11 avril 2009

Redécoupage des circonscriptions : le tripatouillage mis au jour

9 contre 24 : 9 circonscriptions de droite supprimées contre 24 circonscriptions de Gauche. Voilà le résultat du redécoupage des circonscriptions actuellement prévu par le gouvernement qui se garde bien de le rendre public. Il a fallu que le journal Le Monde se procure un document classé « confidentiel » par Alain Marleix, secrétaire d'Etat chargé du remodelage, pour qu'on en sache un peu plus sur le tripatouillage en cours. Evidemment, la plupart des circonscriptions supprimées sont détenues par les socialistes. Il fallait s'y attendre. M. Marleix avait évoqué un opération neutre. Tu parles, Charles. L'opération doit bénéficier à l'UMP c'est ce qu'un député appelle « être bien servi ». Quant au nouvelles circonscriptions redessinées il est fort possible que le tripatouillage fonctionne dans le même sens. L'alternance parlementaire s'annonce difficile. Parions pour un débat chaud bouillant à l'Assemblée nationale si Marleix ose se pointer avec son projet sous le bras.

Rien dans les mains tous dans les poches

Le site de Libération nous apprend que Jean-Pascal Beaufret, un ex-dirigeant de la banque dite d'investissement Natixis, limogé en novembre dernier, a touché le pactole dans des conditions pour le moins abracadabrantesques comme dirait Jacques Chirac. Notre homme a été embauché il y a quelques mois (le 14 favrier 2008) grâce à une amitié ancienne et disons-le grâce au réseau que se mitonnent ceux qui savent, un jour ou l'autre, se renvoyer l'ascenseur. Et là, il ne s'agit pas d'ascenseur social.
Alors, M. Beaufret en arrivant chez Natixis, touche 500 000 euros de prime d'engagement en plus de son salaire annuel de…500 000 euros. Dominique Ferrero, le président de directoire de Naatixis, se voit contraint de le «virer» à l'automne sous les coups de boutoir des actionnaires (Caisses d'épargne et Banques populaires) qui apprécient peu M. Beaufret dont la renommée bancaire est comme l'action Natixis (passée de 19,50 euros à 1,40 euro) plutôt à la baisse. Ce n'est pas grâve. M. Beaufret se voit accorder un prévis de six mois et une indemnité de départ équivalente. M. Beaufret s'est baffré. 500 000 euros pour arriver chez Natixis, 500 000 euros pour neuf mois de présence et 500 000 euros pour partir. Comment dit-on Jackpot en Français ?

Les impôts à Louviers : le tableau qui fait mal

Le journal « Paris-Normandie » a eu la bonne idée de publier un tableau régional (voir ci-contre) rassemblant les communes d'une certaine importance et dont la fiscalité a évolué (ou non) après le vote des budgets primitifs 2009. A la lecture de ce tableau, on comprend mieux pourquoi le maire de Louviers est contraint d'aller chercher ses exemples à l'export (la mairie de Paris par exemple) pour justifier le coup de massue fiscal qu'il impose aux Lovériens. En Haute-Normandie, et évidemment dans l'Eure en particulier, Louviers est la seule ville de cette importance à augmenter ses impôts. Fécamp augmente les siens de 9 %, on ne peut tout de même pas imaginer que le Marité en serait responsable ! Il est même une commune (Lillebonne) qui les a diminués pour tenir compte de la crise et des difficultés que vivent ses contribuables. Quant à Grand-Quevilly et Oissel, elles augmentent leurs impôts de 1 % ! C'est raisonnable.
Que le maire de Louviers ne nous rebatte plus les oreilles avec la crise car la crise elle est la même pour tous les élus, qu'ils soient d'Evreux, Vernon, les Andelys, Pont-Audemer, Val-de-Reuil (maires PS) Gisors (maire PC) Bernay (maire de droite) etc. et ces maires ont choisi la neutralité fiscale. Alors, Louviers est-elle une ville d'une autre planète ? Est-elle un cas particulier ? Oui, elle l'est. Et nous avons dit pourquoi. Les dépenses de fonctionnement (le train de vie de la ville quoi) sont excessives et le maire ne veut pas les réduire (ou si peu). Quant aux dépenses d'investissement qui permettraient de donner du travail aux entreprises, elles sont essentiellement financées par l'emprunt (ou les subventions) d'un montant égal — selon la théorie Doucet — à celui de l'annuité remboursée chaque année. De quelles marges de manœuvre parle le maire ?
Le tableau que nous reproduisons est terrible de cruauté. Il démontre bien l'inanité des choix de la majorité municipale lovérienne car nous considérons que tous ceux et toutes celles qui ont voté le budget et l'augmentation des impôts sont solidaires et collectivement responsables de ce mauvais coup dont ils devront répondre un jour devant les électeurs.

10 avril 2009

AREVA au Niger : il n'y a pas que l'uranium qui s'enrichit

Un collectif (notre photo) comprenant la Ligue des droits de l'homme, le NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) le groupe ATTAC, les Verts, ainsi que l'association Sortir du Nucléaire a organisé une réunion publique, jeudi soir au Moulin, pour contester la convention passée entre le groupe français AREVA et le gouvernement nigérien. Le Niger est, en effet, l'un des principaux pays dont le sous-sol contient des milliers de tonnes d'uranium. Implantée là-bas depuis quarante ans, la COGEMA devenue AREVA, présidée par Anne Lauvergeon, veut passer sa production de 6 000 à 12 000 tonnes d'ici à 2012. Cela entraîne des opérations de prospection, d'exploitation, des activités de transport par le port de Cotonou, de l'enrichissements au Tricastin et la distribution de combustible nucléaire aux différentes centrales nucléaires françaises. AREVA ne s'arrête pas là puisque le groupe assure également le retraitement des déchets…lesquels servent à alimenter l'industrie d'armement sans oublier l'enfouissement pour les siècles des siècles comme dirait Benoit XVI.
L'objectif du collectif était simple : démontrer qu'AREVA (l'Etat français est majoritaire dans le capital) exploite dans tous les sens du terme le pays, sa population, ses richesses…Nicolas Sarkozy a même promis la construction d'une centrale nucléaire au Niger, un pays souffrant de détresse hydrique chronique dont les nappes aquifères fossiles s'épuisent à grande vitesse. Comme l'a bien dit Sonia Salès, « certains assurent qu'il y a de l'eau pour cent ans ! » Qu'est-ce que cent ans quand il a fallu des dizaines de milliers d'années pour former ces nappes vitales pour l'homme, l'élevage, les cultures vivrières.
Les zones géographiques affectées à l'extraction du minerai sont situées au nord du Niger, une région bien connue des Lovériens jumelés avec Timia. Ces rapports privilégiés et affectifs avec ce village nigérien sont actuellement mis à mal par la rebellion touareg (Le Mouvement Nigérien pour la Justice : MNJ) qui empêche toute liaison entre Agadez et Timia.
Au cours de la soirée, ont été évoqués : les néocolonialismes européen, chinois, américain, l'instabilité économique et démocratique de ce pays africain classé parmi les derniers pour son indice de développement humain. Jean-Claude Mary, de sortir du nucléaire, a très bien situé le débat entre modernisme à l'occidental et progrès à l'africaine : « doit-on imposer nos schémas culturels, économiques, technologiques à des pays qui n'avancent pas au même rythme que nous ou en tout cas pas forcément dans la même direction ? »
Pierre Vandevoorde (NPA) Rémi Sergé (ATTAC) et le représentant local de la Ligue des droits de l'homme ont, tour à tour, exposé les dangers de cette renaissance de la Françafrique qui, de fait, depuis les réseaux Foccart, n'a jamais vraiment changé. Jérôme Bourlet a, pour les Verts, rappelé les oppositions fondamentales avec le tout nucléaire français, pari financier et technologique des années soixante. Les nouvelles centrales EPR vont coûter très cher et il est même question de prolonger la durée des vies des centrales actuelles. L'association des autorités de sûreté nucléaire sera peut-être d'un autre avis.

Laurent Fabius : « la pétition pour l’égalité audiovisuelle n’aura pas été vaine »

« Dans un arrêt publié le 8 avril, le Conseil d'Etat a annulé le refus du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de prendre en compte le temps de parole du président de la République et de ses collaborateurs dans les médias. C’est une victoire pour tous ceux qui se battent pour le respect du pluralisme et l’équilibre de notre démocratie.
Dès janvier 2008, j’avais pris l’initiative, avec de nombreux responsables, de lancer une pétition pour l’égalité audiovisuelle. Je remercie aujourd’hui les 20 000 signataires qui ont participé à ce combat : la décision du Conseil d’Etat prouve que leur engagement était justifié.
Le Conseil d’Etat l’a rappelé dans son arrêt : le pluralisme de l’expression politique est une des conditions de la liberté et de la démocratie. Il constitue en lui-même un objectif de valeur constitutionnelle. Au CSA désormais de traduire, rapidement, ces principes dans les faits. J’y serai particulièrement attentif. »
http://www.laurent-fabius.net
Laurent Fabius

Le lycée Marc Bloch de Val-de-Reuil en tête des lycées de l'Eure

Le proviseur (à gauche) du lycée Marc Bloch et Marc Antoine Jamet, maire, à l'occasion de la récente foire aux livres du groupe Amnesty International. (photo JCH)
«En étant pour la troisième année consécutive, placé par le classement annuel du Figaro (dans son édition du 8 avril) celui de l’Express (dans son édition du 8 avril) celui du Nouvel Observateur (dans son édition du 9 avril), au premier rang des lycées de l’Eure, devançant l’ensemble des autres établissements du département et la quasi-totalité des institutions confessionnelles, le lycée Marc Bloch de Val-de-Reuil témoigne une fois encore de son statut de lycée de la réussite et de l’excellence au service de ses 670 élèves, Rolivalois et enfants des communes alentours.

Ce résultat, obtenu en combinant trois indicateurs — taux de réussite au bac, capacité à faire progresser les élèves, accompagnement durant leur scolarité — n’est pas le fruit du hasard. Il est la conséquence du travail de tous. D’abord de celui des lycéens et de leurs professeurs qui ont porté les taux de réussite de Marc Bloch au baccalauréat au plus haut (93 % de réussite en 2008) amélioré les résultats des passages de seconde en première et su créer une communauté éducative exemplaire rassemblant parents, adolescents et enseignants.

Il provient également d’un partenariat pédagogique avec le rectorat (et il faut saluer pour cela le recteur Pollet qui s’en va) et l’inspection académique qui a permis d’introduire l’enseignement de langues rares, comme le chinois ou l’arabe, d’ouvrir cette année un BTS d’optique lunetterie pour lequel les demandes d’inscriptions sont deux fois supérieures aux capacités d’accueil, d’inaugurer un accès direct à Sciences-Po Paris, parmi de nombreuses autres options et avancées (option théâtre, cinéma, classe européenne «espagnol» partenariat avec le musée du Louvre, la Comédie française et le musée des Beaux arts de Rouen…) qui classent Marc Bloch parmi les 100 premiers lycées de France avec les meilleurs ou les plus anciens des lycées parisiens, mais aussi 2e lycée de l’académie de Rouen (derrière celui de Franqueville-Saint-Pierre en Seine-Maritime).

Cette performance ne peut aller sans soutiens. D’abord celui de la Région qui a investi près de cinq millions d’Euros dans l’établissement et confié son aile nouvelle à l’architecte de talent et de renommée internationale Patrick Mauger. Ensuite celui des partenaires de l’ANRU qui ont décidé de créer autour du lycée Marc Bloch, au moins cinq cents logements de qualité, majoritairement en loyer libre ou offert à l’accession. Également celui du Département qui a construit le nouveau Collège Alphonse Allais pour 12 millions d’Euros et qui, avec l’État, la Région, la Communauté d’Agglomération Seine-Eure et la Ville, dote le quartier neuf qui se construit, d’un équipement de taille européenne, un stade couvert d’athlétisme ouvert aux concerts, colloques et conventions qui, lui aussi, mène vers l’excellence.

Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil, ne regrette pas d’avoir donné la priorité à l’éducation, à la société de la connaissance, à l’égalité républicaine face au savoir. La ville, en ayant consacré depuis 2001, 35 millions d’Euros à la rénovation de 7 de ses 14 écoles, à la création d’une cyberbase, à la modernisation de son école de musique et de danse, à la rénovation de sa médiathèque, a bien fait le meilleur des choix, le meilleur des investissements. Elle en recueille aujourd’hui la meilleure des récompenses. »

9 avril 2009

Grande victoire des députés socialistes ! « Le Titanic a coulé »

Les députés socialistes ont emporté une belle victoire, ce jour, en repoussant par 21 voix contre 15 pour la majorité, le projet de loi (HADOPI) établi par la commission mixte paritaire (Sénat-Assemblée nationale) et concernant le téléchargement sur Internet et donc la création. Après le vote, Christine Albanel, ministre de la Culture (notre photo) était effondrée tandis que Christian Paul et François Loncle laissaient éclater leur joie. Ce n'est pas tous les jours que l'opposition parvient à mettre le gouvernement en minorité et donc en difficulté.
Après le travail énorme accompli par Didier Mathus et Patrick Bloche, notamment, cette victoire des députés PS (auxquels se sont joints les députés PC, le député Nouveau Centre, Jean Dionis du Séjour, et le député UMP Nicolas Dupont-Aignan) est une juste récompense. Le député PS de Paris, Patrick Bloche, a évoqué « une défaite politique pour Nicolas Sarkozy à titre personnel ». Il a rappelé que le président de la République avait fait « signer les accords de l'Elysée dont le projet de loi était la déclinaison législative ». Les communistes ont précisé : « Il s'agit d'un désaveu sur la méthode du gouvernement qui a voulu passer outre les amendements adoptés par les députés avant leur rejet en commission mixte paritaire. Un désaveu sur le fond s'agissant d'un texte dont les dispositions portent atteinte aux libertés publiques sans répondre aux besoins des créateurs ».
Quant à Jean Dionis du Séjour il a tout simplement déclaré : « Le titanic a coulé ! » La droite, remuée et amère, à l'image de Jean-François Copé, le président du groupe UMP, promet que le projet de loi sera à nouveau examiné par le Sénat puis l'Assemblée au retour des vacances de pâques. Qu'importe, il va falloir sur le métier remettre son ouvrage et Mme Albanel risque de passer de bien mauvais congés…surtout si elle se fait congédier.

« Double peine » pour Patrick Mohr

« Le Tribunal de Grande instance d’Avignon vient de condamner Patrick Mohr à une amende de cinq cents euros avec sursis et un euro de dommages et intérêts pour chacun des CRS interpellateur pour « préjudice moral ». Même s’il s’agit d’une peine de principe, assortie d’une relaxe partielle concernant les délits « d’outrage et d’incitation à l’émeute », il est difficilement compréhensible que celui qui a déjà subi, moralement et physiquement, devant dix-neuf témoins, le 21 juillet 2008, une interpellation abusive et marquée par des violences policières que rien ne justifiait, subisse en plus une condamnation que la Ligue des droits de l’Homme estime profondément injuste.
Cette affaire vient confirmer l’inquiétude de la Ligue des droits de l'homme face à la multiplication des procédures de délit d’outrages et rébellion le plus souvent sans fondement. Elle ne peut manquer de rapprocher cette décision du dernier rapport d’Amnesty International faisant état de l’aggravation des faits de violences policières et de la relative impunité des auteurs de celles-ci. »
(communiqué de la Ligue des droits de l'homme)

Silvio Berlusconi, les joies du camping et celles…des chiottes

Interrogé par la journaliste d'une télévision allemande dans la ville d'Aquila partiellement détruite suite à séisme de forte amplitude, Silvio Berlusconi, président du conseil italien, a déclaré au sujet des milliers de sinistrés dont certains ont perdu parents et maisons : « Il ne leur manque rien, ils ont des soins médicaux, de la nourriture chaude... Bien sûr, leur abri actuel est tout à fait provisoire mais justement, il faut prendre ça comme un week-end en camping.»
A un autre moment, il a plaisanté devant des sinistrés : «Allez à la mer. C'est seulement à une heure de route d'ici et il y a plein d'hôtels qui sont à votre disposition et payés par l'Etat». Avant d'ajouter: «Mettez de l'écran total !»
Cet homme est l'homme des formules-chocs. N'est-ce pas lui aussi qui avait affirmé : « Barack Obama est plus bronzé que moi ». Et comme il ne recule devant aucune goujaterie, c'est aussi ce Silvio Berlusconi-là qui a préféré passer un quart d'heure l'oreille accrochée à son portable plutôt que de serrer la main d'Angela Merkel, première ministre d'Allemagne qui accueillait ses hôtes à l'occasion du sommet de l'OTAN. D'ailleurs de guerre lasse, elle a levé la main en signe de dépit et est rentrée dans la salle de congrès laissant en plan le premier des ministres d'Italie.

Il parait que les Italiens raffolent de ce démagogue souvent en goguette. Son parti vient d'absorber l'ancien parti néofasciste et compose ainsi une droite dure, musclée, laquelle n'hésite pas à manier le vulgaire et le trivial. Je rapporte ce dialogue paru sur www.lepost.fr :
Le décor : 2 avril 2009, G20, Londres, conférence de presse en présence de plusieurs dizaines de journalistes. Silvio Berlusconi cède la parole à son ministre de l'Economie et des Finances Giulio Tremonti, en ces termes: « Je donne la parole à Tremonti qui va vous dire des trucs géniaux ».
Le ministre se sent obligé de rebondir sur la pique: « Généralement dans ces sommets ce sont les sherpas qui travaillent beaucoup, nos assistants, les ministres énormément, et très peu les chefs d'État... Ici à Londres ça a été le contraire, nous les ministres n'avons rien fait alors que les chef d'Etats faisaient tout, travaillaient et s'applaudissaient en privé, entre-eux ».
Le problème est que le Cavaliere tient à avoir le dernier mot: « En contrepartie vous pouviez passer vos journées aux chiottes ». Ce n'est plus Berlusconi, c'est Berlusconnerie !

Le Conseil d'Etat désavoue le Conseil supérieur de l'audiovisuel sur le temps de parole du Président

Saisi par François Hollande et Didier Mathus, députés socialistes, le Conseil d'Etat vient de désavouer gravement le CSA (conseil supérieur de l'audiovisuel). Ce dernier refusait en effet de comptabiliser dans le temps de parole de la majorité les interventions télévisées ou radiodiffusées de Nicolas Sarkozy, chef de l'exécutif et de ses collaborateurs qu'il s'agisse de Claude Guéant, Henru Guaino et d'autres. Et pourtant. Il est de notoriété publique que tous ces gens ont passé bien des heures à défendre la politique du gouvernement et à se situer dans le combat politicien quotidien. François Hollande et Didier Mathus avaient saisi le CS qui les avait renvoyés dans les cordes au prétexte d'une ancienne décision du Conseil d'Etat qui avait confirmé la règle des trois tiers : un tiers gouvernement, un tiers majorité, un tiers opposition. Rien sur le Président de la République.
Cette décision du Conseil d'Etat va obliger le CSA à revoir ses règles et à se conformer au droit. Il devra trier dans les interventions des Sarkozystes celle qui sont purement politiques et celles qui se placent au-dessus des contingences partisanes. Cela va être coton mais François Hollande se réjouit déjà de récupérer du temps de parole pour contrer sa Majesté qui ne s'attendait certainement pas à voir son temps comptabilisé comme celui de n'importe lequel des ministres ou députés de droite.