23 avril 2013

Henri Guaino a tout faux. Qu'il s'inspire de l'exemple espagnol !


Henri Guaino était, paraît-il un gaulliste séguiniste. J’écris étais car je l’ai écouté avec attention, ce matin sur France Info, et ses mentors référents ont dû se retourner dans leur tombe. Voilà un Gaulliste auto-proclamé qui remet en cause sans ambages la Constitution de la 5e République voulue et créée par le général de Gaulle avec la complicité de Michel Debré et dont l’un des fils est chargé de veiller à son respect.
Henri Guaino proclame à qui veut l’entendre que le Parlement n’est pas légitime pour voter la loi permettant le mariage pour tous. Il réclame un référendum populaire ce que ne permet pas la Constitution même après les différentes modifications introduites par Nicolas Sarkozy et adoptées par le Parlement réuni en congrès.
Les députés UMP ne sont plus à une contradiction près. Mais venant de la part de Guaino, cette posture — car il s’agit bien d’une posture — décrit bien le climat ambiant au sein de la droite et de la droite extrême. Elles s’assoient sur les principes même voulus par la grande figure qu’était le général de Gaulle. Des principes qui, depuis 1958, ont résisté à tous les assauts. Guaino fait feu de tout bois au prix d'immenses contradictions.
Le Parlement, dans la 5e République, a deux vocations : celle de voter la loi et celle de contrôler l’exécutif c’est-à-dire le gouvernement. L’Assemblée nationale peut voter une motion de censure et renvoyer l’ex-majorité à ses foyers. Le président de la République peut aussi dissoudre cette assemblée comme le fit il n’y a pas si longtemps Jacques Chirac.
La 5e République donne donc à une majorité élue par le peuple les moyens de conduire la politique proposée par le gouvernement et entérinée par les parlementaires sous réserve, évidemment, de la non censure des textes par le Conseil constitutionnel.
S’agissant du mariage pour tous, la France va devenir le 9e pays de l’Union européenne à le rendre légal après l’Espagne par exemple, pays très catholique, qui a autorisé cette union il y a maintenant huit années. Un sondage récemment réalisé dans ce pays indique même que 70 % de la population ibérique demeure favorable à cette égalité entre les hétérosexuels et les homosexuels ! 25 000 mariages ont été célébrés depuis l'adoption de la loi sans que la civilisation ait été remise en cause de quelque façon que ce soit. L’Espagne est une grande démocratie après avoir pourtant vécu le fascisme et la guerre civile.
Henri Guaino a donc tout faux. Mais il n’est pas tout seul. L’acharnement aveugle de l’UMP, de la majorité des adhérents de l’UDI, des catholiques intégristes, n’empêchera pas l’application de la loi, une loi votée au nom du peuple français.

1 commentaire:

Brigitte Fargeot a dit…

H. Guaino a tout bon, il a voté pour lors du vote de la loi à l'Assemblée. 2 mois de campagne véhémente pour in fine voter pour, un vrai farceur ce Henri!!