
Le quotidien français conclut qu'il est bien difficile de faire la part entre la vidéosurveillance et l'action de la police. La vidéosurveillance a pourtant la cote. Chez les Français d'abord, qui sont 71 % à y être favorables, et chez les élus de tous bords, ensuite. Droite et Gauche confondues, les élus locaux ont de plus en plus recours aux machines pour diminuer la pression sécuritaire de l'opinion publique. Au Parti socialiste, les positions sont contradictoires. Au niveau national, le PS se garde bien de prôner la surveillance tous azimuts après avoir sortir un livre blanc dénonçant les fichiers, les atteintes à la vie privée, la traçabilité des citoyens notamment les politiques, les militants, les syndicalistes…au plan local, c'est à géométrie variable. Paris s'est doté de la vidéosurveillance contre l'avis des Verts. A Louviers, les Verts ont voté comme un seul homme pour l'installation des caméras. Les contradictions traversent tous les partis.
Il n'en reste pas moins que la ;pédagogie reste la meilleure arme contre les systèmes de surveillance électronique. Lors de la campagne de signatures organisée par le comité local contre la vidéosurveillance, nombre de ceux qui ont finalement signé cette pétition étaient pour a priori. Ce n'est qu'après discussion, explications techniques, financières, politiques, que les habitants des quartiers se disaient : « bien sûr, ils ont raison, non seulement cela ne sert à rien mais en plus cela coûte très cher. »
1 commentaire:
Bonjour,
merci pour votre message équilibré, qui marque bien les difficultés entourant ce débat de société.
En tant qu'installateur professionnel, nous nous félicitons surtout des évolutions technologiques qui nous semblent plus à même d'offrir un véritable service et un retour sur investissement (l'exemple anglais étant surtout le résultat d'un investissement massif sur une technologie pas assez mure et performante), mais aussi de meilleures garanties pour les libertés républicaines.
Bien cordialement, ER
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