M. Pépy (à droite), président de la SNCF à Val-de-Reuil. © Jean-Charles Houel |
La pétition qui surprend
Les milliers de signatures
au bas de la pétition de soutien à la conductrice du bus scolaire de Millas ne
manquent pas d’étonner. Après la collision entre le car et le TER sur le
passage à niveau tragique, les différentes enquêtes en cours n’ont apporté,
pour l’instant, aucune conclusion définitive. Qu’il s’agisse de l’enquête
interne à la SNCF ou de l’enquête gendarmo-judiciaire, on ne sait pas si les
barrières du passage à niveau étaient levées ou baissées. Les témoignages sont
contradictoires. Certains affirment qu’elles étaient levées, dont la
conductrice du car, d’autres, dont le conducteur du TER, qu’elles étaient
baissées. Faisons confiance aux expertises techniques pour aboutir à une
conclusion non contestable.
Alors, cette pétition ?
Dans la mesure où la mise en examen pour homicide involontaire de la
conductrice du car est acquise, que les parties civiles (les parents éplorés)
ont dorénavant accès au dossier, j’avoue ne pas comprendre que des milliers de
Français à des centaines de kilomètres de la catastrophe apposent leur
signature en soutien à quelqu’un qui a, peut-être, je dis bien peut-être,
commis une faute ? En matière d’accidents et même si la SNCF n’a pas bonne
presse, mieux vaut être prudent et ne pas anticiper sur les fautes des uns ou
des autres. C’est trop grave.
Les municipales se préparent maintenant ?
En mars 2020 (1) si les dates
ne changement pas, les électeurs(trices) de France et de Navarre se rendront
aux urnes à l’occasion des élections municipales. Deux ans et quelques mois
avant ce scrutin, les candidats commencent à sinon se faire connaître de leurs
concitoyens du moins à affûter leur lame…pour préparer au mieux la campagne
future. A Louviers, il ne fait pas de doute que le maire sortant, François-Xavier
Priollaud, sera candidat à sa succession. Avec quels alliés ?
Actuellement, sa majorité est composite et comprend des membres de l’UDI, des
Républicains, du MODEM…
Mais l’élection d’Emmanuel
Macron a fait exploser le paysage politique. Le MODEM et La République en
marche sont alliés pour gouverner à Paris. Comme LRM n’existait pas en 2014,
que vont faire Mme Terlez et M. Duvéré, par exemple, membres de la municipalité lovérienne
? Car il ne fait aucun doute que la République en Marche cherchera à être
candidate dans les grandes villes et les villes moyennes comme Louviers. Le
MODEM local continuera-t-il sa route avec l’UDI (dont FXP est membre) en pleine
crise actuellement ? Avec les Républicains de M. Jubert (dans l’opposition
au gouvernement) avec LRM où les opportunités et les opportunismes ne vont pas
manquer de se bousculer ? Franck Martin veut revenir dans le jeu
politique. Diego Ortega, ancien ( ?) PRG se bouge énormément sur les
réseaux sociaux…Jacob Célik (LRM) se fait plus discret…
L’obsolescence programmée
L’association « halte à
l’obsolescence programmée » poursuit devant la justice française le groupe Apple
qui, dans une mise à jour récente de ses iphones, a avoué avoir programmé cette
fameuse obsolescence programmée dont le but non avoué mais identifiable est
tout simplement de conduire les membres de la « secte » à acquérir le nouvel
outil, forcément plus moderne, forcément doté de plus de fonctionnalités et
forcément plus cher.
Apple, soyons en certain,
n’est pas la seule entreprise du monde à s’arranger pour modifier la durée de
vie des appareils mis sur le marché. Téléviseurs, téléphones, machines à laver
le linge, robots divers, etc. gageons que tous ces outils ont une vie courte,
en tout cas plus courte que celle qu’offriraient normalement des technologies
maîtrisées. Trois, quatre, cinq ans ? Et hop on jette à la déchetterie
dans le meilleur des cas, des objets devenus des déchets…programmés eux aussi.
Cette obsolescence est mauvaise pour notre portefeuille, pour la planète…comme
les GAFA (google, Appel, Facebook…) ne connaissent que les rapports de force,
c’est au portefeuille qu’il faut frapper. Mais fort ! Au fait, on apprend
que la société Epson (scanners, imprimantes, photocopieuses etc.) est, elle
aussi, soupçonnée d’avoir programmer ses matériels pour en raccourcir la durée
de vie.
Tout dépend du contrôle
Emmanuel Macron ne trouve
pas choquant que les demandeurs d’emploi soient contrôlés. Effectivement, mais
comme dirait Coluche, « tout dépend du contrôle ». S’il s’agit de vérifications
administratives nécessitées par des règles établies ou a établir pour des
raisons d’équité ou de statistiques, pourquoi pas ? S’il s’agit d’enquêtes
policières déguisées destinées à traquer le chômeur devenu un délinquant en
puissance car fraudeur, c’est une tout autre démarche.
Qui n’a jamais été chômeur
ne connaît pas l’angoisse quotidienne, la mésestime de soi-même, les
difficultés des couples et des familles, l’ennui. Si en plus d’être sans
emploi, les hommes et les femmes en recherche d’un travail doivent être
inquiétés sans pitié, matraquer dans leurs indemnités pour cause de soi-disant laxisme, ce
manque d’humanité salira l’image d’un gouvernement de droite…et de droite. Il
faudrait alors s’interroger sérieusement sur la confiance placée dans
l’exécutif qui devrait savoir une chose : le chômage n’est pas une
situation choisie, encore moins enviée. Les victimes du chômage le subissent.
Voilà la réalité.
(1) Le texte originel comportait la date de 2018. Erreur repérée par Michel Ranger que je remercie. On ne se relit jamais assez.
(1) Le texte originel comportait la date de 2018. Erreur repérée par Michel Ranger que je remercie. On ne se relit jamais assez.
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