Guy Auzoux, conseiller général du canton de Louviers sud, a obtenu du conseil général un accord de principe technique et financier permettant de créer une nouvelle voie d'accès à la RN 154 (voie rapide) au niveau d'Acquigny et dans le sens Evreux-Louviers. On pouvait quitter la route nationale à hauteur des Planches mais on ne pouvait pas y accéder. Ainsi, les poids lourds et les véhicules de tourisme en transit traversaient la commune d'Acquigny créant un flux inutile voire dangereux.
La commission spécialisée du conseil général, la municipalité d'Acquigny, la communauté d'agglomération ont donné leur accord à ce projet qui sera mis à l'étude en juin prochain et réalisé en 2010. Un rond-point devrait être également programmé à la sortie de la 154 à hauteur des Planches pour supprimer le carrefour actuel jugé dangereux.
12 mars 2009
11 mars 2009
La Commission de déontologie aurait aimé être saisie du cas de François Pérol
« S'il existait un doute sur la compatibilité de son départ avec les règles déontologiques, M. Pérol ou l'administration dont il relève, c'est-à-dire l'inspection générale des finances, aurait dû saisir la commission ». Voilà ce qu'a déclaré aujourd'hui un membre de la Commission de déontologie chargée, normalement, d'étudier la régularité du passage de la fonction publique au secteur privé.
M. François Pérol est devenu président des Caisses d'Epargne et des Banques populaires par la seule volonté du président de la République. Les règles de droit habituelles n'ont pas été respectées et comme la Commission de déontologie ne peut se saisir elle-même, il a bien fallu qu'un de ses membres se dévoue pour expliquer publiquement l'embarras dans lequel ils se trouvent. Cette déclaration publique est en elle-même exceptionnelle.
Il est vrai que cette nomination n'a pas fini de faire des vagues. François Pérol qui a travaillé pour le compte des Banques Populaires et le lancement de Natixis (action boursière passée de 19,50 euros à 0,86 euro) a rejoint le cabinet de Nicolas Sarkozy où il a cogité sur la fusion des banques citées ci-dessus. Qu'on ne vienne pas dire qu'il n'y a pas de lien de cause à effet. François Pérol bénéficie d'un statut privilégié uniquement dû au bon vouloir du monarque qui gouverne ce pays.
Je profite de l'occasion pour indiquer que le Parti socialiste vient de publier « La France en libertés surveillées » La République en danger (en vente 5 euros tel 01 45 56 78 15). Ce livre décrypte les multiples remises en cause des droits individuels et collectifs. De ADN à zone d'attente, il dresse en 89 mots-clés, un état des lieux des atteintes aux libertés publiques orchestrées par Nicolas Sarkozy depuis mai 2007. Défendre les fondements du pacte républicain est un devoir. Cet ouvrage constitue une première contribution à ce travail.
M. François Pérol est devenu président des Caisses d'Epargne et des Banques populaires par la seule volonté du président de la République. Les règles de droit habituelles n'ont pas été respectées et comme la Commission de déontologie ne peut se saisir elle-même, il a bien fallu qu'un de ses membres se dévoue pour expliquer publiquement l'embarras dans lequel ils se trouvent. Cette déclaration publique est en elle-même exceptionnelle.
Il est vrai que cette nomination n'a pas fini de faire des vagues. François Pérol qui a travaillé pour le compte des Banques Populaires et le lancement de Natixis (action boursière passée de 19,50 euros à 0,86 euro) a rejoint le cabinet de Nicolas Sarkozy où il a cogité sur la fusion des banques citées ci-dessus. Qu'on ne vienne pas dire qu'il n'y a pas de lien de cause à effet. François Pérol bénéficie d'un statut privilégié uniquement dû au bon vouloir du monarque qui gouverne ce pays.
Je profite de l'occasion pour indiquer que le Parti socialiste vient de publier « La France en libertés surveillées » La République en danger (en vente 5 euros tel 01 45 56 78 15). Ce livre décrypte les multiples remises en cause des droits individuels et collectifs. De ADN à zone d'attente, il dresse en 89 mots-clés, un état des lieux des atteintes aux libertés publiques orchestrées par Nicolas Sarkozy depuis mai 2007. Défendre les fondements du pacte républicain est un devoir. Cet ouvrage constitue une première contribution à ce travail.
Les élections européennes ne passionnent pas les foules et c'est bien dommage
Dans un sondage rendu public ces derniers jours (LH2) on apprend que seuls 53 % des Français s'intéressent, peu ou prou, aux élections européennes. Les 47 % restants ont d'autres chats à fouetter. Parmi les personnes interrogées, les partisans de la Gauche se montrent les plus concernés mais cela ne se traduit ni en terme de confiance ni en terme d'intentions de vote. Au contraire même, la droite et le centre droit étant les mieux placés (aujourd'hui) dans ces élections.pourtant, ils sont majoritairement prêts à prendre en compte les enjeux nationaux pour se déterminer. L'Europe, c'est bien mais c'est loin. Les Français devraient, s'ils étaient cohérents, sanctionner le gouvernement et le président, ce qui sera le thème principal de la campagne des opposants de gauche à Sarkozy mais il ne faudrait pas mépriser le moins du monde l'Europe et son avenir.
Au passage, je signale qu'un de mes amis s'est rendu sur le site de Rue89 (http://www.rue89.com/) pour y découvrir que certains députés socialistes européens avaient inégalement rempli leur fonction. Si Pervenche Bérès (fabiusienne 418 interventions) a été de celles qui ont été parmi les plus présentes et les plus actives, il n'en va pas de même avec Henri Weber (37 interventions) classé dans les dernières positions avec Vincent Peillon (29 interventions). Ces deux derniers, sortants, se présentent à nouveau aux suffrages des électeurs. Tous deux anciens élus du Nord-Ouest, ils sont têtes de listes respectivement dans le Centre et dans la région PACA. Autrement dit l'attachement au territoire ne ne fait partie du bagage du bon député européen. Il faudra revoir le mode d'élection qui ne répond à rien et revenir aux listes nationales ou définir des circonscriptions (72) dans l'hexagone…je reconnais que cette dernière solution ne serait pas simple à mettre en œuvre.
Dans l'attente, je lance un vibrant appel à tous les électeurs pour qu'ils se rendent aux urnes le 7 juin prochain. Partisans du oui, partisans du non, tous aux urnes ! Le suffrage universel et l'Europe méritent l'intérêt des Français surtout quand les réponses aux problèmes du temps nécessitent une cohésion européenne voire mondiale.
PS : Le classement des socialistes place quatre femmes en tête : Martine Roure, Pervenche Bérès, Marie-Arlette Carlottti et Marie-Noëlle Nienemann. Seule Pervenche Bérès est rééligible. Allez comprendre…
La réunification des deux Normandie n'est pas aussi simple que certains le pensent et le disent
La réunification des deux Normandie (Haute et Basse) passionnent certains élus qui, à l'occasion des prochaines élections régionales, vont en faire leur cheval de bataille électorale. Dans notre région, on en connait qui en font une véritable obsession, fascinés qu'ils sont par des éléments historiques, géographiques voire économiques et aussi, bien sûr, politiques. Mme Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a assuré qu'aucune fusion ou réunification n'aurait lieu sans l'accord des assemblée territoriales concernées.
On aimerait que les populations soient consultées d'une façon ou d'une autre, c'est d'ailleurs la demande émise, par exemple, par le président départemental de la fédération de l'Eure du Parti radical de Gauche. Dans cette hypothèse, il lira avec intérêt le sondage réalisé par l'IFOP (voir lien ci-dessous) et paru dans le journal Ouest-France. Les Bas-Normands devaient répondre à la question suivante : « vous savez qu'il existe différents projets de réorganisation territoriale notamment dans l'ouest de la France. Personnellement, parmi les scénarii suivants, lequel aurait votre préférence », voici les réponses : Qu'on en reste à la situation actuelle (58 % des Bas normands sont d'accord) que la Haute et la Basse Normandie ne fassent qu'une seule région (36 %) que la Basse-Normandie, les Pays-de-Loire et la Bretagne ne forment qu'une seule région (6 %).
On remarque en analysant les réponses en détail que les habitants du Calvados sont les plus hostiles à la réunification des deux Normandie. Le sondage n'a pas pris en compte les avis des Haut-Normands. Il serait souhaitable qu'un organisme de presse ou un Parti politique aux moyens financiers importants en prenne l'initiative.
La conclusion : La réunification des deux Normandie semble un problème simple. Il ne l'est pas. http://feeds.feedburner.com/Ifop2
On aimerait que les populations soient consultées d'une façon ou d'une autre, c'est d'ailleurs la demande émise, par exemple, par le président départemental de la fédération de l'Eure du Parti radical de Gauche. Dans cette hypothèse, il lira avec intérêt le sondage réalisé par l'IFOP (voir lien ci-dessous) et paru dans le journal Ouest-France. Les Bas-Normands devaient répondre à la question suivante : « vous savez qu'il existe différents projets de réorganisation territoriale notamment dans l'ouest de la France. Personnellement, parmi les scénarii suivants, lequel aurait votre préférence », voici les réponses : Qu'on en reste à la situation actuelle (58 % des Bas normands sont d'accord) que la Haute et la Basse Normandie ne fassent qu'une seule région (36 %) que la Basse-Normandie, les Pays-de-Loire et la Bretagne ne forment qu'une seule région (6 %).
On remarque en analysant les réponses en détail que les habitants du Calvados sont les plus hostiles à la réunification des deux Normandie. Le sondage n'a pas pris en compte les avis des Haut-Normands. Il serait souhaitable qu'un organisme de presse ou un Parti politique aux moyens financiers importants en prenne l'initiative.
La conclusion : La réunification des deux Normandie semble un problème simple. Il ne l'est pas. http://feeds.feedburner.com/Ifop2
10 mars 2009
A la recherche d'un million d'euros…
Le maire de Louviers a besoin d'un million d'euros pour équilibrer le budget primitif 2009. Comme un point d'imposition vaut 85 000 euros, il serait trop facile de diviser un million par 85 000 pour connaître l'éventuel pourcentage d'augmentation d'impôts à venir. C'est une présentation habile de la part de Franck Martin car il est évident qu'il ne fera pas voter un million d'euros de nouveaux impôts par sa majorité municipale.En annonçant une somme énorme, en gonflant les besoins et finalement en faisant voter un montant sensiblement inférieur, il pense (et il n'a pas forcément tort) que les Lovériens retiendront les taux auxquels ils ont échappé et non pas le fait que jamais les impôts n'auraient dû augmenter au cours de cette mandature, conformément aux promesses électorales de la majorité actuelle.
L'année 2009, faut-il le souligner une nouvelle fois, est une année de crise dans tous les domaines. Le chômage augmente, le pouvoir d'achat stagne, l'inquiétude grandit dans les familles. La politique initiée par Nicolas Sarkozy aggravée par le contexte international ne permet pas, malgré des mesures ponctuelles, de rassurer et de satisfaire les Français. Faut-il donc en rajouter une couche à Louviers où les impôts sont déjà très élevés ? Pour sa défense, le maire invoque des éléments contraignants indépendants de sa gestion. Nous avons déjà fait litière de cette affirmation. S'il est vrai que les collectivités locales sont touchées par la crise, c'est plus par ses effets directs sur les salariés, le commerce local, l'activité économique et le manque de confiance global qui pousse les ménages à épargner par précaution.
Compte tenu de certains investissements, d'une gestion coûteuse dans des domaines réservés, compte tenu également du refus du maire de restreindre un train de vie exorbitant, il fallait bien que les Lovériens mettent la main au portefeuille. Michel Doucet a listé de nombreuses dépenses excessives et des recettes inexistantes pourtant dûment inscrites : le budget 2008 n'était pas sincère. Le compte administratif le prouvera. Le budget 2009 ne le sera pas non plus et la majorité municipale (celle qui phosphore dur) va devoir faire preuve d'imagination pour nous faire avaler l'amère pilule. Je parie (pari risqué, comme tout pari) que l'augmentation des impôts ne dépassera pas 5 à 6 %. En dessous, le maire prendrait un risque inutile, au dessus, il serait irresponsable. Ce sera assez dur comme cela si les conseillers d'opposition de Gauche ne parviennent pas à le convaincre de renoncer à cette augmentation insensée.
Le cavalier seul du NPA d'Olivier Besancenot
Alors que les sondages d'intentions de votes pour les élections européennes accordent (aujourd'hui) entre 8 et 10 % des intentions des Français(e)s en faveur des listes présentées par le NPA nouveau parti anticapitaliste, ce dernier a décidé de ne pas rejoindre le front de Gauche qui unit le Parti de Gauche et le Parti communiste français et de présenter Olivier Besancenot en position non éligible en Île-de-France.Le « meilleur » opposant de Nicolas Sarkozy animera tout de même la campagne et s'appuiera sur le vote majoritaire (55 %) des Français qui avaient dit non en 2005 au référendum sur le projet de traité constitutionnel. D'autres que lui pourraient tirer leur épingle du jeu lors du scrutin du 7 juin : le front de Gauche, le Parti socialiste qui apparaît comme une alternative de gouvernement aux niveaux national et européen, le MODEM de Bayrou, seul vrai parti du centre (droit) puisque Hervé Morin et les siens sont identifiés à l'UMP. La majorité présidentielle et sarkozyste devrait payer la crise économique et sociale au prix fort. La manifestation nationale prochaine illustrera clairement l'importance du mécontentement.
Retenons de la décision du NPA deux éléments forts : primo, son refus d'alliance même avec des partenaires idéologiques proches ayant des positions identiques sur l'Europe, secondo, l'habile classement d'Olivier Besancenot qui apparait comme un militant pur et dur et non comme un chasseur de mandat électif intéressé. Je ne suis pas certain que le cavalier seul du NPA (c'est évidemment son droit le plus strict) soit payant à terme. Il s'isole et s'enferme, contrairement à son discours unitaire dans les luttes, et le retrait d'Olivier Besancenot peut apparaître comme un refus d'engagement au plus haut niveau. Devenir député européen, c'est participer au travail des commissions à Strasbourg et Bruxelles, c'est s'opposer en proposant, c'est sortir d'une position protestataire pour chercher la meilleure voie susceptible d'être adoptée par une majorité de députés européens. Visiblement, le NPA ne cherche pas ce pouvoir-là. Du moins pas encore.
Le Vatican et le lave-linge
Dans un article paru dans l'Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican, une journaliste (il fallait bien que cela soit une femme) écrit à l'occasion de la journée 8 mars que la femme n'a pas été libérée par la pilule ou l'avortement mais par l'invention du lave-linge. Si je pense à ma mère, cette journaliste n'a pas complètement tort dans la mesure où, pendant longtemps, les femmes furent aussi des lavandières compte tenu du nombre d'enfants par famille. Dire que la machine à laver le linge a libéré la femme plus que la pilule c'est comme dire qu'un lapin est à la fois rapide et comestible. On n'est pas dans le même ordre d'idée.
Je préfère que la journée de la femme soit célébrée par Gisèle Halimi, par exemple, ancienne présidente de l'association « Choisir » dont l'action en faveur de la liberté et de l'émancipation des femmes est historiquement forte. Ce qui ajoute à la valeur de son engagement c'est que le combat de Gisèle Halimi a largement dépassé les frontières de tel ou tel sexe. Elle s'est située dans une dimension humaine mêlant les relations des hommes et des femmes, des femmes et du travail, des femmes et de l'égalité ou de la parité en politique…
La machine à laver le linge a permis aux femmes de gagner du temps pour elles-mêmes ce qui demeure très théorique, encore aujourd'hui, dans la mesure où elles restent, majoritairement, celles qui s'occupent des enfants, de l'aide aux devoirs, qui cuisinent…il arrive que certains hommes partagent ces différentes activités mais les statistiques sont intraitables : les hommes préfèrent rendre leur tablier plutôt que de le porter.
Revenons au lave-linge. Ou au Lave-vaisselle. Au mixeur. Au batteur. A tous ces outils ménagers qui évitent de la peine, épargnent de l'énergie et laissent du temps disponible au cerveau pour penser. Le Vatican n'a pas inventé la poudre en découvrant les avantages de la modernité. On aimerait que le pape Benoit XVI soit aussi moderne quand il réintègre dans l'Eglise des évêques intégristes voire négationnistes. Ou quand le Vatican fait savoir que l'avortement est plus grave que le viol après qu'il a excommunié une maman brésilienne et sa fille violée contrainte d'avorter alors que le violeur n'a subi aucune sanction ecclésiale ! Ou encore quand le Vatican n'autorise pas l'emploi du préservatif alors que l'épidémie de SIDA continue de frapper dans bien des pays pauvres et riches. Et finalement, comme Pilate, s'en lave les mains.…
Alors oui, vive le lave-linge vaticanesque pour laver les péchés de certains curés pédophiles américains ou français ! Vive le lave-linge qui a sorti la femme de sa condition mécanique ! Et vive la laïcité à la française qui permet à ceux qui croient et ceux qui ne croient pas au ciel de bien vivre ensemble…
Je préfère que la journée de la femme soit célébrée par Gisèle Halimi, par exemple, ancienne présidente de l'association « Choisir » dont l'action en faveur de la liberté et de l'émancipation des femmes est historiquement forte. Ce qui ajoute à la valeur de son engagement c'est que le combat de Gisèle Halimi a largement dépassé les frontières de tel ou tel sexe. Elle s'est située dans une dimension humaine mêlant les relations des hommes et des femmes, des femmes et du travail, des femmes et de l'égalité ou de la parité en politique…
La machine à laver le linge a permis aux femmes de gagner du temps pour elles-mêmes ce qui demeure très théorique, encore aujourd'hui, dans la mesure où elles restent, majoritairement, celles qui s'occupent des enfants, de l'aide aux devoirs, qui cuisinent…il arrive que certains hommes partagent ces différentes activités mais les statistiques sont intraitables : les hommes préfèrent rendre leur tablier plutôt que de le porter.
Revenons au lave-linge. Ou au Lave-vaisselle. Au mixeur. Au batteur. A tous ces outils ménagers qui évitent de la peine, épargnent de l'énergie et laissent du temps disponible au cerveau pour penser. Le Vatican n'a pas inventé la poudre en découvrant les avantages de la modernité. On aimerait que le pape Benoit XVI soit aussi moderne quand il réintègre dans l'Eglise des évêques intégristes voire négationnistes. Ou quand le Vatican fait savoir que l'avortement est plus grave que le viol après qu'il a excommunié une maman brésilienne et sa fille violée contrainte d'avorter alors que le violeur n'a subi aucune sanction ecclésiale ! Ou encore quand le Vatican n'autorise pas l'emploi du préservatif alors que l'épidémie de SIDA continue de frapper dans bien des pays pauvres et riches. Et finalement, comme Pilate, s'en lave les mains.…
Alors oui, vive le lave-linge vaticanesque pour laver les péchés de certains curés pédophiles américains ou français ! Vive le lave-linge qui a sorti la femme de sa condition mécanique ! Et vive la laïcité à la française qui permet à ceux qui croient et ceux qui ne croient pas au ciel de bien vivre ensemble…
9 mars 2009
Les socialistes en peau de lapin
Un mot pour dire que je n'ai pas apprécié, mais alors pas du tout, les propos de Manuel Valls, membre du Parti socialiste, qui a accusé M. Domota, le leader du LKP en Guadeloupe, d'avoir un comportement raciste. Ou Valls est sourd ou il est aveugle. Les victimes du racisme, que je sache, ne sont pas les békés qui détiennent 80 % du pouvoir économique et des richesses des départements d'Outre-mer mais bien les descendants d'esclaves qui, aujourd'hui, réclament 200 euros pour les bas salaires et aussi une dignité longtemps bafouée.
M. Domota n'est, certes, pas un tendre. Il a le mérite d'être un homme charismatique, sûr de son bon droit et de celui de tous ceux pour lesquels il s'est battu et continue de se battre. Je ne comprends pas la saillie de Manuel Valls même si je n'ignore pas que le maire d'Evry n'aurait pas hésité à rejoindre Nicolas Sarkozy en cas de demande pressante. François Loncle a un terme pour qualifier ces socialistes aux convictions molles : « les socialistes en peau de lapin. » J'ignore si Manuel Valls court aussi vite que le rongeur aux grandes oreilles et à petite queue mais il a l'air de savoir changer de destination pendant le voyage…
M. Domota n'est, certes, pas un tendre. Il a le mérite d'être un homme charismatique, sûr de son bon droit et de celui de tous ceux pour lesquels il s'est battu et continue de se battre. Je ne comprends pas la saillie de Manuel Valls même si je n'ignore pas que le maire d'Evry n'aurait pas hésité à rejoindre Nicolas Sarkozy en cas de demande pressante. François Loncle a un terme pour qualifier ces socialistes aux convictions molles : « les socialistes en peau de lapin. » J'ignore si Manuel Valls court aussi vite que le rongeur aux grandes oreilles et à petite queue mais il a l'air de savoir changer de destination pendant le voyage…
A Are en Suède, Jean-Baptiste Grange doit se jouer des piquets

Chers lecteurs, vous n'avez pas été sans remarquer (lire ci-dessous) que mon blog s'est tu pendant une semaine. Certains ont apprécié, d'autres moins. Je rassure l'ensemble de mes lecteurs, amis ou non amis. Je suis de retour avec une pêche d'enfer et une envie de communiquer plus que jamais inassouvie. J'ai pris un peu de hauteur et partagé une amitié maintenant ancienne auprès d’Annick et Jean-Pierre Grange, à Valloire, les parents de Jean-Baptiste Grange, skieur valeureux mais malchanceux à Val-d'Isère lors des derniers championnats du monde. Alors que le leader de l'équipe de France partait pour glaner deux médailles d'or en combiné et en slalom, Jean-Baptiste s'est pris les skis dans les piquets et n'a pu prendre aucune place d'honneur sur le podium.
Qu'importe, la saison n'est pas terminée. À Are en Suède, le week-end prochain, encouragé par sa maman qui veille sur lui avec beaucoup de bonheur et une grande attention, Jean-Baptiste Grange pourrait, dans le meilleur des cas, remporter la coupe du monde de slalom, de quoi satisfaire son fan-club et tous ceux qui, à Valloire, suivent sa carrière et le soutiennent…surtout dans les moments difficiles. D'ailleurs, après le slalom de Kranjska Gora en Slovénie la semaine dernière, JB est revenu à Valloire pour retrouver ses esprits, le sens de la compétition et le calme nécessaire à la préparation des champions de haut niveau.
Comme le dit bien son père « les Français ne sont pas encadrés par des casques à pointe » ce qui est le cas des Autrichiens et des Suisses dans les rangs desquels règne une discipline de fer. Les Français et les Italiens, plus bohèmes, plus fantaisistes sont aussi parfois plus fantastiques. L'exemple de Lizeroux, ami de JBG, est à suivre. Voilà un garçon qui éclot vraiment à l'âge de 29 ans. JB n'a que 23 ans. Beaucoup de belles choses vont advenir. Je ne parle pas forcément de médailles mais de réussite dans une vie de skieur professionnel avec sponsors, coaches, entraînements technique et physique et non oubli des vraies valeurs : l'amour du sport, le plaisir des victoires comme les regrets des défaites, le vrai savoir d'où l'on vient et pourquoi on fait ce qu'on fait. « « JB n'a pas la grosse tête », affirme son père. À voir le sourire tranquille de ses parents (notre photo JCH) je n'en doute nullement.
Post it

Patricia n'aime pas le froid. Elle ne m'a pas accompagné à Valloire où elle dévala les pistes un jour pour se retrouver avec une jambe dans le plâtre. Depuis, elle préfère le soleil et les bords de mer. Comme ce blog est resté inanimé pendant quelques jours, elle a judicieusement pensé qu'à mon retour, je souhaiterais avoir des nouvelles. Les voici :
« Ce matin j’ai fait des muffins et je suis allée en porter à Claude et à Catherine qui m’ont fait part de leur indignation à propos d’une Une de Télérama. Pour m’en parler plus d’un mois après la parution de l’hebdomadaire, je mesurai le degré de leur colère.
Deux secondes après, j’avais la pièce à conviction sous mes yeux. Vraiment cela les avait choqués car comment imaginer que l’on puisse garder les programmes télé du mois de février ? Personnellement, je préfère la lecture des Inrockuptibles à la médiathèque. Je ne lis jamais Télérama, ça m'endort mais là, rien à redire, si ce n’est qu’approuver le message : « trop de sécurité nuit gravement à la liberté. ».
Devant mon manque de réaction et mon silence, Bernard continua à me titiller en me glissant que tu en faisais trop sur ton blog avec la vidéosurveillance. Je laissais passer leur colère. À quoi bon s’écharper une nouvelle fois avec des amis que l’on apprécie mais qui ne partagent pas certaines de nos valeurs ou leur parler d’un article édifiant lu dernièrement dans les Inrockuptibles intitulé « Objectif flicage, le net enquête sur la vidéo surveillance » : http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/article/objectif-flicage/
Vous reprendrez bien un muffin ?
Je n’aurais certainement plus repensé à cet épisode si je n’avais écouté Philippe Collin parler de la vidéosurveillance dans son émission « Panique au Mangin Palace » sur France-Inter ce dimanche matin. http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/paniqueaumanginpalace/
Figure toi que « Monique et Jean-Claude » sont partis ce matin en croisade contre le système de vidéosurveillance mis en place par le maire de Grosboules les Bains, Jean Guy Balkana. J’ai podcasté l’émission que je te ferai écouter en rentrant car cette semaine elle est super drôle. Je préfère nettement cet humour à celui de Stéphane Guillon ! http://www.radiofrance.fr/franceinter/pod/index.php#p
En attendant ton retour de Valloire en ce dimanche 8 mars, journée de la femme, veille du cinquantenaire de la poupée Barbie.
Patricia
P.S : Continue à dénoncer la vidéosurveillance à Louviers et partout ailleurs sur ton blog. Te souviens-tu des photos des Barbies que j’avais prises avec Thierry B. pour répondre à un concours de photos
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