Le 16 octobre, nous dirons tous « Non à EDVIGE » À Paris comme dans toutes les régions de France, citoyens et élus diront « Non à EDVIGE » au cours de rassemblements organisés par le Collectif national et par un nombre croissant de Collectifs locaux.
Le Collectif a pu avoir connaissance de l’ensemble des documents transmis à la CNIL pour avis par le gouvernement. Un projet de texte portant retrait du décret EDVIGE en fait bien partie, malgré les petites cachotteries mesquines du ministère de l’Intérieur qui n’avait transmis sciemment qu’une partie des documents aux organisations syndicales membres du Collectif.
Cette nouvelle version est le résultat de la première vague d’une formidable mobilisation citoyenne. Cette mobilisation va se poursuivre et se manifester avec force le 16 octobre pour dire « Non à EDVIGE », parce que la version 2.0 n’est pas plus acceptable que la version 1.0.
Plusieurs aspects importants et tout aussi dangereux demeurent dans la version 2.0.
Deux finalités très différentes sont toujours amalgamées : enquêtes administratives et suspicion de risques pour la sécurité publique. Par ailleurs rien n’indique que le fichage départemental des « personnalités » sera dénué de tout danger puisqu'aucun texte n’est encore paru à ce sujet.
Les enfants sont toujours fichés, dès 13 ans, avec un « droit à l’oubli » en trompe l’oeil. La Défenseure des enfants souligne d’ailleurs dans son avis sur le projet EDVIGE 2.0 que, « tant par le contenu des informations qui seront conservées, que par la durée de conservation des données et leur droit de vérification ainsi que d’éventuelle rectification par le mineur ou ses parents ou représentants légaux », ce texte lui parait « encore en contradiction avec les exigences de la Convention internationale des droits de l’enfant notamment en ce qui touche la protection de leur vie privée et le droit d’accès et d’opposition aux données les concernant ».
Les enfants comme les adultes sont toujours fichés sur de simples suspicions, sans avoir commis aucune infraction, et sans même que ces suspicions reposent sur « le recours ou le soutien actif apporté à la violence » qu’ils manifesteraient, comme le spécifiait la formulation du décret de 1991.
Des données extrêmement sensibles sont toujours collectées et traitées : origines « raciales » ou ethniques, opinions philosophiques, politiques ou religieuses et appartenance syndicale. Le scandale des services de renseignement cherchant à savoir si « des gens de confession autre que chrétienne » font partie du personnel d’une collectivité locale, récemment dévoilé par la Région Rhône-Alpes, vient confirmer s’il en était besoin que les inquiétudes exprimées par les signataires de l’Appel « Pour obtenir l’abandon d’EDVIGE » sont loin de relever du fantasme.
La ministre de l’Intérieur s’en défend maladroitement, invoquant une « initiative individuelle ». Mais de telles initiatives sont toujours à craindre, avec l’étendue des personnels pouvant consulter le fichier, couplée à la « culture du chiffre » d’une logique techno-policière qui ne reconnaît plus aucun garde-fou.
Des représentants du Collectif « Non à EDVIGE » seront reçus par le président de la CNIL le 8 octobre prochain et lui exposeront leurs arguments sur tous ces points avant que la Commission rende son avis au gouvernement sur le projet EDVIGE 2.0.
Le Collectif national tiendra une conférence de presse le 14 octobre pour annoncer les manifestations du 16 octobre, journée nationale de l’expression du « Non à EDVIGE ».
Au-delà du 16 octobre, la mobilisation se poursuivra pour élargir la réflexion des citoyens à la question du fichage des personnes sous toutes ses formes et de l’atteinte aux libertés individuelles, éternelles sacrifiées sur l’autel de la sécurité.
8 octobre 2008
7 octobre 2008
La cérémonie des obsèques de Jean Récher
Ils ont été nombreux ceux et celles qui ont tenu à accompagner Jean Récher, ancien conseiller général et maire de Saint-Pierre-du-Vauvray, à sa dernière demeure. La foule s'est en effet pressée ce mardi, dans l'église du village, pour participer à la messe d'Adieu en présence de François Loncle, député, de nombreux conseillers généraux dont Leslie Cléret, conseillère générale de Louviers nord qui avait succédé à Jean Récher et Alain Loeb, le nouveau maire de la commune.
Au cours d'une courte allocution empreinte d'émotion et de reconnaissance, Alain Loeb a rappelé combien l'action de Jean Récher avait été bénéfique pour la commune. Des lotissements, l'école, la défense des services publics, la lutte pour obtenir un passage sécurisé sous ou sur la voie ferrée. L'ancien cheminot avait été terriblement marqué par l'accident ferroviaire de juillet 1985 qui avait fait neuf morts et près de quatre-vingts blessés.
L'épouse du défunt, son fils Jean-Luc, ses petits-enfants, ses arrière-petits enfants ont également écouté avec attention le discours de Leslie Cléret qui a su rappeler toutes les qualités humaines du disparu et mettre l'accent sur la générosité d'un véritable « humaniste ». Elle a cité l'ancien conseiller général : « je ne fais pas de politique, je travaille » « mais je ne mettrai jamais mon drapeau dans ma poche. » Effectivement, jamais il ne mit son drapeau dans sa poche et fut un soutien permanent de François Loncle élu député en 1981 année de l'élection de François Mitterrand à la Présidence de la République.
Sa famille et ses amis se sont recueillis devant le cercueil avant une cérémonie plus intime et plus familiale.
Au cours d'une courte allocution empreinte d'émotion et de reconnaissance, Alain Loeb a rappelé combien l'action de Jean Récher avait été bénéfique pour la commune. Des lotissements, l'école, la défense des services publics, la lutte pour obtenir un passage sécurisé sous ou sur la voie ferrée. L'ancien cheminot avait été terriblement marqué par l'accident ferroviaire de juillet 1985 qui avait fait neuf morts et près de quatre-vingts blessés.
L'épouse du défunt, son fils Jean-Luc, ses petits-enfants, ses arrière-petits enfants ont également écouté avec attention le discours de Leslie Cléret qui a su rappeler toutes les qualités humaines du disparu et mettre l'accent sur la générosité d'un véritable « humaniste ». Elle a cité l'ancien conseiller général : « je ne fais pas de politique, je travaille » « mais je ne mettrai jamais mon drapeau dans ma poche. » Effectivement, jamais il ne mit son drapeau dans sa poche et fut un soutien permanent de François Loncle élu député en 1981 année de l'élection de François Mitterrand à la Présidence de la République.
Sa famille et ses amis se sont recueillis devant le cercueil avant une cérémonie plus intime et plus familiale.
La Poste court un vrai danger
Photo : manifestation le 23 septembre contre la privatisation de La Poste (photo l'Humanité)La section socialiste de Louviers a décidé de travailler sur des thématiques précises pour informer les militants et les faire réagir. C'est aussi un moyen de réfléchir collectivement aux solutions qu'un pouvoir de gauche pourrait mettre en place si l'alternance fonctionne un jour au plus haut niveau de l'Etat.
Ce lundi soir, le thème retenu était : l'éventuelle privatisation de La Poste. Depuis 1477 et les premiers relais postaux qui distribuaient le courrier royal, La Poste a bien évolué et elle s'inscrit comme un service public très satisfaisant dans l'esprit des Français. Ces derniers sont autant attachés à La Poste qu'ils le sont à la SNCF, l'Hôpital, l'Education…
En 2011, l'ouverture totale à la concurrence européenne conduit les dirigeants actuels de La Poste à imaginer des mesures (de financement) permettant de faire face à cette concurrence et de jouer un rôle important sur la scène européenne.
Rappelons que les quatre missions de base de La Poste imposées par l'Etat, seul actionnaire actuellement, sont : 1) la peréquation tarifaire avec un prix de courrier unique selon les destinations ; 2) la distribution de la presse (1,7 milliard de journaux distribués en 2007) ; 3) l'accessibilité bancaire (tout le monde peut ouvrir un compte bancaire à La Poste ; 4) La présence postale partout sur le territoire dans un rayon de 5 kilomètres de toute habitation ou à moins de 20 minutes.
La Poste est endettée à hauteur de 5,6 milliards d'euros et 71 % de ses activités sont déjà soumises à la concurrence. Au total, 28,5 milliards de documents ont été acheminés et distribués en 2007 par le groupe La Poste : 95 millions de documents acheminés et distribués chaque jour, 550 millions par semaine, 2,4 milliards par mois.On imagine le travail exigé des 300 000 salariés dont 60 % sont fonctionnaires et 40 % sous contrat de droit privé.
Le projet gouvernemental consiste à ouvrir le capital et, à terme, peut-être, de privatiser le groupe La Poste. Le contexte international et la crise financière ne sont évidemment pas favorables à une introduction en Bourse. Pourtant, il va falloir trouver 3,5 milliards d'euros pour moderniser et devélopper La Poste. Qui va financer les projets : les fonds de pension américains, non. Des actionnaires privés et à quelle hauteur ?
La plupart des camarades présents exigent que l'Etat s'engage à fond pour que La Poste demeure un service public. Il faut donc une volonté politique ferme allant même à l'encontre de l'Europe si les Français ont trop à perdre dans une opération hasardeuse. Alors que l'Etat trouve en une nuit 3,5 milliards d'euros pour sauver Dexia, pourquoi n'engagerait-il pas la même somme pour faire de la Poste un outil national vraiment efficace et performant ? Le capitalisme financier, quand il s'agit de services publics, est contreproductif. Voyons la privatisation des autoroutes, que nous a-t-elle apporté ? Quel gâchis !
Un référendum sur la privatisation de La Poste serait trop risqué pour Nicolas Sarkozy. 90 % des Français voteraient contre. Il faut soutenir la lutte engagée par les postiers. Le Parti socialiste, par les déclarations de ses leaders, doit lutter pour maintenir un service public qui assure les quatre missions « régaliennes » de l'Etat. Sinon, La Poste court un vrai danger.
6 octobre 2008
Rendez-vous le 14 octobre à l'école Jacques Prévert
photo : En visite à Val-de-Reuil la semaine dernière, Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville, a eu bien du mal à justifier le projet gouvernemental visant à supprimer la Dotation de solidarité urbaine à de nombreuses communes de plus de 10 000 habitants. (photo JCH)Nous qui passons beaucoup de temps dans le quartier de la Maison rouge, invitons ses habitants à être présents le 14 octobre prochain à 18 heures à l'école Jacques Prévert où aura lieu la signature de la convention ANRU. Les douze parties prenantes seront présentes pour lancer cette grande opération de rénovation urbaine qui vise à sortir de son isolement un quartier dit sensible de Louviers.
Il est indispensable que les habitants soient présents. Ils doivent entendre les discours des uns et des autres puisqu'après tout il s'agit de leur quartier, de l'amélioration de leurs conditions de vie quotidienne. A l'occasion de la présentation aux habitants de la pétition contre la vidéosurveillance, ces derniers nous ont fait part de leurs griefs plus généraux : mauvais état des logements, absence d'entretien, bruit, faible isolation, insuffisance de parkings (d'où les PV malvenus pour stationnement sur les trottoirs)…Ils doivent donc savoir ce que prévoient la municipalité et ses partenaires.
Des ateliers urbains vont être mis en place. S'ils veulent peser sur les orientations et les décisions, les habitants doivent s'y investir. Pour eux et leurs enfants.
La sémantique particulière de M. Philippe Leroy
Le président du conseil général de la Moselle, M. Philippe Leroy, est intervenu récemment sur la chaine régionale de télévision France 3. Il avait été invité par les journalistes de cette chaine pour donner son point de vue sur le choix des sites d'enfouissement de déchets nucléaires dans le cadre de la consultation nationale engagée dans divers départements… dont l'Eure puisqu'un site a été retenu dans le canton de Pont-de-l'Arche.
Une phrase pour le moins malheureuse a été prononcée par ce M. Leroy quand il a comparé les difficultés éprouvées par les élus à faire accepter par la population les sites pour déchets nucléaires, industriels ou ménagers et ceux retenus pour aménager les terrains d'accueil des gens du voyage, les « Gitans » a-t-il cru bon d'indiquer. Autrement dit, déchets en tous genres et gens du voyage sont placés sur le même plan.
L'association « Sortir du nucléaire » a sévèrement critiqué M. Philippe Leroy et exige sa démission de tous ses mandats. Ceux qui ont vu les images et entendu les propos de M. Leroy (dont je suis) ne pouvaient qu'être indignés. Comment peut-on placer sur un même plan les sites pour déchets nucléaires et les aires d'accueil des gens du voyage ? M. Leroy n'a pas prévu de démissionner de tous ses mandats…
Une phrase pour le moins malheureuse a été prononcée par ce M. Leroy quand il a comparé les difficultés éprouvées par les élus à faire accepter par la population les sites pour déchets nucléaires, industriels ou ménagers et ceux retenus pour aménager les terrains d'accueil des gens du voyage, les « Gitans » a-t-il cru bon d'indiquer. Autrement dit, déchets en tous genres et gens du voyage sont placés sur le même plan.
L'association « Sortir du nucléaire » a sévèrement critiqué M. Philippe Leroy et exige sa démission de tous ses mandats. Ceux qui ont vu les images et entendu les propos de M. Leroy (dont je suis) ne pouvaient qu'être indignés. Comment peut-on placer sur un même plan les sites pour déchets nucléaires et les aires d'accueil des gens du voyage ? M. Leroy n'a pas prévu de démissionner de tous ses mandats…
Escaliers de la gare régionale de Val-de-Reuil (suite)
Bernard Amsalem, ancien maire de Val-de-Reuil, à qui nous avons posé la question ce matin a été affirmatif : les crédits destinés aux escaliers mécaniques de la gare de Val-de-Reuil étaient bien inscrits, en 1978, lors de la création de la-dite gare. Mais, car il y a un mais le ministre de l'Equipement de l'époque, s'appelait Jean Lecanuet et il était également maire de Rouen.
On peut le dire, Jean Lecanuet n'avait pas une admiration sans bornes pour la ville nouvelle qu'il considérait comme un adversaire du développement de la ville qu'il dirigeait. Avec René Tomasini, député de l'Eure et secrétaire général du RPR, ils s'étaient opposés à la création de cette ville nouvelle imposée par l'équipe Delouvrier et le gouvernement du général De Gaulle.
Que fit Lecanuet, il transféra la ligne budgétaire prévue pour les escalators de la gare sur le budget du centre commercial Saint-Sever qui, ainsi, fut doté d'escaliers mécaniques bien pratiques. Depuis, la SNCF se contente de promesses jamais tenues. Les plaintes permanentes des usagers, celles des élus, n'y font rien. Chacun a bien conscience des problèmes posés : handidapés, personnes âgées, voyageurs avec bagages encombrants…tous se lamentent devant une situation bureaucratique qu'on avait plus l'habitude de connaître dans l'Ex-URSS que dans notre république bien-aimée.
Il suffirait qu'un comité d'usagers se crée et organise un mouvement de protestation rituel devant la gare régionale pour, peut-être, obtenir gain de cause. La victoire (provisoire ?) contre le fichier EDVIGE n'a pas été obtenue autrement que par une importante mobilisation populaire.
Que les lecteurs de ce blog me confient leur point de vue voire leur accord et alors, on pourra mettre le train de la protestation en marche. En attendant, méditons cette citation de Guillaume Pépy, le nouveau président de la SNCF : « Les ambitions de demain ne doivent pas faire oublier les faiblesses du quotidien. »
5 octobre 2008
Les escaliers de la gare régionale de Val-de-Reuil
La gare de Val-de-Reuil n'est pas la gare de Val-de-Reuil. Elle est une gare régionale qui capte les usagers de toute l'agglomération de Louviers et qui sera appelée à plus d'activité encore quand le cadencement des trains sera opérationnel. Les arrêts à Saint-Pierre-du-Vauvray et Alizay se feront tellement rares qu'on finira par les supprimer totalement.
Mon propos est du à la scène que je viens de vivre ce soir à la gare rolivaloise. Une scène qui se produit des dizaines de fois par jour, tous les jours, toutes les semaines. Une personne âgée ou affaiblie obligée de porter sa lourde valise dans des escaliers infiniment pénibles avant de prendre le train pour Paris de 20 h 58 et qui est contrainte d'arriver 20 minutes avant le train pour être certaine de ne pas le rater.
Je sais que des tonnes de courrier ont été adressées à la direction nationale de la SNCF. Député, maire, élus de toutes sortes et de tous poils. Ils s'y sont tous mis pour obtenir des escalators qui sont non seulement utiles mais un du depuis 1978. A cette époque, des financements avaient été prévus pour ces escaliers mécaniques. Mais l'argent a servi à financer un autre projet, ailleurs.
Trente ans que cela dure. Trente ans, c'est long.
Comme ce blog est de plus en plus fréquenté et donc de plus en plus lu, je suis certain qu'une bonne âme lira ces lignes et agira, une fois de plus, pour que la gare régionale soit dotée du minimum de confort qu'on peut exiger quand on est un usager des trains de ce pays et de cette région.
Mon propos est du à la scène que je viens de vivre ce soir à la gare rolivaloise. Une scène qui se produit des dizaines de fois par jour, tous les jours, toutes les semaines. Une personne âgée ou affaiblie obligée de porter sa lourde valise dans des escaliers infiniment pénibles avant de prendre le train pour Paris de 20 h 58 et qui est contrainte d'arriver 20 minutes avant le train pour être certaine de ne pas le rater.
Je sais que des tonnes de courrier ont été adressées à la direction nationale de la SNCF. Député, maire, élus de toutes sortes et de tous poils. Ils s'y sont tous mis pour obtenir des escalators qui sont non seulement utiles mais un du depuis 1978. A cette époque, des financements avaient été prévus pour ces escaliers mécaniques. Mais l'argent a servi à financer un autre projet, ailleurs.
Trente ans que cela dure. Trente ans, c'est long.
Comme ce blog est de plus en plus fréquenté et donc de plus en plus lu, je suis certain qu'une bonne âme lira ces lignes et agira, une fois de plus, pour que la gare régionale soit dotée du minimum de confort qu'on peut exiger quand on est un usager des trains de ce pays et de cette région.
Patrick Madroux débouté
J'ai eu l'occasion d'évoquer les recours formés devant le tribunal administratif de Rouen contre l'élection de Guy Auzoux (par Franck Martin) et celle d'Hervé Maurey à Bernay. J'ai omis de préciser que Patrick Madroux, élu du Vaudreuil, avait également également tenté de faire annuler l'élection de Janick Lesœur-léger, conseillère générale du canton de Val-de-Reuil.
Le tribunal n'a pas suivi Patrick Madroux et ses arguments et a confirmé Janick Lesœur-Léger dans son mandat. Il était juste que cela soit rendu public.
Le tribunal n'a pas suivi Patrick Madroux et ses arguments et a confirmé Janick Lesœur-Léger dans son mandat. Il était juste que cela soit rendu public.
La mort de Jean Récher, ancien conseiller général
Jean Récher est mort récemment après avoir vécu pendant des années avec une maladie difficile, invalidante qui l'avait conduit à demeurer immobile, chez lui, confié aux soins attentifs de son épouse. La maladie de Parkinson l'avait « attaqué » alors même qu'il venait de traverser une tragédie personnelle et familiale. Et elle l'avait écarté du bruit du monde alentour.
Jean Récher, je l'ai côtoyé quand il était chef de la gare de Saint-Pierre-du-Vauvray alors débordante d'activité, quand il était maire de cette commune et conseiller général du canton de Louviers-nord. Membre du Parti socialiste, il était animé d'une fibre militante et sociale qui, jamais, ne le lâcha. Il n'eut pas de moments de doute, il n'eut pas de ces hésitations qui parfois conduisent les militants les plus engagés à regarder sur l'autre rive, à se laisser séduire par le verbe ou par des manières qui vous flattent.
Jean Récher avait le cœur et les tripes à gauche. Nombreux sont les familles qui firent appel à lui quand il était conseiller général, pour une aide, un emploi, un logement…Et Leslie Cléret, qui lui a succédé, s'est montrée digne de son parrain puisque Jean Récher avait souhaité qu'elle poursuivre l'œuvre engagée. Ce qu'elle fait.
Mardi auront lieu les obsèques de Jean Récher. Nous serons aux côtés de son épouse, de son fils Jean-Luc, maire d'Aubevoye et conseiller général, lui aussi, pour les accompagner en ces instants de tristesse et de mémoire.
Jean Récher, je l'ai côtoyé quand il était chef de la gare de Saint-Pierre-du-Vauvray alors débordante d'activité, quand il était maire de cette commune et conseiller général du canton de Louviers-nord. Membre du Parti socialiste, il était animé d'une fibre militante et sociale qui, jamais, ne le lâcha. Il n'eut pas de moments de doute, il n'eut pas de ces hésitations qui parfois conduisent les militants les plus engagés à regarder sur l'autre rive, à se laisser séduire par le verbe ou par des manières qui vous flattent.
Jean Récher avait le cœur et les tripes à gauche. Nombreux sont les familles qui firent appel à lui quand il était conseiller général, pour une aide, un emploi, un logement…Et Leslie Cléret, qui lui a succédé, s'est montrée digne de son parrain puisque Jean Récher avait souhaité qu'elle poursuivre l'œuvre engagée. Ce qu'elle fait.
Mardi auront lieu les obsèques de Jean Récher. Nous serons aux côtés de son épouse, de son fils Jean-Luc, maire d'Aubevoye et conseiller général, lui aussi, pour les accompagner en ces instants de tristesse et de mémoire.
Comment court une rumeur…
Les faits qui ont eu lieu l'autre samedi soir sur le périmètre de la foire Saint-Michel sous la forme d'une émeute opposant des Kurdes et des Turcs ont donné naissance à une rumeur tenace. Pendant toute la semaine, il n'a été question que de cela : « Il y a eu un mort mais le maire ne veut pas qu'on en parle. »
L'intervention d'une quinzaine de policiers avec flash-balls et grenades lacrymogènes, n'est-ce pas suffisant pour affirmer la gravité des ces faits sans en rajouter sur le bilan ? J'ai rencontré les policiers qui se sont chargés de l'enquête : il y eut quatre blessés dont un plus sérieusement touché. Jamais il n'y a eu de mort fort heureusement. Et Franck Martin aurait été fort embarrassé pour demander le silence sur une information qui n'existe pas.
Alors, comment naissent les rumeurs ? La vérité est qu'on ne sait pas. Il semble que des témoins de la scène de rixe ont vu une personne allongée sur une civière (celle des sapeurs-pompiers) apparemment sans connaissance. Et alors, tout va très vite : elle est surement morte. Elle est morte. Il y a eu un mort puis deux…
Si mort il y avait eu, une enquête judiciaire et policière aurait été déclenchée avec venue sur les lieux du parquet, et personne (pas même le maire) n'aurait eu le pouvoir d'empêcher la publication d'une information aussi grave. Il a assez de pouvoirs comme cela sans en rajouter. Nous sommes, en tout cas, certain d'une chose : caméras ou pas caméras, cette rixe est partie d'une histoire intime et privée. Les caméras n'auraient pas empêché qu'elle débouche sur un conflit « géopolitique » qui empoisonne la Turquie, l'Irazk, l'Iran et le Kurdistan. On est loin de la Place du champ de ville.
L'intervention d'une quinzaine de policiers avec flash-balls et grenades lacrymogènes, n'est-ce pas suffisant pour affirmer la gravité des ces faits sans en rajouter sur le bilan ? J'ai rencontré les policiers qui se sont chargés de l'enquête : il y eut quatre blessés dont un plus sérieusement touché. Jamais il n'y a eu de mort fort heureusement. Et Franck Martin aurait été fort embarrassé pour demander le silence sur une information qui n'existe pas.
Alors, comment naissent les rumeurs ? La vérité est qu'on ne sait pas. Il semble que des témoins de la scène de rixe ont vu une personne allongée sur une civière (celle des sapeurs-pompiers) apparemment sans connaissance. Et alors, tout va très vite : elle est surement morte. Elle est morte. Il y a eu un mort puis deux…
Si mort il y avait eu, une enquête judiciaire et policière aurait été déclenchée avec venue sur les lieux du parquet, et personne (pas même le maire) n'aurait eu le pouvoir d'empêcher la publication d'une information aussi grave. Il a assez de pouvoirs comme cela sans en rajouter. Nous sommes, en tout cas, certain d'une chose : caméras ou pas caméras, cette rixe est partie d'une histoire intime et privée. Les caméras n'auraient pas empêché qu'elle débouche sur un conflit « géopolitique » qui empoisonne la Turquie, l'Irazk, l'Iran et le Kurdistan. On est loin de la Place du champ de ville.
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