14 juillet 2012

La ligne LGV Paris-Rouen-Le Havre a du plomb dans l'aîle

Arrivée du premier train en gare de Val-de-Reuil. (photo JCH)
La ligne LGV Rouen-Paris a du plomb dans l'aîle. Les écologistes et quelques autres seront contents d'apprendre que le projet de ligne à grande vitesse entre Paris et Rouen et donc le Havre semble faire partie des projets abandonnés par le gouvernement pour des raisons évidentes liées à la situation financière de la France. Rien n'est encore officiel mais des informations habilement distillées laissent penser que des programmes d'investissements jugés non absolument prioritaires vont être mis de côté pour alléger la facture de l'Etat. Et au passage celle des collectivités locales.
Cette information va donc rassurer tous ceux et celles qui ne voyaient dans le projet normand de ligne à grande vitesse que des dépenses inutiles non conformes aux exigences sociétales et écologiques. La lutte engagée contre le tracé AB sorti du chapeau de RFF illustrait bien la difficulté de dialoguer avec les organismes d'Etat chargés des infrastructures.
Cela ne veut pas dire que les projets sont tous être abandonnés. Il est évident que le doublement de la ligne entre Paris et Mantes continue de s'imposer et je ne connais pas de politiques conséquents pour le regretter. La nouvelle ligne…politique est d'améliorer les lignes existantes, d'augmenter la fréquence des trains et d'obtenir un cadencement cohérent capable d'inspirer la confiance aux usagers. Il est possible que la ligne LGV Paris Normandie soit reclassée en voie classique modernisée. Tout dépendra donc de ce que l'Etat met derrière le mot modernisée.

1 commentaire:

nono a dit…

Le doublement du Mantois est indispensable, nous avons des décennies de retard sur ce sujet qui pèse sur les usagers. Il est structurant pour la Région et Paris. L'autre n'était qu'un mirage.

Il ne s'agit pas pour les écolos de se satisfaire bêtement d'avoir eu raison, et aussi de l'avoir dit : Beaucoup de monde le savait, on le disait sous le manteau, mais les raisons électorales a ses raisons, que la raison ne connaît pas.
Nous avons déjà perdu assez de temps et d'argent.
La modernisation de la ligne s'impose. Comme tu dis, "tout dépendra donc de ce que l'Etat met derrière le mot modernisée".

L'autre contre-coup, c'est que la LNPN risque d'avoir été le fossoyeur d'un autre chantier dont nous avons vraiment besoin : la ligne Rouen-Evreux.

Afin de ne pas retomber dans les ornières de l'opposition des habitants de la vallée de l'Iton, cette ligne pourra passer le long de la RN154, ainsi que Jérôme Bourlet le proposait dans le SCoT, et aussi ainsi que l'a prévu la Région, en faisant l'acquisition des parcelles le long de cette route.
C'est plus direct. C'est possible.

Trop tard ? Cela dépend de la volonté politique, de l'ambition pour l'économie et le territoire, et des moyens qu'on peut y engager. Des moyens tout de même plus modestes qu'une LGV.