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Les réembauches se feront à compter de la mi-janvier. (photo DR) |
Le président du conseil général de l'Eure s'est investi au maximum pour sauver M-Real et les emplois. Conscient non seulement de l'aspect emblématique de la lutte (l'usine vit passer François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou etc. pendant la campagne présidentielle) Jean-Louis Destans a aussi tout fait pour sauvegarder un outil industriel performant, sous la pression constante des salariés lesquels ont multiplié les actions spectaculaires pour faire prendre en compte leurs revendications justes et légitimes.
Sans l'accord de l'Etat et du ministère du Redressement Productif, sans l'investissement du préfet de l'Eure, sans le sérieux et l'opiniâtreté des salariés, rien n'eût été possible.
Le dossier M-Real est aussi un succès plus global. Pour le personnel et les emplois directs, pour les entreprises sous-traitantes, pour les élus de la région et du Département pour l'avenir industriel de la vallée…il eût été plus difficile de réindustrialiser l'axe Seine et de donner crédit à la plate forme multimodale imaginée par la CASE et le pôle métropolitain sans la présence active du site M-Real.
Le président de la CASE avait donc tort quand il affirmait, péremptoire, qu'il ne miserait pas un kopeck sur l'avenir du site industriel. Heureusement, Jean-Louis Destans a fait preuve de courage et d'imagination et réussi à convaincre l'unanimité des élus départementaux du bienfondé du rôle joué par le Département. C'est une leçon qui vaut pour d'autres combats, ailleurs en France, en attendant l'adoption de la fameuse loi dite loi M-Real obligeant un industriel désirant se séparer d'activités rentables à les céder à un repreneur.
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