18 juillet 2013
Simulez les conséquences d’une explosion nucléaire près de chez vous
Simulez les conséquences d’une explosion nucléaire
près de chez vous
17 juillet 2013
Le challenge tour européen de golf passe une semaine au Vaudreuil
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| Le golf du Vaudreuil (photo JCH) |
Le golf du Vaudreuil s’apprête
à vivre un grand moment. Au cours de la semaine prochaine, le golf racheté par
Jean-Claude Forestier et considérablement amélioré, accueillera une épreuve du «
Challenge tour européen » considéré comme la seconde division du golf sur notre
continent. Dès mardi, les golfeurs professionnels de toutes nationalités, engagés
dans cette compétition de 156 joueurs, découvriront le parcours et les
installations mises à leur disposition.
Les organisateurs (ASO) les
sponsors (dont Jean-Claude Forestier) les membres de l’association sportive du
golf du Vaudreuil, les bénévoles sans lesquels une compétition durant plusieurs
jours ne pourrait se tenir, attendent un nombreux public national et régional composé
de golfeurs mais aussi de tous ceux et toutes celles qui veulent avoir une idée
d’un vrai et beau sport pratiqué par des joueurs de haut niveau.
La météo semble favorable
(hormis le jeudi peut-être avec quelques orages) et les élus ainsi que les services
techniques des communes alentour ont proposé un coup de main fort apprécié. Il
faudra, en effet, installer des barrières et des lisses afin de protéger le
public des balles égarées mais également de lui permettre de suivre de près les
joueurs dans leur parcours.
Au soir du vendredi, le cut
(score collectif pris en compte) permettra de désigner les 60 joueurs (avec les
ex-æquo) admis à disputer le final du samedi et du dimanche. Près de 200 000
euros seront distribués aux joueurs classés.
Je rappelle qu’à l’initiative
de Francis Courel, vice-président du Conseil général de l’Eure, ce dernier
organise chaque année le trophée du conseil général donnant l’occasion à de
nombreux joueurs confirmés ou débutants de s’engager dans une épreuve placée
sous le signe de la polyvalence. Polyvalence des âges, des index, des sexes
puisque tout un chacun, à condition d’être classé, peut jouer lors de ce trophée.
J’invite toutes les
personnes intéressées par cette compétition à se rendre sur le golf du Vaudreuil
en veillant à respecter la signalisation et les indications de parkings ouverts
au public.
Enfin des mesures de protection des abeilles !
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| Au jardin d'acclimatation à Paris. (photo DR) |
Lu sur le site
internet du journal Le Monde aujourd’hui :
« L'Union européenne a décidé mardi
16 juillet d'interdire l'usage à l'air libre du fipronil, un insecticide mortel
pour les abeilles, produit par le groupe allemand BASF et déjà banni en France.
Le fipronil avait été identifié en mai
comme présentant "un risque élevé" avéré pour les
traitements du maïs par l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
A compter du 31 décembre 2013, son usage sera banni pour deux ans pour le
traitement des semences de maïs et tournesols. Il ne pourra plus être utilisé
que pour certaines cultures sous serre, excluant les poireaux, oignons et
brassicacées (choux, radis...).
La mesure a été adoptée par 23
Etats, ouvrant la voie à sa mise en œuvre par la Commission. Seules l'Espagne,
première utilisatrice, et la Roumanie ont voté contre, selon une source européenne.
Outre ces deux pays, seuls six Etats européens utilisent encore le fipronil
pour le maïs (Hongrie, Bulgarie, République tchèque et Slovaquie) ou d'autres
cultures (Belgique et Pays-Bas).
Le groupe BASF a contesté cette décision,
jugeant que la Commission devrait s'engager "dans un plan d'action
ambitieux pour identifier les réelles causes du déclin de la santé des
abeilles" plutôt que de "continuer à limiter l'accès des
agriculteurs à des technologies innovantes". L'ONG environnementale
Greenpeace a pour sa part jugé le moratoire insuffisant, plaidant pour une
interdiction durable, "seule susceptible d'aider à restaurer les
populations d'abeilles".
La Commission européenne a déjà décidé
en mai d'interdire pour
deux ans l'utilisation de trois néonicotinoides (la clothianidine,
l'imidaclopride et le thiaméthoxame) utilisés dans des pesticides fabriqués par
les groupes Bayer et Syngenta.
Menaçante pour l'écosystème
terrien, la baisse du nombre des abeilles est imputée, selon les experts, à une
série de facteurs incluant, outre les pesticides, les parasites, le manque de médicaments
vétérinaires ou parfois leur utilisation abusive, la gestion de l'apiculture,
le manque d'habitats et de nourriture et le changement climatique. »
16 juillet 2013
Quelques réflexions au débotté
Le nouveau timbre consacré à
notre Marianne nationale a été présenté, le 14 juillet dernier, par le Président
de la République. Il s’agit d’une Marianne imaginée par un photographe, Olivier
Ciappa. Il dit s’être inspiré du portrait de la jeune Ukrainienne créatrice des
Femen, Inna Shevchenko. Mais pas seulement. Il a également tiré profit de la
gestuelle de Christiane Taubira et de quelques autres femmes politiques, frappé
par la grâce de leurs mains. Alors que la Marianne est à la fois belle et
symbolique, il se trouve des imbéciles — il n’y a pas d’autre nom pour les
qualifier — pour appeler au Boycottage de ces timbres ! Parmi eux et
elles, la fameuse et célébrissime Christine Boutin. Elle accuse François
Hollande de tous les maux et oublie simplement de préciser que ce timbre n’a
pas été choisi par lui mais par un jury de lycéens forcément plus branchés et
moins sexistes que la future tête de liste de la droite intégriste aux élections
européennes. Peut-être obtiendra-t-elle une aide financière de Sarkozy ?
A lire avec attention et intérêt
le texte de Marc-Antoine Jamet, premier secrétaire de la fédération de l’Eure
du PS, paru dans une tribune libre de Paris-Normandie et consacré aux actions
militantes à engager pour que la gauche respecte sa parole et ses engagements,
notamment sur la question du droit de vote des étrangers non citoyens européens.
MAJ a raison : voilà plusieurs décennies que le PS inscrit cette question
comme une priorité dans ses programmes mais il existe toujours de bonnes
raisons pour ne pas passer à l’action. Celle, essentielle et incontournable de
l’absence de majorité des 3/5e au Congrès réuni à Versailles, est évidemment
bien réelle. Pour la contourner, seul le référendum populaire pourrait faire
droit. Mais tous les sondages démontrent que les Français dans leur majorité,
refuseraient ce droit de vote aux étrangers non communautaires. Dans son texte,
Marc-Antoine Jamet liste les bons arguments pour poursuivre inlassablement
cette lutte pour l’égalité. Elle viendra bien un jour. Le mariage pour tous
paraissait utopique en 1990, aujourd’hui, il existe dans la loi et plus
personne, hormis quelques sauvages, ne s’en soucie.
Bernard Amsalem, président
de la Fédération française d’athlétisme, a eu ce week-end, lors des
championnats de France, l’occasion de commenter les contrôles antidopage
positifs de plusieurs athlètes de renom. Des Américains, des Jamaïquains, des
coureurs de 100 mètres, des sauteurs, des lanceurs…la dope est partout. Le président
de la FFA parle d’une culture du dopage dans certains pays et on ne peut
manquer de s’interroger sur des victoires de plus en plus sujettes à caution
quand on regarde de près la manière de les acquérir.
Tyson Gay et Assafa Powel,
des noms illustres, ont été pris la main dans la seringue. Ils seront absents
aux prochains mondiaux de Moscou. Bernard Amsalem déplore que ces contrôles
positifs portent atteinte à l’image de l’athlétisme mais se satisfait des
actions mises en place par la Fédération française et ses contrôles
longitudinaux permanents et inopinés même si certain(e)s échappent aux mailles
du filet.
La querelle par tracts
interposés entre MM. Martin et Veyrat au sujet du marché couvert à réaliser
(selon la tête de liste UMP) dans la halle Breton du boulevard de Crosne à Louviers est
le type même de fausse querelle dont on n’a pas fini de déplorer les effets délétères.
Le mérite de M. Veyrat est de proposer. Le tort de M. Martin est de dénigrer
systématiquement ce que d’autres imaginent pour l’avenir de Louviers. Le tort
de M. Veyrat est de lancer une idée sans en chiffrer le coût et sans en mesurer
l’impact urbanistique. M. Martin a raison de militer pour conserver le marché
du samedi sur la place de la Halle, marché que tous les commerçants sédentaires
approuvent.
Autrement dit, c’est bien d’une
fausse querelle dont il s’agit. Veyrat et Martin savent bien l’un et l’autre
que le marché ne bougera pas de son emplacement actuel. Mais comme la campagne
est lancée avec quelques mois d’avance, il faut bien l’alimenter. A quand le
prochain projet irréalisable ou irréaliste ?
13 juillet 2013
C'est l'été, M. Priollaud nous fait le coup des marronniers
La guerre à droite se porte
bien. Merci. François Fillon n’a pas raté l’occasion d’adresser de sévères
remontrances à celui qui se croit tout puissant et tout permis. Sarkozy n’ayant
pas omis de le traiter à nouveau de collaborateur, Fillon a réagi à la fausse
vraie rentrée politique du recalé des comptes de campagne et pris date pour la
primaire ouverte de 2016. Ils sont nombreux, déjà, à prétendre être candidat(e)
à cette primaire au sein de l’UMP. J’ignore combien de Français iront aux urnes
et comment les opérations électorales se dérouleront mais si c’est pour nous
rejouer la primaire parisienne, on n’a pas fini de rire.
Le PS est ce qu’il est (donc
imparfait) mais la primaire de 2011 a été exemplaire. Listes électorales, contrôle
des votants, tenue des bureaux de vote, candidats à égalité, commission de
contrôle performante, participation financière, débats télévisés…les deux tours
qui ont permis à François Hollande de gagner se sont déroulés de la meilleure
manière qui soit. Je sais bien que certains dinosaures socialistes ont regretté
les choix d’antan, dans l’intimité, je sais aussi que le ou la candidat(e) préféré
des socialistes et celui des Français n’était pas forcément le ou la même.
Martine Aubry aurait eu plus de chance avec un vote militant. J’étais pourtant partisan
de la primaire citoyenne et même si François Hollande n’était pas mon candidat
de premier tour, il l’est devenu au second, c’est cela la démocratie.
Que la droite soit désunie n’est
pas le problème de la gauche. Le principal problème de la gauche et des démocrates,
c’est le score annoncé du Front national. Alors que l’idéologie morbide et
mortifère de Marine Le Pen prospère sur les échecs (on verra bien en 2017 !)
des divers gouvernants, les moyens de contrecarrer sa montée dans l’opinion
restent à définir. L’antiracisme ne marche plus. Les saillies urticantes et
odorantes du père Le Pen laissent indifférents. Les horreurs économiques des théoriciens
frontistes n’effraient même pas alors que ces inepties n’ont aucune chance d’être
appliquées. Il n’y a guère que Christine Boutin l’intégriste pour accepter un
compagnonnage avec des élus FN. La lutte contre le programme frontiste, irréaliste et irréalisable, occupera beaucoup de notre temps.
La préparation des élections
municipales doit maintenant permettre au débat démocratique de s’exprimer. Quel
avenir pour notre ville, avec qui et comment ? Je souhaite que le débat dépasse
de beaucoup le contenu du tract distribué ce matin sur le marché de Louviers. M. Priollaud,
conseiller régional, y met en cause l’abattage de trois arbres (des marronniers ?) et accuse le maire
de ne pas avoir prévenu les riverains. S’il est dommage de devoir décréter la
fin de vie des végétaux, il l’est au moins autant de faire l’ignorant face au
projet urbain porté par la mairie. Il suffit de se renseigner et d'obtenir les réponses que tout le quartier connaît déjà. M. Priollaud ignore peut-être l'adresse de l'Hôtel de ville ?
11 juillet 2013
La FIDH et la LDH déposent plainte pour atteinte aux données personnelles
Communiqué : « La FIDH et la LDH ont saisi ce jour
Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de
Paris d’une plainte contre X en raison des faits révélés par Monsieur Edward
Snowden.
Agissant tant en raison de leur objet
social, qui les conduit à faire sanctionner les atteintes aux libertés
individuelles en matière de traitement informatisé, qu’à titre personnel, la
FIDH et la LDH ont déposé plainte sur le fondement des articles 323-1, 226-18,
226-1 et 226-2 du Code Pénal.
Ces dispositions concernent l’accès
frauduleux à un système informatisé, la collecte de données à caractère
personnel par un moyen frauduleux, l’atteinte volontaire à la vie privée et l’utilisation
et la conservation d’enregistrements et de documents obtenus par l’atteinte à
la vie privée.
Les révélations faites dans la presse par
Monsieur Edward Snowden ont permis de dévoiler l’existence d’un programme américain
dénommé PRISM (Planning Tool for Ressource Intégration
Synchronization, and Management) collectant des renseignements sur les
serveurs de différentes sociétés exerçant dans le domaine de l’Internet
(Microsoft, Yahoo, Google, Paltalk, Facebook, Youtube, Skype, AOL et Apple).
Sous couvert de la lutte contre le
terrorisme et de la criminalité organisée, ce système d’interception des données
privées, qui concerne tout autant les citoyens américains que les associations
et individus étrangers, a permis à la NSA et au FBI de collecter des données matérielles
hébergées par les serveurs de ces sociétés incluant notamment les historiques
de recherches et de connexions effectuées sur le net, le contenu d’emails, de
communications audio et vidéo, des fichiers photos, des transferts de documents
ainsi que le contenu de conversations en ligne.
L’essence même de ce système – donnant lieu
à la surveillance d’un demi-milliard de communications par mois – est,
notamment au travers de mots clés, d’appréhender non seulement l’origine d’un
message privé mais aussi son destinataire ainsi que son contenu, quel que soit
le moyen technique utilisé pour la transmission de ce message.
Cette intrusion sans contrôle dans la vie
de chacun constitue un danger considérable pour les libertés individuelles qui
doit être enrayé sous peine de voir disparaître l’Etat de droit.
La FIDH et la LDH saisissent donc aujourd’hui la justice française afin qu’une
information judiciaire portant sur ces faits soit ouverte. »
10 juillet 2013
Bruno Le Maire est un vélléitaire. C'est grave docteur ?
« Monsieur Le Maire aime à tenir des carnets de
bords. Certains sont même publiés. Entre deux jogging, notre auteur y délivre
des phrases fortes que l’homme politique s’empresse pourtant d’oublier. « La
vérité du pouvoir est dans son exercice » est l’une d’entres elles.
Heureusement, les citoyens d’Evreux aussi
prennent des notes. Ils se rappelleront donc longtemps encore
de ce Docteur Bruno qui demandait la fin du cumul des mandats.
Ils n’oublieront pas de sitôt le Mister Le Maire qui s’y sera
opposé. Ils constateront que ce sont encore les socialistes qui auront porté
cette courageuse mesure. Engagement tenu dans un cas ; engagement ténu
dans l’autre. Leur morale et la nôtre, en somme.
Les raisons de ce volte-face importent peu.
Bruno Le Maire a une nouvelle fois pris les Eurois et les Français pour des
gogos. Les Ebroïciens y sont habitués qui savent mieux que quiconque ce que
vaut la parole de celui qui ne cesse de renier ses engagements les uns après
les autres. Celui qui défend la « révolution démocratique » le 2 juin
pour retourner sa veste le 9 juillet est une seule et même personne : ses
engagements sont signés en C.D.D. ses fidélités sont intermittentes et pour le
spectacle. De fait, les malintentionnés le ramèneront à ses propres
textes -« sans mémoire, le présent se vide ! » Ses amis s’inquiéteront
eux de constater que c’était le reniement de trop.
Voilà. Pendant un mois, le député de la première
circonscription de l’Eure s’est cru révolutionnaire. Nous l’avons découvert
marxiste. Tendance Groucho.
Demain,
les Ebroïciens auront l’occasion de redire ce que leur inspire ce comportement
comme ils l’ont fait à chaque élection depuis 2008. Sereinement
et en confiance, ils se rappelleront que ce sont les
socialistes qui auront porté l’interdiction du non-cumul des mandats.
Relisant leurs carnets de cet été 2013, ils penseront alors, peut-être, à ce
Monsieur qui disait tout et son contraire. Ils se diront, qu’au fond, comme l’affirmait
Edgard Faure, « que ce n’est pas la
girouette qui tourne, mais le vent. »
Timour Veyri
Secrétaire de la section PS d'Evreux
9 juillet 2013
Les dettes de Sarko : les contribuables paieront !
Il est fort le Sarko. Et les gens de l’UMP avec. Alors qu’il vient d’accroître les dettes de l’UMP de 11 millions d’euros, l’ancien président est venu, hier, devant ses compagnons pour les inviter à mettre la main au portefeuille. Depuis que le Conseil constitutionnel a décidé d’invalider les comptes de campagne du candidat UMP, l’appareil de la droite pousse de grands cris et dénonce une opération visant à faire taire l’opposition. Je ne reviens pas sur les affirmations de François Logerot, président de la Commission des comptes, outré des propos des Hortefeux et autres Guaino, toujours prêts à déclencher les foudres des honnêtes gens. Logerot a dit tout le mal qu’il pensait de ces censeurs à la fois sectaires et injustes.
La manipulation car il s’agit
bien d’une manipulation même légale vise à pousser les supporteurs de l’UMP à
envoyer des chèques (maximum 7500 euros) pour boucher le trou de Sarko, un trou
creusé semaine après semaine pendant la campagne présidentielle malgré les
avertissements des juristes. Et comme les versements aux partis politiques
permettent aux donateurs ou souscripteurs de récupérer 66 % de leur mise en réduction
d’impôts, c’est l’Etat et donc les contribuables qui vont à hauteur de 7
millions d’euros, indirectement éponger le déficit de l’UMP.
Autrement dit, sur les 11
millions d’euros, 66 % de la somme viendra des caisses de l’Etat . Elle n’est
pas belle la France !
7 juillet 2013
Sarkozy fait l'étonné et joue les victimes. Bien à tort.
L’invalidation des comptes
de campagne de Sarkozy devient un immense bourrage de crâne et ainsi une véritable
escroquerie intellectuelle. Maintenant que le Conseil constitutionnel a rendu
publique sa décision, on en sait plus sur les commentaires et critiques de la Commission
du financement et des comptes de campagne. A plusieurs reprises, ces derniers
jours, M. François Logerot, président
de la-dite commission a précisé le contexte de la campagne et indiqué que la
commission avait, à plusieurs occasions, rencontré le candidat Sarkozy ou son équipe
de campagne pour rappeler les règles existantes et les risques encourus.
N’oublions jamais que le
code électoral — et c’est le cas pour toutes les élections dont les élections municipales
— prévoit la nécessité de retracer sur une année complète les dépenses engagées
pour obtenir des suffrages. Tout ce qui ne ressort pas directement de la
fonction exécutive peut et doit être imputé aux candidats.
Nicolas Sarkozy le savait et
c’est ainsi que certaines dépenses de meetings et de sondages ont été réintégrées
dans ses comptes de campagne alors qu’il ne les y avait pas fait figurer. Il en
ira ainsi du maire de Louviers et de ses éditoriaux publiés dans le journal
municipal. Ses attaques contre l’opposition devront sans doute être considérées
comme des arguments de campagne et comme tels, devront être comptabilisées dans
les comptes définitifs. Il suffira d’un citoyen de Louviers pour y veiller.
Alors, plutôt que de crier à
l’acharnement ou à je ne sais quel antisarkozysme primaire, les suppôts de l’ancien
président feraient mieux de balayer devant leurs portes et de reconnaître leur
imprudence ou leur témérité. Imprudence en cas de défaite et témérité parce qu’ils
imaginaient sans doute que Sarkozy ne pourrait être battu et bénéficierait de
la jurisprudence Dumas qui veut que la majorité des suffrages ne soit pas
remise en cause par un biais institutionnel. Comme le dit bien Mme Narassiguin
(voir plus loin) les avantages de la fonction de Sarkozy ajoutés à un
financement illégal le plaçaient dans une situation terriblement favorable et
la rupture d’égalité entre les candidats sautait aux yeux. Avec Sarkozy, c’est
toujours la même chose : La loi et les règlements, c’est bon pour les
autres. Le Conseil constitutionnel (avec une majorité sensiblement à droite) en
a jugé autrement.
« Députée, j'ai été rendue inéligible par le Conseil constitutionnel: pourquoi pas Sarkozy ? »
Corinne Narassiguin, Ex-députée (PS) des Français de l'étranger (1ère circo) invalidée par le Conseil constitutionnel a commenté sur le site du Nouvel Observateur le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy :
« Voilà une première dans la Ve République : le
Conseil constitutionnel a rejeté les
comptes de campagne d’un ancien président, candidat au second tour
de l’élection présidentielle.
C’est une innovation remarquable, mettant en place
une jurisprudence sévère au regard de la bienveillance qui avait jusque là
prévalu, surtout lorsqu'on pense à l’élection présidentielle de 1995.
Le
Conseil constitutionnel s’est ainsi astreint à faire
respecter scrupuleusement la loi, confirmant avec justesse la
décision de la commission nationale des comptes de campagne : Nicolas Sarkozy
avait tenté de dissimuler certaines dépenses de campagne en les faisant passer
pour des activités liées à sa fonction de Président de la République financées par
le contribuable. Et ce faisant, il a dépassé substantiellement le plafond des
dépenses de campagne.
Les sages sont tout aussi scrupuleusement restés
dans le cadre de la loi pour ce qui est des peines complémentaires : ils n’ont
pas d’opinion sur des peines d’inéligibilité puisqu’ils ne sont pas habilités à
en prononcer pour l’élection présidentielle. De quoi se poser des
questions sur le rôle que devrait jouer le juge de l’élection dans notre
processus démocratique.
Une interprétation surprenante du droit
électoral
Cette
décision à l’encontre de Nicolas Sarkozy vient à la fois en écho et
contradiction avec les décisions prises au sujet des candidats à l’élection
législative.
Le Conseil constitutionnel avait en effet déjà
créé une nouvelle jurisprudence d’une extrême sévérité concernant les comptes
de campagne des candidats aux élections législatives pour les
Français de l’étranger. J’ai déjà eu
l’occasion de m’exprimer à ce sujet suite à l’invalidation dont j’ai
fait les frais, au propre comme au figuré, en février dernier.
Comme certains députés de tous bords politiques
l’avaient d’ailleurs noté, ces décisions traduisaient une interprétation pour
le moins surprenante du nouveau droit électoral sur les dépenses de campagne à
l’étranger comme sur les peines complémentaires. Les sages avaient cru bon
d’invalider des comptes de campagne sur la base d’un cadre juridique totalement
inadapté à la réalité du terrain et créant des ruptures d’égalité entre
candidats si fortes qu’elles pourraient être considérées comme non
constitutionnelles.
De plus, ils ont prononcé des peines
d’inéligibilité pour une bonne douzaine de candidats pour des raisons purement
techniques et sans impact sur le scrutin, semblant faire fi de la loi de décembre
2010 censée protéger les candidats de bonne foi.
Mieux vaut tenter sa chance à l’élection
présidentielle
Cette stigmatisation systématique des
candidats Français de l’étranger paraît d’autant plus étrange que ce même
Conseil constitutionnel a su faire preuve de souplesse pour d’autres candidats
aux élections législatives dans des circonscriptions en France.
Certains candidats, comme le
député Pierre Morange, dont les comptes avaient été rejetés par la
commission nationale des comptes de campagne avaient ainsi vu leurs comptes
finalement validés.
D’autres candidats, comme le
député Daniel Boisserie ou l’ancienne députée Maryse Joissains-Masini,
ont vu leurs comptes de campagne rejetés mais sans peine complémentaire : les
sages ont considéré que le financement illégal de campagne par le biais de leur
IRFM (indemnité représentative de frais de mandat) n’était pas une faute grave,
ils sont donc toujours élus et éligibles. Visiblement, ignorer en tant que
député sortant que l’argent du contribuable sous forme d’IRFM ne peut pas
servir à faire campagne ne constitue pas, aux yeux du Conseil constitutionnel,
une "méconnaissance d’une obligation substantielle".
Note aux
Français de l’étranger : si vous voulez vous présenter à des élections, mieux
vaut tenter votre chance à l’élection présidentielle ou vous présenter aux
élections législatives dans une circonscription en France, c’est moins risqué.
Une décision définitive sans appel possible
Ces
incohérences de droit ou de fait dans les décisions prises par le Conseil
constitutionnel concernant les comptes de campagne des élections
présidentielles et législatives de 2012 amènent à s’interroger sur la validité
d’un processus où, pour les élections nationales, le Conseil constitutionnel,
qui n’est pas une cour de justice, est le seul et unique juge de l’élection. Instruction opaque, droits de la défense réduits
au minimum, décision définitive sans appel possible.
Quoi qu’on pense de la validité de la décision du
Conseil constitutionnel concernant les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy,
on peut parier que le trésorier de l’UMP aurait aimé qu’une procédure en appel
puisse être engagée…
Et je ne parle même pas des soupçons récurrents de
décisions politiques ou motivées par des considérations personnelles qui
surgissent à chaque décision rendue par le Conseil constitutionnel.
La prochaine réforme du Conseil
constitutionnel doit aller plus loin
Enfin, alors que la loi donne au Conseil
constitutionnel toute liberté pour décider de l’annulation d’élections et
prononcer des peines d’inéligibilité pour les élections législatives (malgré la
loi de décembre 2010, de toute évidence ineffective), pourquoi la loi ne
permet-elle pas à cette même instance de prononcer des peines complémentaires
pour les candidats à l’élection présidentielle ?
On comprend bien l’intention louable et très
pragmatique de ne pas mettre en danger la stabilité de l’État et d’éviter le
cauchemar que constituerait l’annulation d’une élection présidentielle.
Mais si d’aventure Nicolas Sarkozy avait été
réélu, tout étant reconnu coupable d’avoir tenté de truquer ses comptes de
campagne et d’avoir dépassé le plafond de dépenses autorisé – ce qui
objectivement peut avoir un fort impact sur l’issu du scrutin – quel aurait été
sa légitimité aux yeux de nos concitoyens et du monde entier ? Qu’aurions-nous
dit sur l’intégrité du processus démocratique de l’élection à la fonction
suprême ?
Alors qu’une réforme du Conseil constitutionnel est en préparation,
il semble utile et nécessaire d’aller plus loin que ce qui est suggéré
aujourd’hui, tant sur la composition du Conseil constitutionnel que sur sa
transformation en Cour constitutionnelle – comme proposé par des députés
socialistes – et le rôle exact que celle-ci devrait avoir en tant que juge de
l’élection.
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