9 septembre 2011

Vers la nationalisation du système bancaire français ?

De plus en plus de voix s'élèvent pour annoncer la prochaine nationalisation des banques françaises. Face aux montant énormes des dettes souveraines de la Grèce, de l'Espagne, du Portugal, de l'Irlande, de l'Italie et bientôt de la France, nombre d'économistes affirment que l'état français va devoir nationaliser le système pour l'empêcher d'exploser. Les 14 milliards d'euros votés à l'Assemblée nationale et au Sénat vont alimenter un puits sans fond et ne seront jamais remboursés à la France. Et pourtant, les Grecs connaissent une rigueur sévère et un plan de privatisations comme autant d'aubaines pour les hommes d'affaires de toutes nationalités.
Quand on aura tué le malade, il sera guéri définitivement. Les plans d'austérité mis en place ici et là vont mettre à mal la croissance et accroître le chômage. C'est ce remède qu'ont trouvé les Diafoirus des gouvernements qui visent tous les mêmes cibles : la classe moyenne aux revenus acceptables, les mutuelles de santé et donc les malades, mais on se garde bien de toucher à la TVA dans la restauration qui rapporterait à l'Etat près de trois milliards d'euros en année pleine. A quelques mois de l'élection présidentielle, le candidat Sarkozy couve ses ouailles.
La situation économique et financière est donc très grave. Elle est le fruit de la crise de 2008 et ses titres pourris, de l'action de ce gouvernement avec ses mesures inconséquentes (bouclier fiscal, paquet fiscal…défiscalisation des heures supplémentaires…suppression de certains droits de succession…etc.) toutes mesure qui pèsent lourdement dans la facture globale.
La hantise de la notation des agences du même nom circule dans les allées du pouvoir. C'est la panique à bord. La banque centrale européenne n'en peut mais. L'Euro fort fait très mal aux exportations. Bruxelles s'arrache les cheveux. Les Allemands continuent d'ignorer les pays du sud. Il est plus que temps de retrouver un (ou une) capitaine à la barre du navire France. Quelqu'un qui travaillerait dans le long terme, sur des sujets précis (éducation, santé, justice sociale, etc.) et ne pondrait pas une loi (inappliquée ou inapplicable) par problème quotidien.

2 commentaires:

Patrick ROBERT a dit…

C'est clair que la nationalisation est la seule solution.
D'ailleurs, on assiste d'ores et déjà à une nationalisation "de fait", puisque c'est l'état (donc vous et moi) qui renfloue.
La France a été, à ma connaissance, la seule nation à ne pas concrétiser la recapitalisation des banques en 2008 par une prise de participation.

Il reste donc à transformer la situation de fait en situation de droit.

PR

Anonyme a dit…

Je ne pense pas qu'il faille nationaliser toutes les banques, une banque nationale serait déjà pas mal et qu'on laisse le choix au particulier entre privé et public comme autrefois. Dans le privé un établissement peut faire faillite et je pense que n'importe qui devrait le savoir. Donc ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier pour ceux qui ont la chance d'avoir de l'argent à placer.

S'il s'agit d'un particulier qui a des dettes, on finit bien par lui vendre tous ses biens quand il fait faillite et quand il a des dettes. Donc ce serait responsabiliser les banques que de leur rappeler que l'état ne fait pas tout et ne peut pas renflouer sans arrêt leurs caisses. L'état a aussi des dettes.
Cercle vicieux sans fin.

Je rappelle que l'état n'a pas renfloué sous forme de subvention, mais de crédit avec un taux d'intérêt. Et vu la récession, le remboursement par les banques a dû rapporter de l'argent pour l'état. Qu'en est-il exactement de ces chiffres de remboursement ?

Sylvia Mackert