. N'osant pas s'élever contre la fusion, évidente pour tous, ils ont choisi d'argumenter sur des points de détails et, assurant qu'ils n'avaient pas toutes les réponses à leurs questions, ont demandé au préfet de reporter d'un an (soit au 1er janvier 2014) cette fusion inéluctable. Encore un instant Monsieur le bourreau, comme si la fusion allait causer quelque incidence fâcheuse aux communes de Seine-Bord !
Heureusement, la voix du bon sens s'est faite entendre, qu'elle émane de Franck Martin ou de Marc-Antoine Jamet. Pour une fois, les maires des deux principales communes de la future entité se sont montrés d'accord sur le chemin à emprunter. Un chemin semé de quelques petites embuches comme les compétences particulières de Seine-Bord qui devront être assumées (territorialement) par la CASE ou plutôt par une agglomération dont le nom sera peut-être modifié.
Au final, le nouvel établissement public de coopération intercommunal comprendra 36 communes et près de 70 000 habitants. Le territoire ira de la Vacherie d'Hondouville à Alizay-Igoville, sur l'axe nord-sud. Il ne fait pas de doute que cette fusion permettra aussi à notre bassin de vie d'être encore plus écouté au sein du pôle métropolitain composé de la CASE et la communauté d'agglomération de Rouen. L'arrivée au sein d'une même entité de communes bordant la Seine confirme la vocation économique de l'axe Paris-le Havre.

13 septembre 2012

Quelques réflexions — locales — au débotté

Le maire de Louviers a fait savoir publiquement qu'il se présenterait à nouveau devant les électeurs lovériens en mars 2014 lors des prochaines élections municipales. Il ne perd pas de temps. Nous sommes en septembre 2012 et de l'eau coulera sous les ponts de Louviers d'ici le scrutin. Pourquoi une annonce si précoce et pour tout dire, précipitée ? Certains naïfs vont croire que le maire sortant s'adresse à ses colistiers potentiels actuellement hors de sa majorité. Je ne le crois pas. Même si je ne suis pas aveugle et ai constaté, comme tout le monde, un rapprochement évident entre François Loncle et Franck Martin, il faut tout de même préciser que le député de Louviers n'est pas tout le PS et que le maire de la ville n'est pas toute la majorité municipale.
Je penche plutôt pour un serrage de boulons à l'intérieur même du groupe majoritaire. Il est de notoriété publique que certains adjoints se sont mis depuis longtemps en vacances, que des responsables de commissions ne font rien et que des élus de base se contentent de toucher les quelques dizaines d'euros habilement répartis par Franck Martin qui connaît les hommes et les femmes. On dit aussi que l'affaire de l'écrêtement des indemnités du maire a laissé des traces et que plusieurs élus auraient souhaité une répartition des 1432 euros moins uninominale. Le maire veut-il obliger ses éventuels futurs partenaires à se positionner dès maintenant ? Veut-il rassurer ceux et celles qui avaient cru comprendre que Franck Martin passerait la main ? S'il était élu, il aurait duré un quart de siècle à la tête de la municipalité de Louviers : record absolu !

La candidature du maire de Louviers s'inscrit, pour lui, dans un contexte plutôt favorable. A droite, Olivier Aubert, chef (?) de l'UMP, va quitter la région pour des raisons professionnelles. Sans être insolent, je ne crois pas que Benoît Veyrat ait les épaules d'un leader crédible. M. Priollaud tentera-t-il sa chance comme le fit Françoise Miquel qui disparut aussi vite qu'elle était apparue ? L'UMP de Mme Duranton, secrétaire départementale, parachutera-t-elle un ténor parisien ? Tout dépendra sans doute de Bruno Le Maire, l'ancien ministre de l'Agriculture et leader de l'opposition de droite dans l'Eure.
Que fera le Parti socialiste lovérien ? Les décisions — heureusement — sont collectives et il n'est pas opportun de répondre à cette question maintenant malgré les injonctions habituelles du maire sortant. Chaque chose en son temps. Les socialistes doivent d'abord digérer la nomination d'Harlem Désir au poste de premier secrétaire national et savoir qui aura la lourde tâche de succéder à Marc-Antoine Jamet à la tête de la fédération. On peut parier que le maire de Val-de-Reuil sera candidat à sa succession. On peut aussi parier que ses adversaires vont tenter de trouver un ou une candidat(e) prêt(e) à s'opposer à lui.

Je m'interroge sur les comportements de Jean-Louis Destans et Alain Le Vern. L'un est député, l'autre sénateur. Ils sont tous deux atteints par le cumul des mandats et tous deux attendent patiemment qu'une loi soit votée pour appliquer la règle du PS qui veut qu'un parlementaire ne puisse être également responsable d'un exécutif local. Le président du conseil général et le président de la Région Haute-Normandie font durer le plaisir. Pas certain que les militants soient tous d'accord avec cette attitude et très patients.

Le 18 octobre — si je ne me trompe pas — sera débattue l'affaire de diffamation opposant Marc-Antoine Jamet à Franck Martin. Les deux hommes ont rendez vous devant le tribunal correctionnel d'Evreux. J'ose espérer que le plaignant n'attendra pas le 31e jour pour payer la caution exigée par la loi. On se souvient que Franck Martin ou plutôt Olivier Taconnet, président de la fédération de l'Eure du PRG, n'avait pas anticipé le versement de quelques centaines d'euros ce qui eut pour effet de clore le procès qu'il m'avait intenté.
J'ignore ce que MAJ reproche à FM. Mais si j'ai une minute, j'irai passer quelques temps à Evreux pour savoir comment cette querelle sera vidée. Plus d'un élu de la CASE attend avec impatience la conclusion (provisoire ?) des plaidoiries en espérant la fin prochaine des inimitiés et autres pertes de confiance.