31 octobre 2019

A la société d'études diverses : « La Reconstruction en Normandie (1940-1964) : réparer le passé, préparer l’avenir »


La prochaine conférence de la Société d’Études Diverses aura lieu le samedi 16 novembre à 16 heures, dans la salle Pierre Mendès France, à l’Hôtel de Ville de Louviers. La SED accueillera M.
La ville vue de la route de Montfort
Patrice Gourbin, maître de conférences à l’École nationale supérieure d’architecture de Normandie. Sa conférence constituera un complément particulièrement intéressant à l’exposition qui s’ouvrira le 8 novembre au musée et dont il est le commissaire (« Louviers hier, aujourd’hui, demain »). C’est la reconstruction des villes normandes après les destructions de la Seconde Guerre mondiale qu’il évoquera, illustrations à l’appui : « La Reconstruction en Normandie (1940-1964) : réparer le passé, préparer l’avenir ».
En Normandie comme dans l’ensemble du territoire français, la reconstruction a été mise à profit par l’État pour aménager des villes modernes et fonctionnelles, mais aussi esthétiques, où l’histoire et le site physique étaient mis en valeur. La reconstruction a donc un double visage : à la fois réparation des dommages de guerre et modernisation. Cette nouvelle modernité urbaine n’était pas aussi radicale que celle prônée par l’avant-garde. Le résultat est un urbanisme et une architecture de compromis, conservant un certain nombre de dispositions traditionnelles. La reconstruction inventa aussi, simultanément, de nouvelles formes urbaines ou architecturales, dont le nombre se multiplia au fur et à mesure du temps. La reconstruction apparaît donc comme un laboratoire urbain, préfigurant la construction massive de logements dans les années 1960 et 1970. Aujourd’hui, elle est perçue comme un patrimoine en devenir, dont les qualités esthétiques et fonctionnelles méritent d’être préservées.

21 octobre 2019

Le boycottage d'Eric Zemmour sur C News est plus que légitime car le racisme n'est pas une opinion


«Nous, personnes engagées contre la stigmatisation des boucs émissaires dans notre pays, nous n’irons plus chez CNews tant que la chaîne maintient son projet d’émission qui donnera tous les soirs la parole au polémiste d’extrême droite Eric Zemmour. Entendons-nous bien, ce n’est pas la pluralité des opinions que nous réfutons. Le débat d’idées, les désaccords sont nécessaires à la démocratie. Des voix s’expriment tous les jours sur nos chaînes de télévision, se positionnent sur l’immigration, les droits des femmes, des homosexuels, des étrangers, soit. Mais il y a un moment où certaines voix, d’inspiration suprémaciste, dépassent toutes les bornes, tombent sous le coup de la loi, et qu’il devient criminel de leur donner une telle audience. Le racisme, l’appel à la haine et à la violence contre les minorités sont des délits !» 

Ce texte est signé par un certain nombre de personnalités ne désirant plus cautionner, par leur présence, le discours que tient Eric Zemmour à l’égard des musulmans. Lors de la convention dite de la droite, alors que les propos tenus sortaient tout droit d’un  bréviaire d’extrême droite, le polémiste s’en est pris aux musulmans et a cautionné la théorie du grand remplacement tout comme il a prononcé des attaques homophobes, sexistes et pour tout dire racistes.
Zemmour n’en est pas à son coup d’essai. Il véhicule depuis des années, sur nombre d’ondes ayant pignon sur rue, des propos condamnables et d’ailleurs condamnés par la justice pour incitation à la haine raciale et religieuse. Jean-Michel Apathie, pour lequel je n’ai pas de sympathie (ni d’antipathie d’ailleurs) particulière a raison de demander le boycottage de Zemmour sur les antennes. Faisant le parallèle avec Dieudonné, lui aussi condamné pour des raisons similaires, on ne trouve plus de responsables de chaînes pour l’inviter et lui permettre de diffuser son venin.

Pourquoi Eric Zemmour bénéficierait-il d’un privilège exorbitant ? C’est une vraie question. Elle exige une vraie réponse. Qu’on ne vienne pas nous rebattre les oreilles avec des atteintes à la liberté d’expression. Celle-ci permet à toutes les opinions et pensées de se diffuser. Mais le racisme est un délit et non une opinion. En tant que telle, elle est condamnée par la loi.
Si les directions des chaînes d’informations ne prennent pas l’initiative de boycotter Eric Zemmour, la société doit se défendre et agir. C’est ce que font les signataires du texte publié en tête de cet article. On ne saurait le leur reprocher.

20 octobre 2019

Un million de manifestants à Londres pour rester dans l'Union européenne


photo GH
photo GH
Boris Johnson ne sait plus où il habite non plus que tous les Brexiters atteints du syndrome de l’hésitation. Après un vote, hier de la Chambre des Communes, le plaçant en minorité, le Premier ministre britannique a adressé une série de lettres contradictoires au président de l’Union européenne pour demander un report de la décision finale annulé par une volonté réaffirmée de tout régler au 31 octobre. Comprenne qui pourra.
Les remainers, eux, favorables au maintien dans l’UE ont fait une démonstration de force dans les rues de Londres, ce samedi. Ils étaient près d’un million à défiler sous un ciel gris. Manifestants venus en cars, en trains et à pied pour les Londoniens, qu’ils soient Britanniques, ou étrangers.
Parmi eux, j’avais deux envoyés spéciaux très heureux de m’adresser quelques photographies de la manif, une manif déterminée, calme, peuplée d’hommes et de femmes conscient(e)s que les semaines à venir vont être décisives pour le sort de la Grande-Bretagne et de tous les ressortissants européens quelle que soit leur nationalité.

16 octobre 2019

Ségolène Royal à Val-de-Reuil : « ne pas céder au catastrophisme ambiant »


Ségolène Royal et M.A.Jamet.©JCH
A tout prendre j’ai préféré la lecture de l’interview de Marc Antoine Jamet, dans la « revue des collectivités locales » à une soirée de remise de trophées aux maires méritants surtout quand ils sont normands. Loin de moi l’idée de minimiser l’importance des projets retenus par le jury de RCL surtout quand il s’agit d’attractivité, de mobilité, de défense de l’environnement. Mais le chemin de la Paix de Riva Bella ou la plantation des arbres à Maromme, programmes très intéressants et à encourager, nous éloignait quelque peu de la Communauté d’agglomération Seine-Eure-Madrie et de la ville de Val-de-Reuil dont l'avenir nous semble prioritaire.
Il se trouve que la cérémonie se déroulait dans cette ville dirigée depuis 2001 par un maire conquérant et audacieux. « Une ville pauvre mais une commune riche », voilà comment MAJ, roi de la formule, décrit bien l’état de l’existant. Dans le journal il rappelle les principes qui guident son action depuis des années : réduction de la dette, habitat diversifié, développement des services publics, sans oublier la réhabilitation des équipements d’origine, très éloignés des économies d’énergie et de la durée dans le temps. Quant aux zones de chalandise et aux parcs industriels, il suffit de circuler dans Val-de-Reuil et autour pour en apprécier la quantité et la qualité.
J’invite donc les lecteurs de ce billet de blog à se procurer la revue (1) et à y lire, en deux pages, les ambitions et les regrets aussi d’un maire qui fait de sa mission un sacerdoce à une époque où beaucoup d’élus locaux baissent les bras et refusent de concourir à nouveau aux municipales de 2020. En invité d’honneur, on attendait Jean-Louis Borloo, on eut droit à l’entrée très applaudie de Ségolène Royal. Quand elle était ministre de l’éducation, n’était pas venue à Val-de-Reuil pour inaugurer un groupe scolaire ? L’ambassadrice pour les pôles (dont je ne sais rien du rôle) ancienne présidente de la COP 21, conserve un goût prononcé pour l’écologie et la défense de la biodiversité. Marc-Antoine Jamet, avec tact et une certaine élégance, lui apprit (si elle ne le savait déjà) qu’il n’était pas d’accord avec toutes ses propositions et politiques. Mais il reconnut le courage de sa sincérité et la force de son message. Voilà pourquoi on « aime » Ségolène que des socialistes machistes ont freinée dans sa conquête du pouvoir suprême par jalousie et volonté de la faire battre. Visiblement, Ségolène Royal s’est remise de l’affront. Diserte, éloquente, elle a rappelé les principes qui la guident et surtout, elle a insisté pour qu’on ne cède pas au catastrophisme ambiant. Belle leçon.
(1) « La revue des collectivités locales » une publication de link media group. Paris.
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14 octobre 2019

Trois réflexions au débotté : Chercheur pas fonctionnaire, Christian Jacob ou le vieux monde, Boris Johnson est un gros malin


La légendaire Traban franchit le mur.

Pas fonctionnaire mais chercheur
Dans le compte-rendu de la conférence de Cyril Buffet consacrée à la chute du mur de Berlin, j’ai écrit qu’il occupait un poste de haut fonctionnaire dans la ville allemande devenue depuis la capitale de l’Allemagne réunifiée. J’ai eu tort car Cyril Buffet était à l’époque historien au sein d’un programme de recherche international. D’ailleurs, comme il l’a précisé lui-même samedi dernier, lors de la chute du mur, Cyril Buffet se trouvait en Bavière et il gagna Berlin quelques jours seulement après le début d’un événement qui allait bouleverser les équilibres mondiaux.
Grâce à Michael Gorbatchev, la guerre froide, particulièrement prégnante en Allemagne de l’Est et à Berlin où la ville était divisée en quatre secteurs (français, américain, britannique et soviétique) cette guerre froide perdit de son intensité. Il est vrai que la Hongrie et la Tchécoslovaquie avaient démarré un programme de libéralisation dont certains Allemands ont bénéficié avec l’occupation des ambassades et la décision du ministre Genscher d’accueillir ces réfugiés aspirant à des conditions de vie meilleures.

Christian Jacob ? Ça change quoi !
L’élection de Christian Jacob, à la tête du parti « Les Républicains », ne va pas changer le cours de l’histoire. Le nouveau président est un apparatchik qui a connu Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez et on ne voit pas en quoi il serait capable d’adapter ce parti de droite aux nécessités du temps. S’il s’agit de rassembler Eric Zemmour et Valérie Pécresse derrière le même drapeau, Christian Jacob aura fort à faire.
De même sur les questions de mœurs et de morale, les divergences internes à ce parti en déroute illustrées par le faible score de M. Bellamy aux Européennes et par les accointances d’une droite tournée vers les extrêmes, vont durablement empêcher la droite dite gaulliste de gouverner notre pays. Le gaullisme avec Christian Jacob, c’est quoi ? Et sans lui, que reste-t-il des idées du général de Gaulle favorable à une Europe des nations, une indépendance farouche à l’égard des Etats-Unis, une opposition non moins forte à l’entrée de la Grande-Bretagne dans l’Europe ? Sans oublier une constitution (la 5e République) qui a eu ses mérites, notamment lors des différentes cohabitations. Mais les temps changent. Les Français ont besoin d’air et de plus de démocratie directe. Gageons que les élections municipales de mars 2020 seront l’occasion de promouvoir l’autonomie locale même sous une forme collaborative puisque les communautés de communes de d’agglomérations font la preuve de leur efficacité.

Pas de droits de douane : malin le Bo-jo
Boris Johnson, pour être ce qu’il est, c’est-à-dire imprévisible, provocateur, grossier, indélicat, n’en est pas moins un gros malin. En assurant, hier, que les produits commerciaux venant d’Europe ne se verraient imposer aucun droit de douane, il assure aux Britanniques un accès aux produits de l’union, européenne d’une manière continue et donc semblable à la situation actuelle. L’UE devra, sans doute, par réciprocité importer des produits britanniques sans droits de douanes également ce qui ne modifierait pas le système actuel. Autrement dit, la Grande-Bretagne ne serait plus tout à fait dans l’Europe tout en continuant d’y être un peu. Ce n’est pas surprenant. Comme dirait Dominique Strauss-Kahn, voilà 40 ans que les Anglais empêchent l’Union d’avancer et qu’ils revendiquent des droits particuliers…qu’ils ont d’ailleurs obtenus dès le règne de Margaret Thatcher, une négociatrice redoutable.
On peut faire confiance à Michel Barnier pour éviter les chausse-trappes et les pièges que ne va pas manquer de tendre Bo-Jo. Mais il va falloir faire vite car le 31 octobre se rapproche à vive allure et le sommet européen des 17 et 18 octobre aussi.


13 octobre 2019

Pour fêter le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin, la SED de Louviers a écouté le récit historique et politique de Cyril Buffet


Cyril Buffet et Claude Cornu.©Jean-Charles Houel
Pour le trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin, la SED (la société d’études diverses de Louviers) avait programmé une conférence de rentrée avec comme invité Cyril Buffet, ancien haut fonctionnaire en Allemagne (à Berlin) et ancien collaborateur de Jack Lang et François Loncle, présidents de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale. La salle Pierre Mendès France était comble, pleine d’un public empli d’une mémoire encore vive des événements historiques si importants dans la marche du monde.
Cyril Buffet connaît son sujet sur le bout des ongles. Avec des supports statistiques et photographiques bien choisis, le défilé des années 1948-1961, ponctuées par le blocus de 1948, la révolte de 1953, l’influence grandissante de la STASI (police secrète) au sein de la société, montre bien comment les dirigeants de l’Allemagne de l’est et de l’Union soviétique ont cru pouvoir agir sans crainte d’une réaction occidentale qui, il est vrai, aurait pu mener à une guerre mondiale.
Alors que la RDA était claquemurée, Berlin demeurait le seul ilot de liberté permettant aux Allemands de l’Est de fuir en occident et notamment en république fédérale. Des centaines de milliers d’Allemands de l’est ont fui. Jeunes, cadres, ingénieurs, tous formés, ont quitté une Allemagne dominée par le communisme collectiviste sous l’influence de Staline d’abord, de Kroutchev ensuite, initiateurs du mur de Berlin destiné à empêcher, coûte que coûte, la fuite des hommes et des femmes vers la société de consommation, une certaine opulence et surtout, une liberté individuelle si chère à des démocrates.
Des morts pour la liberté, il y en a eu de 1961 à 1989. Même si les dirigeants de la RDA assuraient que le mur tiendrait plus d’un siècle, c’était sans compter sur les soubresauts de l’histoire et la suprématie des droits de l’homme.
A la suite de l’arrivée de Gorbatchev au pouvoir à Moscou, la perestroïka a permis au bloc de l’est d’éclater et aux Berlinois de l’est de conquérir leur liberté à la suite de quiproquos et d’improvisations au sein d’un système à bout de forces. Et pourtant, en 1988, François Mitterrand recevait en grandes pompes Ulrich Honecker, le principal dirigeant de RDA (1) ! Cyril Buffet a magnifiquement narré ces heures de novembre 1989. Elles devaient aboutir à un bouleversement mondial puisque quelques mois plus tard, non seulement la réunification de l’Allemagne était acquise mais en plus l’URSS éclatait. On croyait à la fin de l’Histoire. Ce n’était qu’une illusion puisque si des pays de l’est se sont libérés de l’influence soviétique, leurs peuples souffrant encore de dirigeants « illibéraux », autoritaires ou fascisants comme en Hongrie et dans une certaine mesure en Pologne.
Cette première conférence de l’année a donc été une réussite majeure. Cyril Buffet continue ses recherches historiques, motivé qu’il est par l’intérêt de bien connaître une Europe insuffisamment unie où des mouvements racistes et xénophobes aimeraient donner le jour à nouveau à des régimes autoritaires. François Loncle s’inquiète de l’influence de l’extrême droite à l’est là où le niveau de vie symbolise encore l’existence de deux Allemagnes.
(1) J’ai interrogé Cyril Buffet sur les réticences du président français à l’égard de la réunification allemande. Elmut Khol l’aurait rassuré rapidement : l’Allemagne resterait dans l’OTAN et poursuivrait avec la France, la construction de l’Europe.
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6 octobre 2019

Paul Faugas au musée de Louviers jusqu'au 20 octobre… courez y vite !


Photos de Paul Faugas
Paul Faugas devrait être connu de tous les Lovériens. Bien que mort en 1905, il continue de vivre dans nos mémoires grâce à l’œuvre photographique qu’il nous a léguée. Léguée est bien le mot puisque la famille de Paul Faugas et le photo-club de Louviers ont fait don au musée municipal de 5000 plaques de verre et plusieurs dizaines d’albums tous plus élégants et magnifiques les unes que les autres.
Le conservateur des hypothèques de notre ville a pris plaisir à se promener avec ses pinceaux d’abord et sa chambre photographique ensuite pour immortaliser des scènes de la vie lovérienne ou des paysages de bords de Seine ou de l’Eure. Cette ville, nous l’avons perdue pendant les bombardements de 1940 et les nombreux incendies qui ont suivi. Mais heureusement Faugas est là et l’exposition présentée au musée jusqu’au 20 octobre nous aide à mieux comprendre et mieux connaître une immédiate région qui gagne à être re-découverte. La place de la halle aux drapiers, la foire Saint-Michel, la place du Champ de ville…autant de lieux encore très fréquentés aujourd’hui.
Dimanche, sous la houlette d’une médiatrice culturelle au style pédagogique, une dizaine de privilégiés ont eu droit à des commentaires précieux permettant de mieux saisir le titre de l’exposition « un photographe au temps de l’impressionnisme » d’autant que Paul Faugas n’hésitait pas à promener son chevalet et ses tubes de peinture comme le faisait Monet et ses amis. 

Quelques réflexions au débotté : La démission de Castaner ? Lubrizol doit payer, Trump perd les pédales, causerie sur les abeilles à Muids


La démission de Castaner ? Un épiphénomène ?
Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, situé chez les Républicains à la droite de la droite, exige la démission de Christophe Castaner. Dans les assassinats terroristes de la préfecture de Paris, l’honorable parlementaire, connu pour sa proximité idéologique avec la droite extrême s’interroge : le ministre a-t-il menti ou est-il incompétent ? Grave question qui nécessite qu’on s’attarde un peu sur les modes de communication du ministre de l’Intérieur.
D’une manière générale, Christophe Castaner, pour contourner les réseaux sociaux et remplir le vide d’informations (source d’angoisses) dégaine un peu trop vite. Chez Lubrizol à Rouen, ce fut le cas. Devant la Préfecture de police de Paris, il en allait de même. Comme l’a dit le Premier ministre Edouard Philippe, et je le crois, Castaner a déclaré ce qu’il savait au moment où on lui a tendu les micros. Depuis le premier jour, l’enquête a évolué et le mot terroriste est apparu avec toutes les justifications requises. Il s’agit bien d’un acte terroriste et il sera dorénavant traité comme tel. On ne tue pas quatre policiers sans fanatisme meurtrier après tant d’années passées dans les services à côtoyer des collègues de travail.
Les détracteurs du gouvernement font feu de tout bois. On pourrait dire avec facilité que toutes les oppositions saisissent les failles, les erreurs, les fautes des ministres ou du président. C’est le jeu politique et il y a assez de gogos en France pour les croire surtout depuis l’apparition des réseaux sociaux qui charrient leur torrent d’insultes et de fausses nouvelles. Doit-on systématiquement mettre en doute la parole des politiques ? Doit-on mécaniquement les abreuver d’insultes et d’injures ?
De mon point de vue et c’est ne n’est pas forcément rassurant, quand les ministres sont fautifs ou responsables directement, ils tentent de le taire ou de le dissimuler. Avec l’évolution des moyens d’information rapide (chaînes en continu, facebook, twitter…) et le travail des journalistes d’investigation, tout se sait. Il faudrait être idiot pour imaginer qu’un secret restera un secret. Quant à Castaner, il est victime d’un laxisme qui le dépasse aujourd’hui et qui exige des mesures fortes pour analyser les risques et rechercher les taupes ou les cellules dormantes.

Lubrizol : le pollueur doit payer !
La catastrophe écologique, économique, politique aussi de l’incendie chez Lubrizol à Rouen, ne ralentit pas l’action des mouvements disparates qui veulent connaître la vérité sur la dangerosité des produits à l’état brut ou après incinération. La ministre de la santé Agnès Buzyn, reconnaît qu’on est incapable de mesurer les effets des mélanges partis dans le nuage noir du ciel rouennais. Le Premier ministre affirme qu’on ne sait pas tout. C’est bien de le reconnaître publiquement mais il est un aspect du dossier sur lequel on n’insiste pas suffisamment. Quelle est la responsabilité précise de l’entreprise Lubrizol dans le déclenchement de l’incendie, dans le stockage des produits dangereux. Selon le principe du pollueur-payeur, j’imagine que les agriculteurs, les industriels, les services, les citoyens victimes de la pollution vont demander des comptes à l’industriel américain et que le contribuable français ne sera pas contraint de mettre la main à la poche. Je sens qu’une bataille d’experts va se livrer et qu’elle durera des mois ou des années avant qu’on identifie les responsables, et dans le cas présent, les coupables. Je pense aux milliers de litres de lait balancés au fossé, aux maïs non récoltés, aux légumes non vendus, aux ruches contaminées, sans oublier l’essentiel : les éventuelles conséquences sur la santé humaine et animale. L’incendie chez Lubrizol n’a fait ni morts ni blessés contrairement à la catastrophe AZF à Toulouse. Cette différence est évidemment essentielle. Elle ne nous oblige pas pour autant à dormir sur nos deux oreilles.

Trump a violé la constitution des Etats-Unis
Les démocrates américains, après mûre réflexion, ont décidé d’engager la procédure d’empeachement à l’égard de Donald Trump. En sollicitant l’aide d’un pays étranger pour enquêter sur la famille Biden, Trump a franchi le Rubicon. Il a violé la Constitution des Etats-Unis qui interdit toute action de ce type…
Nancy Pelosi, président de la chambre des représentants, a longuement hésité avant d’accéder à la demande d’une forte proportion d’élus démocrates. Elle sait que Trump est prêt à tout pour contre attaquer et d’ailleurs il prouve chaque jour la déraison apparente qui l’anime mêlant corruption, fausses nouvelles, mensonges, attaques contre la presse, insultes ad hominem, créant un bouillonnement informe destiné à masquer l’essentiel. Il n’a pas hésité à rappeler qu’en des temps anciens, on faisait appel aux bonnes vieilles méthodes  (la neutralisation !) pour faire taire les lanceurs d’alerte qu’il appelle « traîtres » ou «espions ». Mais on n’est plus en 1930 et même si la Mafia est encore active, il y a loin entre les pensées du président et la réalité…possible. Rien ne dit cependant que lorsque son identité sera connue le lanceur d’alerte ne sera pas en danger. Aux Etats-Unis, le port d’armes permet tout. A un an de l’élection présidentielle, Trump va sans doute moins jouer souvent au golf et s’intéresser d’avantage à la situation économique qui se dégrade et nous dégrade aussi puisque les droits de douanes vont tomber sur l’Europe comme à Gravelotte.

Causerie du samedi 19 octobre à Muids : sauver les abeilles
Le 19 octobre prochain, à 18 heures, au café de la Poste à Muids, je serai présent pour évoquer l’apiculture d’aujourd’hui et les dangers qui pèsent sur les abeilles. Répondant à l’invitation de Charles-Edouard Leroux, je m’inclurai dans les causeries du samedi destinées à brasser des idées et des connaissances très diverses. J’ai intitulé la mienne « Sauver les abeilles en 2019 ».
Ces trente dernières années ont failli être fatales aux abeilles. L’effondrement de leurs colonies, dues essentiellement aux produits chimiques de l’agriculture, ont réduit sensiblement le nombre de ruches en France ainsi que le volume de la production de miel passé de 40 000 tonnes (en 1980) à 10 000 tonnes en 2018 ! L’abeille a beaucoup d’ennemis : des parasites, des prédateurs, des maladies épizootiques, le changement climatique mais l’ennemi principal reste l’homme et les pesticides.
Et pourtant, il existe des solutions pour sauver les abeilles et les produits de la ruche. La prise de conscience populaire, par exemple, est un élément essentiel du combat quotidien mené pour sauver les abeilles. J’expliquerai comment chacun, à sa place, peut apporter sa pierre au mouvement global qui vise à protéger la biodiversité au sein de laquelle l’abeille occupe une place «économique» majeure et je répondrai à toutes les questions sur l’apiculture des amateurs et leur passion pour les insectes sociaux.

1 octobre 2019

Municipales 2019 : Diego Ortega et ses amis ont présenté leurs propositions sous le sigle « Louviers ensemble demain »


Diego Ortega. DR.
Les élections municipales de mars prochain à Louviers s’annoncent passionnantes. Et si elles étaient plus ouvertes qu’on ne le croit ? Il est rare, en effet, qu’une équipe sortante soit battue après un premier mandat mais les logiques politiques évoluent et la dernière présidentielle nous a démontré que tout pouvait arriver.
Les repères habituels sont brouillés. C’est si vrai que les candidats (du moins ceux qui se font connaître) avancent à pas feutrés éloignés des classifications habituelles de gauche ou de droite préférant la proximité, la relation au citoyen, le travail collectif, l’effet « gilets jaunes » ayant également produit ses effets. L’équipe sortante de François-Xavier Priollaud s’appuiera sur son bilan (et celui de l’agglomération tant les actions se mélangent) et sur une continuité de projets. Ses adversaires savent qu’ils vont avoir fort à faire pour se distinguer. D’où l’intérêt des propositions des un(e)s et des autres. Après celles de « Changer la ville » de Philippe Brun et Ingrid Levavasseur, notamment, c’était au tour de Diego Ortega et ses amis de présenter les leurs. 

« Louviers ensemble demain » a rassemblé plusieurs dizaines de personnes dans la salle du Clos Morlet le 24 septembre dernier. Il s’agissait pour Diego Ortega, tête de liste pressentie, de dévoiler les premières propositions « pour l’avenir de la ville. » Il eut été étonnant que son équipe et lui-même ne proposent pas de « changer les choses à Louviers ». Ils ont été six à prendre la parole pour présenter les premières propositions issues des concertations, dans les domaines de l'environnement, du cadre de vie, de la sécurité, de l'enfance et la jeunesse, de la culture ou bien encore de la solidarité et de la santé. « Nous avons écouté toutes celles et ceux qui nous ont fait remonter leurs préoccupations, leurs besoins pour mieux vivre leur ville au quotidien » explique Diego Ortega, un homme d’expérience puisqu’il a servi plusieurs municipalités à une place éminente et proche du pouvoir décisionnaire. Les aléas de la vie municipale l’ont conduit à orienter sa vie professionnelle différemment mais toujours en lien avec les communes et les collectivités territoriales. Il se dit, et on peut le croire, « empreint d’une volonté de rassemblement et d’ouverture. » Il est évident qu’une multiplicité de listes d’opposition au maire actuel qui ne serait motivée que par les égos ou l’opportunisme conduirait à l’échec. Aux candidats putatifs d’explorer les voies souvent mystérieuses de l’entente et de la solidarité.
Dans le public, de futurs candidats ?

D’autres thèmes seront abordés lors d’une prochaine réunion publique : le commerce, l'emploi et le développement économique, la vie associative, la voirie...car quelles que soient les compétences des différentes collectivités, les listes municipales devront en tenir compte à l’échelle de l’ensemble du territoire. Diego Ortega a lancé un appel aux bonnes volontés puisque tout reste à construire : « N'hésitez pas à participer à nos réunions et à enrichir nos projets en venant nous rencontrer le samedi sur le marché ou tout simplement en nous contactant*. Car vous êtes les premiers acteurs de ce projet pour Louviers ! » Les personnes intéressées ont ci-dessous les moyens de rencontrer Diego Ortega ou ses amis. 
www.louviers-diego2020.fr
06 15 26 64 03
Facebook : louviers ensemble demain