Le Parquet de Brest décide
de ne pas ouvrir d’enquête préliminaire dans l’affaire Ferrand et les mutuelles
de Bretagne. Après une analyse juridique serrée, aucun fait ne peut être
reproché au ministre macroniste. Soit. Il n’a donc pas commis d’illégalité. Pour
le couvrir, Edouard Philippe, le premier ministre, en vient même à invoquer le
suffrage universel qui, selon lui, tranchera lors des prochaines élections
législatives. Si les électeurs (trices) de la circonscription du Finistère dans
laquelle M. Ferrand se représente, lui renouvellent leur confiance, alors de
débat il n’y aura plus.

Il est donc fort aventureux voire imprudent d’en appeler au
suffrage universel comme le fait notre premier ministre. François Fillon en
espérant l’immunité présidentielle, croyait échapper aux juges. Ce n’est pas
parce qu’il a perdu les élections qu’il est coupable. Attendons la fin de l’histoire.
En fait, la double affaire Ferrand est simplissime : si son fils a
effectivement accompli des tâches administratives ou techniques à l’Assemblée
nationale pour son père, il n’y a point d’emploi fictif et la loi reste la loi.
Si la compagne de M. Ferrand a bénéficié d’un quelconque favoritisme dans l'affaire de la mutuelle de Bretagne, l’examen
des documents et des contrats permettra d’en connaître précisément. A priori,
Richard Ferrand a respecté la loi. On ne lui en demande pas plus. Ni moins.
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