18 novembre 2013

Le tireur de La Défense victime d'un dérangement meurtrier ? Et s'il s'agissait d'un fanatique !


L'esplanade de la Défense, devant la Société générale. (JCH)
Les tirs déplorés dans le hall de BFMTV, l’agression armée contre un photographe de Libération (il est dans un état grave) et sans doute aussi les tirs contre l’immeuble de la Société générale dans le quartier de La Défense (notre photo) illustrent une réalité : un cinglé peut, à tout moment et en tous lieux attenter à la vie des gens. Cette constatation banale l’est un peu moins quand il s’agit d’attaques contre les journaux ou les journalistes, cibles de choix dans toutes les dictatures du monde et aujourd’hui malheureusement, dans notre république.
Depuis toujours, les fanatiques préfèrent s’en prendre aux porteurs de mauvaises nouvelles plutôt qu’aux mauvaises nouvelles elles-mêmes. En ce sens, les boucs émissaires, qu’ils soient juifs, musulmans ou noirs comme l’est Christiane Taubira, font partie des victimes désignées comme prioritaires d’une manière odieuse par tous les racistes et tous les xénophobes de la terre. Parmi les professions les plus « atteintes », il n’est ni neutre ni indifférent d’y trouver les avocats, les médecins, les employés de La Poste ou de la CAF, ou encore les magistrats et les journalistes.
Comme ces derniers ont pour mission l’information du public, ils sont évidemment en première ligne pour avoir à subir les vengeances, les colères, les comportements irrationnels des faibles d’esprit, des fanatiques (et il y en a de plus en plus) des intégristes de tout poil mécontents des gouvernants ou des élus .
A lire la description de la silhouette et des vêtements du tireur d’aujourd’hui, j’aurais envie de le placer dans une case bien définie mais j’aurais tort. J’aurais tort car rien ne prouve que l’auteur des coups de feu appartient bien aux groupes identitaires ou aux cohortes de la manif pour tous. J’aurais tort car l’enquête ne fait que commencer et tant que l’auteur présumé des coups de feu n’aura pas été identifié, il serait malvenu d’extrapoler le caractère confessionnel du personnage ainsi que son engagement politique.Peut-être ne s'agit-il que d'un psychopathe ?
Manuel Valls assure que tous les moyens sont mis à la disposition des policiers pour identifier et retrouver le coupable de ces actes répugnants. C’est bien le moins qu’il puisse promettre.

Le retour de Sarkozy ne se fera pas sur un lit de roses


Robin Wright
L’ancien feuilleton du jeudi soir de Canal Plus mettait en scène un homme politique amer après que son candidat, devenu président, n’a pas tenu les promesses faites à son endroit. Cette déception finit de le convaincre de la vacuité des politiciens de métier et de la naïveté manifestée par les militants, les colleurs d’affiches, les faiseurs de rois en un mot. A l’évidence, aucun élu ne doit son siège à ses seules capacités. Je sais bien qu’il est de bon ton de le croire, surtout chez les égocentristes très nombreux dans ce métier, mais sans un entourage à la dévotion et sans des petites mains pour faire le boulot matériel ingrat, Hollande ne serait pas ce qu’il est et Copé non Plus.
« House of Cards », puisque tel est le titre de ce feuilleton, a fourni un rôle en or à Kevin Spacey et à Robin Wright. Tous deux formaient un couple formidable selon un scénario exceptionnel de cynisme et de manigances. Intelligents, malins, dominateurs ils ont tiré toutes les ficelles possibles et imaginables pour arriver à leurs fins.  Cela tombe bien puisque les deux héros ne manquaient pas d’imagination pour mener la vie dure à leur entourage et à ceux et celles qui leur devaient tant. Un slogan résume à merveille l’esprit des histoires : « faites lui (leur) confiance pour vous trahir. »
Je trouve que ce slogan s’applique bien à Jean-François Copé. Le président de l’UMP est un rouleau compresseur sans foi ni loi. Sa conquête de la présidence du parti ex-gaulliste restera dans les annales comme l’histoire d’un putsch parfaitement réussi et maîtrisé. A côté de lui, reconnaissons-le, François Fillon fait  figure d’amateur. Le favori des sondages s’est fait avoir dans les grandes largeurs et depuis, il rame, rame tant et tant parfois à contre courant que les électeurs de droite continuent de placer Sarkozy en tête des sondages. Ils le connaissent, celui-là, ils savent tout sur ses tours de passepasse, ses fausses promesses et ses vrais mensonges. Sarko est un vrai politicien madré et expérimenté. Il utilise toutes les méthodes, sacrifie tous les amis ( ?) tous les obligés, tous les redevables. Seul compte son avenir à lui.
Copé copie le maître mais il est encore en phase d’apprentissage. En proposant un inventaire du sarkozysme, le maire de Meaux a montré le bout de son nez, la pointe émergée de l’iceberg de l’ambition et de la conquête du pouvoir. Mais l’inventaire a fait pschiitt ! Avec un ami comme Copé, Sarkozy n’aura de cesse que de le circonscrire. Si l’on ajoute Fillon, Bertrand, Wauquiez, Juppé, Le Maire et les autres, il devra se méfier à sa gauche et à sa droite. Le retour de Sarkozy ne se fera pas sur un lit de roses.

17 novembre 2013

Il faut moins de ministres au gouvernement et plus de compétences


François Hollande à l'Elysée (JCH)
Je demeure persuadé que la colère des différentes corporations est surtout liée à l’injustice (réelle ou supposée) ressentie par les Français à l’égard des contributions. S’y ajoutent d’autres motifs de mécontentement. Primo, l’affaire Cahuzac a été ravageuse dans l’opinion publique et la queue de comète continue de faire perdurer ses effets : pour Hollande, à qui on reproche de ne pas savoir s’entourer et d’avoir tardé à sévir, pour la Gauche prise en flagrant délit d’affairisme.
C’est tragique aussi pour l’idée même qu’on se fait d’une société au sein de laquelle un pouvoir de gauche doit veiller à répartir les efforts de manière la plus équilibrée possible et la plus favorable aux classes sociales modestes. Si un citoyen-ministre déclare lutter contre la fraude fiscale et possède un compte en Suisse, c’est plus que fâcheux. C’est même révoltant autant que scandaleux.
Secundo, le défaut d’explications vraiment convaincantes de l’exécutif. Une politique, ça se définit, ça se pratique, ça s’explique. Hollande ne veut pas être un président à tout faire si bien qu’il donne l’illusion d’être absent ou, pire, de ne pas savoir où il habite laissant à Jean-Marc Ayrault un rôle-costume peut-être trop large pour ses épaules. Tertio, la droite intégriste-fanatique et la droite tout court n’acceptent pas le verdict des urnes (1). Le procès en illégitimité de la gauche au pouvoir, soyons-en certains, ne cessera pas d’ici à 2017. Quarto, le rôle des médias est évidemment important voire décisif dans le jugement de la politique conduite à l’heure des tweets et de Facebook. Jamais la vitesse de la lumière ne semble être allée aussi vite (même si elle est constante) et les informations (vraies ou fausses) circulent à vive allure. Dans ce contexte, les critiques sont bien plus virulentes, bien plus agressives et bien plus nombreuses que les louanges même si on sait, depuis toujours, que le pouvoir est un exercice ardu, complexe, et que l’impopularité est inévitable. Sauf au niveau local où les citoyens-contribuables peuvent juger sur pièces l’usage qui est fait de leurs impôts.
Le Hollande Bashing (2) étant devenue une spécialité des magazines depuis l’élection de l’ancien premier secrétaire du PS malgré des ventes en baisse sensible pour l’ensemble des journaux, il n’y a pas de raison que cela s’arrête. Tant que la crise économique perdurera, tant que l’inversion de la courbe du chômage ne sera pas engagée (si elle l’est un jour) les Français ne croiront pas aux chances de succès de la politique conduite actuellement. Faut-il faire comme Malek Boutih, député PS de l’Essonne, et invoquer un geste fort du président ? Un changement de gouvernement…une dissolution ? Ce serait la catastrophe électorale assurée si, par malheur, Hollande tentait l’aventure qu’a courue Jacques Chirac en 1997. Protégé par les institutions de la 5e république, le président et sa majorité peuvent tenir. A une condition : que la rue n’agrège pas les mécontentements corporatistes et variés. Quand on voit le NPA manifester avec la nouvelle droite à Quimper, on se demande s’il ne faudrait pas changer la couleur des bonnets et transformer le rouge en jaune.
Qu’il faille bouger, réagir, cela devient aussi évident qu’urgent. Ceux qui ont soutenu Martine Aubry lors de la primaire socialiste ne sont, au fond, pas réellement surpris ni déçus par les événements en cours. Les hommes et les femmes politiques ont leur personnalité, leur caractère. Ils sont portés autant par leur volonté que par les événements. Il leur appartient d’équilibrer les influences sans que l’une prenne le pas sur les autres. Avec Hollande, on a tout de même l’impression que le président est protégé par les murs de l’Elysée et par les conseils de son cabinet au sein duquel on trouve peu de politiques d’ailleurs. La promotion Voltaire de l’ENA est sur-représentée ce qui n’est pas sans conséquence.
Et puis, des ministres semblent déjà à avoir la tête ailleurs. Le ministre de l’Economie et des finances ne cache pas son intérêt pour Bruxelles. Autrement dit il est déjà dans le coup d’après. Ne serait-il pas nécessaire, avant les municipales, de nommer un nouveau premier ministre et un gouvernement resserré doté d’une quinzaine de ministres entourés de secrétaires d’état non contraints de répondre aux questions des députés le mardi et le mercredi ?  
Changer d’hommes et de femmes, soit mais changer de politique, c’est une autre paire de manches. L’année 2013 est difficile, 2014 avec la hausse de la TVA, les municipales et les européennes s’annonce comme périlleuse. Le président pense récolter quelques fruits de sa politique en début d’année. Il sait qu’il n’échappera pas à la sanction électorale, surtout lors des européennes lesquelles n’avaient pas été une réussite pour le PS en 2008.
Alors quoi faire ? Ne pas faire le dos rond. Ne pas tergiverser. Il est encore temps de modifier le tempo avant l’explosion des exaspérations et de la grogne. La marge de manœuvre du président est si étroite qu’il ne peut agir qu’en changeant le gouvernement. Il faut donc moins de ministres et plus de compétences. Sinon, gare à la cata…
(1) François Baroin n'a-t-il pas déclaré que la gauche avait pris le pouvoir par effraction ?
(2) Le Hollande Bashing ou l'acharnement anti-Hollande

« France, ressaisis-toi ! » Cette pétition doit obtenir 100 000 signatures !


J’ai reçu ce texte ce matin. Je le publie volontiers.
« Nous sommes déjà plus de 60000 citoyens dont une  centaine de personnalités à avoir signé l'appel contre la banalisation du racisme : « France, ressaisis-toi !» en 10 jours. Nous voulons atteindre les 100000 signataires d'ici Lundi. Continuons à signer cet appel : « France, ressaisis-toi ! » et de le diffuser très largement autour de vous et avec tous les moyens de communication à votre disposition.
 « C'est pour qui la banane ? C'est pour la guenon ». C'est par ces mots qu'une fillette de 12 ans a brandi il y a quelques jours à Angers une peau de banane à l'endroit de Christiane Taubira. Après la comparaison simiesque dont notre Ministre de la Justice fut la cible quelques jours plus tôt par une candidate du Front national, ce sont des mots qui ne peuvent être tenus pour des « dérapages » comme la presse les qualifie avec une pudeur de violette. Ils sont tout au contraire le signe qu'une gangrène purulente est en train, sous nos yeux, d'infecter le pacte républicain. Le mal semble tellement avancé que ce sont donc des parents qui, le temps d'une manifestation, montrent avec fierté à quel point leur fille a été élevée dans la haine.
Christiane Taubira est une femme politique ses positions et son action sont critiquables notre soutien n'est donc pas là pour empêcher le débat démocratique. Mais  nous, citoyens engagés, défendant le progrès de la société dans laquelle nous vivons ne pouvons pas accepter qu'elle soit attaquée sur sa couleur de peau ni sur son sexe.
Nous soutenons et vous demandons de soutenir cet appel de plusieurs personnalités. Pour marquer notre refus d'une société qui se replie sur elle-même, et la normalisation de la parole raciste !

Par ailleurs, comme nous n'avons pas les moyens financiers pour recruter de grosses agences de communication pour qu'ils fassent parler de nous dans les grands médias, nous comptons donc sur chacun d'entre vous pour faire connaître notre action auprès de ces médias afin qu'ils publient et diffusent la pétition "France ressaisis-toi 
Pour cela nous vous demandons: 
1) Par tous les moyens dont vous disposez d'envoyer un message aux responsables des rédactions de tous les média et de leur demander de publier ce lien http://franceressaisistoi.wesign.it/fr
2) Appelez, twittez, écrivez des commentaires sur les pages (Facebook et autres), envoyez des mails à toutes les émissions de radio, de télé, aux journaux avec le lien http://franceressaisistoi.wesign.it/fr. Exemple: si vous voulez qu'on passe au JT de France 2 dans 24h, vous leur envoyez ce tweet (+60000 personnes ont signé la pétition contre la haine et le racisme http://franceressaisistoi.wesign.it/fr #Taubira via @wesignit @France2tv et vous?
En cas de problème ou d'interrogations n'hésitez pas à nous contacter.
baki@wesign.it ou 0699828880
Nous comptons sur vous.

15 novembre 2013

Guy Auzoux ne sait pas tout. Il l'apprendra à ses dépens.

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Je lis dans La Dépêche que Guy Auzoux a poussé une gueulante en constatant qu’Anne Hidalgo, adjointe au maire de Paris et candidate PS aux prochaines élections municipales dans la capitale, était venue à Colombey-Les-Deux-Eglises pour se recueillir sur la tombe du général de Gaulle et y déposer une gerbe tricolore. Guy Auzoux se revendique comme gaulliste historique et veille, à sa façon, sur le sommeil du grand homme.
Mais il a commis une gaffe. Une gaffe que j’ai d’ailleurs commise moi aussi en apprenant la visite de Mme Hidalgo. En réalité, Anne Hidalgo ne représentait ni elle-même ni évidemment le Parti socialiste. Elle était là au nom de la ville de Paris, ville faite Compagnon de la Libération par le créateur de la France libre. Guy Auzoux aurait donc dû se montrer plus prudent et moins impulsif. Maintenant qu’il connaît la raison de la visite à Colombey de la, j’espère, future maire de Paris, j’espère qu’il fera amende honorable. Il sait, forcément, que les élections se suivent sans forcément se ressembler et qui si le maire de Paris a longtemps été membre de l’UMP, il ne l’est plus aujourd’hui. Ce qui doit pas empêcher pas les dirigeants actuels de Paris de représenter, fut-ce symboliquement, la plus grande ville de France.

14 novembre 2013

A Val-de-Reuil, les musulmans auront un lieu de culte sécurisé et digne


« Le vendredi 15 novembre, à 15h15, en Mairie de Val-de-Reuil, 70 rue Grande, dans la salle du conseil, Marc-Antoine Jamet présidera à la signature publique par EAD, représenté par sa chargée d'affaires Mme Annie Allaire, de la vente d'un terrain de 6600 m2, ilot 12, Route des Sablons, face à la rue Courtine, à côté de la base de la Poste et de la Société Ipack, au bénéfice de l'Association du Bassin Méditerranéen présidée par M. Ali Errifi. 
Ainsi est clos un processus engagé depuis 2008 qui a vu la Mairie fédérer les diverses associations représentatives de la communauté musulmane, mettre tous les partenaires autour de la table de négociations et permettre à un certain nombre de Rolivalois de se rencontrer dans des conditions de sécurité et d'accueil conformes à la dignité. Les espaces libérés par le précédent lieu de réunion faciliteront les activités des commerçants de la rue Courtine. Le caractère privé des rassemblements de l'association sera affirmé. Un permis de construire conforme au PLU rolivalois, témoignant d'une qualité et d'une esthétique compatibles avec la laïcité républicaine et le paysage moderne, urbain et normand de la Ville Nouvelle sera déposé. »
(Communiqué de la mairie de Val-de-Reuil)

13 novembre 2013

La Ligue des droits de l'homme soutient Christiane Taubira dans sa lutte contre le racisme


« La LDH a pris connaissance, avec stupeur, de la dernière une de l’hebdomadaire d’extrême droite Minute, qui vient ainsi se rajouter à la triste litanie raciste de ces dernières semaines.
Alors qu’elle réutilise les expressions contre lesquelles des milliers de personnes et d’élu(e)s de tous bords se sont élevés, à l’appel de la LDH, à Angers, ce lundi 11 novembre, c’est une nouvelle insulte, ouvertement et pleinement raciste, qui s’ajoute à une liste, déjà trop longue, de propos insupportables.
Une nouvelle fois, la LDH réaffirme son rejet de ceux qui spéculent sur la haine et des démagogues qui font preuve de compréhension. Il ne peut pas y avoir d’autre comportement que le combat contre ceux qui choisissent de définir des boucs émissaires pour alimenter des propos et des actes racistes.
Il s’agit de la République et de ses valeurs qui sont à chaque fois mises à mal et il appartient à chacun, citoyen(ne)s, médias et élu(e)s, de contribuer à mettre hors-jeu ces agressions répétées. Le poison du racisme qui mène à la désagrégation de notre société est à combattre sans relâche.
La LDH affirme son plein et entier soutien à madame la garde des Sceaux, Christiane Taubira.»

Louviers, il y a trente ans…ou plus


Cette photographie des médaillés militaires de Louviers date de 1980. Le président Prieux est entouré de médaillés issus soit des rangs de la gendarmerie, soit des compagnies de soldats présentes sur les champs de bataille comme M. Lambert, ancien combattant de la grande guerre de 14-18 assis à l’extrême droite sur la photo.
Eu égard à la richesse des archives en ma possession, je me propose de temps à autre, en fonction de l’actualité, de publier des photos illustrant la vie lovérienne il y a plus de trente ans. N’hésitez pas à les commenter, soit pour identifier les personnes soit pour signaler un fait, un événement, une anecdote.

11 novembre 2013

Les photographies de Philien Godard au musée de Louviers


Photo de la famille de Philien Godard dans une ferme de Nagel-Seez-Mesnil.
L’exposition de photographies de Philien Godard actuellement présentée au Musée de Louviers mérite le détour. Sur les 3000 plaques de verres du fond Godard, Michel Natier, directeur du musée et son équipe, ont sélectionné les photographies du Louviers médiéval avec ses maisons à pan de bois et avant-solliers.
Il y avait foule, hier, au musée pour admirer ces photographies réalisées à la fin du 19e siècle et au début du 20e. Les Lovériens et ceux qui aiment leur ville découvriront, s’ils ont moins de 70 ans, une place de la Halle aux drapiers, des rues du centre-ville, une place du Parvis et une église Notre Dame à l’environnement original. Nul doute, sans les méfaits de la seconde guerre mondiale et du grand incendie de 1940, que notre ville serait devenue un centre touristique de première importance.
Ne subsistent aujourd’hui que la rue des Grands carreaux, la rue Ternaux et quelques maisons de la rue des Quatre moulins pour rappeler l’architecture prestigieuse du Louviers d’antan. Si l’on ajoute que Philien Godard a pris plaisir à photographier les siens, on aura une idée des vêtements de cette époque et d’une manière plus générale des styles qui ont donné naissance à la Belle époque…quelques années avant le grand cataclysme que fut la première guerre mondiale.

La lutte entre Le Maire et Wauquiez se fait sur le dos des sans emploi

Bruno Le Maire. (DR)

Bruno Le Maire, député d’Evreux, est un militant actif. Il a oublié les affres de son ministère des affaires européennes et de celui de l’Agriculture. Il a surtout oublié son appartenance à des gouvernements qui ont conduit la France là où elle est. Sans être obsédé par « l’héritage » on ne peut oublier qu’il y a dix huit mois à peine, Sarkozy était encore aux manettes de notre pays. Le 6 mai d’ailleurs (jour du second tour de la présidentielle) c’est lui qui autorisait la signature du décret sur l’Ecotaxe que les membres de l’UMP se jettent maintenant à la figure comme une erreur. Seule NKM ose encore assumer le partenariat public privé pourtant terrible pour le contribuable.

Bruno Le maire mène une lutte à distance avec son ex-ami Laurent Wauquiez. Tous deux sont surs d’eux-mêmes et un tantinet dominateurs. Tous deux croient en leur bonne étoile et préparent les futures élections présidentielles de 2017, 2022 ou 2027…et tous les coups sont permis.

Ainsi, pour ne point se laisser distancer par son adversaire principal, chacun d’eux avance des propositions iconoclastes et «révolutionnaires». Bonnets rouges sur la tête, ils se voient déjà en conquérants de l’électorat gogo et c’est à celui qui sortira la plus grosse «connerie». Nous nous amuserons, au fil du temps, à recenser les bévues, erreurs et grossières provocations de l’un et de l’autre. Mais aujourd’hui, la palme de la monstruosité revient à Bruno Le Maire. Tout le monde doit savoir que ce Bruno Le Maire, dans une interview donnée à un journal de notre pays, propose de réduire les indemnités de chômage des sans emplois afin…d’améliorer la situation financière de l’Etat. Pour lui, c’est clair, réduire l’indemnisation des chômeurs c’est restaurer la valeur travail ! Cette valeur si chère aux libéraux sarkozystes dont Thierry Ardisson dit très bien : « un libertin, ça baise, un libéral, ça vous baise. »

Un  député gagne, en gros, 5500 euros mensuels et beaucoup plus même s’il conserve par devers lui une partie de l’indemnité versée pour frais professionnels. Est-il le mieux placé pour administrer des potions vomitives à tous ceux et toutes celles qui souffrent et se serrent la ceinture ? A ces milliers d’euros de salaire s’ajoutent certains privilèges (voyages en train gratuits, voyages en avion gratuits quelques fois dans l’année) sans oublier un système de retraite particulièrement favorable.

Et c’est ce Bruno-là qui veut appauvrir les sans emploi, affamer les familles, les renvoyer à leur désespoir. A moins, à moins, qu’il ne veuille comme son ami David Cameron, faire travailler gratuitement les chômeurs pour leur éviter l’ennui et leur rappeler que le travail c’est la santé. Sans le salaire. C’est cela qu’il appelle briser des tabous. Tu parles d’un tabou : réduire les aides à vivre et à faire vivre des familles. N’est il pas juste et humain, civilisé en un mot, que la collectivité prenne en charge le sauvetage des gens qui se noient ?

M. Wauquiez, le rival de Bruno Le Maire, parle même langage quand il évoque la nécessité de mettre fin à l’assistanat. Ce n’est pourtant rien d’autre que la solidarité nécessaire entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas ou qui n’ont plus. Ces quadragénaires pousse-au-crime ont des âmes de putschistes. Ils ont beau reconnaître que l’UMP n’est pas prête à gouverner, ils verraient d’un bon œil le coup dur dont j’émets le risque depuis plusieurs mois. Le pire est qu’ils ne sont pas les seuls.