19 novembre 2016

Promesse de baisse des impôts, 1000 habitants de plus, grands travaux et investissements : le maire de Louviers refuse de « ronronner »

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1000 habitants de plus à Louviers ! Une assiette fiscale plus grande et la volonté rendue publique de baisser progressivement les taux d’imposition avec un programme de grands travaux. Voilà donc le programme de François-Xavier Priollaud et de sa majorité. Ce que Franck Martin n’a jamais voulu accepter, le maire de Louviers actuel compte s’y atteler. Est-ce réalisable ? Est-ce possible ? Il s’agit là, si la municipalité actuelle tient ses engagements, d’une vraie révolution locale. D’un tournant stratégique car la ville de Louviers est depuis trop longtemps « addicte » à l’impôt. On verra, lors de l’examen du budget 2017, si le maire s’engage réellement sur cette voie, une voie que nous ne nous lasserons pas de juger intéressante car favorable à une restauration positive de l’image de notre ville et de son attractivité.

Comment cette volonté sera-t-elle rendue réalisable ? Par un nouveau partage du fardeau grâce à l’agglomération Seine-Eure et à l’accompagnement du président Bernard Leroy, présent hier soir au cinéma Forum, lors de la présentation du programme de travaux du cœur de ville. On lira plus loin (ou sur le site de la mairie) le contenu synthétique et l’échéancier de ce programme destiné à rendre « plus belle la ville ». Mais entendre M. Leroy affirmer que la patinoire du futur à Louviers ne coûtera pas un centime au budget de cette ville (1) montre que les pistes ouvertes par Franck Martin et le complexe CASEO (dont le succès ne se dément pas) sont empruntées par d’autres. Regrettons seulement que l’ancien maire n’ait jamais compris la nécessité de faire baisser la pression fiscale jugée excessive.

Revenons au cœur de ville. L’objectif de ce billet de blog n’est pas de narrer dans le détail la nature des travaux à engager dès janvier 2017 ni d’expliciter le rythme des dits travaux. Retenons simplement que les efforts municipaux seront prioritaires : sur la place de la Halle aux drapiers avec la halle couverte, du Parvis, du Pilori, de la Porte de l’eau, des rues du général de Gaulle, du Matrey, du Marché aux œufs (2), du boulevard de Crosne, avec de nouveaux aménagement urbains, la construction d’une résidence senior, des logements en locatif et accession, de rendre le centre-ville plus attractif par un effort de cohérence avec un mobilier urbain moins disparate et des circulations plus douces et plus vertes, notamment grâce à des pistes cyclables dédiées sur la ceinture de boulevards.

Le film de présentation en 3D et les travaux de l’atelier Sciences Po montrent une réelle préoccupation des élus à adapter le cœur de ville aux changements (numérique notamment) et aux nouvelles pratiques commerciales des habitants. Si, comme le souhaite Bernard Leroy, on doit permettre à la majorité des cadres et des salariés de l’agglomération de vivre sur notre territoire, il est évident que de gros efforts doivent être faits pour les satisfaire en habitat, équipements publics, accueil commercial…de Val-de-Reuil à Louviers sans oublier Pont-de-L’arche. Tâche ardue mais pas insurmontable. Et cela ne se fera pas en six ans…

En répondant aux questions du public, M. Priollaud a affiché une maîtrise certaine de ses dossiers. Il a donné la parole à ses collaborateurs — élus ou techniciens — et également prouvé une certaine habileté (3) contraire aux anciennes pratiques lorsque le maire seul présentait les projets et voulait s’attirer tous les mérites. Je ne suis pas naïf. Il doit bien exister quelque tirage à l’intérieur des équipes, inhérent à toute activité humaine de groupe. Sur la forme, en tout cas, la municipalité actuelle parvient à exprimer une apparente cohésion, utile par les temps qui courent.

(1) Bernard Leroy a insisté sur le fait que les recettes de la CASE proviennent essentiellement de la contribution économique territoriale payée par les entreprises. Le développement économique est donc la clé des futurs investissements et des créations d'emplois.
(2) Pendant les travaux sur la Place de la Halle le marché du mercredi rejoindra la place du Champ de ville et celui du samedi sera aménagé sur la place elle-même, la rue du Matrey et la rue aux Huiliers.
(3) M. Priollaud sera sans doute candidat aux élections législatives. S'il était élu, il serait contraint d'abandonner son poste de maire…mais resterait certainement adjoint.

16 novembre 2016

« L'état d'urgence ? Une drogue pour les autorités » par la Ligue des droits de l'Homme


« La LDH avait annoncé, passée la première période d’état d’urgence, que le renouvellement de celui-ci serait sans fin. De tout temps, sous tous les gouvernements et sous tous les régimes, les mesures d’exception sont comme une drogue pour les autorités : après y avoir goûté, elles ne peuvent plus s’en passer.

Soutenir qu’il est nécessaire de renouveler l’état d’urgence en raison de l’élection présidentielle et, probablement, des élections législatives qui suivent, c’est reconnaître un peu plus que l’exception devient la règle.

Si l’état d’urgence semble indolore à la grande majorité d’entre nous, ce n’est pas le cas des dizaines de personnes assignées à résidence, et qui ne bénéficient pas de la protection du juge judiciaire. Le prolonger, c'est prolonger la possibilité permanente d’effectuer des perquisitions dans des conditions qui ont été largement dénoncées, c’est donner un quasi blanc-seing aux pouvoirs publics pour interdire des manifestations et c’est, d’une manière générale, installer l’habitude de pouvoirs exceptionnels peu et mal contrôlés et qui sont utilisés à d’autres fins que celles annoncées.

Cela aboutit, enfin, à exacerber les tensions de toute nature, notamment en continuant à stigmatiser une partie de la population et en imposant aux forces de l’ordre des suggestions qui épuisent leurs capacités.
On est en droit de s’interroger sur l’utilité d’un état d’urgence destiné à lutter contre les actes de terrorisme, utilité dont le gouvernement n’apporte aucune justification.
La LDH appelle les parlementaires à prendre conscience qu’un tel renouvellement est une mesure dangereuse et démagogique, qui s’inscrit dans la remise en cause de l’Etat de droit. »
Communiqué de la Ligue des droits de l’Homme

Quelques réflexions au débotté : Les mensonges de Trump et de la droite extrême, le financement libyen de la campagne de Sarkozy, les salaires des PDG du CAC 40, la primaire de la droite…


Les populistes ne tiennent pas leurs promesses. Heureusement. Mais ils mentent.
Ce qu’il y a de remarquable dans l’élection de Donald Trump, ce n’est pas que les sondages se soient trompés ni qu’Hillary Clinton ait été rejetée même si elle dépasse Trump de 700 000 voix ! Ce qui est remarquable c’est que les électeurs(trices) américain(e)s aient cru tout ce que le bateleur milliardaire leur racontait. Il s’est passé en Amérique ce qui s’est passé en Grande-Bretagne lors du référendum sur le Brexit. Les tenants du out ont menti effrontément et avancé des arguments aussitôt dénoncés après l’élection.
Avec Trump, le même phénomène a produit les mêmes effets. Il retropédale sur des points essentiels de son soi-disant programme et finalement avoue qu’il ne remplira pas le dixième des promesses de sa campagne. Le mur entre les États-Unis et le Mexique devient une clôture ! Les 11 millions de sans papiers expulsés deviennent de « 2 à 3 millions » soit autant que le nombre d’expulsions sous Obama ! Nommer un procureur spécial pour poursuivre Mme Clinton « il y a d’autres urgences » et le reste à l’avenant.
Ne soyons pas dupes. Il en ira de même avec les promesses de Sarkozy ou de Le Pen. Ils mentent, savent qu’ils mentent, les électeurs(trices) doivent le savoir aussi.

Un souci de plus pour Sarkozy : le financement libyen de sa campagne de 2007
Le financement libyen de la campagne 2007 de Sarkozy. Voilà un nouveau souci pour l’ancien président de la République. Le site d’informations Mediapart a publié une vidéo dans laquelle M. Takiedine explique tranquillement qu’il a porté des valises (trois) remplies de billets de 500 et 200 euros remises en mains propres (euphémisme…)à MM. Claude Guéant et Nicolas Sarkozy quand ce dernier était encore ministre de l’Intérieur. Le tout pour une somme de 5 millions d’euros.
Sarko et Guéant crient au mensonge et menacent de porter plainte contre M. Takiedine. Est-il habile de chercher un procès public ou ne s’agit-il que de paroles en l’ai commandées par la campagne électorale ? Certes, Ziad Takiedine n’a pas tous les caractères de la probité ou de l’honnêteté mais ses déclarations concordent avec un ensemble d’autres éléments qui pourraient bien déboucher sur une nouvelle affaire Sarkozy. D’ailleurs, M. Takiedine se tient à la disposition des juges d’instruction chargés de l’enquête. Éléments troublants, Le porteur de valises décrit parfaitement bien les lieux qu’il a fréquentés, fournit des dates précises, celle des vols entre Paris et Tripoli et de remise des valises, narre les circonstances avec force détails s’agissant des intermédiaires libyens, la taille et la couleur des supports…le feuilleton mérite d’être suivi avec attention. Au passage, merci encore à Mediapart.

Les salaires n’augmentent pas dit-on. C’est faux.
Ceux des PDG du CAC 40 ont cru de 18 % en moyenne l’année dernière. Comme quoi la crise ne frappe pas de la même manière selon qu’on est en haut ou au bas de l’échelle. On savait que l’hypocrisie n’avait aucune limite mais là, c’est le bouquet. Alors que l’inflation est à 0,4 % d’une année sur l’autre et que depuis trois ans le point des fonctionnaires est gelé, le salaire moyen n’augmente quasiment pas, en tous cas pour les catégories moyennes et modestes.
La question se pose : quelle justification vont bien pouvoir trouver les PDG pour faire passer des augmentations de salaires et des bonus à deux chiffres ? Je sais bien qu’un Emmanuel Macron tentera d’expliquer que les grands patrons ne travaillent pas 35 heures par semaine et que la stratégie économique d’un grand groupe nécessite quelques compétences, il faudra quand même expliquer en détail pourquoi un salarié lambda n’a droit qu’aux miettes et que les profits sont très inégalement répartis.

Sarkozy-Fillon-Juppé : les salariés n’ont rien à gagner
Dimanche prochain a lieu le premier tour de la primaire de la droite et du centre. Compte tenu des résultats de l’élection américaine, la prudence s’impose et Juppé, archi favori, risque d’y laisser des plumes. Le fait que Fillon grimpe dans les sondages ne me rassure pas. J’ai pris le temps de lire son programme : oh la purge ! Si son programme était réalisé il ferait très mal à certaines bourses.
L’augmentation du taux de TVA ! Voilà bien une mesure facile mais qui frappe très inégalement les Français puisque c’est le consommateur qui paie. Qu’il soit riche ou pauvre. Sans compter que la suppression des 35 heures, celle de l’impôt sur la fortune, ajoutée à la pression sur les salaires, tout cela compose une panoplie redoutable pour les foyers modestes.

Quelques nouvelles du Vendée globe 
Tanguy de la Motte rentre aux Sables d'Olonne. (photo JCH)
Tanguy de la Motte fait demi-tour suite à la casse de son mât. Il ne se voyait pas voguer 40 000 km avec un mât défectueux et une durée de trajet excessive eu égard à son projet d’origine. Heureusement, le bateau est manoeuvrable et il rentre aux Sables d’Olonne. Il sera à Port Olonna dans une douzaine de jours.





14 novembre 2016

Du bon usage de l'orthographe par Claude Cornu, agrégé de lettres classiques


Claude Cornu au musée de Louviers. (photo JCH)
« La SED apporte sa contribution aux activités de l’Université Populaire mise sur pied l’an dernier par la municipalité. Dans le cadre des manifestations organisées par celle-ci, Claude Cornu donnera une conférence sur l’histoire de l’orthographe, le jeudi 17 novembre, à 18 heures, dans la salle Pierre Mendès France. L’orthographe est depuis longtemps un sujet de débats et d’affrontements entre tenants de la tradition et partisans d’une réforme qui apporterait des simplifications et corrigerait les anomalies. Sans alimenter cette querelle, il s’agira simplement de rappeler que les particularités de notre orthographe sont le produit d’une longue histoire, dans laquelle l’origine latine de la langue joue un rôle essentiel. Où l’on découvre, par exemple, que des lettres superflues (ex. doigt, vingt, temps…) ont leur raison d’être. »

Cette conférence tombe à pic. Une étude récente démontre en effet que les élèves du même âge et en deux décennies, obtiennent des résultats très différents s’agissant de l’orthographe. Le nombre de fautes commises par ces élèves a augmenté sensiblement durant les quinze dernières années, des fautes d’accord le plus souvent, alors que les mots invariables ne semblent pas souffrir de cette baisse globale de niveau.
La question d’une réforme de l’orthographe ressurgit régulièrement dans le but de faciliter la pratique de l’écriture, celle-ci ayant tendance à souffrir d’une honte réelle ou virtuelle de la part des hésitants. Il est pourtant fini le temps qui permettait aux examinateurs de certaines épreuves d’éliminer les candidats auteurs (à leur corps défendant) de plus de cinq fautes. Une tolérance générale contribue peut-être aussi à la baisse régulière du niveau, entraînant un relâchement de l’attention notamment à l’égard des règles grammaticales les plus  difficiles à acquérir. Je pense aux conjugaisons des verbes, à l’emploi de certains modes, à la concordance des temps et surtout aux accords avec les auxiliaires ou les verbes pronominaux.
La conférence que donnera Claude Cornu nous permettra de mieux comprendre l’importance historique de l’orthographe dans l'histoire de la langue française et la nécessité de toujours mieux maîtriser sa pratique. Connaissant le personnage (et ceci n’a rien de péjoratif, au contraire) l’honorable membre de la Société d’études diverses devrait plaider contre le laxisme et pour un enseignement qualitatif de la langue française, écrite et parlée.


11 novembre 2016

A l'Arsenal de Val-de-Reuil : en attendant Maguy…


Après l’élection de Trump aux Etats-Unis avec ses conséquences non mesurables aujourd’hui mais porteuses de forte inquiétude, rien de tel qu’un très beau et très bon spectacle de danse pour vous remettre les idées à l’endroit. Et vous réconcilier avec la vie. Par chance, Dominique Boivin, co-programmateur de l’Arsenal de Val-de-Reuil, avait invité Maguy Marin et ses danseurs(seuses) à « jouer » « May B » jeudi soir.
Devant une salle comble, à la fois jeune (pas seulement) et enthousiaste, les dix interprètes de cette pièce jouée pour la première fois dans les années quatre-vingt et sans cesse remise à l’affiche au fil des décennies ont mis tout leur art au service d’une œuvre inspirée de Samuel Beckett…dont on connaît le minimalisme, le poids des silences et le sens de l’absurde.
Et comme Maguy Marin avait fait l’heureux choix d’être présente à Val-de-Reuil, elle ne se fit pas prier pour répondre à quelques questions du public autour d’une pièce accueillie avec réticence à sa sortie et devenue un chef d’œuvre au fil des années et d’une meilleure compréhension de sa démarche.
Rien n’échappe à ses tourments et à sa joie de vivre. La danse possède cette capacité merveilleuse de faire parler les corps mieux qu’un langage abstrait. En une heure trente, tout passe à la moulinette de l’expression : sexe, mort, naissance, voyage, imagination, collectif, individu, musique, lumière, cris et chuchotements. Une inoubliable panoplie de sentiments et de signes…
C’est peu dire que le public a aimé. Un triomphe. Il a ovationné les dix hommes et femmes du moment, tant d’interprètes étant passés sur les plateaux année après année. Interrogée par un spectateur sur les changements apportés au fil du temps, Maguy Marin a simplement répondu : « aucun ». Les œuvres classiques sont décidément éternelles.

10 novembre 2016

Vladimir Poutine a-t-il favorisé l'élection de Donald Trump par une manipulation façon KGB ?


En scrutant avec attention les réseaux sociaux américains, je suis frappé de voir avec quelle frénésie, nombre de supporteurs de Donald Trump remercient et félicitent Julian Assange, l’un des créateurs de Wikileaks, pour le soutien qu’il a apporté à la campagne du nouveau président américain. Ils en font même le vainqueur de cette opération-manipulation.

Le site d’informations soi-disant « libre » a, en effet, publié pendant de longues semaines, des mails piratés provenant de la boite du directeur de campagne d’Hillary Clinton (et d’ailleurs) rendant publiques des communications internes au parti démocrate. Il est maintenant acquis que des hackers russes sont à l’origine du piratage et que Vladimir Poutine pourrait être le principal manipulateur de cette grande opération dont les services secrets russes ont le secret. L'ancien responsable du KGB qu'est Poutine sait tout des moyens d'affaiblir un adversaire quand il ne s'agit pas de le faire disparaître.

Si tel était le cas, il serait ainsi acquis que le président russe a joué un rôle considérable dans l’élection de Donald Trump en créant une image détestable de la candidate démocrate qui, par bien des aspects, malheureusement, n’est pas des plus sympathique. Hillary Clinton a bien tenté de s’avancer sur cette piste russe mais le bruit de fond n’a jamais imprimé ni auprès de la presse ni auprès des électeurs pour lesquelles elle demeure malhonnête.

Plutôt que de publier des communiqués laconiques contradictoires à quelques jours du scrutin, le directeur du FBI aurait peut-être du enquêter (il n’est jamais trop tard) sur les liens potentiels entre Poutine et l’équipe de campagne de Donald Trump. Celui qui, par avance, avait annoncé qu’il contesterait le résultat de l’élection s’il perdait, a peut-être bénéficié d’une campagne d’intoxication ayant contribué à la défaite d’Hillary Clinton. Qu’on me comprenne bien. Je suis loin d’être un supporteur aveugle et béat de l’ancienne secrétaire d’Etat de Barack Obama. Son amour immodéré de l’argent et de Wall Street, les liens de la fondation Clinton avec les milieux bancaires ne laissant pas de m’inquiéter. Mais, tous comptes faits, ne valait-il pas mieux élire une candidate expérimentée à la tête de la première puissance mondiale plutôt qu’un « raciste, xénophobe, homophobe » dont on ne sait pas grand chose du programme ni de ses capacités et compétences à remplir la fonction.

9 novembre 2016

1,5 million de visiteurs sur le village du Vendée globe


Beaucoup de monde le long du chenal. (photo GH)
1,5 million de visiteurs sur le Village du Vendée Globe, soit plus de 300 000 visiteurs lors de de la première semaine, 380 000 en deuxième semaine, puis 450 000 en semaine 3 et 350 000 pour le seul jour du départ. Le Village Officiel du Vendée Globe à Port-Olonna a donc pulvérisé tous les scores des éditions précédentes. Yves Auvinet, Président du Vendée Globe et du Conseil Départemental de la Vendée, a livré aujourd'hui ces chiffres qui illustrent s'il en était besoin, l'énorme succès populaire et médiatique (près de 1500 journalistes présents) qu'a rencontré le départ du 8ème Vendée Globe.

Yves Auvinet : "Près de 1,5 million de visiteurs se sont déplacés sur le Village aux Sables d'Olonne durant les trois semaines et le jour de départ. C'est un nouveau record d'affluence qui conforte la position du Vendée Globe comme événement populaire et médiatique de tout premier plan. Ce très bon résultat de fréquentation est lié bien sur à la présence des 29 magnifiques monocoques et à la disponibilité de leurs skippers, mais aussi à la qualité des nombreuses animations et expositions présentées sur le Village. Sans oublier une météo estivale dont a bénéficié la Vendée durant les trois semaines. Ce résultat est de bon augure pour la suite de l'événement et nous promet une belle mobilisation pour l'arrivée des marins ".
Tous les moyens sont bons pour mieux suivre la sortie des skippers et de leurs bateaux à Port Olonna. (photo GH)
 

8 novembre 2016

Nicolas Sarkozy : « je suis frit » !


Nicolas Sarkozy est-il frit ? Pas tant en termes de votes à la primaire de la droite et du centre (droit) mais plutôt en termes culinaires. On sait que l’ancien président aime marcher sur les brisées du Front national et pratique facilement un anti-islam primaire. Alors que les menus de substitution existent dans les cantines scolaires de France et de Navarre depuis des décennies (deux ou trois) Sarkozy a voulu faire le malin en réactivant une stigmatisation d’un autre âge.

Sa dernière recette est fameuse : « les enfants qui ne mangent pas de porc ont une solution. Ils peuvent demander deux portions de frites. » Alors qu’il est simplissime de proposer aux enfants ne mangeant pas de porc (les musulmans et les juifs) des cuisses de poulet ou de toute autre volaille, voire du mouton, Sarkozy se braque pour priver ces enfants de viande et donc de repas équilibré.

Il est pour le moins stupide de proposer une double ration de pommes de terre frites quand par ailleurs, le respect des croyances et des habitudes culturelles, surtout, est simple comme bonjour à prendre en compte. Je sais bien que 20 % des Français sont favorables à un régime autoritaire et que la tyrannie ne leur fait pas peur ! De là à imposer des menus types dans les cantines scolaires, voilà bien une responsabilité de maire et pas de président de la République sauf s’il veut se faire du gras électoral a peu de frais. D’ailleurs, rien ne prouve que l’accompagnement des viandes soit systématiquement des frites…il arrive que les économes scolaires proposent des légumes verts, bien meilleurs pour la santé.

Quelques images souvenirs du départ du Vendée Globe

Vu du ponton d'amarrage des Imoca 60 pieds. (photo JCH)
Certains ont besoin d'un peu de pensée magique. (photo JCH)
L'inévitable Marité. (photo JCH)

Certains lecteurs de ce blog m'ont demandé de publier quelques images souvenirs du départ du Vendée Globe. Je cède volontiers à leur désir sachant que la course durera trois mois (voire plus) et que j'aurai donc l'occasion de distiller d'autres images en fonction de l'actualité sportive brûlante.

7 novembre 2016

Le Vendée globe ? Une des rares aventures humaines qui soient dignes d'être vécues…et partagées


La ville de Louviers a contribué au projet Imagine. (photo Jean-Charles Houel)
Une fois n’est pas coutume. J’ai décidé, cette année, de m’intéresser au Vendée Globe, la course autour du monde sans escale et sans assistance. Je me suis donc rendu aux Sables d’Olonnes ce weekend pour approcher de près les 29 skippers et suivre leur départ en compagnie de quelques centaines (!) de confrères des presses écrite, radiodiffusée et télévisée.
Je l’avoue, j’ai été bluffé par un contexte magique, magnifique. Car faire le tour du monde en trois mois (voire un peu plus) soit près de 50 000 kilomètres, en passant par les fameux caps (Bonne espérance, Lewin, Horn) seul à bord et face aux éléments, relève de l’exploit individuel et collectif (n’oublions pas les équipes). La foule des amateurs, curieux, badauds, ne s’y est pas trompée puisque plus d’1,5 million de personnes a visité le village ou assisté au départ des aventuriers en bordure du chenal ou des plages. Mais la course au large a ses lois et dès hier, la troupe n’a pas chômé.
Ce matin, la grande émotion de l'énorme foule du chenal et celle du départ autour du monde sont déjà dans le sillage. Pas de round d'observation, c'est à fond que les vingt-huit solitaires en course vivent leur première nuit de mer. L'Espagnol Didac Costa n'est en effet pas encore reparti des Sables d’Olonne, où il est revenu hier pour tenter de réparer une avarie électrique consécutive à une fuite de ballast. Sur l'eau, au milieu du golfe de Gascogne, les grands favoris ne se font pas prier pour allonger la foulée, atteignant des vitesses parfois supérieures à 20 nœuds. Les leaders ne sont plus qu'à une grosse centaine de milles du cap Finisterre qu'ils devraient doubler dès ce midi, en passant probablement entre la côte espagnole et le "rail", dispositif de séparation du trafic, qui leur est interdit.

Armel Le Cléac’h leader
Tous les bateaux neufs à foils - à l'exception du No Way Back de Pieter Heerema - sont aux avant-postes, dans un vent de secteur nord d'environ 20 noeuds qui s'avère relativement instable en force et en direction et oblige à des changements de voile et interdit le moindre sommeil, comme l'explique Kito de Pavant, seul skipper qui a pu être joint ce matin (lire ci-dessous). Un trio de tête s'est légèrement détaché, composé - dans l'ordre - de Armel Le Cléac'h (Banque Populaire), Jean-Pierre Dick (St Michel-Virbac) et Alex Thomson (Hugo Boss), qui se tiennent en moins de 3 milles. Quelques bateaux à dérives droites tiennent bien le choc, comme ceux de Vincent Riou (PRB), Paul Meilhat (SMA) et Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir). Mais il y a déjà des écarts relativement importants avec les deuxième et troisième parties de la flotte, la moitié des concurrents accusant déjà plus d'une cinquantaine de milles de retard sur le trio des leaders. Rien de dramatique tant la route est longue, mais une première indication : le rythme de ce huitième Vendée Globe s'annonce déjà très élevé.

Ils ont dit

Kito de Pavant (Bastide Otio)
Kito de Pavant. (photo Jean-Charles Houel)
"La nuit a été dure, car j'ai eu une galère : mon solent (le J1) s'est déroulé dans le haut, a fait un noeud et j'ai du batailler pour réussir à l'affaler. J'ai perdu deux ou trois heures avec ça et je suis rincé… mais heureusement rien de grave. Le golfe de Gascogne n'est pas si simple car il y a de la mer et le vent de nord est instable en force et en direction, ce qui implique des réglages voire des changements de voile incessants. Là, je suis à 10 nœuds de vitesse, alors qu'il y a cinq minutes je marchais à 20 nœuds ! Il faut être dans le rythme, évacuer l'émotion du départ et surtout bien faire attention au bateau, car la moindre petite bêtise se paye cash. Je pense être au cap Finisterre en début d'après-midi."