
Lorsqu’il devient Président
du conseil en 1954, placé là par une majorité parlementaire pour régler le
problème indochinois qu’il est le seul à pouvoir surmonter, Pierre Mendès
France inaugure ce qui, pour l’époque, sera original et novateur : « Les
causeries du samedi » à la radio. La télévision ne deviendra en effet média de
masse que dans les années soixante. Il précise qu’un responsable de
gouvernement se doit de justifier et d’expliquer sa politique puisqu’au fond, s’il
est là où il est, c’est par la grâce du suffrage universel et qu’il a des
comptes à rendre.
C’est peu dire que certains
parlementaires ont mal vécu ce souci de démocratie participative avant l’heure.
Ils furent un certain nombre à déplorer que le chef du gouvernement passe en
quelque sorte, au-dessus des assemblées pour assumer ses choix, les commenter
et évoquer les projets en cours. Dans l’esprit de Pierre Mendès France, il n’y
avait aucunement la volonté de dessaisir le Parlement de ses prérogatives. Son
but était simple : intéresser les Français(e)s à la vie publique, leur
expliquer avec pédagogie les différentes politiques conduites dans tous les
domaines de l’action : l’économie, la science, les relations
internationales, les institutions, la culture, sans oublier le progrès social
au cœur de la politique mendésiste. Le mot progrès est un mot que PMF utilisait
souvent. Il alliait progrès technique et scientifique, progrès démocratique, le
tout au service de l’intérêt général.

Je publie ci-contre le
programme de cette journée. On remarquera que l’action locale de Pierre Mendès France
n’est pas négligée. Des intervenant(e)s de qualité aborderont les principaux
chapitres d’une courte histoire que la mémoire nationale ne cesse de cultiver. Avec raison car les temps expriment la rareté du politique « possible », surtout à gauche.
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