27 novembre 2018

A vec la SED de Louviers : « Le sport : un héritage inattendu de la Première Guerre mondiale » .


 La prochaine conférence de la Société d’Études Diverses aura lieu le samedi 15 décembre, à 16 heures, dans la salle Pierre Mendès France, à l’Hôtel de Ville de Louviers. Pour clore cette dernière année de la commémoration de la Grande Guerre, nous avons voulu évoquer un aspect original et totalement méconnu du conflit. Notre invité, Michel Merckel, professeur honoraire d’EPS et grand sportif (il fut international de judo) mais aussi historien, a consacré un livre, fruit d’années de recherches, au rôle de la Grande Guerre dans le développement du sport, et c’est le sujet qu’il abordera dans sa conférence : « Le sport : un héritage inattendu de la Première Guerre mondiale » .
Cette longue période de souffrances et d’horreurs a effectivement permis au sport, jusqu’alors réservé à une élite sociale, de conquérir les couches populaires. C’est au départ pour remonter le moral des troupes entre deux assauts que de jeunes officiers, reprenant l’initiative de quelques soldats, eurent l’idée de recourir à la pratique sportive. Pour les Poilus, souvent issus du monde rural, ces séances, bien plus ludiques que les manœuvres, furent l’occasion de toucher pour la première fois un ballon de football ou de rugby. Ils purent aussi parfois découvrir la compétition au contact de leurs frères d’armes britanniques ou américains. De plus, 14-18 contribua à l’éclosion du sport féminin et du handisport, né pour gérer les séquelles laissées par l’effroyable conflit.

Valéry Giscard d’Estaing par Eric Roussel à la librairie à La Page
Eric Roussel (©photo JCH)
Avant cette date, en marge des manifestations organisées par la SED, nous vous rappelons que le samedi 8 décembre, à 17 heures, la librairie À la Page, rue du Matrey, accueillera l’historien Éric Roussel. Il présentera, au cours d’une rencontre avec les lecteurs qu’animera Claude Cornu, son dernier livre, Valéry Giscard d’Estaing, biographie de l’ancien président de la République. Éric Roussel est bien connu des Lovériens et du public de la SED, devant lequel il a eu l’occasion de prononcer plusieurs conférences, à l’occasion notamment de la publication des ouvrages qu’il a consacrés à Pierre Mendès France et à François Mitterrand.

L'Equerre d'argent pour le quartier des Noés à Val-de-Reuil


Construire l'avenir en protégeant l'environnement. (capture d'écran)
L’Equerre d’argent, équivalent du prix Goncourt pour les architectes, a distingué cette année pour son architecture  le Centre de consultation de soins psychiatriques de Metz conçu par Pascale Richter et ses associés. Les jurys de l’Equerre d’argent ont remis un nouveau prix, celui de l’aménagement du paysage attribué à l’Ecoquartier des Noés, à Val-de-Reuil réalisé par Philippe Madec  pour le compte de la Société immobilière de logement de l’Eure, car il « apporte une réponse à l’urgence écologique et à la nécessité sociale ».

Le dynamisme et la vision à long terme de l’urbanisme par le maire, Marc-Antoine Jamet sont, une nouvelle fois, récompensés, et s’inscrivent dans les traces des principes fondateurs de la ville nouvelle par ses concepteurs dont Gérard Thurnauer, architecte conseil, décédé l'an dernier.

Cette volonté se traduit également dans « les détails ». Ces détails qui donnent à la ville une image positive : pas de laisser aller dans l’entretien des espaces verts tous inscrits harmonieusement dans le paysage. Pas de rond-point imaginé sans cohérence avec l’environnement, pas de plantation d’arbres irréfléchie pour justifier un engagement écologique de vitrine ou de mobilier urbain déglingué toujours disparate… Ici aucune trace de verres en plastique abandonnés pas plus que de palettes brûlées, de papiers gras laissés trois jours après une manif. Urgence écologique et nécessité sociale obligent.



26 novembre 2018

A la Société libre de l’Eure : « De Louviers à Jargeau (1940-1945)…des nomades internés »


Dans le cadre de ses conférences mensuelles, la Société libre d’agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l’Eure, association laïque fondée en 1798 sous le Directoire, accueille samedi 1er décembre 2018  Vanina Gasly, responsable du service des Archives de la Communauté d’agglomération Seine-Eure.
Cette conférence intitulée : « De Louviers à Jargeau : parcours de nomades eurois internés (1940-1945) », aura lieu comme de coutume aux Archives départementales de l’Eure à Évreux, 2 rue de Verdun, à partir de 14 h 30.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, pas moins de 110 nomades du département de l’Eure ont été inquiétés par les autorités françaises et d’occupation. Du 22 novembre 1940 au 7 mai 1941, environ 90 d’entre eux, hommes, femmes et enfants, furent internés dans une carrière désaffectée de Louviers (Eure), dans des conditions inhumaines.

La plupart furent ensuite dirigés vers le camp d’internement de Jargeau (Loiret), d’où certains ne furent libérés qu’à la fin de l’année 1945. Tous étaient Français, tous avaient un travail, leur seul tort était d’être nomades. Toujours douloureux dans l'esprit des familles, cet épisode méconnu a fait l'objet d'un important travail de recherche de la part du service des Archives de la Communauté d'agglomération Seine-Eure. En mémoire, un livret retraçant l’histoire du camp a également été rédigé avec le concours d’historiens et d’élèves du lycée Marc-Bloch (Val-de-Reuil), tandis que le 17 mars 2018, une stèle commémorative était posée sur le site-même du camp de Louviers.

Cette conférence sera illustrée par la projection de photographies et documents d’époque.
Entrée libre et gratuite.
Société libre de l’Eure, 2 rue de Verdun 27025 Evreux cedex. – http://societe-libre-eure.org

« Make our buying power great again » ou rendez-nous du pouvoir d'achat !


Christophe Castaner. (Var matin)
Je viens de relire les comptes-rendus de presse et les conclusions des commissions d’enquête parlementaires créées après la journée tragique du 6 février 1934. Ce jour-là, place de la Concorde, des ligues factieuses, des groupes d’extrême droite et royalistes, à l’image de l’action française, sont partis à l’assaut du Palais Bourbon avec la ferme intention de déposer les représentants de la nation alors même que d’autres apprentis fascistes complotaient pour prendre le pouvoir. Il est vrai que Mussolini avait donné l’exemple et que Hitler était devenu chancelier.

Les forces de l’ordre, mal organisées, sous le commandement d’un préfet novice et dépassé, tirèrent sur la foule entraînant morts et blessés. La République résista mais pas le gouvernement Daladier dont le président du Conseil décida de démissionner. En faisant allusion à cette journée marquante de notre histoire, lors de sa conférence de presse de samedi soir, et après les incidents graves commis par des éléments incontrôlés, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, a souligné le rôle ambigu de Marine Le Pen. Dans un tweet, la présidente du RN (ex-FN) s’est interrogée sur les raisons qui ont conduit le gouvernement à interdire toute manifestation sur les Champs Elysées, invitant de fait les Gilets jaunes à se rendre sur la célèbre avenue.

Je ne crois pas que Marine Le Pen ait jamais eu l’intention de renverser le gouvernement. Je ne crois pas non plus qu’un danger fasciste imminent menace la République. Mais en rappelant le 6 février 1934, le ministre de l’Intérieur réveille les mémoires et réaffirme ainsi que la démocratie est fragile et qu’un réflexe séditieux existe toujours dans l’ultra droite. Il ne faudrait pas pour autant que le gouvernement considère qu’il est quitte. La révolte contre l’impôt, l’augmentation des taxes, la stagnation — ou la baisse — du pouvoir d’achat demeurent des priorités dans l’esprit d’une grande majorité de Français. La paupérisation croissante oblige le Président de la République à constater qu’il n’existe pas que des premiers de cordée. On attend avec impatience et une certaine anxiété les annonces de demain.  « Make our buying power great again » autrement dit en Français : « Rendez-nous un pouvoir d’achat consistant »

21 novembre 2018

Les vaches de Pierre Garcette abattues par des veaux


Pierre Garcette et sa moustache. (photo JCH)
La presse régionale rend compte des actes de vandalisme commis au rond-point des vaches de Saint-Etienne-du-Rouvray. Des « gilets jaunes » avaient bloqué, samedi dernier, les automobilistes dans ce carrefour important de la région, permettant notamment l’accès à la zone industrielle située au sud de Rouen. De manifestation bon enfant, les événements ont tourné vinaigre dimanche au point que des « veaux » dont on ignore pour l’instant l’identité s’en sont pris aux vaches installées depuis trente ans sur le terre plein du rond-point.

Les journalistes locaux auraient dû enquêter et s’interroger sur la personnalité de l’artiste auteur de cette idée géniale : installer des vaches en matière plastique (en 1989) afin de réveiller une mémoire agricole perdue au bénéfice de l’industrie et de la voiture. Dans la région de Louviers et au Moulin d’Andé notamment on connaissait bien Pierre Garcette, puisqu'il s'agit de lui, cet ami du théâtre et de la Pie rouge et plus d’une fois il fit preuve d’une fertile imagination pour éveiller nos sens. Musique, peinture, sculpture, littérature, rien n’échappait à son inventivité. 

J’imagine que Pierre, s’il avait vécu, après avoir déploré la destruction de « ses » vaches, aurait trouvé une belle idée pour symboliser un acte destructeur et idiot, certes, mais la déconstruction n’est elle pas aussi un art ? Le maire (PCF) de la commune a déposé une plainte qui, sans doute finira dans les limbes. Gageons que Pierre Garcette qui n’hésitait pas à crier « mort aux vaches » n’aurait jamais demandé la prison pour le pécheur. Évidemment, tout le monde n’a pas sa classe !

20 novembre 2018

Laurent Wauquiez et la PMA : un haut degré de cynisme ou de mauvaise foi


Laurent Wauquiez n’a pas encore touché le fond mais il s’en rapproche, jour après jour, déclaration après déclaration. En osant comparer la procréation médicale assistée (PMA) « à l’eugénisme qui conduit tout droit au nazisme », le chef des Républicains ( ?) a soulevé un tollé et un émoi bien justifiés. Il faut être ignare en histoire ou animé d’un cynisme sidéral — voire d’une mauvaise foi insigne — pour mettre sur le même pied la PMA qui existe depuis de nombreuses années et a permis à de nombreux couples de réaliser leur rêve : avoir un enfant ; et le nazisme, doctrine raciste qui a conduit au génocide des juifs d’Europe et à la mort de dizaines de milliers de personnes (tziganes, homosexuels…) ou d’enfants ne répondant pas aux critères dits de la race supérieure.

Avec des déclarations comme celles-là, Wauquiez démontre qu’il n’a pas la carrure d’un homme d’Etat et encore moins celle d’un chef de parti démocratique. Que LR ait une doctrine et des convictions (même musclées parfois) c’est bien le moins. Quand le chef de ce parti part à la dérive et veut câliner un auditoire complice (celui de Sens commun association de catholiques intégristes) il prouve tout simplement qu’il n’est vraiment pas taillé pour la fonction suprême.

Depuis, il a rétropédalé. Mais ses explications emberlificotées conduisent plutôt à l’enfoncer un peu plus. Car la PMA n’est rien d’autre qu’une méthode scientifique permettant à des couples infertiles et bientôt des couples de femmes homosexuelles d’avoir des enfants. Où est le mal ? S’agissant des couples d’hommes qui ne manqueront pas de réclamer une égalité compréhensible, leur demande de GPA (grossesse avec mère porteuse) pose de graves problèmes éthiques que la société devra résoudre d’une façon ou d’une autre. Chaque en son temps, n’est-ce pas ?

19 novembre 2018

Les gilets jaunes seront-ils supplantés par les gilets noirs ?


Ce qui me frappe, après ce week-end de protestation des gilets jaunes, c’est le nombre de blessés (sans oublier la mort d’une manifestante en Savoie) recensés sur les différents points de barrage ou de blocage. Plus de 400 ! Certains le sont gravement, d’autres plus légèrement. S’y ajoutent les membres des forces de police et de gendarmerie, percutés par des automobilistes irascibles ou atteints par des projectiles.

Ces accidents sont dus à la volonté de certains organisateurs de ne pas déclarer les lieux et heures des blocages afin d’anticiper tout empêchement de la part des forces de l’ordre. Il apparaît que cette forme d’amateurisme a eu des conséquences fâcheuses. Partout où les déclarations préalables à l’occupation du domaine public ont été déposées, les policiers et gendarmes, loin de gêner qui que ce soit ont surtout veillé à ce que ni les protestataires, ni les usagers de la route, ne pètent les plombs. Etant moi-même pris dans un blocage, il m’a fallu faire preuve de patience mais la présence d’une connaissance parmi les personnes actives a permis à la file de voitures de continuer son chemin.

Si, comme il a été annoncé, les gilets jaunes manifestent samedi prochain à Paris, il leur faudra évidemment informer la préfecture de police, détailler leur parcours, solliciter un encadrement des forces de l’ordre et obtenir l'autorisation d'occuper la voie publique. Dans un pays de droit, certaines règles s'imposent à tous. S’ils souhaitent remonter le boulevard Saint-Honoré, par exemple, je doute que satisfaction leur soit donnée. En tout état de cause, les commerçants jalonnant  le parcours devront baisser leur rideau suffisamment tôt pour éviter la casse qui ne va pas manquer de se produire. Gageons que les black blocs seront de la partie et qu’ils sauront, comme d’habitude, se mêler discrètement aux manifestants avant de casser du flic et du fric (les banques). Les membres de ces commandos en ont dans le gilet…noir, ce sera un moyen de trier le bon grain de l’ivraie.

Le gouvernement, dont les membres restent droit dans leur botte, doivent s’attendre à faire face à un grand mécontentement. Ce dernier sera visible, audible, peut-être répétitif mais, dans la mesure où Edouard Philippe a adressé une fin de non recevoir au responsable de la CFDT, Laurent Berger, prêt à jouer les monsieur bons offices, il ne faudra pas être surpris si Jupiter prend la foudre. De lui et de lui seul, dépend la suite des événements.

10 novembre 2018

Macron ou l'art de se mettre dans le « pétr(a)in »


Emmanuel Macron a l'art de se mettre dans le « pétr(a)in ». Attention aux questions des journalistes. Les insolents, les malpropres, quel manque de respect à l’égard de sa majesté Manu Premier. Voilà qu’un gratte papier impertinent interroge le président au débotté et l’interpelle sur le traitement actuel réservé à Pétain, le traître, le collabo, le condamné à mort gracié par le général De Gaulle en raison de l’âge de l’impétrant et des services rendus pendant la première guerre.

Journal du 12 décembre 1918.
Le président de la République assure qu’avant de se livrer à des « choix funestes », Pétain fut « un grand soldat. » Pétain, c’est quand même l’ancien ambassadeur de France en Espagne, l’ami de Franco,  celui qui haïssait les parlementaires, les francs-maçons, les juifs, les syndicats ouvriers, les communistes, celui qui, à la fin de la guerre, apporta un concours moral à la Milice de triste souvenir, celle qui assassina Georges Mandel, Jean Zay et tant de résistants et de Français libres. Ce fut aussi l’homme de Sigmaringen après avoir été celui de la rencontre de Montoire où il posa avec Hitler pour la photo des actualités.

Grand soldat ? Le pire c’est que c’est vrai. Autrement dit, Macron a historiquement raison mais politiquement tort. Les actes commis pendant la seconde guerre mondiale effacent le talent militaire du général, commandant des forces Françaises elles mêmes placées sous la férule du maréchal Foch, commandant en chef des armées alliées (française, britannique, américaine, australienne etc.).

Pétain dont le nom est associé à la bataille de Verdun (en 1916 et pendant plusieurs mois avec une victoire défensive de l’armée française et des centaines de milliers de morts français et allemands) est quand même un fieffé réactionnaire, prompt à accuser le front populaire de tous les maux et prompt aussi à sacrifier les juifs étrangers réfugiés en France, d’abord, avant de livrer aux nazis ensuite 75 000 juifs français dont seulement 3000 survécurent aux camps de la mort. Un chef d’Etat français n’évoque pas le nom de Pétain sans précautions et sans avoir pesé chaque mot au trébuchet. Il se doit de (parfois) refuser les micros tendus et de (toujours) surveiller son langage.

7 novembre 2018

Gilet jaune et bonnet rouge : la démagogie n'a pas de limite


Pour une fois, je suis sur la même longueur d’ondes que Clémentine Autain, députée de la France Insoumise. Le 17 novembre, elle refuse de descendre dans la rue car elle ne veut pas que sa présence soit récupérée par Marine Le Pen et le journal Minute. Même si on peut comprendre la colère de ceux et celles dont l’automobile est un outil de travail ou une nécessité pour se rendre au bureau, à l’usine ou à la Faculté, puisque le prix du carburant ne cesse de grimper, je suis d’accord sur un point avec elle : refusons la démagogie ambiante et trouvons d’autres moyens pour faire connaître notre mécontentement.

Le chef de l’Etat et le gouvernement font fonctionner leurs méninges pour chercher — et si possible trouver — des solutions aptes à désamorcer la colère des foules. Emmanuel Macron a avancé quelques pistes copiées sur les mesures mises en place par Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France. Pourquoi pas ? Il reste que le diesel pue et tue, comme la cigarette, et qu’après nous avoir incités pendant des années à acheter diesel, on nous bassine avec l’électrique qu’on ne maîtrise pas encore et qui coûte encore trop cher. Sans oublier que le Brent coûte lui aussi de plus en plus cher à la pompe.

Revenons aux manifestations du 17 novembre. Il aura fallu qu’une Bretonne (bonnet rouge ou benêt rouge) balance ses critiques sur les réseaux sociaux (5 millions de vues !) du genre « Mais Macron qu’est-ce qu’il fait du pognon à part construire une piscine et changer la vaisselle de l’Elysée »… si cela ce n’est pas de la démagogie, je ne sais pas ce que c’est. Depuis, elle fait la tournée des plateaux télé où la réalité dépasse la fiction : tous dans la rue avec des gilets jaunes ! Bloquons les routes, les autoroutes, imitons les bonnets rouges qui avaient fait reculer le gouvernement et supprimer l’écotaxe dont le besoin devient évident. Il en a alors coûté 800 millions d’euros d’indemnités au contribuable que Ségolène Royal considère comme indues au contraire de Valls…le décideur final. « Rien ne nous obligeait, affirme-t-elle, à payer cette somme ! Il fallait aller en justice…»

Aucun syndicat n’appelle à manifester le 17 prochain. La gauche est divisée. Benoit Hamon refuse, lui aussi, le mélange des genres. Il insiste sur la transition énergétique et les contraintes inhérentes à cette ardente obligation. Quant à la France insoumise, elle préconisait la suppression du diesel dans son programme présidentiel mais elle ne veut pas rater l’occasion de se payer Macron. Comprenne qui pourra. Où est la cohérence ?

5 novembre 2018

A la Société d'études diverses de Louviers : « la sculpture religieuse au 16e siècle dans le diocèse d'Evreux »


« Les responsables de la SED (Société d'études diverses de Louviers) ont dû, pour des raisons indépendantes de leur volonté, modifier le sujet de la prochaine conférence de l’association. Celle qui était initialement prévue est reportée à une date ultérieure. Une conférence aura bien lieu le samedi 17 novembre, au lieu et à l’heure habituels : à 16 heures, salle Pierre Mendès France, à l’Hôtel de Ville de Louviers. L’invité sera Nicolas Trotin, professeur de lettres modernes en classes préparatoires, président de la Société parisienne d’Histoire et d’Archéologie normandes et spécialiste de l’histoire de l’art en Normandie. Il abordera un sujet qui intéresse notre département : « La sculpture religieuse au XVIe siècle dans le diocèse d’Évreux ».

L’art religieux haut-normand de la Renaissance semble souvent se confondre avec les expériences rouennaises, tant la capitale de la province ecclésiastique de Rouen résonnait, à cette époque, du bruit de nombreux chantiers monumentaux, où architecture, sculpture, vitrail, enluminures et arts précieux formaient un vaste ensemble dont, malgré les destructions, on repère encore les importants vestiges. L’évêché d’Évreux n’est pas demeuré à l’écart de ce prodigieux dynamisme artistique. Mieux, il en fut l’une des principales composantes, chacune de ses villes ayant attiré maçons, imagiers et peintres qui les transformèrent en autant de foyers artistiques capables de produire de véritables chefs-d’œuvre. La conférence, accompagnée d’images, évoquera ainsi, dans le domaine de la sculpture, les œuvres méconnues, voire ignorées, conservées en particulier dans les églises de la région de Louviers. »

Eric Roussel à La Page
Le samedi 8 décembre, Éric Roussel sera présent à Louviers, à la librairie À la Page, rue du Matrey. Il y présentera à 17 heures, au cours d’une rencontre avec les lecteurs qu’animera Claude Cornu, son dernier livre, Valéry Giscard d’Estaing, biographie de l’ancien président de la République. Éric Roussel est bien connu des Lovériens et du public de la SED, devant lequel il a eu l’occasion de prononcer plusieurs conférences, à l’occasion notamment de la publication des ouvrages qu’il a consacrés à Pierre Mendès France et à François Mitterrand.