3 septembre 2008

Réparons un oubli

Dans notre article sur le GIP du Marité, nous avons omis de préciser que la ville de Fécamp avait également l'intention (avec la ville de Rouen et le département de l'Eure) de se retirer du groupement de collectivités. Un vice-président manchois affirme que les deux millions d'euros nécessaires à la poursuite de la remise en état du voilier seront trouvés grâce à l'entrée en jeu de nouveaux sponsors ou mécènes.
Tant mieux pour les contribuables de l'Eure, de Rouen et de Fécamp. Ceux qui financent l'agglomération Seine-Eure ne pourront pas en dire autant. On voit mal le nouveau président du GIP, président de la CASE, refuser de payer son écot dans la mesure où il a décidé d'assumer un rôle-pilote dans l'avenir du Marité. On ne comprend d'ailleurs toujours pas l'acharnement mis à ce que Seine-Eure et Louviers financent un projet aux objectifs sociaux improbables, sinon le fol amour de Franck Martin pour la voile et…la galère.

Amnesty International et le traité sur le commerce international des armes légères

3000 mors par jour depuis des années. C'est le terrible bilan de la guerre qui oppose des milices armées à l'armée régulière de la RDC (République démocratie du Congo) et à d'autres milices « ennemies ». Autrement dit la guerre entre les Hutus et le Tutsis se poursuit, la vente d'armes contre « diamants et autres minerais » marche plus fort que jamais, les maladies (Choléra, rougeole) tuent les civils, également victimes des viols, des violences diverses, qu'il s'agisse des femmes, des enfants-soldats ou des familles entières larguées sur les pistes à la recherche d'une certaine paix et de nourriture.

L'émission diffusée sur Arte (avec un Paul Moreira en journaliste digne de ce nom) mardi soir, évoquait cette guerre qui laisse les médias occidentaux silencieux et met au jour le trafic d'armes qui permet ces massacres et la poursuite d'une guerre entamée il y a plus d'une décennie. Le thème de l'émission : comment les enquêteurs d'Amnesty International procèdent-ils pour identifier le flux des armes (leur provenance et leur destination) les auteurs des trafics et pour expliquer la difficulté de faire condamner (quand ils sont pris) ces trafiquants appartenant, le plus souvent, à l'ex-URSS ou à des pays satellites de la Russie. Les mafias, quoi.

L'espérance des responsables d'Amnesty ? Qu'un traité international règlemente la vente des armes légères pour empêcher que des pays dirigés par des dictateurs les utilisent contre leur peuple ou que des états servent de relais et de prête-noms pour aider des milices comme celles qui agissent dans le Nord-Kivu. Un seul Etat a voté contre le principe de ce traité : les Etats-Unis. Par la bouche de Bolton, ambassadeur de Bush, on apprend que le droit d'avoir une arme est constitutionnel aux USA et qu'on ne voit pas vraiment pas pourquoi on interdirait au reste du monde de copier cette belle démocratie ! L'espoir est évidemment que Barack Obama soit élu président et qu'il change la position des Etats-Unis. Le représentant britannique à l'ONU assure que quand 153 pays sont d'accord sur l'objectif d'un traité, il est impossible (même aux USA) d'empêcher son application un jour ou l'autre.

Le problème c'est que ce traité ne sera pas prêt avant 2010, au mieux, et que les morts s'ajoutent aux morts quotidiennement. Les membres d'Amnesty International font preuve de compétence, de pugnacité, de lucidité (sur les dangers, la nature des adversaires) et expriment un optimisme et une obstination à toute épreuve. Chapeau.

2 septembre 2008

Franck Martin élu président du GIP « Marité »

A la suite de la démission de Pierre Albertini (qui siégait au titre de maire de Rouen) de la présidence du groupement d'intérêt public destiné à réhabiliter le Marité, terre neuva illustre s'il en fut, il fallait que le conseil d'administration de ce GIP lui désigne un successeur. Qui croyez-vous qui postula pour la présidence ? Je vous le donne en mille. « Le candidat à tout » a trouvé le moyen de se faire élire président du GIP qui rassemble des élus de différentes collectivités de Haute et de Basse Normandie.

Le Hic c'est que la ville de Rouen et le conseil général de l'Eure ont annoncé leur intention de quitter le GIP au 31 décembre de cette année et donc de supprimer leur participation financière. Sans Rouen et sans l'Eure, le GIP du Marité se trouve fort dépourvu et a peu de chance de s'assurer un avenir serein. S'il agit comme il l'a fait pour l'église Notre-Dame de Louviers, gageons que le nouveau président saura susciter la création d'une association de bénévoles, lesquels organiseront des spectacles caritatifs destinés à venir en aide au bateau en perdition.

Où Franck Martin trouve-t-il le temps de remplir avec efficacité et sérieux toutes les présidences et tous les mandats qu'il détient ? Il est vrai qu'il n'est plus conseiller général et qu'il est donc déchargé d'un lourd fardeau. Tout de même, s'il devient sénateur, comment fera-t-il pour rejoindre chaque semaine le Palais du Luxembourg et participer aux débats parlementaires ? On me dit qu'il est entouré d'une équipe de confiance et d'une compétence reconnue. Pourquoi les membres de cette équipe demandent-ils (en grand nombre) à quitter le navire ? Le troisième mandat est le mandat-vérité. Nicolas Sarkozy affirme que lors du 3e mandat à la tête d'un exécutif, on n'a qu'un objectif : durer. C'est pour cette raison qu'il a fait voter une réforme limitant à deux le nombre de mandats successifs à la Présidence de la République. Pourquoi en irait-il différemment à la tête de la petite République lovérienne ?

1 septembre 2008

Un recours devant le Conseil d'Etat contre le fichier EDVIGE

Le fichier EDVIGE vise à mettre…en fiche tous les militants syndicaux, politiques, associatifs âgés de plus de treize ans. J'ai eu l'occasion, sur ce blog, de dénoncer la constitution de ce fichier qui n'est rien d'autre qu'un outil de surveillance et d'espionnage de la France qui bouge. Une pétition a rassemblé des dizaines de milliers de signatures contre ce fichier. Des syndicats, des associations se sont unis pour intenter un recours devant le Conseil d'Etat afin d'obtenir l'annulation de sa légalité.

Il est, en effet, extrêmement dangereux de constituer des « livres » (aujourd'hui numérisés) avec les noms, les adresses, les préférences partisanes ou sexuelles ou religieuses, des Français et des étrangers que nous accueillons dans notre pays. Tombés dans de mauvaises mains de gouvernants animés de mauvaises pensées, on n'ose imaginer ce que pourrait devenir une France avec un gouvernement raciste et fascisant, cherchant à éliminer tel ou tel bouc émissaire.
Ne dites pas : c'est impossible ! Rien n'est impossible. Nul n'est à l'abri d'une dénonciation, d'un chantage, d'une rumeur, lorsqu'il s'agit de salir un homme ou une femme qui déplait.

En 2008, on n'envoie plus de lettres anonymes, on balance ceux qu'on n'aime pas sur tel ou tel blog, anonymement, sans veiller aux conséquences. C'est pourquoi je déteste l'anonymat, j'ai toujours détesté ceux qui se cachent derrière des pseudos pour vider un sac souvent sale. Un pseudo animé d'un esprit constructif, pourquoi pas ? Un pseudo destiné à protéger une fonction ou à empêcher une vengeance, pourquoi pas ? Je ne suis pas angélique. Mais un pseudonyme uniquement destiné à distiller la haine ou le fiel, non merci.

Je souhaite de tout cœur que le Conseil d'Etat annule l'existence du fichier EDVIGE. Les atteintes à la liberté individuelle sont déjà tellement nombreuses (cartes, caméras, etc.) qu'il n'est pas nécessaire d'en rajouter dans la violation des consciences et des engagements. Et n'oublions jamais qu'il existe un système anglo-saxon du nom d'ECHELON : « Créé aux États-Unis pendant la guerre froide pour l'interception des transmissions militaires ou diplomatiques, Echelon est un réseau capable de surveiller toutes les télécommunications mondiales (appels téléphoniques, télécopies, messages transmis par Internet).
L'agence responsable de ce programme, la NSA (National Security Agency) emploie en Virginie 38 000 personnes, qui traitent les informations interceptées via des dizaines d'ordinateurs Super Cray. Celles-ci sont décryptées puis filtrées grâce à des dictionnaires de mots-clés performants. Des surveillants des services secrets sélectionnent les messages intéressants et les envoient au gouvernement américain. D'où l'information part ensuite vers les services spéciaux américains ou étrangers et certaines entreprises. »Ces lignes sont extraites du site : http://terresacree.org/echelon.htm -

Qui osera dormir sur ses deux oreilles ?

31 août 2008

Rejoignez-nous, regroupons-nous…

Le Parti socialiste ne manque pas de talents. On pourrait même dire qu'il y a trop plein. Mais réduire la vie du PS aux seules ambitions individuelles des unes ou des autres serait excessif et trompeur. L'histoire de la gauche en France est jalonnée de ces périodes d'hésitation, de tâtonnement, avant que n'émerge une personnalité forte, capable de rassembler, d'unifier, de s'opposer et, finalement, de faire taire (provisoirement) les critiques internes.

Que l'on soit vieux militant ou nouvel adhérent, le Parti socialiste demeure le seul grand parti d'opposition capable de satisfaire l'alternance démocratique. L'offre politique proposée est large : De Jean-Luc Mélenchon à Ségolène Royal en passant par Pierre Moscovici, Martine Aubry ou encore Bertrand Delanoë. Derrière eux se profilent les ombres de Lionel Jospin, Laurent Fabius, Pierre Mauroy, François Hollande qui, dans son dernier discours estival, a invité les troupes à monter au front de l'opposition à la droite et à agir pour assurer une cohérence, une cordialité, une unité dans le PS.

A la Rochelle, les socialistes ne devraient pas avoir oublié que le mot université dans son sens premier veut dire communauté ? Qui dit communauté dit appartenance à une même référence idéologique. Malheureusement, personne n'est dupe. Tout le monde a compris que les rencontres (publiques ou privées) de ce week-end préparent le congrès de Reims, étape importante sur la route des élections régionales, européennes et présidentielles. Du congrès automnal, les militants attendent de la clarté, de l'union, un dynamisme collectif, la désignation d'un(e) premier(e) secrétaire animé(e) de la volonté d'en découdre avec ce gouvernement qui a quasiment tout raté depuis sa prise de fonction : pouvoir d'achat, chômage, déficits, récession…la gauche devrait être à 55 % dans les sondages. La gauche c'est-à-dire le PS, le PC et les Verts et ceux des radicaux de gauche qui se situent vraiment à gauche.

La section de Louviers du PS se remet à la tâche. Avec d'autant plus d'ardeur que ses choix sont justes. Il n'est que lire l'enquête du Monde diplomatique (de septembre) sur les effets réels de la vidéosurveillance pour comprendre que la municipalité de Louviers fait fausse route et que l'argent investi dans ces équipements est de l'argent jeté par les fenêtres. Nous allons donc faire signer la pétition du collectif anti-vidéosurveillance avec conviction puisque les quatre millions de caméras britanniques aboutissent à « un fiasco. »

Nous lutterons aussi sur d'autres fronts : l'élection sénatoriale du 21 septembre prochain doit permettre à Jean Louis Destans de devenir parlementaire. Il faut soutenir cette candidature et celles de nos deux autres camarades. Nous allons agir au conseil municipal pour chasser les gaspillages et éviter les dépenses inutiles ou somptuaires. Nous allons également entreprendre une campagne d'informations démontrant que les promesses du maire n'étaient que du vent et l'état de la voirie en demeure l'exemple le plus concret.
Rejoignez-nous, regroupons-nous. Nous avons besoin de sympathisants, d'amis, de militants qui ne ne se résignent pas.

29 août 2008

Profession : candidat

Notre photo : Michel Mendès France et François Loncle dans la maison des Monts lors de l'émission de France Culture animée par Jean Lebrun et consacrée à Pierre Mendès France dans l'Eure. (photo JCH)
Le maire de Louviers vient d'adresser une lettre aux élus qui seront électeurs lors des toutes prochaines élections sénatoriales. Dans le style qui le caractérise (minaudier-maniéré) il leur annonce officiellement sa candidature et veut se distinguer en se targuant d'appartenir au « courant mendésiste. » Quand on est mendésiste, on n'écrit pas Mendès France avec un trait d'union. L'ancien président du Conseil était fort attentif à ce qu'on écrive son nom correctement, lui qui y tenait comme à la prunelle de ses yeux. Ses origines portugaises l'ont d'ailleurs conduit à établir un arbre généalogique de grande valeur témoignant de l'attachement de ses aïeux à une France républicaine débarrassée de tous ses préjugés (cf Yves boulanger « Le juif Mendès France ou une généalogie de l'antisémitisme ».

Qu'est-ce que le courant mendésiste ? En 2008 (rappelons que Pierre Mendès France a quitté la vie politique active après sa défaite à Grenoble lors des élections législatives de 1968) on peut retenir quelques grands principes : l'exigence de vérité, la nécessité d'agir pour les plus défavorisés, de privilégier la jeunesse et ce qu'il appelait le progrès (aujourd'hui on dirait justice sociale et nouveaux droits pour les salariés) le refus du pouvoir personnel, l'obligation de la délibération collective et, surtout, le devoir de respecter le message des électeurs. Ses causeries radiophoniques n'avaient ainsi qu'un objectif : informer les citoyens pour qu'ils soient éclairés sur les choix du gouvernement et de ceux qui le soutenaient. On peut assurer, sans se tromper pour les avoir écoutées, que le fond et la forme de ces causeries étaient d'une qualité irréprochable car PMF prenait les Français pour des hommes et des femmes aptes à comprendre les orientations et les choix du président du Conseil. Comment appeler à la participation des citoyens s'ils ne sont pas informés des enjeux et des objectifs défendus par les gouvernants ?
Stéphane Hessel dans son livre « feu sur la 5e République » assure : « mendésiste un jour, mendésiste toujours » ! Il s'interroge sur « comment faire vivre l'esprit démocratique dans des institutions qui, au fond, ne le sont guère ? Comment gagner et durer avec ces règles-là sans vendre son âme au diable ? Comment favoriser la participation des citoyens dans un système où le pouvoir personnel règne en maître ? » Plus qu'une autre gauche, Stéphane Hessel appelle une autre République : « Il a 90 ans. Il rêve encore » écrit un critique du Nouvel observateur.

Et nous, rêvons-nous encore ? Je laisse la parole à un ami qui a lu la lettre de Franck Martin et qui m'écrit : « quant au couplet mendésiste, sortez les violons et les mouchoirs : c'est à tirer les larmes... mais je n'arrive pas à choisir entre lesquelles : de rire tellement c'est grotesque ou de tristesse tellement c'est pitoyable...»

Membre du Parti radical puis du Parti socialiste Unifié, Pierre Mendès France fut en réalité un homme non partisan. Il n'aimait pas qu'on théorise son nom. Il avait, par ailleurs, un immense respect pour les différents mandats électoraux. Député, président du conseil général, il refusa, après sa défaite de 1958, de se présenter au Sénat, comme le fit François Mitterrand, par respect pour ses électeurs. Au contraire, désavoué par le suffrage universel, il démissionna de toutes ses fonctions électives. Seul le général de Gaulle fit de même en 1969. Mais ils étaient des hommes d'Etat.

Alors, peut-on dire que Franck Martin est mendésiste ? N'importe qui peut se réclamer de n'importe qui. On peut avoir créé les jeunesses mendésiennes (à deux) on peut avoir sollicité Tristan Mendès France pour figurer en queue de liste municipale en 1995, on peut faire courir son chien dans la propriété des Monts, on peut aussi affirmer appartenir à un courant…Il n'en reste pas moins que Franck Martin est membre du Parti radical de gauche, que ses dirigeants viennent de donner un bon coup de main à Nicolas Sarkozy au congrès de Versailles, qu'il s'est présenté contre François Loncle aux législatives alors même que ce dernier vint à Louviers à la demande de…Pierre Mendès France pour rendre la circonscription à la gauche !

Le maire de Louviers est donc candidat à tout. D'où vient cette dévorante ambition ? D'où vient ce besoin impérieux de reconnaissance puisqu'il n'est d'autre explication à la défaite cuisante qui s'annonce ? Nos aimables lecteurs sont priés de nous donner leur avis, nous le ferons partager.

La mort de Paul Lerebours

Nous apprenons la mort de Paul Lerebours à l'âge de 82 ans. Paul était un de nos amis. Il avait été professeur d'Anglais au lycée de Louviers et il avait cette qualité toujours appréciée chez les pédagogues de savoir mettre en perspective les textes qu'il faisait étudier. Homme de culture, esprit d'une finesse incroyable, il était un puits de science, un esprit plein d'humour, mais il avait aussi des convictions.
Ces convictions, il les mit au service du Parti communiste français et, devenu conseiller municipal de Louviers, fut malheureusement un des artisans de la rupture de la majorité d'Union des gauches qui, en 1969, coûta la mairie au docteur Ernest Martin. L'invasion de la Tchécoslovaquie, l'évolution des pays de l'Est et celle de l'URSS, l'amenèrent prgressivement à réviser son attachement pour le PCF qu'il quitta sans regrets. Il devint un électeur de gauche, sans illusion, mais avec la certitude chevillée au corps et à l'âme, que la droite ne peut faire avancer le progrès social avec sincérité.
Nous rencontrions souvent Paul Lerebours dans les rues de Louviers. Il aimait cette ville, sa ville, où il avait des amis qui aimaient chez cet homme une distance respectueuse, un langage magnifiquement ciselé, une approche intellectuelle des problèmes. Il voulait comprendre son époque et non pas la subir. Il voulait expliquer le monde et non pas en être une victime. Nous serons nombreux à regretter sa verve et son intelligence aussi vive que cruelle parfois qui en faisait un personnage précieux.

28 août 2008

Le RSA financé par une taxe sur les revenus du capital

Le RSA (revenu de solidarité active) coûtera plus d'un milliard d'euros en 2009. Il fallait trouver l'argent pour le financer puisque comme chacun sait « les caisses sont vides. » Alors Nicolas Sarkozy vient de créer une taxe de 1,1 % sur tous les revenus du capital mettant dans l'embarras et la droite et la gauche. La Gauche parce qu'il va lui être délicat d'attaquer une mesure qui ne frappe pas le travail mais les revenus des placements, la droite parce que ceux qui placent de l'argent sont le plus souvent les mêmes qui l'ont amenée au pouvoir et qui vont être mécontents.
Que le président ait choisi la Mayenne et pas l'Eure pour annoncer son arbitrage n'étonne personne. Le président du conseil général de l'Eure n'est autre que Jean Louis Destans, un socialiste qui ne se cache pas de l'être et Nicolas Sarkozy a préféré faire sa déclaration dans un département situé dans sa majorité. Il est vrai que Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, était venu à Evreux, il y a quelques semaines (notre photo) pour décorer Jean Louis Destans de la Légion d'honneur. Pour la droite, c'eût été sans doute trop en trop peu de temps.

Barack Obama désigné par les démocrates

Barack Obama sera le candidat des démocrates américains lors de la prochaine élection présidentielle. Il affrontera John Mac-Cain, le candidat républicain, qui se situe clairement dans la droite conservatrice. Malgré des sondages nationaux peu lisibles compte du mode de scrutin américain par état, Mac-Cain remonte la pente. Cette remontée serait due à la désaffection des supporteurs(rices) d'Hillary Clinton qui soutient Obama et ne désespère pas faire partie du nouveau gouvernement s'il gagne.
Barack Obama a glâné beaucoup d'argent. Il a donc les moyens d'entreprendre une campagne hardie et courageuse. Rappelons qu'il avait été l'une des rares personnalités à contester l'engagement des forces américaines en Irak. Il est aussi l'un des rares candidats à défendre un système de couverture sociale universel qui existe dans toutes les démocraties dignes de ce nom. Ce qu'on demande à Obama ? Mieux comprendre l'Europe, être plus intelligent que Bush, moins va-t-en-guerre et aussi de contribuer à défendre la planète qu'un certain Al Gore (ancien candidat à la présidence) décrit comme étant en réel danger.

Bernard Amsalem président de la FFA et la déception de Pékin

Notre photo : Bernard Amsalem veut apporter des changements dans la sélection des athlètes de haut niveau. Lui en donnera-t-on les moyens ? (photo JCH)
Bernard Amsalem, président de la Fédération française d'athlétisme est revenu de Pékin. Globalement, il considère que les Jeux olympiques 2008 ont été une bonne édition. Sans revenir sur les aspects politiques forcément importants voire essentiels, Bernard Amsalem constate que les dirigeants chinois et les responsables des sports ont tout fait pour que les compétitions se déroulent dans une organisation aussi parfaite que possible. A une condition : rester sur les rails tracés à l'avance. Les quelques Européens interpellés par la police chinoise et emprisonnés pendant de longues heures pour avoir tenté de vendre un billet au marché noir ou tout simplement échanger une entrée au stade pour une autre ailleurs donne une idée assez précise des exigences imposées par les organisateurs-volontaires. Un seul athlète s'est rasé le crâne pour faire savoir qu'il n'appréciait pas du tout les événements qui se déroulent au Tibet.

Revenons aux résultats de l'équipe de France d'athlétisme. Ils ne sont pas bons. Bernard Amsalem avait envisagé de deux à quatre médailles pour les athlètes et ceux-ci n'en ramènent qu'une. Et encore, une médaille d'argent inattendue aux 3000 mètres steeple. Pour quelles raisons ? Il y a celles qui concernent les athlètes eux-mêmes : blessures, stress, manque de préparation…il y a celles liées à l'attitude de certains cadres. « Quarante entraîneurs, explique Bernard Amsalem, étaient présents à Pékin. Il y a eu des hiatus entre les cadres fédéraux et les entraîneurs personnels de certains athlètes. J'ai dénoncé publiquement le comportement de l'entourage sportif de Mehdi Baala. La tactique de course de cet athlète a été mal expliquée ou mal comprise. Avec le finish qu'il possède, il est inadmissible qu'il n'ait pas été dans le peloton de tête à l'approche de la dernière ligne droite. Quant aux relais hommes et femmes, on a atteint le ridicule. »

Heureusement, il semble bien que Roselyne Bachelot, la ministre des sports, a compris ce qu'il fallait changer : « Dans l'avion, j'ai eu le temps de m'expliquer avec la ministre. Après les résultats de Sydney, ceux d'Athènes, et maintenant ceux de Pékin, je lui ai dit ce qu'il fallait faire. Seuls les athlètes ayant des chances d'atteindre les finales seront sélectionnés. Ils devront faire leurs preuves lors des championnats de France organisés avant les JO de Londres. Il faut aussi revoir les relations avec les entraîneurs. La cacophonie de Pékin ne doit pas se reproduire. Je regrette d'ailleurs d'avoir été herbergé hors du village olympique. Si, comme les autres dirigeants, j'avais été présent dans le village, j'aurais sans doute pu mettre le hola aux querelles qui ont empoisonné les équipes de relais. »
Bernard Amsalem était présent, mardi à l'Elysée, lors de la réception organisée par la Présidence de la République en l'honneur des médaillés. Des paroles positives ont été prononcées à l'égard de tous ceux qui ont participé aux jeux, quel que soit le résultat obtenu. Autre constatation positive, les cas de dopage semblent beaucoup moins nombreux. Réalité ou susbstances nouvelles non encore décelées ?