10 janvier 2015

Pour Cabu…

« Je suis Charlie ». Bien des amuseurs, dessinateurs, caricaturistes, poètes, romanciers, journalistes…sont Charlie. J’ai reçu plusieurs contributions d’un dessinateur ami, justement ému par l’assassinat des grandes plumes de Charlie Hebdo. Plumes est bien le mot puisque Cabu dessinait à la plume, à main levée, avec le génial talent que nous lui connaissons. Parmi les dessins que m’a adressés cet ami rouennais, j’en ai choisi un qui me semble illustrer, plus qu’un long texte, le destin tragique de ce nounours de 76 ans !


La Scène nationale Evreux-Louviers en danger : signez la pétition pour assurer sa pérennité

Qu'il soit au Cadran, au Grand Forum ou dans la rue, le théâtre est indispensable…(photo Odin Théâtre archives JCH)
« Le Théâtre d’Évreux existe depuis 1977, il est devenu Scène Nationale en 1991 et Scène Nationale Évreux-Louviers en 1998. Ce label décerné par le Ministère de la Culture salue le travail exemplaire accompli sur le territoire. Il induit les soutiens financiers de la Région, du Département et de l’État pour accompagner le projet de la Ville.
Ces financements croisés permettent l’existence d’une programmation ouverte à tous : pour cette saison plus de 60 spectacles soit 120 levers de rideau.
Année après année, la Scène Nationale a œuvré à tisser une offre culturelle riche, variée, humaine dans tout le département.
Aujourd’hui, ce sont presque 40 années de travail qui sont menacées de disparition.
Le 10 décembre dernier, lors du comité réunissant les financeurs, les maires d’Évreux et Louviers ont annoncé, sans qu’elle soit encore votée, une baisse de leur subvention de 25% et demandé qu’un plan social soit proposé.

Le Maire d’Évreux a également affiché sa volonté de voir l’activité de la Scène Nationale déménager du Cadran-Palais des Congrès sans proposer d’alternative de lieu de programmation équivalent.
Face à une telle coupe budgétaire — et sans lieu pour programmer — nous, personnels de la Scène Nationale, avons jugé nécessaire de vous alerter sur la situation.
Concrètement, cette annonce nous a contraints à geler une partie des activités prévues en 2015 : le festival Ciné-Scènes qui a plus de 20 ans n’aura pas lieu, les journées cinéma non plus, les stages prévus autour des spectacles sont annulés et l’espace restauration mis à disposition du public sera fermé.
Si cette baisse de subvention est votée ce sont 25 % de spectacles qui ne seront plus à l’affiche, des stages et des ateliers en moins et progressivement des postes de salariés permanents qui seront supprimés.
Sans la salle du Cadran nous ne pourrons plus vous proposer des spectacles de grande ampleur qui nécessitent un vaste plateau : le ballet de "Cendrillon", les clowns de la "Famille Semianyki", le spectacle "Panorama" de Découfflé, le "Bourgeois Gentilhomme" ou encore May B de Maguy Marin etc. etc.
Le Conseil Municipal d’Évreux se réunit le 19 janvier prochain sur les orientations budgétaires 2015.

Pour assurer l’existence de la Scène nationale, signez la pétition : http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_LEFRAND_Maire_dEvreux_Monsieur_PRIOLLAUD_Maire_de_Louviers_Le_maintien_des_activites_de_la_Scene_Nationale/?tKKNxdb
(Communiqué)

Durant ces trois jours dramatiques, le comportement de François Hollande a été impeccable


François Hollande à Louviers en janvier 2013. (photo JCH)
Dans l’émission « C dans l’air », d’hier, les commentateurs spécialistes du « terrorisme » y allaient allègrement de leur couplet savant et émettaient des prophéties inévitablement hasardeuses. C’est le propre de cette émission de bavardages. Mais comme l’épilogue des prises d’otages venaient de prendre fin dans le sang, il fallait bien dépasser le stade des images en direct et tenter de comprendre les mobiles des terroristes et apprécier l’action des forces de l’ordre. Parmi eux, un expert du monde arabe, enseignant, et donc plus soumis à la rigueur de l’analyse, Jean-Pierre Filiu, demanda qu’on n’oublie pas, dans le déroulement des événements tragiques, de citer l’action de François Hollande, président de la République, en première ligne s’agissant des décisions à prendre impliquant des risques évidents pour les otages et les forces de l'ordre.
Je suis suffisamment critique à l’égard du pouvoir — des pouvoirs — pour rendre un hommage sincère à cet homme dont le comportement personnel, le contenu des allocutions télévisées, le courage aussi, furent pendant ces trois jours à la hauteur de l’émotion générale et du choc ressenti par chacun d'entre nous. C’est un François Hollande « droit dans ses bottes » que la France a découvert. Avec son ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, le gouvernement a su faire face à une situation dramatique et un enchaînement de drames face auxquels un exécutif fragile n’aurait pas résisté. L’attitude du pouvoir politique a également permis aux interventions des gendarmes et des policiers de se faire dans la clarté et si les terroristes sont morts, c’est bien parce qu’ils avaient fait le choix de mourir en « martyrs » et en fonction d’un dévoiement, soi-disant religieux, inacceptable.
La France n’a pas plié. Les Français ne plient pas. Et dimanche, à Paris et partout en France, des millions de manifestants de toutes origines, de toutes les couleurs, de toutes les religions, tous les athées et les agnostiques, défileront pour rendre hommage aux 17 morts, dessinateurs, employés et journalistes de Charlie-Hebdo, policiers nationaux ou municipaux, clients juifs (ou non) de l’épicerie cacher de Paris, et aux policiers blessés et personnes traumatisées. La présence des chefs d’états et de gouvernements étrangers rehaussent évidemment la portée des symboles recherchés : Prouver l’unité de la nation, défendre les valeurs démocratiques et républicaines communes à toute l’Europe, affirmer la nécessité, ici et maintenant, de lutter avec âpreté contre le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie.
Il sera temps, après cette étape de recueillement et de silence, de chercher les éventuelles failles de notre système de renseignement, de surveillance des individus dangereux pour la paix sociale et la tranquillité commune. Je souhaite que Manuel Valls, Premier ministre, et le Parlement, ne s’engagent pas dans une voie liberticide génératrice d’une société dans laquelle Big Brother serait notre maître. Soyons unis mais vigilants. A tous points de vue.

9 janvier 2015

Tous à Paris dimanche prochain 11 janvier pour défendre les valeurs républicaines



« Aucun mot, aucune formule ne peuvent traduire notre peine : nous pleurons la mort de ceux et celles qui n’avaient qu’un crayon pour toute arme, et de ceux qui les protégeaient contre ce que nous pensions impossible. Les individus qui ont ainsi entonné un abominable hymne à la mort ont touché juste car c’est tout ce que nous aimons qu’ils ont assassiné : l’impertinence, le rire, l’inventivité, la joie de vivre, la liberté de penser, sans laquelle il n’est pas d’humanité. Et nous avons besoin que cette peine soit partagée entre tous, ici en France comme partout dans le monde. Ce monde qui a ressenti que cet événement n’était pas hexagonal mais notre histoire commune.
Bien sûr, il faudra enquêter, juger et sanctionner. Aucune démocratie ne peut accepter de plier face au fanatisme, à la violence, encore moins quand elle est dirigée contre un de ses piliers, la liberté d’expression. Bien sûr, c’est dans le cadre de l’Etat de droit que doivent agir les forces de l’ordre. C’est aussi sans stigmatisation des personnes se réclamant de l’islam que nous devons exprimer notre rejet de cette barbarie, si nous ne voulons pas entretenir des solidarités malsaines.
L’émotion ne suffit pas. Des voix s’élèvent pour appeler au rassemblement au nom des principes de la République. Mais de quelle République s’agit-il ? Il n’est pas certain que le mot suffise, en effet, à partager les mêmes principes ni les mêmes valeurs.
Le constat est terrible : sur fond de crise sociale permanente, la cohésion de notre pays a éclaté. Racisme et antisémitisme, stigmatisation d’une partie de la population, retour de la vieille antienne du bouc émissaire dont on ne retient que l’origine, relégation dans des ghettos territoriaux et scolaires, replis identitaires, ignorance de notre histoire, qu’elle concerne l’esclavage, la collaboration ou le colonialisme, et ces mots d’exclusion devenus si quotidiens au nom d’une conception dévoyée de la liberté d’expression. Pire, certains détenteurs de la parole publique n’ont pas su, et parfois pas voulu, respecter les symboles de l’égalité républicaine.
Ne le dissimulons pas, nous sommes tous responsables de cette situation. Cet échec nous est commun et nous ne saurions nous dispenser d’un regard critique sur nos propres actions.
Lorsque les principes mêmes de la République sont contredits par la réalité, chacun interpelle celle-ci dans une sorte de sauve-qui-peut généralisé en lui délivrant injonction d’agir pour son propre sort sans référence à l’intérêt commun.
S’il est bien que les partis politiques, acteurs essentiels de la vie démocratique, s’emparent de ce débat, c’est d’abord au citoyen de le mener. Avant même de rassembler les institutions et les organisations, c’est d’abord les hommes et les femmes de ce pays qu’il faut rassembler autour non d’une incantation, mais d’une République effective pour tous.
Parce que nous voulons vivre ensemble, sans racisme et sans discriminations, quelles que soient nos origines, parce que la laïcité sans adjectif, celle qui accueille sans exclure, est la garantie de la paix civile, parce que nous sommes attachés à chacun des termes fondateurs de la République – Liberté, Egalité et Fraternité –, nous avons décidé de le dire dans la rue dimanche 11 janvier, sans slogans ni bannières, simplement pour dire ensemble notre peine mais aussi notre adhésion à une République dans laquelle chacun peut, sans distinctions, se retrouver. Tel est le sens de notre appel. »


Alain Jakubowicz, président de la Licra, Pierre Mairat, co-président du Mrap, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, Pierre Tartakowsky, président de la LDH
 

1500 lovériens rassemblés en silence pour crier leur compassion avec les victimes de « Charlie Hebdo »


Depuis quelques décennies, je suis un fidèle des manifestations à Louviers. Il y a belle lurette que je n’avais vu (depuis mai 1968 en réalité) une foule aussi dense, aussi recueillie, aussi silencieuse que celle rassemblée, hier soir, dans les jardins de l’Hôtel de ville. A l’appel de tous les partis républicains, des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, des catholiques, des juifs, des musulmans, des athées, se sont rassemblés pour exprimer leur émotion, d’abord, et leur volonté, ensuite, de défendre les valeurs de notre République suite à l’assassinat de l’équipe de Charlie Hebdo, morte au champ d’honneur de la bataille pour défendre la liberté d’expression.
Nous sommes nombreux à avoir lu Hara-kiri, le journal « bête et méchant ». Nous sommes encore plus nombreux à avoir attendu avec impatience la une de Charlie-Hebdo. Car ce journal est dans les gènes d’une gauche sans tabou, d’une gauche libertaire, d’une gauche nécessaire et c’est cette gauche-là, cet état d’esprit là, que les djihadistes fous ont voulu éliminer.
Charb, Wolinski, tignous, Riss, Honoré, Cabu…autant de talents de caricaturistes exceptionnels rayés du monde des vivants au nom du prophète ! Leur exécution brutale est un choc, elle suscite une émotion prégnante voire planétaire. Là où ils sont, eux dont l’athéisme était un  dogme, doivent bien rire de toutes ces manifestations, ces bougies, ces roses, ces cortèges, jusqu’au glas de Notre-Dame et au message du pape François…mais à nous qui ne croyons pas au ciel, que nous reste-t-il de leur génie, de leur capacité d’indignation, de leur invention permanente, de leur insolence jamais humiliante ? Et de Bernard Maris, « économiste » antilibéral, que retiendrons-nous sinon sa critique acerbe du capitalisme triomphant ?
Hier soir, nombre d’élus de Louviers et de la CASE avaient revêtu leur écharpe tricolore pour signifier l’engagement des symboles de la République dans la protestation paisible contre cet acte morbide. 1500 personnes murmuraient, échangeaient au sein de groupes formés ici et là, de gauche et de droite, convaincus de la nécessité de rassembler les gens de bonne volonté en un élan dont on espère qu’il durera plus qu’un soir et saura se situer au-dessus des clichés et des amalgames faciles.
Les affichettes « Je suis Charlie », les bougies aux flammes tremblantes, les regards embués…il s’est passé quelque chose de très fort à Louviers et dans la France entière après cette exceptionnelle tragédie dont les conséquences sur notre vivre ensemble demeurent aujourd’hui incalculables. 
François-Xavier Priollaud, maire, Leslie Cléret, Guy Auzoux, conseillers généraux, ont déposé des roses…


8 janvier 2015

Jean-Louis Destans annule la cérémonie des vœux du conseil général


Dès hier, Jean-Louis Destans pressentait l'émotion des Français.
« Le Président de la République a décidé d’une journée de deuil national au soir du terrible attentat contre la rédaction de Charlie-Hebdo et du lâche assassinat de 10 de ses journalistes ou collaborateurs et des policiers qui les protégeaient. Cet événement a saisi l’ensemble des français. Il touche, chacun le sent, une dimension fondamentale de la construction de notre Pays, auquel nos concitoyens sont profondément attachés : la liberté d’expression et d’opinion, la tolérance à l’égard de l’autre dans un esprit de respect des convictions et de laïcité, la démocratie, la fraternité entre tous les Français, ces valeurs qui font la République et qui font l’unité de notre Peuple et de notre Pays.
Aujourd’hui, l’heure est au recueillement des français, quelles que soient leurs origines, quelles que soient leurs confessions, un recueillement pour dire notre reconnaissance à ceux dont la vie a été brutalement ôtée et dire notre force et notre volonté commune de paix et de progrès. 
En cette journée de deuil national et en ces circonstances exceptionnelles, j’ai décidé de ne pas maintenir les traditionnelles cérémonies des vœux du Conseil général. »

Jean-Louis Destans, député et
Président du Conseil général de l'Eure

Robert Badinter : « gardons-nous des amalgames injustes et des passions fratricides »

Robert Badinter au Sénat
Parmi les nombreux hommages rendus aux morts et aux blessés suite à l'attentat perpétré au siège de Charlie Hebdo, j'ai retenu ce texte de Robert Badinter, un homme admirable. Il dit à la fois la tristesse et la révolte que nous inspirent ces assassinats barbares et le danger de l'amalgame dans lequel il ne faut impérativement pas sombrer :


«Devant un tel crime, préparé et exécuté de sang-froid, c’est d’abord aux victimes que pense chacun d’entre nous. Policiers assumant le risque quotidien auquel les expose leur devoir, journalistes réunis pour accomplir leur mission d’information, sans laquelle la démocratie serait étouffée. Ces journalistes-là sont morts pour nous, pour nos libertés qu’ils ont toujours défendues. Sachons nous en souvenir. L’émotion nous saisit aussi à la pensée de leurs familles, de leurs proches, que le crime frappe au cœur par ricochet et qui vivront désormais comme des invalides, amputés de l’être humain qui était une part d’eux-mêmes.
…Au-delà du chagrin et de la pitié s’inscrit le devoir de justice. Nous sommes assurés que les pouvoirs publics mettront tout en œuvre pour identifier et arrêter les auteurs de ces crimes. A la justice de décider de leur sort, en toute indépendance et dans le respect de l’Etat de Droit. Ce n’est pas par des lois et des juridictions d’exception qu’on défend la liberté contre ses ennemis. Ce serait là un piège que l’histoire a déjà tendu aux démocraties. Celles qui y ont cédé n’ont rien gagné en efficacité répressive, mais elles ont beaucoup perdu en termes de liberté et parfois d’honneur.
…Enfin, pensons aussi en cette heure d’épreuve au piège politique que nous tendent les terroristes. Ceux qui crient "allahou akbar" au moment de tuer d’autres hommes, ceux-là trahissent par fanatisme l’idéal religieux dont ils se réclament. Ils espèrent aussi que la colère et l’indignation qui emportent la nation trouvera chez certains son expression dans un rejet et une hostilité à l’égard de tous les musulmans de France. Ainsi se creuserait le fossé qu’ils rêvent d’ouvrir entre les musulmans et les autres citoyens. Allumer la haine entre les Français, susciter par le crime la violence intercommunautaire, voilà leur dessein, au-delà de la pulsion de mort qui entraîne ces fanatiques qui tuent en invoquant Dieu. Refusons ce qui serait leur victoire. Et gardons-nous des amalgames injustes et des passions fratricides. »

Myriam El Khomri en visite à Val-de-Reuil hier malgré les événements dramatiques survenus dans les locaux de Charlie-Hebdo


L'accueil républicain de Myriam El Khomri devant la mairie de Val-de-Reuil. (photo Jean-Charles Houel)
« Je veux vous remercier, dans cette journée, où des événements dramatiques nous saisissaient, d'avoir pris le temps, pour Val-de-Reuil, de participer à l'accueil républicain de la secrétaire d'Etat à la politique de la Ville. Chacun n'a pu se manifester personnellement et je le regrette, mais votre présence forte, utile, solidaire a témoigné de l'importance et de la priorité de notre dossier de renouvellement urbain. Elle était en ce sens décisive. Je vous en suis très reconnaissant. »

Nous avons reçu ce texte ce matin signé de Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil, après la visite réussie de Myriam El Khomri, secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville. Car pami le millier de communes et de quartiers qui avaient fait acte de candidature, Val-de-Reuil a été retenue à la mi-décembre — tel que le Président de la République a pu l’annoncer à l’occasion d’un déplacement officiel à Boulogne-sur-Mer (62) — parmi les 200 sites à « enjeu national » qui vont bénéficier du Nouveau Plan National de Rénovation Urbaine.

Parmi ses premiers déplacements organisés dans cette perspective, Mme Myriam El Khomri, était donc présente, hier, dans l’Eure à Evreux d’abord et ensuite à Val-de-Reuil pour rendre visite à la plus jeune commune de France afin d’y constater les progrès accomplis lors des deux premières opérations de rénovation urbaine (ORU, puis ANRU), dont, pour un peu plus de 100 millions d’euros, a bénéficié la « cité contemporaine ».

Le programme de travail, dont cette visite devrait marquer la première étape, était également tourné vers l’avenir. Il devait jeter les bases des quatre étapes essentielles au démarrage rapide de l’opération rolivaloise : 1) désigner une équipe de maîtrise d’ouvrage et un comité de pilotage. 2) envisager ce que pourra être l’enveloppe dévolue à Val-de-Reuil, enveloppe qui avait été estimée entre 35 et 50 millions d’euros. 3) interroger les partenaires publics (Caisse des Dépôts, CAF, etc.), les collectivités locales (Agglomération, Département, Région) et bailleurs sociaux sur ce que pourra être la répartition du budget nécessaire et leur niveau d’engagement. 4) définir une liste d’opérations prioritaires. Jean-Louis Destans, président de l’actuel conseil général de l’Eure et Bernard Leroy, président de l’agglomération Seine-Eure, étaient également  présents pour accueillir la ministre.

La municipalité rolivaloise souhaite naturellement inclure dans l’opération à venir les 150 logements du Quartier du Mail, dont la rénovation a été évaluée à une dizaine de millions d’euros et qui auraient dû figurer parmi les deux premières vagues de réhabilitation entamées dès 2001. Malheureusement ils étaient hors des limites administratives d’intervention de l’ANRU. Il faudrait par ailleurs ajouter la copropriété dégradée de la Garancière sur la Grosse Borne, la Maison des services publics actuellement étudiée en collaboration avec la Préfecture de L’Eure ainsi que Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, s’y était engagé, le centre commercial de l’îlot 14, entre Avenue des Falaises et Route de la Voie Blanche, pour lequel les deux équipes finalistes présenteront en mairie le lundi 12 janvier un projet déjà aidé par la baisse de la TVA à 5,5% sur les constructions de la Ville Nouvelle, son intégration dans le contrat d’agglomération Seine-Eure et son classement en zone B2 au titre de la Loi Duflot.

Mme Myriam El Khomri a été accueillie de manière républicaine à la mairie en présence d’une foule nombreuse avant de se rendre sur plusieurs lieux où la rénovation a déjà été engagée et là où elle devrait l’être dans les prochains mois.

Un appel des associations anti-racistes « juste pour être ensemble »


« La LDH, la Licra, le Mrap et SOS Racisme appellent tous les citoyens à sortir de chez eux partout en France le dimanche 11 janvier 2015 à 14h30 en hommage aux victimes de la tuerie de Charlie Hebdo. Parce que nous n'acceptons pas le fanatisme et la violence, parce que nous sommes attachés à la démocratie et l'Etat de droit, parce que la liberté de la presse est un des biens les plus précieux que nous avons acquis,nous voulons vivre ensemble, sans racisme et sans discrimination, en paix et en harmonie quelles que soient nos origines, nous appelons les femmes et les hommes vivant en France, les organisations syndicales et politiques, les associations et tous ceux et toutes celles qui sont attachés à cet idéal de se joindre à nous, sans mot d'ordre ni slogan, sans banderole ni bannière. Juste pour être ensemble. »

7 janvier 2015

La presse française s'honorerait en publiant les dessins iconoclastes de Charlie-Hebdo


Cabu et Wolinski au congrès PS de Bourg-en-Bresse. (photo Claude Bellevin)
Je ne vais pas faire le malin ou jouer les originaux. Nous sommes tous catastrophés par l’attentat commis contre les dessinateurs et chroniqueurs de Charlie-Hebdo. 12 morts, huit blessés, une rédaction décimée, une France remuée. Quel que soit les partis auxquels ils appartiennent et aussi et surtout s’ils n’appartiennent à aucun d’entre eux, les citoyens de notre pays sont consternés par la barbarie des auteurs d’assassinats programmés et revendiqués par Al Qaïda. Consternés mais unis.
Les tueurs ont voulu venger le prophète mais en réalité ils n’ont rien vengé du tout. Ils ont seulement fait preuve d’une immense provocation et d’une ignorance crasse. Charb, Cabu, Tignous, Wolinski, Bernard Maris et les autres morts de la rédaction figuraient parmi les meilleurs esprits d’une presse libre, indépendante, ouverte au monde et iconoclaste avec toutes les sectes, tous les fanatismes et toutes les dictatures de la pensée.
Charlie Hebdo est un monument national. Une bouffée d’air frais dans un univers de plus en plus pollué et pas seulement par les particules fines. Les journalistes de ce journal satyrique affichent ouvertement leur esprit libertaire. Leurs dessins en disent beaucoup plus que de nombreux articles. Il doit vivre. Toute la presse française s’honorerait en publiant les dessins dont la publication dans Charlie a suscité la colère de ces fous de Dieu.