18 janvier 2015

1000 coups de fouet et dix ans de prison pour avoir contesté l'absolutisme du roi de l'Arabie Saoudite


Le roi d'Arabie Saoudite
Puisqu’on parle beaucoup et partout d’islamistes fanatiques radicaux, pensons à ce jeune blogueur d’Arabie Saoudite récemment condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour avoir défendu la laïcité et osé suggérer que l’absolutisme religieux ne doit plus être de mise en 2015.

L’Arabie Saoudite, membre de la coalition contre l’Etat islamique ! — sans doute pour défendre des intérêts économiques et financiers — est un royaume où l’islam sunnite règne en maître, où l’apostasie est punie de la peine de mort et où les femmes n’ont pas le droit de conduire une voiture. L’Arabie saoudite n’est pas une démocratie, Il s’agit d’une monarchie islamique de type absolue contrôlée par la famille Saoud. Le pouvoir peut tout et sans aucun contrôle. L’Arabie saoudite, l’un des premiers producteurs mondiaux de pétrole, est aussi l’état où est né Oussama Ben Laden et où les principaux auteurs des attentats de New York, le 21 septembre 2001, ont été éduqués et ensuite recrutés par le grand chef du djihad mondialisé.

Que nous apprend la condamnation du blogueur appelé à être fouetté tous les vendredis après la prière et pendant plusieurs semaines ? Qu’il existe un tas d’endroits dans le monde où la liberté d’expression, la liberté tout simplement, est loin d’être acquise. Fouetté devant une foule hurlante, menotté, entravé, le «coupable» saoudien ne serait rien d’autre, en France, qu’un homme comme les autres, autorisé à faire connaître ses idées et à exprimer des vœux pour une société meilleure, plus ouverte et plus tolérante. Pour avoir contesté l’absolutisme, cet homme moderne est devenue une victime des tyrans.

Au Niger, encore, des églises dites « évangélistes » ont été brûlées, hier, par des foules haineuses et on a compté une dizaine de morts parmi les manifestants rassemblés contre le contenu de la Une de Charlie Hebdo cette semaine. Visiblement le « tout est pardonné » d’un des caricaturistes du journal n’a pas été compris de la même façon par tous ses lecteurs. Savent-ils seulement, ces salafistes, que la terre continuera de tourner même s’ils brûlent le drapeau tricolore en place publique ? Savent-ils que les Français, mais pas seulement eux, sauront descendre à nouveau dans les rues pour défendre ce bien précieux, ce trésor que le monde nous envie : la laïcité.

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