Les séances du conseil municipal de Louviers sont retransmises en direct sur Internet. Théoriquement, les interventions des élus de tous les bancs devraient être diffusées avec une égalité de traitement que les professionnels de l'image ont quelques fois bien du mal à respecter.
Un ami rencontré rue du Matrey, ce matin, après s'être étonné de la « morgue » affichée par le maire — les Lovériens devraient suivre en très grand nombre ces diffusions pour mieux le connaître — m'a fait part de sa surprise : « Quand Sophie Ozanne est intervenue sur l'histoire du libre accès dans les bus de transports urbains, me raconte-t-il, l'image diffusée était celle de Franck Martin. L'inverse n'est pas vrai. »
Lors de son face à face avec Jacques Chirac en 1988, François Mitterrand avait interdit ces images, celles où le téléspectateur ne voit pas l'orateur mais seulement les réactions des spectateurs aux propos qu'il tient. Le problème posé par la retransmission des images du conseil de Louviers est de divers ordres : le son est mauvais, le technicien ne dispose que d'une caméra, il ne peut donc, à lui-seul, rendre compte de l'ambiance parfois chaude des réunions. Il tâtonne et est surtout obligé d'être attentif à ce que dit le maire, son employeur.
Mais je ne doute pas un seul instant que le maire va tout faire pour améliorer cette diffusion qui part d'un bon sentiment : permettre aux Lovériens de suivre des séances où la démocratie locale s'exprime dans sa diversité. Si ce choix est bon, le maire doit se donner les moyens d'une information totale et maîtrisée. S'il en reste au stade artisanal (dans la mauvaise acception du terme) il aura raté l'occasion de faire d'Internet un outil permanent de dialogue. Les bonnes idées sont celles qui avancent.
17 décembre 2009
De la rue de Solférino à la Porte de Clichy
Le laboratoire des idées mis en place par Christian Paul, député socialiste de la Nièvre, comble un vide qui devenait sidéral au PS. Depuis plusieurs mois, il organise au siège de la rue de Solférino, des rencontres-débats avec des experts et des chercheurs destinés à éclairer le chemin que devra suivre le principal parti de l'opposition pour espérer un jour reconquérir le pouvoir d'Etat.Hier soir, le thème était « où en est le débat sur les classes sociales » ? Qu'on le veuille ou non, que cela plaise ou non, les classes sociales font leur grand retour dans la vie économique, politique…sociale de notre pays. Et si en 2OO2 puis en 2OO7, les candidats du Parti socialiste ont été battus par Chirac d'abord et Sarkozy ensuite, c'est bien parce que les classes populaires ont abandonné la Gauche au profit de l'homme de la fracture sociale d'abord et d'un bonapartiste ensuite. Le candidat Sarkozy a su capter à son profit le vote de Français n'ayant plus d'objectifs communs et simplement un destin individuel. « Il n'y avait plus de destins individuels mais une histoire collective » écrivait Albert Camus…à l'époque des trente glorieuses.
Après le débat qui dura tout de même près de trois heures — la vocation de ce blog n'étant pas d'en rendre compte in extenso — je préfère vous narrer la belle histoire d'un soir qui m'est arrivée en sortant du siège du PS et en tentant de retrouver ma voiture garée sur un espace livraison. La fourrière était passée par là et à 22 heures la certitude n'en était pas acquise. Belle galère donc. Je passe sur les détails mais je veux que vous sachiez ceci : il s'est trouvé un jeune garçon prénommé Sélim rencontré au gré de mes pérégrinations autour de la Porte de Clichy qui a accepté de me servir de chauffeur de taxi à bord de sa camionnette de travail et de m'emmener à la préfourrière du boulevard du bois de la Prêtre. Il a eu le temps de me dire qu'il n'avait pas beaucoup apprécié les propos de Mme Morano (le verlan et la casquette à l'envers) et qu'il allait arrêter de fumer le 2 janvier au matin. Il m'a aussi demandé des nouvelles des éléphants en indiquant qu'il suivait l'actualité avec frénésie.
Selim est né en 1982. Le débat sur l'identité nationale, il s'en contrebalance un maximum. Il est Français, il vit en France, il travaille en France et se sent tout à fait Français. Et s'il salut des « frères » d'un « salam malikoum » dans le texte pour demander sa route, il n'en est pas moins heureux de rendre service à un autre Français dont le prénom n'est pas Smaïl et alors ? J'ai promis à Sélim de lui adresser un message. Le voici : voiture récupérée dans de bonnes conditions grâce à toi (on a décidé de se tutoyer) je te dis encore grand merci. Et à bientôt peut-être. Inch Allah !
16 décembre 2009
Le centrisme absolument modéré pour être absolument moderne
Une séance de conseil municipal c'est comme un procès d'assises. Les protagonistes pris par leurs passions et leurs humeurs finissent par oublier les micros, les caméras, Internet…et se lâchent. Quand le maire de Louviers rejetant d'un revers de main ses oppositions de Droite et de Gauche affirme « qu'il a donc raison et qu'il se situe au juste milieu » ne fait rien d'autre que de confirmer ce que nous répétons depuis des mois sur ce blog.
Franck Martin est aujourd'hui un centriste qui a du mal à l'assumer publiquement et qui, par pur intérêt personnel, doit donner le change à ses futurs « alliés » du Parti socialiste. A vrai dire, nous ne sommes aucunement surpris de ce positionnement. Son obstination à se revendiquer de « la Gauche moderne » (le nom du parti de Jean-Marie Bockel, ex-socialiste rallié à Sarkozy) ne peut être le fruit du hasard. Son amitié avec Bernard Kouchner qui n'a jamais été de Gauche (1) ses flirts avec Hervé Morin, troisième sur la liste UMP-Nouveau centre, son soutien à Ségolène Royal quand elle prônait un accord avec François Bayrou, la composition de sa liste aux municipales…autant d'éléments objectifs qui attestent de sa conversion au centrisme. Il serait plus honnête de sa part de reconnaître cette conversion.
Qu'est-ce que le centrisme ? Jean-Philippe Domecq (2) écrit : « Dernier en date du conseil en communication : il faut être absolument modéré pour être absolument moderne. Rien n’illustre mieux l’allergie au débat que cette absorption du fond dans la forme. » Le centrisme c'est le ventre mou, le marais, la politique à géométrie variable. Je prends à Gauche, je prends à Groite et au final, l'électeur ne reconnaît plus rien, mélange tout et finit par croire que « les politiques sont tous les mêmes. » Alors, dégoûté, il ne vote plus ou vote pour ceux qui crient les plus forts ou défendent les idées les plus « crades » par colère et dépit.
Quand on est de Gauche, on n'accuse pas de « légèreté » les parents qui ont du mal à payer la cantine de leurs enfants. On ne traite pas de paranoïaque une adversaire politique. Surtout, on dit ce qu'on fait et on fait ce qu'on dit.
(1) Adhérer à un parti de Gauche ne prouve pas qu'on soit de Gauche.
(2) Jean-Philippe Domecq dans “La passion du politique, nous entrons dans l’âge de la liberté sans choix” (1989, Seuil Fiction & Cie, p 46-47):
Franck Martin est aujourd'hui un centriste qui a du mal à l'assumer publiquement et qui, par pur intérêt personnel, doit donner le change à ses futurs « alliés » du Parti socialiste. A vrai dire, nous ne sommes aucunement surpris de ce positionnement. Son obstination à se revendiquer de « la Gauche moderne » (le nom du parti de Jean-Marie Bockel, ex-socialiste rallié à Sarkozy) ne peut être le fruit du hasard. Son amitié avec Bernard Kouchner qui n'a jamais été de Gauche (1) ses flirts avec Hervé Morin, troisième sur la liste UMP-Nouveau centre, son soutien à Ségolène Royal quand elle prônait un accord avec François Bayrou, la composition de sa liste aux municipales…autant d'éléments objectifs qui attestent de sa conversion au centrisme. Il serait plus honnête de sa part de reconnaître cette conversion.
Qu'est-ce que le centrisme ? Jean-Philippe Domecq (2) écrit : « Dernier en date du conseil en communication : il faut être absolument modéré pour être absolument moderne. Rien n’illustre mieux l’allergie au débat que cette absorption du fond dans la forme. » Le centrisme c'est le ventre mou, le marais, la politique à géométrie variable. Je prends à Gauche, je prends à Groite et au final, l'électeur ne reconnaît plus rien, mélange tout et finit par croire que « les politiques sont tous les mêmes. » Alors, dégoûté, il ne vote plus ou vote pour ceux qui crient les plus forts ou défendent les idées les plus « crades » par colère et dépit.
Quand on est de Gauche, on n'accuse pas de « légèreté » les parents qui ont du mal à payer la cantine de leurs enfants. On ne traite pas de paranoïaque une adversaire politique. Surtout, on dit ce qu'on fait et on fait ce qu'on dit.
(1) Adhérer à un parti de Gauche ne prouve pas qu'on soit de Gauche.
(2) Jean-Philippe Domecq dans “La passion du politique, nous entrons dans l’âge de la liberté sans choix” (1989, Seuil Fiction & Cie, p 46-47):
Petite conte : « Momo de Goussainville et du Languedoc-Roussilon »
Par raphaet Dali, élu territorial et « humouriste » amateur« Je prie Madame Morano de ne voir dans ce conte aucun signe de méchanceté. Elle a toute mon estime et mon respect. Je suis convaincu que sa dernière déclaration n'est qu'un simple dérapage, involontaire sans aucun doute, de mots mal interprétés dans un fâcheux contexte. Je l'invite à prendre ce post comme un exercice humoristique de transposition de mots tout simplement qui fait parler aussi un personnage imaginaire, Momo en l'occurrence. L'objectif est que chacun essaie de comprendre l'autre..et de se mettre à sa place).
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Il était une fois un jeune musulman surnommé "Momo de Goussainville et du Languedoc Roussillon". Il déambulait dans la rue principale de la charmante petite ville de Charmes dans les Vosges. Il se trouva nez à nez avec Madame Morano, une ministre secrétaire d’état. Elle imposait avec tout ce beau monde qui l’accompagnait. On lui avait dit que cette dame, charmante par ailleurs, s’occupait de la famille et de la solidarité.
Il portait une casquette à l’envers et cherchait du boulot là bas parce qu’à Goussainville et au Languedoc Roussillon, il y avait, semble-t-il, deux méchants personnages qui refusaient son amitié.
L’un porteur de « valentinite » trouvait qu’il ne foutait rien malgré son brevet de technicien et que lui travaillait alors que Momo chômait, le second dénommé « Frêchitude » traitait les ancêtres de ses cousins de bons à rien et même plus..alors qu'ils s'étaient battus pour le drapeau tricolore.
Ravi de se trouver face à un personnage aussi important de la solidarité, entouré d’un aussi grand nombre de personnalités, il lui demanda un conseil de solidarité pour un travail et une formation.
- Elle lui répondit aussitôt qu’elle ne voulait pas lui faire un procès en tant que jeune musulman et qu'elle respectait sa situation.
Musulman !! Momo ne comprenait pas le rapport avec son identité. Ce n'est pas inscrit sur mon front. J'aurais pu paraitre juif, catholique ou athé.
- Est-ce que tu es français lui demanda-t-elle ?
Eh oui, bien sûr, répondit notre Momo doublement intrigué par la question.
- Eh bien poursuivit-elle, si tu es français, il faut que tu te sentes français. Ce que je veux, c'est tu aimes la France puisque tu vis dans ce pays. Il faut aussi que tu trouves du travail et une formation. Tu sais, ton verlan et cette casquette à l’envers, ce n’est pas ça qui va t’aider.
Momo essayait vainement de comprendre comment et pourquoi elle présentait toutes ces grandes et petites choses à la fois.
- Elle ajouta : est-ce que tu es porteur de paix ?
Bien sûr, chère madame, ma religion, puisque vous le savez, m’impose la paix et le respect, répliqua Momo du tic au tac, mais je la pratique à peine parce que je fais tout pour la cacher, on m'a dit, semble t'il, que c'est mal vu.
- Eh bien, si tu veux être porteur de paix, tu dois accepter l'autre dès lors qu'il respecte les lois.
Estomaqué, Momo n’en revenait pas, il avait les yeux tous ronds. Il ne comprenait pas pourquoi elle le trouvait si bizarre et si différent des autres francais de la cité ou des banlieues.
Tenace, il lui demanda : - et mon boulot ?
- Ce n’est pas à cause de ton prénom que tu ne trouveras pas de boulot rajouta t’elle devant un parterre de grandes personnes, tous des amis -on dirait-..
Mais qu’est-ce qu’elle a à me dire tout ca. Pourtant elle parait sincère et de bonne foi. Ca doit être la fatigue. C’est vrai mon père m’avait dit que les politiciens sont souvent fatigués. Ils ont souvent le sentiment de porter sur leurs épaules toute la misère du monde.
Momo, redressa sa casquette et prit la direction du pôle emploi. En chemin, il croisa le doyen du village.
Le saint homme le prit chaleureusement par les épaules et lui expliqua que cette dame était non seulement pas méchante mais qu'elle est une brave femme qui ne pensait pas vouloir lui faire du mal. Seulement, elle jouait aux prochaines régionales, un jeu de société assez difficile qui nécessitait un sacré talent d’équilibriste pour récolter des voix, beaucoup de voix. Elle devait quelquefois savoir dire à la fois la chose et son contraire et parfois dans le même temps. Va, mon fils...
Momo n’oubliera jamais les paroles de ce sage et compris qu'elle faisait un métier très difficile. Il poursuivit son chemin de retour vers le Languedoc-Roussillon en passant par Goussainville...en pensant à Valentinite et Frêchitude. Il s'arrêta un instant, mis sa main sur son menton : - Eux n'auraient jamais pu être secrétaires d'état...»
Publié par Raphaet Dali Blogueur politique, Tête de liste, élu aux municipales (liste « Changeons Bicêtre »), Conseiller de la Communauté d'Agglomération du Val-de-Bièvre (Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly, Le Kremlin Bicêtre, L’Hay les roses et Villejuif)
http://dali-raphaet.blogspot.com/
15 décembre 2009
Nadine Morano et le bon Français musulman
Nadine Morano, ministre de la Famille, vient de donner publiquement sa version du bon Français musulman. « Il ne parle pas le Verlan et ne porte pas sa casquette à l'envers. » Le bon roi Dagobert avait mis sa culotte à l'envers et on ne lui a pas fait grief de ce choix vestimentaire ni de ne pas aimer la France !
Mme Morano qui participait à un débat sur l'identité nationale dans la ville natale de Barrès, à l'initiative du député UMP du coin, aurait dû se rappeler que Barrès était un antidreyfusard acharné, antisémite et nationaliste à tout crin. D'ailleurs, les participants au débat ont été accueillis par des manifestants venus souligner le mauvais choix de cette ville et le symbole négatif qui en ressortait.
Mme Morano chante et danse en assurant qu'elle veut changer le monde. Qu'elle commence par se changer elle-même et renonce à imposer un code vestimentaire à qui que ce soit dans ce beau pays de France où se cotoient les créations de Jean-Paul Gaultier et le « Jean-casquette-baskets ». Le lipbud des jeunes populaires n'est pas le fait d'un rappeur mais plutôt l'œuvre d'un rapetasseur. Tant pis pour l'UMP.
Ce soir, Nadine Morano s'est sentie obligée de justifier ses propos, d'affirmer qu'ils étaient sortis de leur contexte…c'est toujours pénible et délicat ce genre d'exercice car il enfonce un peu plus le clou et au bout du compte, fait plus de mal que de bien à celle qui tient le marteau.
Mme Morano qui participait à un débat sur l'identité nationale dans la ville natale de Barrès, à l'initiative du député UMP du coin, aurait dû se rappeler que Barrès était un antidreyfusard acharné, antisémite et nationaliste à tout crin. D'ailleurs, les participants au débat ont été accueillis par des manifestants venus souligner le mauvais choix de cette ville et le symbole négatif qui en ressortait.
Mme Morano chante et danse en assurant qu'elle veut changer le monde. Qu'elle commence par se changer elle-même et renonce à imposer un code vestimentaire à qui que ce soit dans ce beau pays de France où se cotoient les créations de Jean-Paul Gaultier et le « Jean-casquette-baskets ». Le lipbud des jeunes populaires n'est pas le fait d'un rappeur mais plutôt l'œuvre d'un rapetasseur. Tant pis pour l'UMP.
Ce soir, Nadine Morano s'est sentie obligée de justifier ses propos, d'affirmer qu'ils étaient sortis de leur contexte…c'est toujours pénible et délicat ce genre d'exercice car il enfonce un peu plus le clou et au bout du compte, fait plus de mal que de bien à celle qui tient le marteau.
Reprenez-vous, vous avez encore quelques années à tenir
Franck Martin, maire, à Sophie Ozanne : « je m'interroge sur ce qui se passe dans votre classe ! » Roland Liénard, premier adjoint, s'adressant à Nathalie Bellevin qualifie son intervention de « paranoïaque ».Voilà comment les responsables principaux de l'exécutif lovérien discutent avec leur opposition de gauche. C'était hier soir lors de la réunion du conseil municipal. Il est vrai que très récemment, le maire s'est occupé de mon psychisme. Merci, je me soigne. Non mais franchement, quel est le plus malade des deux ?
Le maire porte une attaque à peine dissimulée sur le professionnalisme d'une conseillère municipale qui ne fait rien d'autre que son travail d'élue d'opposition et le premier adjoint s'en prend personnellement à une autre élue d'opposition pour une intervention qui ne plait pas à ce Monsieur. Comme dirait le maire de Louviers à Christian Renoncourt à qui il a reproché des absences lors de la dernière mandature et dont la politique n'est pas le métier à temps complet : « il ne fallait pas vous faire élire ». C'est tellement plus simple ainsi…Christian Renoncourt, lui, ne court après tous les postes, n'est pas candidat à toutes les élections, ne vit pas de la politique.
Mon sentiment ? La population de Louviers mérite beaucoup mieux. Bien sûr les difficultés de la municipalité commencent à être bien connues de tous et on comprend que les édiles soient fragilisés. Mais tout de même, est-ce une raison pour perdre son calme, laisser suinter des relents de soviétisme exacerbé ? Sous certains régimes, les hôpitaux psychiatriques accueillaient surtout des opposants politiques. Cette municipalité ignore-t-elle que le mur de Berlin est tombé ?
Enfin, quand on s'en prend à la santé psychique des gens — le célébrissime « Fredo » Lefebvre, porte-parole de l'UMP, n'avait-il pas conseillé à Ségolène Royal d'aller se faire soigner — c'est que la situation globale vous échappe. Deux ans à peine après une 3e élection, « y a queq chose qui cloche là-dedans ». Allons messieurs, reprenez-vous. Vous avez encore quelques années à tenir.
Légende photo : Christian Renoncourt est un militant. On le voit ici sur le marché de Louviers au contact de la population.
14 décembre 2009
Morin 3e sur la liste de Bruno Le Maire, c'est cadeau pour la Gauche
Le site du journal Le Figaro annonce qu'Hervé Morin, ministre de la Défense nationale et maire de Cormeilles sera 3e sur la liste UMP-Nouveau Centre de Bruno Le Maire dans l'Eure. Cadeau inespéré pour Alain Le Vern qui pourra développer à loisir le fait qu'en cinq et demi de mandat passé au conseil régional, Hervé Morin y aura siégé pendant une petite heure, en tout et pour tout. Bruno Le Maire aurait, tout de même, gagné à se renseigner sur l'attitude de son collègue du gouvernement. Et sur son bilan de chef de l'opposition, absent à temps complet.
Il est vrai que les accords entre Partis politiques ne s'embarrassent pas souvent de ces basses contingences que sont le travail militant, la construction d'un contre-projet, la personnalité des candidats. S'il y a parfois à dire sur les listes de Gauche, toutes tendances confondues, aucune d'entre elles n'a eu l'imprudence d'y faire figurer un candidat fantôme.
Il est vrai que les accords entre Partis politiques ne s'embarrassent pas souvent de ces basses contingences que sont le travail militant, la construction d'un contre-projet, la personnalité des candidats. S'il y a parfois à dire sur les listes de Gauche, toutes tendances confondues, aucune d'entre elles n'a eu l'imprudence d'y faire figurer un candidat fantôme.
Ne pas vendre la peau de l'ours…
Prudence est mère de sureté. A la place de Martine Aubry, je ne vendrais pas la peau de l'ours UMP-NC avant de l'avoir tué. Dans un discours enflammé destiné à mobiliser et à motiver les troupes socialistes réunies à Tours, la première secrétaire n'a pas hésité à espérer que les socialistes (ou plutôt la Gauche) allaient emporter la victoire aux régionales dans les 22 régions de métropole.
Que le Sarkozysme démontre chaque jour son incapacité à régler les grands problèmes du pays est une évidence. Les déçus commencent à être très nombreux. Mais il arrive que les victoires annoncées, comme celle de Lionel Jospin ou celle de Ségolène Royal lors des élections présidentielles, fassent «pschiiit » et que la gagnante, comme dirait la présidente de la région Poitou-Charentes, soit aussi…la perdante. Je souhaite à Martine Aubry, aux listes socialistes et aux listes d'union de la Gauche de connaître un meilleur sort.
Les militants et les élus savent combien il est difficile de composer des listes respectant la parité, la diversité, les différents courants internes, les territoires, le renouvellement et la nécessité de posséder quelques poids lourds électoraux. A lire la presse sérieuse d'information, je me suis laissé dire que la diversité (à Droite et à Gauche) passait souvent à la trappe, que le renouvellement était surtout celui du mandat des sortants, et que le respect des différents courants n'était qu'une image d'Epinal (jolie ville des Vosges).
Il faudra ainsi m'expliquer comment Razzy Hammadi peut se retrouver en un jour et sans vote des militants du PS à la 4e place de la liste du Calvados alors qu'il n'a aucune attache dans ce département ! Les exemples de ce type foisonnent, malheureusement, et démontrent une fois encore que les listes, composées par des commissions électorales nationales, sont le fruit d'une politique à la Goggle earth et pas au niveau du rez-de-chaussée des immeubles.
Dernière minute ce 15 décembre : « Je ne peux dignement accepter d’être candidat aux régionales dans le Calvados à la place d’un autre camarade qui milite localement depuis des années » estime Razzy Hammadi, 30 ans, dans un communiqué. « C’est là un parachutage illégitime que je ne peux assumer tant il est déconnecté de mes attaches territoriales et de mon parcours » conclut ce proche de Benoit Hamon. Bravo Razzy pour cette preuve de lucidité. Souhaitons que les socialistes de Haute-Normandie et de l'Eure en particulier, le soient autant que lui.
Que le Sarkozysme démontre chaque jour son incapacité à régler les grands problèmes du pays est une évidence. Les déçus commencent à être très nombreux. Mais il arrive que les victoires annoncées, comme celle de Lionel Jospin ou celle de Ségolène Royal lors des élections présidentielles, fassent «pschiiit » et que la gagnante, comme dirait la présidente de la région Poitou-Charentes, soit aussi…la perdante. Je souhaite à Martine Aubry, aux listes socialistes et aux listes d'union de la Gauche de connaître un meilleur sort.
Les militants et les élus savent combien il est difficile de composer des listes respectant la parité, la diversité, les différents courants internes, les territoires, le renouvellement et la nécessité de posséder quelques poids lourds électoraux. A lire la presse sérieuse d'information, je me suis laissé dire que la diversité (à Droite et à Gauche) passait souvent à la trappe, que le renouvellement était surtout celui du mandat des sortants, et que le respect des différents courants n'était qu'une image d'Epinal (jolie ville des Vosges).
Il faudra ainsi m'expliquer comment Razzy Hammadi peut se retrouver en un jour et sans vote des militants du PS à la 4e place de la liste du Calvados alors qu'il n'a aucune attache dans ce département ! Les exemples de ce type foisonnent, malheureusement, et démontrent une fois encore que les listes, composées par des commissions électorales nationales, sont le fruit d'une politique à la Goggle earth et pas au niveau du rez-de-chaussée des immeubles.
Dernière minute ce 15 décembre : « Je ne peux dignement accepter d’être candidat aux régionales dans le Calvados à la place d’un autre camarade qui milite localement depuis des années » estime Razzy Hammadi, 30 ans, dans un communiqué. « C’est là un parachutage illégitime que je ne peux assumer tant il est déconnecté de mes attaches territoriales et de mon parcours » conclut ce proche de Benoit Hamon. Bravo Razzy pour cette preuve de lucidité. Souhaitons que les socialistes de Haute-Normandie et de l'Eure en particulier, le soient autant que lui.
13 décembre 2009
« Le colonel Fabien était mon père » par Monique Georges invitée de la SED
Quelle famille, quelle saga ! Avec Monique Georges (photo JCH) invitée de la Société d'études diverses, samedi à Louviers, nous avons connu une vive émotion et vécu une intensité dramatique certaine au récit des six années qui ont conduit huit membres de sa famille soit vers la mort, soit vers les camps nazis soit encore dans les prisons de Moscou.Monique Georges a été professeur au collège du Hamelet. Qui sait qu'elle était la fille de Pierre Georges (1) le colonel Fabien qui a donné son nom à une place de Paris et une station de métro pour un engagement exemplaire durant les années terribles de 194O à 1944 ? Qui sait que son grand-père et l'un de ses oncles ont été « choisis » parmi les otages communistes pour être fusillés à titre de représailles ? Qui sait que sa maman a été déportée au camp de Buchenwald pour avoir distribué des tracts signés du parti communiste et appelant à lutter contre l'occupant ? Qui sait, encore, qu'un de ses oncles « plus stalinien que les autres » prisonnier à Moscou dans des conditions bien décrites dans son livre, est celui qui a permis la reconstitution du camps de Gurs (2) dans le sud de la France ?
Monique Georges, si elle reconnaît que l'Histoire avec un grand H a surtout retenu les actions de son père mort tragiquement lors des combats livrés au sein de la Première armée en Alsace, elle n'en minimise pas pour autant le courage de toute une famille mue par un même idéal social et égalitaire. Une famille qui n'a pas supporté la drôle de guerre et encore moins « l'étrange défaite » pour reprendre l'expression de l'historien Marc Bloch.
Que Pierre Georges se fût engagé à 16 ans dans les brigades internationales pour faire la guerre aux franquistes et pendant deux années, voilà qui explique la suite : le rejet des accords de Munich, le doute devant le pacte germano-soviétique, l'évidente nécessité de recourir à l'action armée pour obtenir, un jour, le départ des nazis.
Pierre Georges est une figure légendaire du Parti communiste français, il a été de ceux qui ont combattu, à l'intérieur des frontières hexagonales, au mépris du danger, au péril de leur vie pour que la France recouvre sa liberté et son indépendance.
Alors, la lecture de la lettre de Guy Mocquet, ce jeune communiste fusillé à l'âge de 17 ans, souhaitée par Nicolas Sarkozy, laisse Monique Georges dubitative : « Les lettres des fusillés, on en a fait des livres. Il en existe des centaines. vous y lirez des appels à l'espoir et l'expression de convictions profondes qui, d'une certaine façon, nous dépassent tous. » Pourquoi celle-là ? Récupération tranche Monique Georges.
Enfin, comment ne pas insister sur le rôle des femmes, de sa maman qu'elle ne revit qu'en 1945, de retour de déportation et qui n'était pour elle « qu'une étrangère. » Mais à l'évidence, elle eut beaucoup d'amour pour sa fille au point de lui permettre de vivre une vie comme celle des autres même si l'image du père la poursuit encore…et depuis la sortie de son livre « que de lettres, que de témoignages qui m'en apprennent encore tellement sur lui. »
(1)Le colonel Fabien était mon père : Monique Georges. Editions 1001 nuits collection Document 320 pages, 20,20 euros
(2) Avec une capacité " d'accueil " de 18500 personnes, le camp de Gurs est le plus grand camp du sud de la France. Construit en 42 jours, de mars à avril 1939 pour interner les combattants de l'armée républicaine espagnole vaincue par le franquisme, il sera utilisé ensuite comme centre d'internement pour les indésirables du régime de Vichy et deviendra l'une des bases de la déportation des juifs en France.
Prochaine conférence de la SED le samedi 23 janvier 2010 à 16 heures. Invité Jean-Charles Houel (eh oui). J'évoquerai quelques grandes rencontres faites au cours de ma vie de journaliste à Louviers.
12 décembre 2009
Ghani Yalouz à Val-de-Reuil pour inaugurer la halle d'athlétisme
Bernard Laporte, ancien secrétaire d'Etat chargé des sports, avait officialisé le 30 mars dernier, en accord avec Bernard Amsalem, président de la fédération française d'athlétisme ( FFA), la nomination de Ghani Yalouz au poste de directeur technique national (DTN) de la fédération française d'athlétisme. Ghani Yalouz (41 ans) possède une forte expérience du milieu sportif français et international. Il a été successivement sportif de haut niveau, médaillé olympique, médaillé mondial, double champion d'Europe, directeur des équipes de France de lutte, puis DTN de la fédération française de lutte. Ainsi, ses compétences et ses grandes qualités humaines constituent, à coup sûr, une forte plus-value pour l'athlétisme français de demain.
Ghani Yalouz était présent, aujourd'hui, à Val-de-Reuil, à l'occasion de l'inauguration officielle de la halle d'athlétisme. Bernard Amsalem avait tenu à cette présence symbolique à plus d'un titre. Car au-delà des discours et des mondanités, cette salle servira avant tout aux sportifs qui vont bénéficier d'un lieu idéal pour l'entraînement et la compétition. La présence du directeur technique national devait aussi être un encouragement pour les athlètes présents et appelés à concourir en démonstration. Il s'avère que les installations répondent réellement aux espoirs des promoteurs, le conseil général, la Région, l'Agglomération Seine-Eure et la ville de Val-de-Reuil.
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