21 juin 2022

Musique, théâtre, cinéma, littérature…le Moulin d'Andé fête son 60e anniversaire

Les festivités des 60 ans du Moulin d’Andé démarrent dans cinq jours ! Voici le programme complet. Pour toute réservation, veuillez contacter le 02 32 59 90 89.

Samedi 25 juin :

  • 18h00 | Miracle à Bernay, pièce de théâtre de la Pie Rouge.  (12 €)
  • 19h30 | Dîner (25 €)
  • 21h00 | Il est interdit de vieillir, ciné-théâtre par Henri Gruvman. (20 €)    

Dimanche 26 juin :

  • 11h00 | Concert piano-accordéon avec Madoka Ochi, Karine Sélo et Frédéric Daverio, qui interpréteront des morceaux de Piazzola, Daverio, Rachmaninov et Bernstein.
  • 17h00 | Octuor en Fa majeur de Schubert pour vents et cordes, par l’Orchestre Régional de Normandie (20 €)    
  • 19h00 | Cocktail dînatoire (15 €)

Lundi 27 juin : 

Christine Lipinska en tournage près de Louviers

  • 18h00 | Projection de Georgia et je suis pierre rivière, en présence de la réalisatrice, Christine Lipinska. 
  • 20h00 | Cocktail dînatoire (15 €)
  • 21h00 | Fleur de Lotus de Chester M. Franklin, premier film muet en technicolor, en ciné-concert avec Camille Taver (20 €)

Mardi 28 juin : 

  • 18h00 | Le combat dans l’île d’Alain Cavalier, film écrit et tourné en partie au Moulin. Projection suivie d’échanges en présence du réalisateur et de Jean-Paul Rappeneau. 
  • 20h00 | Cocktail dînatoire (15 €)
  • 21h00 | Obladi-Obaldia, spectacle musical théâtralisé d’après Exobiographie, Chansons de Maurice Ygor, Fantasmes de demoiselle et Innocentine de René de Obaldia. Les textes seront dits par Pascal Monge, les chansons et poèmes interprétés par Natacha Fialkovsky. Olivier Cahours en signe l’adaptation et parfois la composition. (20 €)

Mercredi 29 juin, journée Maurice Pons :

    Maurice Pons
  • 18h00 | Projection de La belle vie de Robert Enrico (107 min). Scénario co-écrit par Maurice Pons. Présentation et débats avec Jérôme Enrico.
  • 20h00 | Cocktail dînatoire (15 € )
  • 21h00 | Lecture des Saisons de Maurice Pons par Denis Lavant. (20 €)    
  • 22h30 | Projection de La Dormeuse de Maurice Pons (15 min)

Jeudi 30 juin :

  • 21h00 | L’Augmentation, pièce de théâtre de Georges Perec, écrite au Moulin et proposée par la Compagnie Le Festin. Mise en scène par Anne-Laure Liégeois. Avec Olivier Dutilloy et Anne Girouard. (20 €)

Vendredi 1er juillet : 

  • 19h00 | Projection des Mistons (18 min) et de Jules et Jim (102 min) de François Truffaut, suivie d’un débat et signature de livre avec Bernard Bastide.
  • 21h00 | Cocktail dînatoire (15 €)

Samedi 2 juillet :

  • 11h00 | Chemins dansants, musique et danse avec Henri Agnel et Ana Yepes.
  • 12h30 | Déjeuner (20 €)
  • 14h00 | Concert de Michel Deneuve et son orgue de cristal
  • 15h00 | En simultané, dans différents lieux du Moulin : 
    • Musique et chant avec les Glotte-trotters
    • Piano et chant avec Isabelle Bonneaux et Isa Lagarde 
    • Improvisation piano avec Francis Vidil
  • 16h30 | En simultané, dans différents lieux du Moulin : 
    • Piano pop avec Maxence Cyrin
    • Piano et chant avec Nicolas Boyer et Thibault Lam Quang
    • Violon avec Vadim Tchijik    
  • 17h30 | En simultané, dans différents lieux du Moulin : 
    • Théâtre avec Mélodie Adda et les élèves de la classe libre du Cours Florent
    • Concert de jazz avec SuperChevreuil    
  • 18h30 | Du Corps à l’Art, école de cirque dans les airs
  • 19h00 | Concert de Jérôme Pernoo accompagné de 60 violoncellistes (20 €)
  • 21h00 | Dîner (20 €)

Dimanche 3 juillet : 

  • 11h00 | Concert du Quatuor Elysée    
  • 13h00 | Déjeuner (20 €)
  • 15h00 | En simultané, dans différents lieux du Moulin : 
  • Performance ARCANES paysages. Chorégraphie Emmanuelle Vo-Dinh. Interprétation Violette Angé, Alexia Bigot, Emmanuelle Vo-Dinh. Environnement sonore David Monceau.
  • Piano pop avec Maxence Cyrin
  • Piano et chant avec Isabelle Bonneaud et Isa Lagarde
  • 16h00 | En simultané, dans différents lieux du Moulin : 
    • Concert de Michel Deneuve et son orgue de cristal
    • Piano et chant avec Nicolas Boyer et Thibault Lam Quang
    • Concert jazz avec SuperChevreuil    
  • 17h00 | Brassens à tout prix, concert de l’Orchestre du Grand Turc (20€)    
  • 19h00 | Clôture des festivités. Tirage au sort de la tombola.

 

Le Front républicain est mort et enterré, la droite a joué avec le feu

 

« Les choses se sont accélérées dans l’entre-deux tours des législatives. Cette fois, c’était au tour des ténors de la majorité présidentielle de renvoyer dos à dos la Nupes et le RN en parlant de la notion floue des « extrêmes » et en ne donnant pas de consigne systématique de vote contre la formation d’extrême droite. En faisant cela, ils ont, de fait, banalisé à leur tour le RN, en le mettant sur un pied d’égalité avec la gauche. »

Cette citation extraite d’un article du journal Le Monde de ce jour montre bien que l’absence de consigne claire de la part de la majorité présidentielle à l’égard du vote FN a favorisé ce dernier et aidé au mouvement national de Marine Le Pen à briser le plafond de verre qui, jusqu’à maintenant l’empêchait de remporter les seconds tours. A Louviers, ce relâchement des consciences s’est exprimé de deux manières. Bruno Questel, sans doute marri d’avoir été éliminé au premier tour, a indiqué, du bout des lèvres, « pas une voix pour l’extrême droite » permettant aux électeurs d’Ensemble de voter blanc ou nul ou de s’abstenir. En 2017, Bruno Questel, face au FN de l’époque, avait pourtant bénéficié à plein du front républicain. Il aurait dû s’en souvenir mais la défaite rend mauvais joueur.

François-Xavier Priollaud, maire de Louviers et ancien candidat UDI aux législatives défait à deux reprises, n’a pas fait preuve de plus de clarté en assurant qu’il ne soutenait pas l’extrême droite, certes, mais en apostrophant Philippe Brun sur ses soi-disant ambiguïtés à l’égard de la police, de l’Europe et tutti quanti. Une partie de ses électeurs(trices) a reçu le message cinq sur cinq en s’abstenant ou en votant blanc ou nul ou même en votant pour la candidate RN. Heureusement à Louviers, malgré ces réticences de LREM-MODEM Philippe Brun a obtenu 58 % des suffrages infligeant de fait un désaveu à celui qui dirige la ville. Au lieu de voir en lui un futur député représentatif d’une agglomération dynamique, le maire de Louviers a voulu le réduire à un statut d’adversaire faisant preuve d’un cynisme que Marc-Antoine Jamet résume d’une formule cruelle dont il a le secret : « cet homme invoque des principes républicains pour ne pas appeler à voter Brun. Mais il n’a pas de principes et il n’est pas républicain. » (1)

Je trouve donc désolant que les macronistes qui ont bénéficié à plein des voix de la gauche au second tour des présidentielles — je suis de ceux qui n’hésite jamais entre un candidat républicain fût-il de droite et un candidat frontiste — n’aient pas eu la même attitude à l’égard des candidats NUPES. Il y a eu des exceptions et les déclarations de Clément Beaune (ministre macroniste) entre les deux tours sont tout à son honneur.(2) Il est heureux que cet homme-là ait gagné une élection a priori difficile.

FX Priollaud au Moulin
Les excès de Jean-Luc Mélenchon ont fait peur à nombre de citoyens et citoyennes. Il aurait, dit-on, effrayé un électorat timide préférant la femme aux chatons au candidat du bruit et de la fureur qui, dès hier, a proposé au mépris de l’accord récent, la constitution d’un groupe unique comprenant LFI, le PS, le PCF et Europe Ecologie les Verts, lesquels se sont empressés de refuser cette proposition à vocation dirigiste. Idem pour une motion de censure sortie du chapeau de M. Coquerel (LFI) alors même que l’on ne connaît ni la composition du gouvernement (et son programme) ni la constitution des groupes et commissions à l’Assemblée nationale. L’union ne veut pas dire uniformité. Sur certains points importants, il existe plus que des nuances entre La France insoumise et les autres partenaires de la NUPES. Le nucléaire, L’Europe, l’OTAN, les relations avec la Russie, la transition énergétique, autant de points de vue différents de LFI, du PCF, du PS et d’EELV. Le président de la République reçoit aujourd’hui les chefs des partis en cours de constitution. Que veut-il, qu’espère-t-il ? « Wait and see » comme dirait Boris Johnson.

(1)  Déclaration faite par le maire de Val-de-Reuil lors de la réunion publique de jeudi dernier à la Maison des associations.

(2)  Clément Beaune a appelé à voter pour « le candidat opposé à celui du rassemblement national partout en France. » Il est républicain et connaît l’histoire.

20 juin 2022

La victoire de Philippe Brun dans la 4e circonscription empêche le grand chelem de l'extrême-droite lepeniste


Victoire de Philippe Brun sur le fil. Mais victoire quand même et une défaite de la candidate RN qui ne permet pas au parti de Marine Le Pen de réussir le grand chelem dans l’Eure. Notre département a en effet propulsé quatre députés FN-RN au Parlement où ils rejoindront les 85 autres membres de l’extrême droite !

Revenons à Philippe Brun. Si le candidat NUPES-PS est parvenu à être du bon côté des plus de 50% des suffrages c’est bien sûr grâce à ses qualités propres que j’ai développées à maintes reprises depuis 2018 sur ce blog mais aussi par la volonté d’un groupe de militants et de militantes jeunes, âgées,  hommes, femmes, convaincues de mener le bon combat au service de belles idées.

Lisa Moreau et Philippe Brun

Philippe Brun ne s’y est pas trompé qui, dès son arrivée à la salle des  fêtes de Pont-de-l’Arche (après un débat sur France 3 région qui l’a opposé notamment à Gilles Pennelle du RN) a salué tous ceux et celles qui ont cru en lui, en sa disponibilité, sa simplicité, sa ferveur communicative. La photo de groupe en dit plus que de longs discours.

Sur le plateau de France 3, Philippe a exprimé sa fierté de succéder dans le circonscription de Louviers à Pierre Mendès France, un homme exceptionnel, dont la vision du monde était à l’opposé des obsessions de l’extrême-droite. Philippe Brun devenu député n’abandonnera pas ses mandats au conseil municipal de Louviers ou au sein de l’agglomération Seine-Eure. Comment en effet, se priver de pratiquer la politique comme il l’aime au contact des réalités et des réalisations concrètes ? Il restera comme il l’a toujours été, un opposant politique responsable, constructif et le maire de Louviers (dont la position d’entre deux tours restera au mieux comme un erreur, au pire comme une tache) aurait tort de se priver d’un relais important même si la droite est déjà bien dotée avec le Sénat, l’Assemblée nationale ( ?) la Région, le Département de l’Eure, et l’agglomération Seine-Eure).

Sur le plateau de France 3 Normandie


L’échec des macronistes se lit dans les territoires où les services publics disparaissent année après année, où les « rurbains » constatent avec effroi que les terrains à bâtir achetés à des prix modérés sont éloignés des centres-villes disposant des commerces obligeant à des allées et venues incessantes coûteuses en temps, en énergie et en euros. Le prix de l’essence à la pompe vide les portefeuilles et accroit les gains des populistes et des compagnies pétrolières.

Appartenir à un intergroupe minoritaire (139 NUPES) et un groupe PS de 22 députés, oblige-t-il à l’inaction ? Ce serait bien mal connaître Philippe Brun qui, je le sais, va en étonner plus d’un. Avec Lisa Moreau, sa suppléante, le duo forme un tandem prometteur. On peut aussi compter sur Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil, pour lui mettre le pied à l’étrier de la politique nationale tandis qu’il aura des relais militants dans les villes majoritairement acquises ce dimanche (Louviers, Val-de-Reuil, Pont-de-l’Arche, Gaillon) contrairement à la plupart des communes rurales franchement frontistes. Et puis, qui sait, l’assemblée nationale d’aujourd’hui si elle se montre ingouvernable, peut tôt ou tard conduire le président de la République à la dissoudre et à demander au peuple souverain de trancher quelle légitimité il préfère. C’est donc avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête que débute le mandat des 577 député(e)s élu(e) hier. Une chose est sûre : ça va tanguer.

 

17 juin 2022

Aucune voix républicaine ne doit manquer à Philippe Brun et Lisa Moreau

Dans la salle des associations, Marc-Antoine Jamet chauffe le public
 200 personnes heureuses d’avoir des réponses à leurs questions. 200 personnes pour confirmer le dynamisme (et la dynamique) de Philippe Brun et Lisa Moreau rassemblées jeudi soir dans la salle des associations de Louviers à trois jours d’un deuxième tour qui s’annonce serré. Pourquoi serré ? Parce qu’une élection n’est jamais acquise. Parce qu’un face à face avec le FN-RN est plus qu’un combat politique. C’est pourquoi il nécessite l’union et le rassemblement de tous les démocrates et républicains en faisant fi des étiquettes ou des projets plus ou moins amendés. Admettre qu’une candidate du FN-RN puisse représenter la circonscription de Pierre Mendès France pendant cinq ans est tout simplement inadmissible, irresponsable, révoltant.

Philippe Brun au micro

 

Ce pourrait être la garantie de gagner un siège. Mais cela ne suffit pas à Philippe Brun. Il veut y ajouter la manière. D’où ce retour aux sources de l’action politique qu’il a souhaité et imposé : répondre aux questions des citoyens et citoyennes, sans fard, sans notes, dans tous les domaines de l’action publique. En direct ou par les réseaux sociaux, Philippe Brun n’a donc éludé aucun des problèmes qui assaillent les Français et notamment les habitants des campagnes et des villes des cinq cantons de la 4e circonscription. Il faut dire que Marc-Antoine Jamet (maire de Val-de-Reuil) Arnaud Levitre (maire d’Alizay) et Richard Jacquet (maire de Pont-de-l’Arche) avaient chauffé la salle soulevant un vrai enthousiasme et suscitant une confiance raisonnable dans une période troublée par la guerre en Ukraine, l’inflation galopante, le pouvoir d’achat en baisse, la situation de l’école publique ou de l’hôpital. Philippe et Lisa sont des enfants du cru. Ils savent tout des fins de mois pénibles, des précarités et des injustices. Ils veulent démontrer que l’action politique peut, sinon changer la vie, du moins corriger les inégalités de naissance et de fortune. C’est l’essence même d’un mandat électif : tenir ce qu’on promet.
Arnaud Levitre appelle au rassemblement
 

 

A la veille de ce second tour, une question taraude les observateurs : le Front républicain va-t-il fonctionner et permettre à Philippe Brun de devenir le député de Louviers ? A priori, toutes les planètes sont alignées. Tous les élus de gauche et du centre gauche sont derrière Philippe Brun et Lisa Moreau. Devraient les rejoindre ceux et celles (à droite aussi) qui ne peuvent se résoudre à une victoire du parti des Le Pen.


16 juin 2022

Diego Ortega appelle à voter pour Philippe Brun. Il rejoint Sébastien Lecornu et LREM


« Mon combat, c’est l’union ! »

Diego Ortega

 

Diego Ortega a publié le texte suivant : « Dans le journal « La Dépêche » du 4 mai dernier, avec mes amis « Les radicaux de Gauche » et de « Place publique » nous appelions à l’union des forces de gauche, progressistes et écologistes dans la 4ème circonscription pour les élections législatives alors que les accords NUPES n’étaient pas encore une réalité.

 Dans le même journal en date du 18 mai, j’appelais clairement à voter pour le candidat désigné de l’union : Philippe Brun.

 A l’occasion du lancement de campagne des candidats de l’union NUPES, Philippe Brun et Lisa Moreau ont souhaité une intervention et un soutien de ma part. Intervention courte, simple mais je l’espère explicite : un soutien ferme et déterminé à Philippe et Lisa, concluant ainsi mon intervention par cette formule « mon combat, c’est l’union ».

La gauche ne progresse et ne peut gagner qu’unie !

 

 Elections municipales de 2020 à Louviers : une défaite cuisante pour cause de division. Nous en payons chaque jour le prix à la Mairie, à l’Agglomération.

Elections départementales de 2021, l’union fait gagner Arnaud Levitre et Maryannick Deshayes dans le canton de Pont de l’Arche, Mickael Ono-dit-Bio et Nathalie Betton à Bourgtheroulde, et fait progresser la gauche à Louviers.

Elections régionales de 2021 : une union impossible à construire ? Une défaite !

 

Le front républicain ne peut-être à géométrie variable

 

A mes amis qui ont voté et soutenu Emmanuel Macron aux élections présidentielles, vous avez appelé tous les électeurs attachés à la République, à la démocratie, à faire front … et barrer la route du pouvoir à l’inimaginable !

Un peu de cohérence, il s’agit maintenant de barrer la route de l’extrême-droite à l’Assemblée nationale. Je le sais, nous le savons, les excès, les ambigüités du leader de la NUPES peuvent parfois représenter une barrière et une crainte.

Crainte et barrière vécues de la même manière par ceux qui ont voté Emmanuel Macron pour faire barrage à l’impensable !

Alors oui, un peu de cohérence mes amis, le front républicain ne peut être à géométrie variable, valable pour les présidentielles et pas pour les législatives car …

« Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde » - Bertolt Brecht -

 

 Face à l’extrême-droite, un seul bulletin : Philippe Brun !

 

Alors ce rassemblement, cette union des forces de gauche, progressistes, écologistes et de conquêtes sociales mais aussi de l’ensemble des républicains et démocrates de ce pays, de cette circonscription, de nos villes et villages, doit être totale et déterminée face aux idées anti-républicaines, de haine, d’exclusion … « le nationalisme, c’est la guerre ! »

Alors … pour une France plus juste, plus solidaire, celle de l’égalité des chances et du progrès social, celle d’une écologie réelle …

Pas une voix ne doit manquer à Philipe Brun et Lisa Moreau.  Allez mes amis, force et courage, la victoire est à portée de main !  

 

Diego ORTEGA

Conseiller municipal de Louviers

Secrétaire National Les Radicaux de Gauche

 

NDLR : Cet appel de Diego Ortega est le bienvenu. Il rejoint celui qu'ont lancé, très tôt cette semaine, Sébastien Lecornu, ministre des Armées, président du Conseil général de l'Eure et des animateurs de La République en Marche dans notre département. Face à une éventuelle victoire du FN-RN (toujours possible) toutes les forces démocratiques et républicaines doivent se retrouver derrière Philippe Brun, le candidat NUPES-PS qualifié pour le second tour. Contrairement au maire de Louviers et à son « ni-ni » scandaleux, il en est qui savent placer la défense des valeurs fondamentales au-dessus des petits calculs politiciens.

 

14 juin 2022

Philippe Brun répond au maire de Louviers : « Les Lovériens ne sont pas dupes de vos manœuvres ».

Lors de la lecture des résultats du 1er tour

François-Xavier Priollaud, maire de Louviers, a publié le communiqué suivant 
:« Le 1er tour des élections législatives dans la 4e circonscription de l’Eure a qualifié la candidate du Rassemblement national et celui de la Nupes. Malgré la sociologie de la circonscription, historiquement à gauche, le rassemblement national fait la course en tête. Le niveau d’abstention record est un facteur supplémentaire de préoccupation.

Le député sortant, Bruno Questel, ne peut se maintenir au second tour. Il réalise néanmoins à Louviers un score équivalent à celui d’Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle.

Dimanche prochain, les électeurs auront le choix entre une candidate qui soutient Marine Le Pen et un candidat qui soutient Jean-Luc Mélenchon.

Ma position est claire : aucune voix ne doit aller à l’extrême droite qui porte un projet aux antipodes de mes convictions et de ce qui fonde mon engagement politique.

Je regrette que le Parti Socialiste, représenté par M. Brun, ait vendu son âme à la France Insoumise qui rejette l’Europe, qui accuse la Police de tuer, qui prône une conception bien curieuse des libertés et qui entretient des relations complaisantes avec les pires dictateurs de la planète.

Il est temps que M. Brun sorte de l’ambigüité et qu’il condamne enfin publiquement l’appel à la désobéissance européenne, l’incrimination de nos policiers et la rupture avec l’Otan, pour ne citer que ces sujets.

Car en conscience et en responsabilité, je ne me résoudrai jamais à ce que les principes républicains auxquels je suis tant attaché passent par pertes et profits pour des accords électoraux. »

 

On peut comprendre l’étonnement des républicains et des démocrates à la lecture de ce texte du maire de Louviers. Quand le danger représenté par une victoire possible d’une candidate du Rassemblement national dans la 4e circonscription est réel, on n’hésite pas : on choisit le candidat susceptible d’empêcher l’extrême-droite de gagner un siège à l’Assemblée nationale. C’est une question à la fois morale et politique. Comme je l’ai fait lors de la présidentielle en votant pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen, sans mégoter sur tel ou tel aspect de sa politique, je pensais qu’on pouvait attendre la même conduite de la part de ceux et celles qui disent se placer dans le camp des politiques responsables. 

 

Mais il existe toutes sortes de politiciens. Il y a les fantaisistes comme M. Taconet, les doublures, comme Mme Saulière, dont on n’entendra plus parler après le second tour des législatives si elle perd, les imprudents comme M. Questel, trop sûr de lui et de son appartenance à la Macronie, et pléthore de candidats présents pour témoigner. Et puis il y a les autres. Ceux qui font de la politique sérieusement. Philippe Brun appartient assurément à cette famille-là. Une famille de la gauche attachée aux valeurs républicaines, à la justice sociale, à l'épanouissement individuel et le texte qu’il a publié sur les réseaux sociaux renforce les raisons qui me font le soutenir sans réserves. 

Philippe Brun dimanche dernier au Moulin

 

Il écrit, s’adressant au maire de Louviers : « Nous partageons les mêmes bancs du conseil municipal. Participons aux mêmes commémorations républicaines. Montrons le plus bel exemple de la démocratie locale avec des débats argumentés et nourris que vous reconnaissez vous-même. J'ai voté pour Emmanuel Macron au second tour et l'ai fait savoir pour faire barrage à l'extrême droite. Sebastien Lecornu appelle à voter pour moi. Le parti LREM/Ensemble a aussi appelé à voter pour moi. Territoire de progrès également.

Vous inventez des prétextes politiciens pour ne pas participer au front républicain, car vous voyez avec inquiétude que les Lovériens m'ont placé en tête du premier tour et que cela nuit à vos intérêts personnels. Vous êtes prêt à faire passer le RN par pur calcul politicien.

J'ai dès le début de ma candidature dit tout ce que je pensais sur l'OTAN (un maintien évident, comme l'accord le prévoit), sur l'Europe (une réorientation sociale amenant à une modification négociée des traités - nous divergeons mais cela n'est pas anti républicain) et sur la police, vos sous-entendus sont honteux. On m'a suffisamment reproché à gauche d'être attentif à la sécurité et soutien des forces de l'ordre - et d'avoir même voté la pose de nouvelles caméras de vidéosurveillance proposée par votre municipalité !

Les lovériens ne sont pas dupes de vos manœuvres. Je veux croire Francois-Xavier que l'amertume de dimanche soir ne vous amènera pas à commettre cette faute morale et politique du "ni-ni" face à un élu qui est certes votre adversaire mais qui partage vos valeurs républicaines. »

 

Un candidat du PS n’a rien de commun avec une candidate du Rassemblement national. Il est donc inadmissible de les confondre dans le même opprobre. Tout les oppose : leurs valeurs et leurs engagements. Le maire de Louviers avait l’occasion de se hisser à une certaine hauteur. Au lieu de cela il a choisi de jouer petit bras. Dommage.

 

 

13 juin 2022

Philippe Brun en passe de devenir député de la 4e circonscription de l'Eure

 

Philippe Brun et Lisa Moreau au Moulin


On peut tirer deux enseignements principaux du premier tour des élections législatives dans la 4e circonscription, celle de Louviers. La défaite de Bruno Questel tout d’abord, candidat Renaissance (ex LREM) et la qualification pour le second tour de Philippe Brun (NUPES-PS) qui possède une vraie chance de devenir député, dimanche prochain.

Une troisième remarque s’impose : c’est aussi la défaite de François-Xavier Priollaud, maire de Louviers. Dans une lettre aux Lovériens, il a en effet appelé à voter pour Bruno Questel (« nous avons eu des désaccords dans le passé ») et précisé : « ces élections sont également décisives pour Louviers et son agglomération…Louviers a plus que jamais besoin d’un député qui siège dans la majorité présidentielle ». C’est raté puisque le second tour oppose la candidate RN au candidat socialiste et il fallait voir les visages défaits des membres la municipalité lovérienne, dimanche au Moulin, alors que la jeune équipe de Philippe Brun laissait éclater sa joie légitime.

Revenons sur la campagne du premier tour, là où tout s’est joué. Philippe Brun a fait preuve d’une organisation et d’une méthode terriblement efficaces. Réunions publiques à l’ancienne, porte à porte, boitage intense, il a su donner libre cours à un dynamisme collectif permettant de rassembler des socio-démocrates, des écologistes, des communistes, des socialistes, des radicaux, qui attendaient depuis des années un rassemblement des forces de gauche dont certaines voix annonçaient pourtant la disparition définitive.

Il serait trop facile d’attribuer le résultat de ce dimanche, à l’échelle des cinq cantons de la circonscription, à la seule volonté de Jean-Luc Mélenchon. Un chef d’orchestre a besoin de virtuoses et Philippe Brun a interprété sa partition avec un talent certain.

Dans un billet de blog d’avant le premier tour, j’ai écrit (avec une certaine audace) que la victoire de Philippe Brun était probable. Pourquoi ? La campagne anesthésiante des Macronistes n’a pas mobilisé. Bruno Questel a fait une campagne de perdant. L’abstention a atteint des sommets et je suis sûr que la présidence  de la République et le gouvernement actuel en sont en partie responsables.

On ne gagne jamais seul, il faut une équipe

 

Le second tour ne sera tout de même pas une formalité. Dans l’Eure, le Rassemblement national fait des ravages. Nombre de communes rurales ont placé en tête un ou une candidat(e) inconnu(e) au bataillon…comme d’habitude. Le seul nom de Marine Le Pen parvenant encore à motiver des électeurs(trices) dans des couches sociales dites « défavorisées » ou habitants de territoires amputés de services publics essentiels. 

L’issue du scrutin du 19 juin n’est donc pas écrite. Même si Philippe Brun doit bénéficier d’un élan et espérer devenir parlementaire, il faut s’attendre à un résultat serré. Elisabeth Borne, Première ministre, a déclaré cette nuit : « Face à l’extrême droite nous soutiendrons toujours les candidats qui respectent les valeurs républicaines. Notre ligne : ne jamais donner une voix à l’extrême droite. » Cette déclaration est destinée à éviter le flou entourant les positions pour le moins ambiguës de certains responsables de la majorité actuelle. Si les électeurs centristes (de droite et de gauche) sont cohérents, ils apporteront leurs suffrages à Philippe Brun. Mais tout reste à faire. On peut faire confiance à Philippe Brun pour mener une campagne intense notamment auprès des abstentionnistes. Une bonne mobilisation doit permettre au candidat PS de franchir les portes du Palais Bourbon dès le lundi 20 juin prochain. Contrairement à ce que pense le maire de Louviers, ce serait une bonne nouvelle pour notre territoire.

8 juin 2022

Olivier Faure à Louviers pour soutenir Philippe Brun et Lisa Moreau, candidats NUPES dans la 4e circonscription

Sur la route de Caen où il tenait meeting avec Jean-Luc Mélenchon ce mercredi soir, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste et l’une des chevilles-ouvrières de l’accord avec LFI, le PCF et EELV pour les élections législatives des 12 et 19 juin, est passé par Louviers. Il est venu soutenir Philippe Brun et Lisa Moreau, candidat sous l’étiquette Nupes (Nouvelle union populaire, écologique et sociale) dans la 4e circonscription dont le député sortant est Bruno Quétel candidat d’Ensemble (Ex LREM).

Lisa Moreau, Philippe Brun et Olivier Faure
Rendez-vous avait été donné sur l’Avenue Henry Dunant où un « porte à porte » allait être mis sur pied peu après une courte déclaration du leader national très heureux de l’accord attendu par « le peuple de gauche depuis 25 ans ». Olivier Faure, malgré quelques remous internes et l’opposition d’anciens éléphants, a décidé qu’il fallait sortir de l’isolement dans lequel le PS était installé depuis de nombreuses années. En écoutant les militants et les citoyens qui réclamaient sans cesse une union des partis que Manuel Valls considérait comme irréconciliables, Olivier Faure a choisi l’union et abandonné volontairement des circonscriptions que le PS occupait historiquement. Dans notre département une seule circonscription a été proposée au PS. Celle où François Loncle (PS) a été député à sept reprises et qui peut offrir un siège à la gauche. J’ignore si Olivier Faure surjoue en assurant que la victoire de ladite gauche est possible au niveau national. Il est certain, en tout état de cause, que la victoire de Philippe Brun est possible sinon probable tant la campagne qu’il conduit dans les cinq cantons de la 4e circonscription est puissante, omniprésente, rassembleuse aussi puisque l’équipe de campagne compte plusieurs générations de militants et de militantes spécialisées dans le collage, le boitage ou la présence dans les gares et sur les marchés. Le constat est partout le même : Philippe Brun, Lisa Moreau sa suppléante, et son équipe font une très belle campagne et quel que soit le résultat au soir du 12 juin, ils auront rempli leur rôle à la perfection. 

 Bénéficiant d’une organisation sans faille apte à faire de lui l’un des favoris de l’élection, Philippe Brun, en remerciant Olivier Faure de sa présence et de son soutien, en a souligné les grands enjeux : citons notamment la lutte contre l’inflation, l’augmentation des salaires, l’urgence écologique, le refus de la retraite à 65 ans, la reconstruction du système éducatif.

La campagne électorale prendra fin vendredi à minuit. Il reste donc deux jours (et deux nuits) aux 11 candidats pour se faire connaître…ou reconnaître.


26 mai 2022

Qui croire ? Des femmes violées ou un ministre embarrassé ?

Je ne suis pas devin mais il m’étonnerait que M. Damien Abad demeure encore très longtemps ministre de la solidarité et du handicap. Les accusations de viol que portent contre lui deux femmes victimes ne doivent pas être prises à la légère. Pour l’une des plaintes, le parquet a décidé de classer le dossier faute de pouvoir établir la vérité des faits. Il est évident que le viol n’a, le plus souvent pas de témoins, même si certaines preuves scientifiques peuvent être recueillies dans certains cas et dans un délai très court après les faits. Car le viol est l'acte par lequel « une personne est contrainte à un acte sexuel (le plus souvent un rapport sexuel) par la force, la surprise, la menace, la ruse ou, plus largement, par l'absence de consentement. »

Les accusations de viol ou de tentative de viol se font de plus en plus nombreuses depuis que le mouvement mee-too a libéré les consciences et la parole des femmes abusées. Certains faits ont été atteints par la prescription et l’impossibilité dans laquelle se trouvent les victimes d’étayer certaines agressions et de permettre à la justice…de juger. Qu’il s’agisse de PPDA, de Luc Besson ou d’autres hommes, la défense est toujours la même : ils avaient obtenu le consentement de leur partenaire d’un soir, d’une nuit…ce que contestent bien sûr, les femmes en cause. Parole contre parole, refrain éternel.

Je ne connais pas Damien Abad. Ce qu’on sait de lui est public. Il est toujours député de l’Ain et candidat à sa réélection. Il s’est mis en congé de LR (il présidait le groupe LR à l’Assemblée) et demande à ses électeurs(trices) de le blanchir des accusations portées contre lui les 12 et 19 juin prochains. Mais l’élection n’est pas une lessiveuse. Elire un député n’est pas une opération de blanchiment. Elle n’exonère les candidats, même s’ils sont élus, d’aucunes de leurs responsabilités ou d’éventuels crimes et délits. Qui plus est, Damien Abad vient d’être nommé au gouvernement. Si Elisabeth Borne (ou Emmanuel Macron) ne le démissionne pas, il appartient à M. Abad de prendre les devants car sa position est devenue intenable. M. Abad va être le scotch de l’exécutif pendant des semaines et des semaines. Le parquet de Paris a communiqué. Il n’ouvre pas d’information au prétexte que l'une des victimes présumées refuse de se faire connaître et n'a pas déposé de plainte. Par ailleurs, M. Abad n’a-t-il pas reconnu l’envoi de certains textos très osés à comparer à ceux de M. Griveaux jadis cramé pour la mairie de Paris ? Cela n'implique pas qu'il soit un violeur. La position de M. Abad est pourtant intenable. Il est certes présumé innocent et proteste avec véhémence contre sa mise en cause assurant que toutes les relations sexuelles qu’il a eues dans sa vie étaient consenties. Arguant de son handicap il affirme même qu’il lui faut de l’aide ou à tout le moins une complicité pour réaliser un acte sexuel. Alors qui croire ? Des femmes violées ou un ministre embarrassé ? Le fait est que son cas le dépasse. Il est membre d'un collectif et doit veiller à en préserver l'unité. En s'accrochant à son poste ministériel — même s'il est innocent, surtout s'il est innocent — Il pollue la campagne de la majorité actuelle devenue soit faible soit pusillanime. Du kif au même. Le vrai courage serait de démissionner quoi qu'il en coûte.

22 mai 2022

1431 : « le grand siège de Louviers » narré par Thomas Guérin

Thomas Guérin et Claude Cornu
On ignore à Louviers — sauf peut-être dans les milieux bien informés — que notre ville a été le théâtre d’un épisode fameux de la guerre opposant les Anglais et les Français à une époque où Charles VII vient d’accéder au trône et où la guerre fait rage à l’intérieur de l’hexagone entre les Armagnacs et les Bourguignons pour la succession de Charles VI de Valois et ce, jusqu’en 1435.

Pour évoquer « ce grand siège » de notre ville, la SED (Société d’études diverses de Louviers et sa région) avait invité Thomas Guérin, un Lovérien, surtout archéologue mais aussi historien particulièrement féru du Moyen-âge actuellement en fonction à Château-Thierry où il fait la preuve de ses compétences notamment au château. Il était déjà venu dans le cadre de la SED pour évoquer l’usage du drone. Je n’avais pas assisté à cette conférence, j’imagine que Thomas Guérin en avait justifié l’utilisation en matière de recherche archéologique.

L’épisode qui a rassemblé une belle salle ce samedi prend place en 1430-1431. Jeanne d’Arc est à Rouen prisonnière des Anglais et Louviers, sans être un site géostratégique au sens propre du mot, va devenir le lieu d’un siège de deux années débouchant sur la capitulation des Français face à l’armée de Jean Lancastre duc de Bedford, 3e fils du roi d’Angleterre et régent des possessions françaises. Louviers est alors la seule ville importante (4 à 5000 habitants) pouvant ouvrir la voie vers Rouen la Seine et le pays de Caux. Il n’est pas dans mes intentions de narrer dans ce billet le récit exhaustif de Thomas Guérin. Qu’on sache que les deux heures utiles à la compréhension du siège de Louviers ont permis au public d’apprendre que notre ville a joué un rôle dans la guerre de cent ans bien plus important que celui laissé dans la mémoire collective. Thomas Guérin n’hésite d’ailleurs pas à relier le sort des Lovériens à celui de Jeanne d’Arc brûlée vive à Rouen justement en 1431.

 

Ainsi, le siège de Louviers prend fin le funeste 24 octobre 1431, date du traité de capitulation des Français que les Anglais, contrairement aux us et coutumes moyenâgeuses, s’empressent de ne pas respecter. Ah la perfide Albion ! Elle mérite bien son nom. C’est ainsi que la démolition des fortifications de la ville est entreprise et qu’elle dure plusieurs années. Il en fallut cinq en effet pour les démolir et deux pour les reconstruire en 1441-1443. Les questions du public auraient pu nous emmener à la nuit tant Thomas Guérin est savant et prolixe. Quant à Jean-Pierre Auger, Jacques Normand, François Charmot, Gérard Prévost, et évidemment Claude Cornu, ils furent heureux de trouver en M. Guérin, un homme visiblement amoureux de Louviers et de son histoire.