Rolan Cayrol est sur la même longueur d'onde que François Loncle. Dans l'émission « C dans l'air de ce jour, il s'est étonné du rôle public joué par Claude Guéant, l'un des principaux conseillers de Nicolas Sarkozy : « Il n'a aucune légitimité démocratique pour prendre la parole dans les médias et expliquer la politique suivie par le gouvernement. »
Il se trouve que François Loncle a posé une question écrite, il y a déjà quelques semaines, sur ce sujet et qu'il ne parvient pas à obtenir de réponse. Il a renchéri, posé une question «signalée» (1), rien n'y fait. Le gouvernement demeure muet. François Loncle va donc être contraint d'informer Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale pour que celui-ci interroge le président Bernard Accoyer qui lui-même devrait contraindre le gouvernement à répondre à l'honorable parlementaire élu de l'Eure.
L'embarras des ministres est évident. François Fillon a déjà dû avaler quelques couleuvres suite aux déclarations du clan Guéant-Guaino-Soubie et faire entendre sa petite musique en sourdine. François Loncle m'a assuré qu'il ne lâcherait pas prise et qu'il irait aussi loin que la loi le lui permet pour obtenir une réponse ministérielle. François Fillon doit déclarer publiquement que seuls les ministres et les élus ont qualité pour parader devant les caméras et répondre aux questions des journalistes de la presse écrite et radiodiffusée.
(1) Un député qui pose une question dite signalée doit obtenir une réponse sous quinzaine.
19 mai 2010
Coup de canif dans le bouclier fiscal
Le plus comique et le moins sérieux des porte-parole de l'UMP est sans conteste, Frédéric Lefebvre. Yann Barthès, sur Canal Plus et dans son petit journal, ne rate aucune occasion pour montrer les travers, la mauvaise foi, le grotesque du personnage. Cette caricature du fanatique sarkozyste s'emmêle les crayons jusqu'à la mine et manie la langue de bois aussi aisément que les contre-vérités.le dernier exemple en date : le bouclier fiscal. Ce bouclier, décrié à gauche et à droite (de plus en plus) est un instrument d'injustice fiscale absolue. Pas plus de 50 % d'impôts eu égard aux revenus, toutes sources confondues. Cela conduit à des situations ubuesques. Si le gouvernement veut augmenter la CSG ou d'autres prestations sociales liées aux revenus, les plus riches en sont totalement exemptés.
L'absurdité du système — intangible selon les vœux du Président de la République — est patente. Pour financer les retraites, pourtant, M. Woerth s'est gratté la tête et a sollicité du président un petit coup de canif dans le contrat. On va taxer certains revenus du capital et les plus hauts revenus ! Attention, pour l'instant il ne s'agit que d'un vœu pieux. On ignore les montants qui seront demandés aux futures victimes du nouveau Sarkozy (tous des amis à lui). On sait seulement que Frédéric Lefebvre a juré que la promesse du président serait tenue…mais qu'il peut y avoir des exceptions dans les situations exceptionnelles. Sacré Frédo, un vrai charlatan.
Le bouclier fiscal c'est comme la rigueur. Il ne faut pas prononcer son nom mais la mettre en application. Ces gouvernants rusent avec la dure vérité de la situation financière du pays : dramatique !
Laure Dael, maire des Andelys, mise en cause par un tract raciste
La Fédération de l’Eure du Parti Socialiste tient à marquer sa solidarité absolue avec Laure DAEL, maire des Andelys, ainsi plus généralement qu’avec l’ensemble de la municipalité et des habitants de cette commune, visée tout récemment par des tracts placardés anonymement, propageant des idées qui sont d’un autre âge.
Bien entendu, les auteurs de ces faits doivent être poursuivis pour la propagation de propos appelant à la haine raciale ; Evidemment, les auteurs de ces faits se mettent eux-mêmes au banc de la collectivité nationale puisqu’ils nient les valeurs essentielles de notre pays et de notre histoire ; Naturellement, les auteurs de ces faits ne peuvent qu’être désavoués par toute formation politique démocratique et républicaine.
Mais surtout, les auteurs de ces faits font la démonstration de l’impossible dialogue avec ces thèses racistes et xénophobes, puisque s’ils disent leur haine et leur bêtise, ils ne disent en revanche pas leur nom.
La fédération de l’Eure du Parti Socialiste rappelle solennellement son attachement farouche aux valeurs de la République, auxquelles le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et toute forme de discrimination tournent résolument le dos. En vérité, ceux qui manient ainsi l’injure à l’égard de Laure DAEL le font, peut être même sans s’en rendre compte, à l’égard de la communauté andelysienne tout entière, et plus généralement à l’égard de tous. Par leur anonymat, ils se mettent eux même à la place que l’on doit assigner à leurs idées : celle du mépris.
Bien entendu, les auteurs de ces faits doivent être poursuivis pour la propagation de propos appelant à la haine raciale ; Evidemment, les auteurs de ces faits se mettent eux-mêmes au banc de la collectivité nationale puisqu’ils nient les valeurs essentielles de notre pays et de notre histoire ; Naturellement, les auteurs de ces faits ne peuvent qu’être désavoués par toute formation politique démocratique et républicaine.
Mais surtout, les auteurs de ces faits font la démonstration de l’impossible dialogue avec ces thèses racistes et xénophobes, puisque s’ils disent leur haine et leur bêtise, ils ne disent en revanche pas leur nom.
La fédération de l’Eure du Parti Socialiste rappelle solennellement son attachement farouche aux valeurs de la République, auxquelles le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et toute forme de discrimination tournent résolument le dos. En vérité, ceux qui manient ainsi l’injure à l’égard de Laure DAEL le font, peut être même sans s’en rendre compte, à l’égard de la communauté andelysienne tout entière, et plus généralement à l’égard de tous. Par leur anonymat, ils se mettent eux même à la place que l’on doit assigner à leurs idées : celle du mépris.
18 mai 2010
Rencontre avec une classe de seconde du lycée des Fontenelles
J'étais l'invité, ce matin, d'une professeur de lettres du lycée des Fontenelles et des élèves d'une classe de seconde. Après avoir étudié «Bel Ami» avec leur enseignante, celle-ci a eu la (bonne) idée de solliciter la venue d'un (ancien) professionnel de la presse locale afin qu'il échange avec les garçons et filles de cette classe sur son métier et sur le style journalistique. Il est donc faux de dire que l'Education nationale ne s'ouvre pas vers l'extérieur et, si j'ai bien entendu Mme D. les nouveaux textes applicables dès la prochaine rentrée scolaire, vont encourager la venue devant les élèves de professionnels extérieurs à l'enseignement.
J'ai été favorablement impressionné par cette rencontre. A l'évidence Mme D. avait travaillé son sujet et l'heure passée à discuter avec les élèves m'a paru bien courte. Maintes questions avaient été préparées. L'un souhaitait savoir si la liberté d'un journaliste est réelle. Une autre s'inquiétait de comprendre si on a le droit de modifier ce que les gens vous racontent, d'autres encore semblaient étonnés d'apprendre qu'un localier ne fait pas que de la locale. J'ai raconté mes rencontres avec Jacques Monod, Clara Malraux, Pierre Mendès France, Charles Libman et tant et tant…
Bien que peu d'entre eux lisent régulièrement un hebdomadaire ou un quotidien, j'ai le sentiment que les objectifs dévolus à un journal local : information, services, exercice démocratique, ne laissaient pas les élèves indifférents. Je ne dis pas qu'ils vont se précipiter jeudi sur le premier journal venu mais peut-être ont-ils apprécié de pouvoir soumettre un professionnel à la question et transposer son rôle et ses fonctions avec ceux du héros de Maupassant.
Un élève m'a demandé si j'avais le sentiment d'avoir écrit une œuvre et d'être un artiste. Un artiste ? Un artisan plutôt. Quant à l'œuvre, elle restera comme celle d'un historien à son corps défendant, témoin de quatre décennies de la vie régionale. Et engagé au service de certaines valeurs. L'antépénultième question a porté sur ma conscience. Ai-je eu à rougir d'un article d'hier…que je regretterais encore aujourd'hui ? Lorsque je me suis engagé au service d'une cause, j'ai signé. Je persiste à penser que mes écrits étaient intellectuellement honnêtes.
J'ai été favorablement impressionné par cette rencontre. A l'évidence Mme D. avait travaillé son sujet et l'heure passée à discuter avec les élèves m'a paru bien courte. Maintes questions avaient été préparées. L'un souhaitait savoir si la liberté d'un journaliste est réelle. Une autre s'inquiétait de comprendre si on a le droit de modifier ce que les gens vous racontent, d'autres encore semblaient étonnés d'apprendre qu'un localier ne fait pas que de la locale. J'ai raconté mes rencontres avec Jacques Monod, Clara Malraux, Pierre Mendès France, Charles Libman et tant et tant…
Bien que peu d'entre eux lisent régulièrement un hebdomadaire ou un quotidien, j'ai le sentiment que les objectifs dévolus à un journal local : information, services, exercice démocratique, ne laissaient pas les élèves indifférents. Je ne dis pas qu'ils vont se précipiter jeudi sur le premier journal venu mais peut-être ont-ils apprécié de pouvoir soumettre un professionnel à la question et transposer son rôle et ses fonctions avec ceux du héros de Maupassant.
Un élève m'a demandé si j'avais le sentiment d'avoir écrit une œuvre et d'être un artiste. Un artiste ? Un artisan plutôt. Quant à l'œuvre, elle restera comme celle d'un historien à son corps défendant, témoin de quatre décennies de la vie régionale. Et engagé au service de certaines valeurs. L'antépénultième question a porté sur ma conscience. Ai-je eu à rougir d'un article d'hier…que je regretterais encore aujourd'hui ? Lorsque je me suis engagé au service d'une cause, j'ai signé. Je persiste à penser que mes écrits étaient intellectuellement honnêtes.
17 mai 2010
«Du poison dans l’eau du robinet», un film de Sophie Le Gall ce soir sur France 3
L’eau du robinet est-elle potable ? Sans le savoir, des millions de Français boivent une eau trop chargée en aluminium, nitrates, pesticides, médicaments et en radioactivité. Dans certains cas, l’eau est même non-conforme aux normes de précautions sanitaires. Ce danger invisible menace les foyers et la santé des Français, des plus jeunes aux plus âgés. Munie d’une valise multimédia équipée d’éprouvettes, Sophie Le Gall, la réalisatrice de ce documentaire d’investigation a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination et interpeller les autorités.
Résultats de son enquête ?
Dans le Centre et en Ile-de-France, l’eau du robinet regorge de pesticides ou de nitrates, ces traitements chimiques qui sont soupçonnés d’être à l’origine de cancers. Les autorités le savent mais elles délivrent régulièrement des dérogations qui permettent de distribuer une eau qui dépasse les normes pesticides ou nitrates.
Dans des villages d’Auvergne ou à Saint-Etienne, les habitants boivent une eau blanchie avec de la poudre d’aluminium qui pourrait déclencher la maladie d’Alzheimer. Les doses dépassent largement le seuil de risque fixé par certains scientifiques mais les autorités ignorent les dangers de ce neurotoxique.
La réglementation fait par ailleurs l’impasse sur le radon, ce gaz hautement radioactif, présent dans l’eau potable de plusieurs villages du Limousin. Résultat, des habitants boivent une eau chargée en radon sans en être informés.
Depuis quelques années, des citoyens et des scientifiques isolés tirent la sonnette d’alarme sur ces toxiques qui coulent de nos robinets. Partout en France, l’eau potable charrie désormais des résidus médicamenteux : antiépileptiques, aspirine, antidiabétique Nul ne connait l’impact sur la santé des populations exposées. Pour décontaminer l’eau potable des Français, il faudrait bâtir des usines pour éliminer nitrates et pesticides, investir pour filtrer les molécules de médicaments, protéger les réserves d’eau des pollutions… Mais les communes et les grandes compagnies de distribution de l’eau ne souhaitent pas que de nouvelles règles viennent compromettre leurs affaires. En tant pis si les Français trinquent à leur santé.
Le documentaire sera suivi d’un post-scriptum présenté par Marie Drucker. Cette partie est un prolongement du film, un lieu de discussions avec auteur, réalisateur, témoin ou expert, pour que les téléspectateurs puissent se forger leur propre opinion.
Du poison dans l’eau du robinet - Un film de Sophie Le Gall - Produit par Ligne de Mire avec la participation de France Télévisions - Durée : 90’ - Diffusion : Lundi 17 mai 2010 à 20h35 sur France 3
Résultats de son enquête ?
Dans le Centre et en Ile-de-France, l’eau du robinet regorge de pesticides ou de nitrates, ces traitements chimiques qui sont soupçonnés d’être à l’origine de cancers. Les autorités le savent mais elles délivrent régulièrement des dérogations qui permettent de distribuer une eau qui dépasse les normes pesticides ou nitrates.
Dans des villages d’Auvergne ou à Saint-Etienne, les habitants boivent une eau blanchie avec de la poudre d’aluminium qui pourrait déclencher la maladie d’Alzheimer. Les doses dépassent largement le seuil de risque fixé par certains scientifiques mais les autorités ignorent les dangers de ce neurotoxique.
La réglementation fait par ailleurs l’impasse sur le radon, ce gaz hautement radioactif, présent dans l’eau potable de plusieurs villages du Limousin. Résultat, des habitants boivent une eau chargée en radon sans en être informés.
Depuis quelques années, des citoyens et des scientifiques isolés tirent la sonnette d’alarme sur ces toxiques qui coulent de nos robinets. Partout en France, l’eau potable charrie désormais des résidus médicamenteux : antiépileptiques, aspirine, antidiabétique Nul ne connait l’impact sur la santé des populations exposées. Pour décontaminer l’eau potable des Français, il faudrait bâtir des usines pour éliminer nitrates et pesticides, investir pour filtrer les molécules de médicaments, protéger les réserves d’eau des pollutions… Mais les communes et les grandes compagnies de distribution de l’eau ne souhaitent pas que de nouvelles règles viennent compromettre leurs affaires. En tant pis si les Français trinquent à leur santé.
Le documentaire sera suivi d’un post-scriptum présenté par Marie Drucker. Cette partie est un prolongement du film, un lieu de discussions avec auteur, réalisateur, témoin ou expert, pour que les téléspectateurs puissent se forger leur propre opinion.
Du poison dans l’eau du robinet - Un film de Sophie Le Gall - Produit par Ligne de Mire avec la participation de France Télévisions - Durée : 90’ - Diffusion : Lundi 17 mai 2010 à 20h35 sur France 3
A Louviers, on change les mots mais pas les méthodes
Le conseil municipal de Louviers se réunit ce soir pour examiner quelques délibérations engageant l'avenir de la ville. Excepté les quelques spectateurs très peu nombreux et les quelques Lovériens branchés sur Internet, ces soirées n'intéressent que trop peu les citoyens. C'est dommage car ces séances d'élus au travail, en direct, donnent des idées assez précises de la nature de l'engagement des uns et des autres et du respect des valeurs qu'ils incarnent…ou pas.
Une séance de conseil municipal avec majorité et oppositions, c'est un moment d'expression démocratique. Ce devrait être, de la part de la majorité une exigence d'écoute et de dialogue. A Louviers, il y a belle lurette que ces principes sont piétinés. Et pourtant…
Ainsi, la majorité veut poursuivre son programme d'équipement en vidéosurveillance qu'elle dénomme maintenant vidéoprotection pour reprendre le changement de pied et de ton du ministre de l'Intérieur. Malgré les affirmations du maire, on sait maintenant que ces investissements sont inutiles et coûteux. Inefficaces globalement, dangereux individuellement, excessifs financièrement, cette vidéosurveillance n'a qu'un but : rassurer la population, lui éviter de ressentir un sentiment d'insécurité ! Mais ces outils ne pèsent d'aucun poids à long terme. Vive la médiation !
Il s'agira ensuite d'approuver le choix de l'architecte choisi pour la maîtrise d'œuvre de l'école Jules Ferry. les parents d'élèves et les Lovériens en général attendent impatiemment que le quartier évolue. Pourquoi, comment, à quel prix ? Réponse ce soir.
Le maire va demander aux conseillers de modifier les statuts de la CASE pour que l'agglomération prenne en charge la construction et la gestion des nouvelles piscines (à Pont-de-l'Arche et Louviers). Il s'agit de la victoire posthume de Bernard Lefebvre, ancien adjoint aux sports de Louviers, qui n'avait jamais réussi à convaincre Franck Martin d'aller dans ce sens-là. Ne doutons pas qu'il s'agit là d'un premier pas et que d'autres compétences seront sollicitées eu égard à la situation financière de notre ville. Mutualiser les dépenses devient une règle fondamentale pour le maire de Louviers également président de la CASE.
L'unanimité des élus devrait se faire sur les motions visant à refuser les fermetures de classes prévues par l'Inspection académique. L'avis récent de la Cour des comptes sur les aberrations du système éducatif français pourrait s'appuyer sur ces mesures visant à réaliser des économies budgétaires au détriment de l'égalité des chances et de la lutte contre l'échec scolaire.
Bonne nouvelle enfin. Il semble bien que les travaux concernant l'aménagement de la rue du rempart et des réseaux liés devraient débuter cette année. Ouf.
Une séance de conseil municipal avec majorité et oppositions, c'est un moment d'expression démocratique. Ce devrait être, de la part de la majorité une exigence d'écoute et de dialogue. A Louviers, il y a belle lurette que ces principes sont piétinés. Et pourtant…
Ainsi, la majorité veut poursuivre son programme d'équipement en vidéosurveillance qu'elle dénomme maintenant vidéoprotection pour reprendre le changement de pied et de ton du ministre de l'Intérieur. Malgré les affirmations du maire, on sait maintenant que ces investissements sont inutiles et coûteux. Inefficaces globalement, dangereux individuellement, excessifs financièrement, cette vidéosurveillance n'a qu'un but : rassurer la population, lui éviter de ressentir un sentiment d'insécurité ! Mais ces outils ne pèsent d'aucun poids à long terme. Vive la médiation !
Il s'agira ensuite d'approuver le choix de l'architecte choisi pour la maîtrise d'œuvre de l'école Jules Ferry. les parents d'élèves et les Lovériens en général attendent impatiemment que le quartier évolue. Pourquoi, comment, à quel prix ? Réponse ce soir.
Le maire va demander aux conseillers de modifier les statuts de la CASE pour que l'agglomération prenne en charge la construction et la gestion des nouvelles piscines (à Pont-de-l'Arche et Louviers). Il s'agit de la victoire posthume de Bernard Lefebvre, ancien adjoint aux sports de Louviers, qui n'avait jamais réussi à convaincre Franck Martin d'aller dans ce sens-là. Ne doutons pas qu'il s'agit là d'un premier pas et que d'autres compétences seront sollicitées eu égard à la situation financière de notre ville. Mutualiser les dépenses devient une règle fondamentale pour le maire de Louviers également président de la CASE.
L'unanimité des élus devrait se faire sur les motions visant à refuser les fermetures de classes prévues par l'Inspection académique. L'avis récent de la Cour des comptes sur les aberrations du système éducatif français pourrait s'appuyer sur ces mesures visant à réaliser des économies budgétaires au détriment de l'égalité des chances et de la lutte contre l'échec scolaire.
Bonne nouvelle enfin. Il semble bien que les travaux concernant l'aménagement de la rue du rempart et des réseaux liés devraient débuter cette année. Ouf.
15 mai 2010
La fin de la pauvreté ? Le monde néolibéral court à la catastrophe
La fin de la pauvreté ? C’est le titre d’un film documentaire de Philippe Diaz, présenté à La Semaine de la critique, à Cannes, en 2008. Il sort cette année en DVD chez Arte Éditions.Laurence Garcia recevait sur France Inter, ce vendredi 14 mai, à 5H30 le réalisateur de ce film. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt dit-on. Il faut la plupart du temps se lever très tôt ou se coucher très tard pour entendre sur ces questions un discours singulier tel que celui de Philippe Diaz. Radicalement différent du discours convenu, sorte de breuvage tiède et insipide que nous servent habituellement les médias aux heures de grande écoute.
"Avec tant de richesse dans le monde, pourquoi y a-t-il encore tant de pauvreté ? S'aventurant au-delà des réponses "populaires" sur les origines de la pauvreté, ce film s'interroge sur le fait que les véritables causes ne viennent pas d'une orchestration des pays riches pour exploiter les plus pauvres depuis l'époque coloniale..."
Le colonialisme, affirme Philippe Diaz, a débuté en Occident dès 1492 avec la conquête de l’Amérique par Christophe Colomb. C’est à partir de ce moment là que la plupart des pays occidentaux, dénués de ressources naturelles propres, ont pu démarrer un développement économique sans précédent en exploitant pour eux-mêmes les richesses des pays qu’ils avaient conquis. Que serait-il advenu de pays comme l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, l’Angleterre et la France sans la manne financière que représentèrent les métaux, précieux ou rares : l’or, l’argent, le cuivre, le nickel, mais aussi sans l’accaparement des ressources naturelles : le bois, la canne à sucre, le coton, l’arachide, le café, le cacao, etc. et plus récemment le pétrole et l’uranium ?
Nous vivons dans un monde fini, où l’Occident qui représente environ 20% de la population mondiale possède et consomme à lui seul 80% des richesses mondiales produites. La pauvreté des pays du tiers-monde ne résulte donc que de la confiscation de cette richesse par les pays développés. En dépit des beaux discours sur le développement, toutes les politiques conduites par les pays riches à l’égard des pays pauvres n’ont toujours eu pour seul véritable objectif que de les maintenir dans un état de dépendance et d’indigence sans lesquelles la richesse de l’Occident n’aurait pu ni se perpétuer, ni à fortiori croître.
La guerre de l’eau des paysans boliviens
C’est là un exemple très intéressant que Philippe Diaz a développé dans son film. La Bolivie a été pendant très longtemps gouvernée par des régimes politiques de droite ou d’extrême-droite, entièrement soumis aux volontés d’économistes américains pour servir les intérêts des États-Unis. La Bolivie a ainsi été utilisée sur une période très longue comme laboratoire de l’idéologie néolibérale avec pour unique objectif : tout privatiser.
C’est ainsi qu’avant l’arrivée au pouvoir d’Evo Moralès, l’actuel président, la Bolivie n’avait plus rien de bolivien. Qu’il s’agisse des télécommunications, de la médecine, de l’éducation et bien sûr de toutes les ressources naturelles, tout était alors entre les mains de sociétés étrangères, américaines pour la plupart. Ce qui expliquait que la Bolivie, pays doté de nombreuses ressources naturelles et faiblement peuplé était l’un des pays les plus pauvres du monde alors que ce pays aurait dû être un pays riche.
L’une des dernières ressources à ne pas être privatisée était l’eau. Lorsque la Bolivie, pour la dernière fois avant l’arrivée d’Evo Moralès a eu besoin de recourir à un emprunt auprès de la Banque mondiale, celle-ci a subordonné son accord à l’acceptation de la privatisation de l’eau dans l’ensemble du pays. Les six régions qui le constituent ont alors été chacune attribuées à de grandes sociétés internationales de l’eau, dont une filiale du groupe américain Bechtel.
Sur le papier, on retrouve toujours l’idée séduisante que la privatisation va permettre d’assurer les investissements nécessaires à la réalisation des grandes infrastructures de distribution de l’eau potable, avec bien entendu comme objectif de l’amener aux populations les plus pauvres. Mais la réalité est tout autre. Après deux ans de gestion de l’eau dans la région de Cochabamba attribuée au groupe Bechtel, peu de travaux avaient été engagés mais le coût de l’eau avait été multiplié par cinq, prix devenu impossible à payer par les populations pauvres qui se sont révoltées. En dépit d’une répression féroce, les Boliviens ont fini par gagner cette bataille de l’eau. Probablement selon Philippe Diaz, parce cette privatisation était pour eux culturellement et religieusement inacceptable. L’eau en Bolivie fait partie de la Pachamama, la Terre-Mère, la mère nourricière. Elle est un bien que personne ne peut posséder. La situation était devenue totalement absurde. Exigées par le groupe Bechtel pour protéger ses intérêts, des lois avaient été promulguées qui interdisaient aux paysans de puiser l’eau des rivières et de recueillir l’eau de pluie.
Le discours de Philippe Diaz est parfaitement clair. Les prêts accordés aux pays du Tiers-monde par la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international (FMI) n’ont pas, comme on ne cesse de nous le répéter, pour objectif d’aider au développement de ces pays. Car bien entendu, dans ces deux organismes, la réalité du pouvoir est indissociable de l’importance de la contribution des pays qui y siègent. Les États-Unis, première puissance mondiale, en sont par conséquent les maîtres. La plupart du temps, les projets financièrement soutenus ont sciemment des objectifs totalement irréalisables en termes de développement et de progression du PIB. Ainsi se font piéger les pays pauvres qui, quelques années plus tard, ne pouvant rembourser la dette, doivent alors accepter de céder à vil prix leurs ressources naturelles ou en concéder l’exploitation à des multinationales. Mais parfois c’est aussi autoriser sur leur sol l’installation de bases militaires ou encore accepter de soutenir par leur vote la politique occidentale dans les organismes internationaux. Ainsi va le monde néolibéral qui court à la catastrophe.
Reynald Harlaut
Propos librement adaptés de l’interview de Philippe Diaz
14 mai 2010
Loi sur le voile intégral : la conviction contre la répression
Le Conseil d'Etat vient de donner un avis consultatif sur l'interdiction «intégrale» du port de la burqa ou du niqab sur le territoire national. Il confirme que le gouvernement va très loin, trop loin. Le projet de loi soumis à l'avis de la docte assemblée confirme qu'il devrait être impossible au législateur d'imposer une interdiction totale quel que soit l'espace public dans lequel une porteuse de voile évoluerait.
François Fillon se contrefout de l'avis du Conseil d'Etat. Il prend le risque d'une déclaration d'inconstitutionnalité par le conseil idoine mais parie qu'il ne se trouvera pas 60 parlementaires pour saisir ce dernier. Et s'il se trompait. Si, ce que je souhaite, 60 députés et sénateurs osaient braver la certitude de ce M. Fillon décidément bien imprudent. En voulant jouer la stigmatisation de l'Islam, on aboutit à des profanations de tombes ou à des tirs de fusil automatique sur une mosquée. On aboutit à désigner des boucs émissaires et à conforter les racistes et les xénophobes dans ce qu'ils ont de plus exécrable.
Fillon a déclaré qu'il allait passer outre l'avis du Conseil d'Etat. J'espère que les députés socialistes ne vont pas tomber dans le piège qui leur est tendu et approuver une loi qui ne concerne qu'une infime minorité de nos compatriotes. Contrairement à ce que j'entends, il ne s'agit pas de choisir entre liberté et oppression mais bien d'opter pour la conviction contre la répression. Viendra le temps où les femmes voilées, consentantes ou obligées, découvriront le bonheur d'aller et venir librement, et vêtues comme telles.
François Fillon se contrefout de l'avis du Conseil d'Etat. Il prend le risque d'une déclaration d'inconstitutionnalité par le conseil idoine mais parie qu'il ne se trouvera pas 60 parlementaires pour saisir ce dernier. Et s'il se trompait. Si, ce que je souhaite, 60 députés et sénateurs osaient braver la certitude de ce M. Fillon décidément bien imprudent. En voulant jouer la stigmatisation de l'Islam, on aboutit à des profanations de tombes ou à des tirs de fusil automatique sur une mosquée. On aboutit à désigner des boucs émissaires et à conforter les racistes et les xénophobes dans ce qu'ils ont de plus exécrable.
Fillon a déclaré qu'il allait passer outre l'avis du Conseil d'Etat. J'espère que les députés socialistes ne vont pas tomber dans le piège qui leur est tendu et approuver une loi qui ne concerne qu'une infime minorité de nos compatriotes. Contrairement à ce que j'entends, il ne s'agit pas de choisir entre liberté et oppression mais bien d'opter pour la conviction contre la répression. Viendra le temps où les femmes voilées, consentantes ou obligées, découvriront le bonheur d'aller et venir librement, et vêtues comme telles.
13 mai 2010
«Le Point» au Moulin d'Andé : une villa Médicis aux pommes
Clara Malraux au Moulin d'Andé. (photo JCH)Lu dans «Le Point» de la semaine dernière sous la plume de Patrick besson : « Le Moulin d'Andé (65, rue du Moulin, 27430 Andé) : le lieu le plus culte, je veux dire le plus culture, de Normandie. Presque tout le monde des livres, de la musique, du théâtre et du cinéma y a des souvenirs. Suzanne Lipinska et Maurice Pons règnent depuis près de soixante ans sur ce royaume de l'esprit créateur, avec une majesté lente et souriante de monarques absolument démocratiques. Autour d'eux, si pacifiques, tout le monde tape : les écrivains et les scénaristes sur leur ordinateur, les pianistes sur leur piano. C'est la villa Médicis aux pommes, telle une bonne tarte. »
Le journaliste du Point était de passage au Moulin avant de gagner Caen où Maurice Pons était mis à l'honneur pour «Les Mistons», une nouvelle qui inspira François Truffaut pour son premier film. Ceux et celle qui lisent Le Point auront remarqué que Patrick besson a rendu compte d'une répétition du grand Alexandre Paley et d'une pianiste japonaise très grande interprète elle aussi.
Le Moulin d'Andé est un lieu culte — Patrick Besson a raison — et ce blog aurait été coupable de ne pas publier cet hommage si mérité.
Allemagne : On y pense plus Europe qu'en France !

La porte de Brandebourg aujourd'hui et une œuvre d'artiste peinte sur le mur de la honte. (photos JCH)« En Allemagne j'ai aussi obtenu un extrait de naissance trilingue à la mairie de ma commune de naissance, ce qui serait impossible en France. On y pense plus "Europe" qu'en France apparemment. »
Sylvia Mackert
Mme Mackert me donne l'occasion d'exprimer la forme de bonheur éprouvée au cours d'un séjour récent à Berlin. Outre le fait que la capitale de l'Allemagne réunifiée est absolument magnifique, que la ville a dépassé le stade d'un immense chantier pour offrir aux habitants et aux touristes des habitats, des monuments superbes, j'ai eu la conviction que les Allemands savaient faire face à leur histoire récente et ancienne.
Quel pays oserait affronter l'holocauste, le facisme, la dictature, la division, la STASI, avec autant de liberté et de conscience ? Le monument destiné à ne pas oublier le génocide des juifs d'Allemagne et d'Europe est tout simplement bouleversant. Les parties du mur de la honte conservées et livrées aux artistes permettent de bien comprendre pourquoi ce fut un brise-cœur que de séparer familles, amis, et pourquoi, finalement, la réunification était indispensable.
Mais les Allemands et les Berlinois font plus. Le 8 mai dernier, ils ont inauguré un musée de la terreur aménagé à l'endroit même du siège de la GESTAPO et des bureaux du sinistre Goebbels. Les caves ont été mises au jour, les bunkers sont maintenant visités et ouverts au public gratuitement. L'histoire en face. L'histoire tragique devant les yeux avec les salles de torture et le nacht und nebel…
Les Allemands font plus, écrivai-je. Quel peuple accepterait de conserver, au nom de la mémoire, des monuments érigés à la gloire des soldats soviétiques, de Staline ou encore de Marx et Engels utilisés pour servir l'idéologie mortifère de la DDR ? Cette démocratie allemande a même prévu de faire siéger au Bundestag, près de la chancelière, un représentant du parlement, élu, et chargé de veiller aux conditions de vie et d'accueil des soldats de la bundeswehr sur tout le territoire.
Ne soyons pas idylliques. Même si le coût de la vie est moins élevé qu'à Paris (nettement) il y a des pauvres et des chômeurs en Allemagne et à Berlin aussi. Mais on peut s'y loger sans trop de problèmes (à des coûts accessibles) et les artistes du monde entier s'y sont donnés rendez-vous. C'est dire. De l'ouest et de l'est, sculpteurs, peintres, musiciens, comédiens, danseurs se retrouvent dans une ville verte, ouverte, créative.
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