7 septembre 2019

L'avenir de la 3e classe de l'école maternelle Jean Zay intéresse tous les Lovériens


La 3e classe est indispensable dans ce quartier Est de la ville.
La 3e classe de l’école maternelle Jean Zay (fermée par manque d’effectifs selon l’inspection de l’Éducation nationale) fait l’objet d’âpres discussions. Le maire conteste cette décision de fermeture de classe qui entraîne l’existence de deux classes à trois niveaux de 30 élèves et 31 élèves. Avec trois classes on pouvait distinguer les petits des grands, avec deux classes les conditions d’apprentissage ne sont plus aussi favorables. En effet les enseignants ont à leur charge des enfants allant de 3 à 6 ans (parfois 2 ans) eu égard à la scolarité obligatoire dès 3 ans.

A  l’évidence, la bataille engagée mérite de l’être. Qu’il s’agisse des parents d’élèves, des enseignants, du personnel de service, des élus, chacun est bien conscient de l’intérêt de cette 3e classe dans un quartier, qui plus est, pas forcément favorisé et dont l’origine sociale de certains enfants mérite une attention plus soutenue.
D’autant que certains d’entre eux ne parlent pas encore assez bien notre langue pour suivre une année scolaire profitable. On imagine l’attention que requiert ce type d’élèves si on veut que l’école publique joue son rôle d’intégrateur social et permette de lutter contre les inégalités comme elle devrait le faire.

Hier soir (notre photo PHD) une réunion publique a eu lieu dans la cour de l’école en présence du maire, François-Xavier Priollaud, de l’inspecteur de l’Education nationale, M. Beaudoin, mais également de membres de futures listes aux municipales comme Philippe Brun, Diego Ortega, Leila Seghir, ou encore Ingrid Levavasseur. Il va de soi que si par bonheur, la 3e classe rouvrait, chacun aimerait revendiquer une parcelle de cette victoire plus que symbolique. J’ai sollicité l’avis du maire au lendemain de cette rencontre pour mieux informer encore les parents et tous ceux qui s’intéressent à l’avenir des enfants. Je le ferai connaître dès que FXP me l’aura transmis.
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5 septembre 2019

Les municipales à Louviers : l'horizon se dégage du côté des écologistes et de « Changer Louviers ». Ils ont décidé d'unir leurs forces


Le rapprochement (lire le communiqué ci-dessous) entre les candidats putatifs aux municipales de Louviers de la liste de Philippe Brun-Ingrid Levavasseur (Changer Louviers) avec ceux d’Alexis Fraisse (EELV) est symbolique de l’important mouvement que connaît la société française. Nous sommes de plus en plus nombreux (à l’échelle du monde) à nous sentir directement concernés par les changements fondamentaux constatés dans notre environnement qu’il soit urbain ou rural. Sont mis en cause le système capitaliste, la course au rendement et à la rentabilité, la recherche du profit immédiat. Tout cela au détriment de notre cadre de vie. Les candidats aux municipales sus-nommés ont, par leur récente expérience personnelle, touché du doigt le malaise sociétal révélé par les politiques brutales et inhumaines des Trump, Bolsonara, Salvini et leurs homologues de l’extrême droite russe ou allemande. Non seulement, ils se moquent des dommages causés à l’environnement paysager mais ils favorisent volontairement la destruction d’un habitat humain ancestral comme en Amazonie.

Les préoccupations environnementales prennent donc chaque jour le pas sur des sujets qui, hier encore, dominaient les campagnes électorales locales à savoir les impôts, la gestion, les investissements, les personnalités. On prend enfin conscience des lourdes conséquences sanitaires qu’entraînent l’usage répété et constant des pesticides et autres épandages de produits phytosanitaires dangereux pour les hommes et les femmes. L’interdiction réclamée à cor et à cris du glyphosate (sans toutefois l’obtenir) démontre la puissance des groupes chimiques mondiaux et leur puissance nocive auprès des politiques.

Comme apiculteur, j’ai alerté à maintes reprises mes lecteurs sur les dangers que font courir des traitements systémiques de ces grandes industries chimiques appliqués aux abeilles et aux insectes pollinisateurs. Mais pas seulement à eux. Une enquête récente démontre que chaque année depuis une trentaine d’années, des populations entières d’insectes disparaissent de nos régions et de nos paysages (40 % dit-on !). Et avec eux des disparitions d’oiseaux des champs…sans oublier la diminution colossale des populations d’hirondelles, de martinets ayant de plus en plus de difficultés à se nourrir et à se reproduire.

Ainsi, devrait être présente à Louviers une liste (plusieurs ?) dont le programme sera dominé par des préoccupations environnementales. « Penser global et agir local » devient un impératif catégorique. Je lis, aujourd’hui, dans La Dépêche que le maire de Val-de-Reuil, Marc-Antoine Jamet et celui de Pinterville, Didier Dagomet, ont pris des arrêtés pour interdire l’épandage de produits pesticides à moins de 150 mètres des habitations. Ces deux maires imitent celui de Saint-Eloi-de-Fourques, le premier dans l’Eure à avoir décidé de réagir ! Ils savent que le préfet de l’Eure saisira la justice administrative pour obtenir l’annulation de ces arrêtés a priori illégaux. Mais ils savent aussi que les populations sont de plus en plus sensibles au respect de l’environnement, à la qualité des aliments, à la préservation de la santé humaine et de la biodiversité. Car là réside la danger immédiat et durable.


Communiqué : Le collectif « Vert Louviers, vers le futur » d’Alexis Fraisse rejoint Changer Louviers
 
« Le 14 juin dernier, lors d’une réunion qui a réuni une centaine de personnes, nous avons lancé un appel à toutes les bonnes volontés afin d’œuvrer à la transformation écologique, sociale et démocratique de Louviers, sur les bases du « programme des lovériens » que nous avions alors présenté.
 
Cet appel a été entendu. Après le ralliement d’Ingrid Levavasseur et des citoyens d’Eclosion démocratique, nous sommes très fiers et heureux de vous annoncer notre alliance avec les écologistes de Louviers conduits par Alexis Fraisse.
Depuis plusieurs années, les militants écologistes de Louviers œuvrent sans relâche pour améliorer notre qualité de vie et notre santé : ramassages citoyens, promotion du vélo, actions de recyclage, nettoyage des rivières, défrichage de la voie ferrée Louviers-Rouen… Ces simples citoyens, très engagés dans la vie civile, ont su éveiller les consciences des lovériens, qui sont chaque jour de plus en plus nombreux à embrasser la cause écologique.
Pour les porte-parole de Changer Louviers, cette convergence montre qu’une union de tous les partisans sincères de l’alternance est possible, avec des idées nouvelles qui laissent de côtés les querelles de chapelle d’hier. Forts de cette union, notre espoir de changer le destin de Louviers est à portée de main.
 
Changer Louviers est un mouvement populaire de citoyens lovériens voulant inventer des solutions pour changer le destin de notre ville, sans homme providentiel, et au delà des querelles partisanes. »

2 septembre 2019

« Rester digne » un livre écrit par Ingrid Levavasseur en librairie le 4 septembre

Ingrid Levavasseur.©JCH
Lors de l’entretien que m’avait accordé Ingrid Levavasseur il y a quelques semaines (lire sur ce blog) elle ne m’avait pas caché que l’écriture d’un livre était en cours avec la participation d’Emmanuelle Anizon, une journalistes de l’Obs, enquêtrice attachée au mouvement des gilets jaunes qu’elle a suivi pendant des mois sur les ronds points et lors des différentes manifestations.
A l’évidence, Ingrid Levavasseur devenu personnage médiatique à son corps défendant, présente un intérêt éditorial évident. Si on la compare aux autres figures du mouvement (Drouet par exemple ou encore Chalençon voire Jérôme rodriguès) Ingrid Levavasseur présente des caractéristiques moins caricaturales et avance des projets plus structurés. Il se trouve que l’Obs de cette semaine (du 29 août au 4 septembre) publie quelques bonnes feuilles nous permettant de mieux saisir la personnalité de « l’héroïne » télévisuelle et de mieux comprendre les raisons qui l’ont amenée à devenir une sorte de pasionaria bienveillante. C’est si vrai qu’Ingrid Levavasseur prenant conscience des réalités sociales et politiques du pays a rapidement renoncé à prendre la tête d’une liste lors des élections européennes tout en confirmant son intérêt pour la chose publique puisqu’elle sera sans doute candidate aux élections municipales de Louviers.
Ne brûlons pas les étapes. Comme le livre (1) sort ce 4 septembre, j’imagine que tôt ou tard une séance de signature aura lieu dans notre région, celle qui l’a vu naître et celle où aujourd’hui, elle tente de résoudre des problèmes aussi vitaux que la subsistance de sa famille et son avenir professionnel. En lisant les bonnes feuilles publiées, on devine la colère, d’abord, qui a animée Ingrid Levavasseur et progressivement une compréhension de la complexité du monde dont les réformes nécessaires occupent (ou devraient occuper) l’essentiel du temps de nos élus.
(1) « Rester digne » par Ingrid Levavasseur en collaboration avec Emmanuelle Anizon, 240 pages, éditions Flammarion.
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A la Sociétés d'études diverses de Louviers : le programme des conférences des mois à venir


La rentrée des classes marque aussi pour la SED, comme chaque année, la reprise de ses activités. Vous trouverez à la page suivante le programme de nos conférences pour les mois à venir. Mais auparavant, lors des Journées européennes du Patrimoine, le samedi 21 et le dimanche 22 septembre dans l’après-midi, nous organiserons des visites de la Maison du Parlement, rue aux Huiliers, et de la salle du textile du musée de Louviers (les horaires vous seront communiqués par la presse).
D’autre part, nous vous proposons une visite commentée de l’exposition qui se tient actuellement au musée de Giverny, « Ker-Xavier Roussel Jardin privé, jardin rêvé ». Elle aura lieu le mardi 24 septembre, dans les conditions habituelles, à 18 heures, après la fermeture du musée, au prix de 16 euros.
Une fois de plus, le musée de Giverny invite à découvrir un artiste injustement méconnu. S’il appartient au groupe des Nabis comme ses amis Bonnard, Vuillard ou Maurice Denis, Ker-Xavier Roussel (1867-1944) occupe une place à part et est l’un des peintres les plus originaux de la période postimpressionniste. Ses paysages méditerranéens aux couleurs rayonnantes, peuplés de nymphes et de satyres, tournent le dos à l’univers urbain et industrialisé, comme un rêve de retour à un âge d’or disparu. L’exposition, qui comporte une centaine d’œuvres, provenant pour la plupart de collections privées, montre également le talent de Roussel comme décorateur, en présentant plusieurs des cycles décoratifs conçus pour des commanditaires parisiens.

Programme des conférences pour les mois à venir
— Samedi 12 octobre 2019 : « Il y a 30 ans la chute du Mur de Berlin », par Cyril Buffet, chercheur et auteur d’ouvrages sur la France et l’Allemagne.
— Samedi 16 novembre 2019 : « La reconstruction en Normandie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale », par Patrice Gourbin, professeur à l’École nationale supérieure d’architecture de Normandie. Cette conférence accompagnera l’exposition présentée par le Musée sur la Reconstruction de Louviers à partir du 8 novembre.
— Samedi 14 décembre 2019 : « Gaston Prunier (1863-1927), un peintre normand méconnu », par Nicolas Eprendre, cinéaste.
— Jeudi 16 janvier 2020 : En partenariat avec l’Université populaire, projection, suivie d’un débat, du film documentaire de Christan Clères J’aime pas Proust, en présence du réalisateur, du chef-opérateur, Nicolas Eprendre, et, sous réserve, de l’écrivain Philippe Delerm. Christian Clères est l’auteur du film consacré à Michel Bussi que nous avions programmé en avril 2018.

N. B Les conférences auront lieu à 16 heures, dans la salle Pierre Mendès France à l’Hôtel de ville de Louviers, mais la manifestation du 16 janvier se déroulera à 18 heures, dans la salle du Moulin, rue des Anciens combattants d’Afrique du Nord.

1 septembre 2019

La nouvelle patinoire de l'agglomération sera ouverte 12 mois sur 12. Ça glisse depuis samedi !


Le public attend la prestation de Brian Joubert.©JCH
Il y avait foule, hier, pour l’inauguration populaire de la nouvelle patinoire de l’agglomération Seine-Eure. Ce n’est pas étonnant. Louviers appartient depuis longtemps maintenant aux villes de glace si chères à Luc Tardif, ancien animateur du Drugsport qui connut les débuts et les déboires d’un équipement original dont on se demandait ce qu’il venait faire au milieu des gymnases, des stades et des pistes. L’audace revient à Odile Proust, ancien maire de Louviers ! C’est elle qui lança un projet controversé, débattu, puis finalement imposé. Si, avec le temps, Louviers est devenue célèbre dans le monde de la glisse c’est aussi grâce aux efforts des municipalités qui ont succédé à cette ancienne cadette de la droite chiraquienne, qu’il s’agisse de Franck Martin ou de François-Xavier Prilollaud.

Attardons nous un instant sur l’action de Franck Martin. Il est celui qui comprit (avant beaucoup) que l’avenir de Louviers ne se jouerait pas en solo. Qu’il faudrait agrandir les espaces et fixer des horizons plus larges. D’où l’idée d’une intercommunalité (fort décriée à l’époque) mais aujourd’hui revendiquée et devenue une banalité tant elle est évidente (1). Qu’il s’agisse d’urbanisme, de services publics, de tourisme, d’industrie, de liaisons routières et ferroviaires, de sport et peut-être un jour de culture, la communauté d’Agglomération Seine-Eure démontre son utilité, son efficacité, sa compétence. Un regret ? Que le prédécesseur de FX Priollaud n’ait pas accepté que la CASE joue pleinement son rôle à l’égard de la salle d’athlétisme de Val-de-Reuil alors même qu’était mutualisé le bel équipement qu’est l’ensemble nautique CASEO à Louviers. Tout cela c’est du passé et même Bernard Leroy, actuel président de la CASE et maire du Vaudreuil, est aujourd’hui convaincu du bienfondé de l’outil intercommunal qui, ces jours-ci, a encore fait ses preuves.

Non seulement GLACEO, du nom de la patinoire, fait l’objet d’un engouement qui ne devrait pas se tarir, mais en plus, depuis le 1er septembre, la communauté de communes Seine-Madrie a rejoint la CASE. La première réunion officielle de tous les élus des communes devant se tenir dans les jours qui viennent. Ce fut difficile, juridique, la bagarre entre Bernard Leroy et le préfet fut notoirement épique, mais la justice (pour l‘instant) a mis Seine-Madrie en Seine-Eure avec de grands projets industriels (mais pas seulement) au programme.

GLACEO c’est le royaume du patin à glace
On choisit ses patins…©JCH
Deux patinoires, une d’initiation, une pour les équipes (2) et les différentes disciplines de la glace (hockey, patin, syncho.…) Le tout dans un contexte favorable avec, non loin, CASEO et bientôt, tout près, un bowling de 12 pistes et un restaurant. Le tour de table a eu lieu, la CASE devrait délibérer bientôt pour choisir le maître d’œuvre avant une quinzaine de mois de travaux. A la mi-2021, le bowling et le restaurant pourraient être mis en service. FX Priollaud, le maire de Louviers, vice-président de la CASE en l’occurrence, insiste sur le caractère privé des deux projets (bowling et restaurant) dont le coût devrait avoisiner 4 millions d’euros à comparer aux 14 millions des patinoires et des équipements avenants. Rappelons le financement de GLACEO : le mouvement sportif 1 million d’euros, la Région, 2,5 millions d’euros, le conseil départemental de l’Eure 500 000 euros, le reste financé par la CASE soit 10 millions d'euros. Je ne m'attarde pas sur les détails techniques de l'équipement (surfaces etc.) Il suffit d'ouvrir l'œil et de comprendre le geste de l'architecte : un origami magnifique.

Je sais bien qu’il se trouvera des esprits chagrins (il y en a toujours)  pour discuter de l’utilité de ces projets touchant au monde du sport et des loisirs. Il ne faut pas faire la fine bouche. Notre société a besoin du développement du sport et des loisirs. Il s’agit d’un équilibre social, culturel, sportif, nécessaire aux hommes et aux femmes adultes mais aussi et surtout aux enfants qu’on doit initier tôt à la natation et aux pratiques sportives diversifiées. N’oublions jamais que « la santé c’est le mouvement » et que, par conséquent, les équipements qui favorisent la mobilité aident aussi à maintenir une hygiène de vie optimum.

C'est parti ! ©JCH
Certes, tous ces investissements induisent des dépenses de fonctionnement. Il faut  des salariés, des équipes d’entretien, des équipes administratives pour que le public soit accueilli dans les meilleures conditions de sécurité. Le déficit annuel de CASEO avoisine 400 000 euros pour près de 300 000 entrées recensées. Celui de GLACEO sera de l’ordre de 250 000 euros pour 60 000 entrées estimées. Mais GLACEO fonctionnera 12 mois sur 12 et permettra d’attirer des clientèles aussi différentes que des équipes de hockey extérieures à la CASE et des entreprises en quête d’offres de loisirs originales. Ces déficits induisent des subventions d’équilibre versées aux comptes des sociétés délégataires protégées par des conventions leur permettant d’assumer leurs responsabilités selon un cahier des charges précis.

Pour être un usager habituel de CASEO, je reconnais que l’équipement vieillit bien. Que le personnel est présent, attentif. Que les différents bassins et équipements divers (espace forme, sauna, hamam…) fonctionnent au mieux. La visite guidée d’hier (avec FXP en guide avisé) laisse entrevoir un avenir prometteur. Même si les 700 places assises n’étaient pas toutes occupées pour admirer Brian Joubert, il va de soi que l’architecture, la qualité des matériaux utilisés, le confort global de l’équipement vont attirer le chaland. Ce serait une juste récompense pour tous ces élu(e)s qui construisent l’avenir et améliorent la qualité de vie globale de notre région. Enfin, quand la CASE aura trouvé les solutions techniques pour améliorer les accès aux équipements (bouchon le jour de l’inauguration) peut-être en accord avec la SAPN pour repenser les aménagements de carrefour, le nirvana ne sera pas loin pour les amateurs d’endorphines.

(1)  L’intercommunalité des débuts unit Franck Martin (Louviers), Bernard Amsalem (Val-de-Reuil) et Nicole Cornier (Incarville)
(2)  Il existe à Louviers des associations de sport de glace bien vivantes. Elle seront heureuses d’apprendre que la patinoire restera ouverte toute l’année.
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31 août 2019

Avec son nom donné à une placette du centre-ville, Robert Dauphin n'est pas oublié


Les élus vont dévoiler la plaque Robert Dauphin, historien local.
André Auvray, marchand de chaussures dans la rue du marché aux œufs n’est pas que cela. Il est aussi un citoyen lovérien attaché à l’histoire de sa ville et engagé pour que le souvenir de certains hommes et de certaines femmes (plus ou moins célèbres) soit inscrit dans le marbre. François-Xavier Priollaud, maire, ayant décidé de nommer certaines places et placettes réaménagées et végétalisées, a suivi le conseil de son concitoyen pour donner le nom de Robert Dauphin à la placette située entre la Place de la Halle aux Drapiers et la rue du Maréchal Foch. La plaque a été dévoilée samedi matin en présence des élus locaux et des représentants de la CASE dont Bernard Leroy, son président.
Ceux et celles qui ont bien connu Robert Dauphin — et j’en suis — se souviennent du marchand de Postes de télévision et de radio des années cinquante et soixante. C’était l’époque des premiers journaux télévisés et des interludes faute d’images et de son. Certes. Mais Robert Dauphin avait plus d’un hameçon à sa ligne puisqu’il fut aussi président de la société de pêche de Louviers, membre de la Société d’études diverses et de sa région, météorologue amateur sans oublier ses talents d’écriture lui qui se consacra à l’histoire des rues de la ville (avec Daniel Marinier) ou au récit de l’occupation durant la seconde guerre mondiale.
On le sait moins mais son combat permanent pour protéger la rivière d’Eure des pollutions industrielles ou ménagères en fit un des premiers écologistes de la région à une époque où l’environnement urbain ne connaissait pas encore les atteintes irrémédiables d’aujourd’hui ni la prise de conscience collective en découlant.
En choisissant de donner le nom de Robert Dauphin à cette placette du centre-ville, le conseil municipal a honoré un homme attaché à sa cité, un passionné d’Histoire et…d’histoires. Un original qui, sans jamais s’engager politiquement, sut quand même participer activement à certaines commissions municipales ouvertes aux citoyens quand les municipalités Martin (Ernest) et Fromentin (Henry) sollicitèrent le concours des Lovériens(iennes) pour améliorer la vie quotidienne locale.
FX Priollaud, dans une intervention brève, n’omit aucune des qualités de Robert Dauphin qui a légué au Musée local sa collection de Livres et de photographies témoignant ainsi son vif attachement sentimental à une ville qu’il a vue en partie détruite et devenue la 3e ville du département de l’Eure.

30 août 2019

Soutenons les maires dans leur lutte contre les pesticides. Défendons l'avenir des abeilles


Photo Jean-Charles Houel
Le journal Le Monde daté d’hier a mis dans sa première page une photo d’abeille morte le ventre en l’air. Deux pages intérieures sont consacrées à un phénomène récent et inquiétant : la disparition des insectes. En quelques années 40 % des insectes autochtones ont disparu et avec eux un nombre considérable d’oiseaux. Il ne fait plus de doute aujourd’hui que les pesticides sont à l’origine de l’effondrement des colonies d’abeilles et avec elles les abeilles solitaires ainsi que les bourdons, tous pollinisateurs. Le gouvernement français, l’Europe, ont des positions ambiguës pour ne pas dire sans courage. L’influence de l’agro-industrie, d’une part, et celle des organisations agricoles majoritaires, d’autre part, ont conduit les élus à faire preuve d’indigence et d’irresponsabilité. On est certain aujourd’hui que le glyphosate, le régent, le cruiser, et autres pesticides, sont des produits toxiques pour la flore et la faune. Les abeilles sont en première ligne, elles sont des sentinelles sensibles à toutes les modifications de l’environnement. La cause de leur mortalité n’est pas unique. Aux empoisonnements par pesticides s’ajoutent des maladies spécifiques ainsi que les méfaits des prédateurs agressifs tels que le frelon asiatique. La prise de conscience constatée chez les citoyens est un signe positif tout comme celle des maires qui prennent des arrêtés contre l’épandage des pesticides sur le territoire de leur commune. Même s’ils se font recaler devant la justice, ils initient un mouvement bientôt irréversible. Ainsi, je suis heureux de publier l’« Appel des socialistes de l’Eure à soutenir les maires dans leur combat contre les pesticides » :

« La Fédération de l’Eure salue l’engagement des maires de France et plus particulièrement de l’Eure qui ont pris la courageuse décision d’interdire l’usage des pesticides sur le territoire de leur commune.

A Saint-Éloi-de-Fourques avec Denis SZALKOWSKI, à Val-de-Reuil avec Marc-Antoine JAMET, mais aussi hors de Normandie avec Langouët, Perray-en-Yvelines, Château-Thierry et dans une vingtaine de communes déjà, des maires ont pris la décision d’interdire le glyphosate dans l’agriculture ou l’usage de pesticides ou de nitrates à proximité des habitations.

Nous soutenons ces maires qui refusent la non assistance à population en danger, en défendant la santé des gens.   Nous soutenons ces maires qui veulent garantir notre sécurité alimentaire en refusant de pratiquer « en même temps » la culture des sols pour se nourrir et la pollution de ces mêmes sols au risque d’en mourir.   Nous soutenons ces maires qui concilient dans leur action au quotidien exigence sociale, précaution sanitaire et impératif écologique. Les mettre en cause au nom de la loi n’est pas être à la hauteur. Il est déjà arrivé dans l’Histoire que la loi ait besoin pour évoluer d’un aiguillon civique.

Voilà pourquoi nous appelons à amplifier ce mouvement qui n’est pas contre les agriculteurs, mais qui les invite à participer avec nous au combat pour une agriculture et une alimentation qui ne soient pas dominées par les intérêts financiers mais par un souci d’agronomie, d’économie territoriale, d’emploi, de qualité et qui préservent et renforcent la santé de nos concitoyens et celle des générations futures.

4 août 2019

Immense succès de la nuit des étoiles à Louviers


Michel Bellevin (à gauche) toujours passionné.
Immense succès de la nuit des étoiles. En jouant à cache-cache avec les nuages et une ou deux gouttes d’eau, les membres du club local d’astronomie, Stéphane Leblond en tête, ont réussi à attirer des dizaines de curieux désireux d’en savoir plus sur une nuit pas si noire que cela. Avant que les badauds (dont j’étais) posent leur œil sur l’oculaire des lunettes et autres télescopes, la salle Mauchaussé avait brui de la conférence donnée par un membre passionné et lettré et relatif à la conquête spatiale. Comment, depuis le premier vol des frères Wright, avons-nous fait pour aller si rapidement de la terre à la lune ?
Dépassant le voyage d’Apollo 11 et le premier pas de Neil Armstrong sur la lune, le conférencier d’un soir narra par le menu la guerre d’images et de moyens que se sont livrés les Etats-Unis et l’URSS pendant trois décennies. S’il est vrai que le premier satellite lancé en orbite fut le Spoutnik des Russes en 1957 et que le premier homme de l’espace avait pour nom Youri Gagarine, personne ne peut oublier cette nuit du 16 juillet 1969 et la descente sur la surface lunaire de Neil Armstrong et de sa petite phrase diffusée en direct à l’attention des terriens : « un grand pas pour (un) l’homme, un bond de géant pour l’humanité. (1) » Comme il ne faudrait pas omettre le rôle décisif de Werner Von Braun dans la réussite de cette épopée. L’ancien chercheur d’origine allemande, nazi convaincu, père des V2 de sinistre mémoire, « récupéré » par les Américains à la sortie de la guerre, fut la cheville ouvrière essentielle à la réussite de cette conquête spatiale. C’est à lui qu’on doit les fusées qui ont assuré le succès de cette grande aventure dont on ne connaît pas la fin.
Didier Langlois prépare son « engin ».

Finalement, les Etats-Unis ont remporté cette guerre symbolique et surtout politico-économique destinée à faire du capitalisme le nec plus ultra de la vie en société. Ce qu’Eisenhower avait refusé, jugeant ridicule d’engloutir des milliards de dollars dans la conquête spatiale, Kennedy et Kroutchev ont choisi une autre voie, celle de la découverte extraterrestre et de la vie organisée loin de notre planète nourricière.
Je ne peux que penser à ce que m’avait déclaré Jacques Monod, prix Nobel de Médecine, lors d’une interview réalisée à l’occasion de l’installation de l’Institut Pasteur à Val-de-Reuil : « Sur la lune, on ne trouvera que des cailloux. L’argent utilisé pour ces voyages serait plus utile à la recherche fondamentale afin de lutter contre les maladies. » Jacques Monod faisait fi des rêves qui peuplent les nuits de tous ces jeunes (et  moins jeunes) lecteurs de Tintin ou d’autres revues scientifiques…… ils nous font croire que vivre ailleurs (sur Mars par exemple) serait possible surtout quand on déplore tous les malheurs causés par l’homme et l’ère industrielle à cette planète bleue dont on aurait, dès ce mois de juillet, déjà épuisé toutes les ressources disponibles !
Ultime réglage.
Et pourtant ! Une prise de conscience progresse chaque jour. Nous sommes de plus en plus nombreux à trier nos déchets, à respecter la nature, à nous soucier du bien être animal, à manger mieux et moins…comme si les peuples voulaient transmettre un message à ceux qui nous gouvernent : assez de gaspillage, assez de course à la croissance infinie, marre de la pollution…Deviendrions-nous plus raisonnables ?

Hier soir, à Louviers, la nuit des étoiles a permis à bien des jeunes de découvrir Jupiter, Saturne et ses anneaux, Antarès, l’étoile polaire, la grande Ourse…et pour ceux qui ne l’avaient pas encore vue, de constater que la piste d’athlétisme du stade Maxime Marchand devrait permettre l’éclosion d’athlètes prometteurs de…l’Etoile athlétique lovérienne. Encore une étoile !
(1) Dans la phrase préparée par Neil Armstrong on lit « un petit pas pour UN homme…» mais dominé par l’émotion, il a déclaré « un petit pas pour L’homme » et c’est la phrase qu’on a retenue.

22 juillet 2019

La mort du doctorant rouennais : Eric Ciotti dégaine trop vite !


Eric Ciotti, député des Alpes maritimes et candidat (vraisemblable) à la mairie de Nice devrait faire plus attention aux tweets qu’il écrit dans la précipitation. Ce supporter d’une droite dure décomplexée a vu, dans la mort du doctorant guinéen rouennais, la conséquence de violences physiques motivées par la victoire de l’Algérie en coupe d’Afrique. L’auteur des faits, un Turc semble-t-il, s’en est pris à l’universitaire rouennais en invoquant des motifs a priori racistes…
Il se trouve que suite à son interpellation ce matin et l’examen conduit par des médecins spécialistes, l’auteur du « crime » se trouvait sans doute en état de démence, son passé psychiatrique indiquant un lourd bilan défavorable. Si bien d’ailleurs que le parquet a sollicité la fin de sa garde à vue avant de l’envoyer en soins psychiatriques. Cela voudrait dire que M. Ciotti a tiré plus vite que son ombre en faisant du tueur un fanatique raciste radicalisé à l’extrême alors qu’il n’est qu’un dément agissant sous l’emprise d’une maladie mentale. Je ne suis pas surpris que Nicolas Dupont Aignan ait entonné le même refrain. Il appartient à cette catégorie de gens toujours prêts à crier avec les loups et au plus fort de la meute. Mamoudou Barry est mort parce qu’il se trouvait au mauvais moment au mauvais endroit. Victime d’un fou, il laisse une épouse et une petite fille de deux ans. La communauté universitaire rouennaise leur viendra en aide pour que le défunt soit enterré en Guinée et que sa famille puisse rester dans notre pays le temps qu'elle souhaitera.

21 juillet 2019

Quelques réflexions au débotté : Nadine Morano, Donald Trump, Benjamin Griveaux, François de Rugy…



L’été est une saison plus propice au farniente qu’à la réflexion politique ; Voilà pourquoi je me suis astreint à un certain silence notamment sur le plan local puisque les informations nouvelles ne se bousculent pas. Dès la rentrée de septembre, on peut faire confiance aux différents candidats putatifs des listes municipales pour occuper le premier plan de l’actualité.
Aux plans international et national, il n’y a pas de répit, pas de vacances. Certes, la réforme des retraites proposée par le haut commissaire Delevoye devrait susciter quelques chauds débats avec la suppression progressive des régimes spéciaux et le système de bonus malus autour de l’âge d’équilibre fixé à 64 ans. On conserve l’âge légal à 62 ans mais le gouvernement propose de retarder le départ (avec 100% des droits) en retraite de deux ans. La raison invoquée ? L’équilibre des régimes sans oublier l’accroissement de l’espérance de vie…Certains syndicats de salariés (FO, CGT, CFTC…) ont d’ores et déjà déclaré qu’ils s’opposaient aux propositions Delevoye. Qui s’attendait au contraire ? L’automne s’annonce plus chaud que prévu et le changement climatique y sera pour rien. Si la concertation promise ne fait pas bouger les lignes, je prends le pari que les cris de la rue se feront de nouveau entendre.

Mme Morano est raciste, point barre.
Au chapitre des petites phrases, la palme d’or revient à Nadine Morano. Avec sa sortie sur Sibeith Ndiaye (porte parole du gouvernement) « qui porte des tenues de cirque et prononce des inepties », l’ancienne ministre fillonniste s’est attirée les foudres des membres du gouvernement, des élus de LREM et des citoyens antiracistes. Mme Morano ne supporte pas qu’une jeune femme d’origine sénégalaise, Française, ait emprunté l’ascenseur social et occupe un poste au gouvernement.
Elle n’est pas seule, sachons le, à avoir des pensées de cette nature. Le racisme (même si Dominique Jamet sur LCI conteste l’emploi de ce mot inadapté, selon lui, à la situation) est un mal endémique en France. Il frappe toutes les couches de la société. Il va de soi que les petits blancs et les petites blanches s’indignent de constater qu’une jeune femme non issue des grands écoles peut obtenir une place au pouvoir et s’affranchir des contraintes verbales et vestimentaires. La France change, il faudra bien que les traditionnalistes s’en aperçoivent un jour.

L’affaire de Rugy est-elle une affaire ?
En attendant que tout s’éclaire, Médiapart se régale. Le feuilleton interrompu pour cause de démission de l’ancien président de l’Assemblée nationale rapporte des abonnés (à 9 euros mensuels) et situe le site d’investigation comme un des principaux pourfendeurs des erreurs, fautes, contournements des gens au pouvoir. Certes, le homard et le Château d’Yquem ne sont pas encore entrés sur toutes les tables françaises, certes, l’enquête interne conduite à l’assemblée n’y voit pas malice, mais on aimerait comprendre le rôle exact que joue les entourages ? Il est certain que les journalistes préféreront toujours les déjeuners de travail aux diners, ne serait-ce que pour des raisons de confort moral. François de Rugy a démissionné. Il a bien fait. Il évite l’embarras quotidien du gouvernement, déplace le centre de gravité des obsessions estivales, permet à Elisabeth Borne de faire son entrée dans un ministère qu’elle connaît bien. La techno remplace l’écolo. EELV devra-t-elle rembourser les cotisations du député, pas seul à avoir utilisé l’IRFM (frais de mandat) pour être à jour avec l’ancien parti de François de Rugy devenu Républicain en marche ?

Trump se lâche déjà
Donald Trump veut renvoyer chez elles les quatre élues démocrates qui lui mènent la vie dure. Mais chez elles, ce sont les USA (Etats-Unis d’Amérique) puisqu’elles ont la nationalité américaine et qu’elles représentent des fortes sensibilités dans ce pays aussi vaste que divers. La campagne électorale de celui que 24 femmes (!) accusent de violences sexuelles s’annonce brutale et sans nuances. Pendant plus d’un an, nous allons devoir nous habituer aux frasques d’un président dont la santé mentale devrait en inquiéter plus d’un et plus d’une. Le noyau dur de l’Amérique profonde lui reste fidèle mais ses saillies racistes, misogynes, xénophobes vont bien finir par faire prendre conscience aux Américains du caractère réel d’un homme qui n’utilise pas trois mots intelligents par tweet et qui ne jure que par le deal. Trump reste un homme d’affaires, un magnat de l’immobilier qui a son nom sur des buildings dans quelques pays du monde et même en Russie puisque l’argent n’a pas d’odeur. Quand il n’agresse pas, ses paroles sont vides de sens. Quand il n’insulte pas, il n’a rien à dire. Il serait pourtant trop simple de résumer à Trump à ses fake news et autres vérités alternatives. Il est soutenu par des lobbies puissants qui savent très bien où le mener. Et à l’accompagner. Ses singeries plaisent au petit peuple. C’est vrai aussi en Grande-Bretagne avec Boris Johnson…

Benjamin Griveaux démarre mal sa campagne
Benjamin Griveaux veut devenir maire de Paris. Pour satisfaire cet objectif, il commence sa campagne par insulter ceux qu’il appelle à le soutenir, les Villani, Le Breton, Renson…Comme c’est bizarre, tous ces hommes (et femmes, n’est-ce pas Mme Loiseau ?) qui passent leur temps à sulfater les « amis » proches. C’est un défaut très répandu, comme on sait, et un sport pratiqué depuis des lustres et dans tous les partis politiques. Demandez à Ségolène Royal ce qu’elle pense de ses petits camarades éléphants qui, pendant la campagne présidentielle qu’elle a conduite, n’ont pas cessé de lui savonner la planche et de mettre en cause sa compétence et ses qualités intellectuelles. Que Sarkozy tente de l’humilier, c’est grave mais attendu de la part d’un concurrent. Mais que des partenaires, membres du même parti que vous, vous trainent dans la boue, c’est très parisien.
Bertrand Delanoé a enfin récusé les propos de Benjamin Griveaux se prévalant sinon de son soutien du moins de son influence. L’ancien maire de Paris demande que personne ne parle en son nom. C’est bien le moins qu’il puisse exiger.